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Anthropologie du Management et des Organisations

Mercredi 22 Février 2012
19:19
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Editorial

Qu'est ce que la Valeur ? (1)


Qu'est ce que la Valeur ? (1)
La création de valeur est depuis longtemps un impératif catégorique fondamental pour toute entreprise. Mais les conventions qui ont été établies à ce sujet ne sont elles pas d'un autre temps ? La valeur: peut elle encore se définir uniquement par les résultats comptables que dégage une entreprise à la fin d'un exercice ? Peut elle se résumer aux dividendes distribués aux actionnaires comme le proclamaient avec tant de conviction orgueilleuse, il y a encore quelques années, les financiers ?

Une entreprise peut présenter les apparences d'une performance économique significative alors que sur la même période, elle a du mettre en place un plan de licenciement ou contribuer à la pollution de la planète. Nous avons donc un sérieux problème que nous mettrons sans doute des années à résourdre celui de définir la véritable valeur. "Derrière toute Valeur, il y a finalement des valeurs" résume Patrick Viveret.

Le moins qu'on puisse dire c'est que la Valeur est aujourd'hui une notion confuse (On ne recense pas moins de 300 définitions dans la bible des financiers Le Vernimmen. Se limite t elle à la seule production des biens matériels? La Valeur suprême n'est elle pas comme le propose Roger Nifle de contribuer au Bien Commun ? Les questions qui se posent autour de la Valeur sont multiples car les interprétations nombreuses. A l'heure où les gouvernements eux mêmes sont à la recherche d'autres indicateurs que le seul PIB, il est important que les acteurs économiques et politiques s'interrogent sur ce qui finalement fonde leur action: la création de richesse. Nous consacrerons plusieurs numéros à cette investigation.

Dans ce numéro 31, 4 articles:

1.31 Les techniques de relaxation et de méditation au service de la clarté de l'esprit

2.31 Clarifier régulièrement les priorités dans les structures matricielles complexes mal régulées

3. 31 La valeur : un concept clé pour construire des stratégies innovantes (1)

4.31 Et si les entreprises étaient aussi au service du Bien commun ? par Roger Nifle



Qu'est ce que la Valeur ? Qu'est ce qui n'a pas de prix ? avec Patrick Viveret




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Commentaires articles

1.Posté par Rudolf Kiefer le 02/11/2011 11:07
Toute valeur est le résultat d'échanges et ne doit pas nécessairement être monétaire. Je distingue alors deux types d'approches en terme de communication, la communication mercantile et la communication empathique.
La communication mercantile, axée sur le résultat
Communiquer par appel, par injonctions, mon modèle est le meilleur, achetez mon modèle! Cette manière de communiquer se concentre sur le message. Elle isole, cloisonne, rejette, oppose, rend indifférent, insensible, imperméable. Elle est faite de superficialité, d’appels, d'injonctions, de menaces, de dévalorisations et de disqualifications, de culpabilisations, et de chantages. Elle est axée sur la transmission d’une information, d'une image ou d’une émotion obtenu avec un investissement minimum. Elle est rapide, impatiente, superficielle, réductrice de la complexité et des variétés, elle se satisfait des propres modèles de représentation, ne cherche pas la vérité mais uniquement le résultat, l'intérêt sans prendre en compte la relation.
Elle relève d'une attitude de nécessité, de peur, souvent égoïste, défensive, méfiante. Cette voie de la communication est sans issue. Elle nous appauvrit à chaque échange, Il n'est pas étonnant de constater que de plus en plus de personnes ne se reconnaissent plus dans une telle situation et se posent la question du sens de telles relations. Elle favorise la prédominance de l'émetteur sans se soucier du récepteur.
La communication emphatique, axée sur la réalité
Mais que veut-il me dire? Que puis-je faire pour lui? Cette manière de communiquer par contre favorise les liens, les engagements réciproques, le sentiment d'appartenance, d'adhésion, de solidarité, d'implication, de partage, de responsabilité, de reconnaissance, de communauté, de soutien, de compréhension.
Elle est axée sur la situation, les interlocuteurs, leurs besoins, attentes, sentiments. Elle est une quête de la vérité. Elle est faite d'ouverture, de confiance, d'honnêteté, d'espoir, de générosité, de tolérance, de gratitude, d'humilité, de pardon et véhicule sécurité. Elle correspond mieux aux attentes des êtres humains qui peuvent ainsi mieux s'y reconnaître.
Nous devons choisir quelle type de valeur nous désirons privilégier dans nos rapports aux autres, des valeurs mercantiles ou empathiques.
http://reussirensemble.info

2.Posté par Brisebard Arnaud, Gaume Pierre-Yves, Pedoussaut Margot le 03/02/2012 20:13
La valeur est une notion comme nous pouvons le voir, réellement complexe. On s’entend aujourd’hui pour s’accorder sur le fait que la valeur ne doit pas être restreinte à des notions comptables. Les indicateurs sont eux aussi dépassés. La notion de PIB induit par exemple que de détruire Le Louvre pour y construire un parking pour un supermarché serait une création de valeur.

L’article nous donne une première ouverture pour mieux définir la valeur. La valeur créée doit respecter les parties prenantes participant au processus de création de cette dite valeur. Lu, filière de Danone, crée de la valeur en vendant ses petits beurre, elle fait vivre ses salariés. On doit remettre en cause cette valeur lorsqu’on élargi le champ de vision des parties prenantes. Si l’on y regarde de plus près, l’huile de palme utilisée dans la confection de la majeure partie de leurs produits, crée-t-elle de la valeur lorsqu’on se préoccupe de l’environnement et de la santé ? Non. Nike et bien d’autres ont été confrontés à cette problématique lorsque leurs usines dans les pays sous-développés ont été relayées par les médias.

Nous rejoignons l’avis du texte lorsque l’article propose de mettre en adéquation valeur et bien commun. La valeur doit aller dans le sens du bien commun, en prenant en considération toutes les parties prenantes, avec une vision la plus large possible de ces mêmes parties prenantes.

3.Posté par Devors Thomas, Nicot Julien, Molin Blandine le 14/02/2012 23:29
La valeur ne se limite pas seulement à une création à un instant T mais est un acteur pour la création de richesse future. Cependant la valeur n'est pas quelque chose qui se mesure, et Jean-Marc Jancovici nous montre que la valeur d'un jour n'est pas la valeur de toujours.

On peut définir la valeur selon trois axes: la valeur financière, la valeur humaine et la valeur environnementale. Ces trois axes peuvent se mesurer de façon indépendante mais sont eux-mêmes indissociable. On peut ramener cette notion au monde de l'entreprise. Si ces axes sont utilisés séparément alors cela risque de créer de fort déséquilibre. Dans une entreprise la création de valeur ne se limite donc pas seulement, comme on pourrai le croire, au profit qu'elle peut réaliser. Mais selon Roger Nifle, on doit inclure la notion de performance sociale au même titre que l'impact environnemental.

Par exemple, une entreprise qui va délocaliser en Chine va peut-être créer de la valeur financière, mais cela induira des choses néfastes au niveau humain et environnemental comme des licenciements, de la pollution, exploitation de la main d'œuvre bon marché.

Un manager se doit donc de prendre en compte ces différentes notions de manière simultanées pour éviter de créer un déséquilibre et aller à l'encontre du bien commun. Cela permettra donc créer de la valeur de façon durable.

4.Posté par Renaud VIAL le 15/02/2012 20:00
Il est tout à fait certain que la valeur est une notion très large, et elle ne peut en rien être limitée à la notion financière, et encore moins au résultat dégagé par une entreprise en fin d'exercice. Prenons l'exemple de la marque, qui pour nous est un contre exemple parfait à cette notion financière. Dans des temps obscures, on ne comptait souvent que très peu de marques, voir pas du tout. Cette notion est venu au fil du temps, devant la multiplication des biens de consommation. Autrefois elle portait souvent le nom de son fabricant. Nous pouvons citer l'exemple de Louis Vuitton. Cette marque a créé autour de son nom, un gage de qualité, de savoir faire, qui est reconnu dans le monde entier. Pour illustrer la valeur de la marque, on peut se poser la question suivante: Est ce qu'un sac Louis Vuitton pourrait se vendre le même prix, qu'un autre de même facture, mais sans marque? La réponse est bien évidemment non. Car la marque Louis Vuitton a une autre valeur aux yeux de ses consommateurs. C'est un phénomène tout à fait psychologique, issue de notre société de consommation, qui pourra nous faire débourser une somme supplémentaire et non négligeable pour l'acquisition d'un bien de cette marque, issue donc de la perception que les consommateurs ont pour cette marque.
Aujourd'hui on chiffre même la valeur de la marque, la première est Apple estimée à 153 milliards de dollars. Louis Vuitton est 26ème et première marque française.

La valeur n'est donc pas seulement financière, c'est aussi un phénomène psychologique (perception), produit de notre société de consommation. On ne peut donc pas évaluer une entreprise uniquement sur son résultat financier, il faut aussi prendre en compte la valeur de sa marque. Cela n'est évidemment pas inscrit au bilan de la société, mais a énormément d'importance comme nous l'avons vu.

Bouhrida Makdad Leforestier & Vial

5.Posté par Guillaume VILAIN le 17/02/2012 18:52
Auparavant, la valeur avait une importance quantifiable au niveau financier, les société ou la consommation de masse y voyait la richesse comme le symbole premier de la réussite d'un individus ou d'une entreprise, cette vision de la valeur perdurent toujours, notamment dans les économies en croissance ou l'essor industriel fonde un rapport entre la productivité d'une entreprise et sa création de valeur financière. Seulement et depuis l’avènement de nouveaux systèmes de valeur par l'image, la qualité ou le rapport au client, les entreprises usent de leurs communication non pas dans une optique de valeur quantifiable mais qualifiable. on recherche a se qualifier sur son secteur, dans une fonction, face à son marché.
Ainsi il est facile d'analyser une entreprise en prenant les chiffres brut, de voir que tel firme est créatrice de richesse sur le papier malgré une image et une qualité moindre, à l'inverse les nouvelles organisations du travail donne à réfléchir sur les concepts qualifiable de valeur tel que l'image induite par telle ou telle stratégie, qui pourrait quantifier la valeur de la stratégie verte de Mac Donald's ? En dehors des chiffres brut de ses performances commerciales, les sociétés ne sont pas encore assez mature pour calculer une valeur perçu par l'image de marque ou la fidélité induite par ces nouvelles tendances de consommation auxquelles se calquent les marques. D'ou l'importance croissante de nouveaux critères d'évaluation, de nouveaux paramètres dans la mesure de la performance, plus seulement financière mais en terme de communication, de réseau, de présence 2.0, de relation client etc...


Guillaume VILAIN ESC CLERMONT

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