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Le Management au service de l'Intelligence Collective de l'Action

Anthropologie du Management et des Organisations

Mercredi 22 Février 2012
19:21
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Le Temps des Valeurs

4.31 Et si les entreprises étaient aussi au service du Bien commun ? par Roger Nifle


1. Les entreprises et "le Bien commun"

4.31 Et si les entreprises étaient aussi au service du Bien commun ? par Roger Nifle
La pression monte et la question du rapport entre les intérêts de l’entreprise ou ses parties prenantes et ceux des sociétés où elles exercent leurs activités est posée. Le plus souvent on trouve soit une assimilation du bien de l’entreprise et sa réussite avec le bien commun, identifié par exemple au développement économique; soit au contraire une antinomie entre l’intérêt particulier des entreprises et l’intérêt général de la collectivité. Dans ce dernier cas, identifiant dirigeants et actionnaires aux intérêts de l’entreprises d’une part et personnel et monde environnant à l’intérêt général d’autre part, le conflit et le rapport de force forment l’équation qui fait science et vérité dans un grand nombre de milieux. Le19 ème et le 20 ème siècle ont vu cet affrontement idéologique consommer beaucoup d’énergie. On se doute que les choses ne sont pas si simples de par lamultiplicité des parties prenantes et par la difficulté de qualifier et quantifier le bien commun.

1.1 Bien particulier et bien commun

Comment définir le bien particulier d’une entreprise alors qu’elle est à la croisée de multiples parties prenantes : actionnaires, dirigeants, personnel, clients,partenaires, fournisseurs,
intermédiaires, pays ou région d’implantation, pays ou régions de commercialisation, pays ou régions où résident les parties prenantes.Le fait est qu’il y a concurrence possible entre ces différentes parties, les délocalisations et la mondialisation multiplient les sites concernés et donc les parties prenantes. L’intervention d’acteurs tiers comme les spéculateurs, les états, les médias, l’opinion publique, les modes sur le plan éthique, compliquent les choses. On pourrait se référer à la personne morale et ses comptes mais cela ne dit pas tout à fait son intérêt (survivre, se développer, grandir etc.) surtout avec la complexité croissante des structures juridiques et les multiples associations d’intérêts. La question est alors de savoir quel « bien commun particulier » il s’agit de viser. Y a-t-il un bien commun plus général et des biens communs plus particuliers ? Comment mesurer, comparer des « biens communs » qui ne seraient pas qualitativement identiques, ne serait-ce que dans le temps du court,moyen et long terme. Il n’est que de se rendre compte que des cultures et des systèmes de valeurs différents compliquent le problème.

1.2 Buts et critères d’évaluation dans l’entreprise

Se pose alors pour les responsables, la question de déterminer les buts et critères d’évaluation qui vont leur permettre de piloter la marche en avant de l’entreprise et d’évaluer choix et réalisations, moyens et projets, compétences et productions… Le réflexe est de penser à cette mesure universelle que serait la mesure comptable comme si il y avait une possibilité d’évaluation indépendante de toute échelle de valeurs. Peut-on se contenter de buts et de critères purement comptables? Les financiers se voyant plus éclairés diront non mais d’autres qui voient les choses selon d’autres lunettes répondront autrement. Par exemple l’évaluation de la valeur actionnariale n’est pas tout à fait cohérente avec celle d’autres intérêts, y compris parmi les actionnaires. Si on avait un moyen de définir un bien commun qui puisse se retraduire en biens particuliers sans être trahi cela aiderait sans doute à sortir d’une certaine impasse dès lors que chaque partie prenante se trouve légitime à déterminer ses propres critères tout en voulant respecter un bien commun.

1.3 Les communautés de bien

Au lieu de considérer une nuée d’individus totalement indépendants dans leur « libre arbitraire » qui dicteraient leur intérêt à l’ensemble, il y aurait une autre vision à envisager. Au lieu des rapports de force et d’alliance opportunistes on pourrait envisager une convergence des enjeux, un bien commun qui se nouerait à la croisée du bien commun de plusieurs « communautés de bien ». Les actionnaires, le personnel, les cadres dirigeants, les populations qui sont économiquement impliquées, les communautés territoriales concernées, les marchés vus comme des communautés culturelles de clientèles, dessinent un nouveau paysage de communautés de bien. Chacune peut légitiment délibérer pour définir son bien commun tout en considérant le bien particulier différencié de ceux qui en font partie. De même les communautés de communautés peuvent délibérer sur leur bien commun et donc leurs buts et systèmes d’évaluation tout en considérant le bien commun propre aux communautés qui les composent. Les entreprises sont faites ainsi de multiples communautés ou communautés de communautés, des simples équipes aux structures les plus larges, des parties prenantes multiples en rapport avec les communautés de marché et mêmed’autres entreprises ou d’autres communautés participant à des communautés territoriales, nationales ou même internationales.

Ainsi le paysage des intérêts particuliers se transforme en constellations de communautés de bien, petites et grandes communautés, ensembles communautaires complexes. Bien sûr reste à comprendre ce qu’est le bien commun et en quoi il n’est pas identifiable au seul intérêt particulier. C’est la révolution copernicienne apportée par l’Humanisme Méthodologique. Il s’agit en effet de comprendre ce qu’est le Sens du bien commun par lequel l’unité de Sens permet et transcende la diversité de bien commun et donne leur cohérence à ces ensembles communautaires que sont les entreprises et leurs groupements.

2. Le Sens du bien commun et les valeurs

4.31 Et si les entreprises étaient aussi au service du Bien commun ? par Roger Nifle
Qu’est-ce que le bien commun pour une communauté de bien, une communauté partie prenante de l’entreprise ou bien l’entreprise elle-même comme communauté entreprenante. D’abord voyons quelles conceptions implicites de ce qu’est une entreprise règnent sur les esprits, consciemment ou non.

-Il y a les entreprises de puissance ou de captation de richesses. Elles sont vues par les uns comme forcément prédatrices et pour les autres comme moyen légitime d’enrichissement.
-Il y a les entreprises techniciennes qui déploient des trésors de rationalité et d’efficacité au service d’un objectif, quel qu’il soit et où chacun est sensé exercer la fonction qui lui est dévolue,sans état d’âme. Ce sont celles que l’on enseigne dans les écoles spécialisées.
-Il y a les entreprises systémiques qui fonctionnent selon des normes ou des lois de l’économie, lois du marché par exemple ou lois de régulation, par nécessité naturelle et par obligation. On en profite où on en est victime selon la fatalité des conjonctures.
-Il y a enfin les entreprises communautaires, communautés entreprenantes,communautés de parties prenantes, exerçant au service de communautés clientes, dans le contexte de communautés territoriales comme une région ou unpays par exemple. Là vient se situer la question du bien commun qui implique qu’il y ait communauté de bien. Les trois autres conceptions de l’entreprise ont évidemment du mal à s’accorder à cette notion de bien commun. Pour une entreprise ou communauté entreprenante on peut imaginer ce que pourrait être le bien commun : réussite et pérennité de l’entreprise, enrichissement des parties prenantes, apports de « biens » et « services » au service du bien des communautés clientes (marchés), contribution au développement des communautés territoriales où s’exercent les activités de l’entreprise, participationau progrès humain professionnel mais aussi personnel etc.

Cela dit, la multiplicité des acteurs et communautés impliquées depuis les équipes spécialisées, jusqu’aux populations les plus larges amène bien vite à observer que le bien commun prend des consistances très différentes. Comment alors réunir des communautés différentes avec des enjeux propres forcément différents. C’est là que la question du Sens prend toute son importance. D’abord pour chaque communauté partie prenante un Sens du bien commun peut être identifié comme donnant sa logique, sa cohérence et aussi ses valeurs à l’activité et même sa raison d’être à l’entreprise. Aller dans le même Sens c’est ce qui donne sa cohérence sa motivation et son efficacité à la communauté entreprenante. Dès lors on peut fixer ce qu’est le bien commun à un moment donné comme le projet,les buts fixés mais qui changent selon les circonstances et surtout selon les parties prenantes. Le bien commun n’est pas le même pour chacun mais le Sens du bien commun doit l’être lorsqu’on se réfère à la même communauté de bien.

Ainsi projets buts objectifs ne sont pas les mêmes pour chaque équipe, chaque partie prenante, chaque client ou territoire d’activité mais, lorsque l’entreprise est identifiée comme communauté de référence alors le Sens du bien commun pour celle-si est celui sur lequel s’alignent motivations, stratégies, engagements,conSensus donc. C’est aussi ce qui met les acteurs dans une logique de« concourance » plutôt que de concurrence.

Comment alors caractériser le Sens du bien commun pour une « communauté entreprenante », une entreprise donc mais aussi d’autres configurations de l’engagement collectif. C’est là qu’intervient la notion de valeurs. Les valeurs sont les indicateurs du Sens du bien commun. Elles peuvent et même doivent être différentes dans leurs expressions, leurs traductions, selon les groupes et parties prenantes mais elles expriment le même Sens. Vaut ce qui va dans ce Sens et c’est donc le premier principe de toute évaluation. On peut donc évaluer des enjeux, des actions, des projets, des ressources, des résultats avec une échelle de valeurs commune basée sur le même Sens du bien commun. Cela n’empêche pas que les valeurs soit différenciées selon les parties prenantes et surtout cela n’empêche pas que chaque communauté de bien ou communauté de valeurs ait aussi et par ailleurs d’autres modes d’évaluation qui lui soient propres lorsqu’elle n’est pas engagée avec l’entreprise. Par exemple une filiale peut être commune à plusieurs entreprises. Elle peut avoir sa propre échelle de valeurs avec le Sens du bien commun qui lui est propre et par lequel elle vise son bien mais aussi elle va devoir concourir et de façon différenciée à chacune des entreprises actionnaires selon leurs valeurs spécifiques. C’est évidemment aux dirigeants de discerner àchaque fois le Sens de leur action.

Il faut donc associer le Sens du bien commun à une communauté donnée avec les valeurs qui lui sont propres. C’est ce qu’on appellera la communauté deréférence. Ainsi avant toute évaluation et même tout engagement de l’action, toutprojet, il faut déterminer quelle est la communauté de référence, ensuite son Sens du bien commun et les valeurs propres qui le caractérisent. Ce sont les bases d’une toute nouvelle appréhension de l’entreprise, ses finalités, sa logique, ses valeurs et enfin les méthodes et pratiques qui permettent d’en maîtriser les
enjeux.

3. Evaluations, valeurs et valeur

4.31 Et si les entreprises étaient aussi au service du Bien commun ? par Roger Nifle
La clé du management et de toute maîtrise professionnelle individuelle et collective passe par l’évaluation. Evaluation des situations, des projets par anticipation, des réalisations en cours et à leur issue, évaluations ponctuelles,périodiques, continues. Evaluations des compétences individuelles et collectives,des opportunités, des ressources. Evaluation des risques internes ou externes,évaluation des marchés, des parties prenantes, évaluation des évènements, évaluation de l’environnement dans toutes ses dimensions. On voit bien ici que l’évaluation est une activité principale pour tout responsable et dirigeant, y compris pour ceux qui, majeurs, veulent assumer leur activité et leur vie professionnelle.

Alors vient le problème de ce qu’est l’évaluation. Trois réponses classiques du qualitatif au quantitatif : l’intuition fruit de l’expérience, l’utilisation comparative d’un modèle de référence ad hoc, la mesure comptable de la valeur. Aucune de ces méthodes ne fait appel explicitement au Sens du bien commun et aux valeurs communes. De là des incompréhensions classiques, des incohérences, une déshumanisation des rapports, des conflits d’intérêts quasi mécaniques, et maintenant souvent l’appel incantatoire à des valeurs plus universelles les unes que les autres et donc anonymes. La communication avec la cité, le public et les parties prenantes est sans cesse faussée.

La crise financière a mit en évidence une dissociation entre la valeur et les valeurs, entre la rationalité purement comptable et les valeurs collectives. C’est un problème de fond qui peut se résoudre avec une conception et une pratique del’évaluation fondée sur le Sens du bien commun. On en verra ici quelques articulations essentielles.

D’abord pas d’évaluation sans communauté de référence. Pour quelle communauté, dans quelle communauté veut-on évaluer. Se poser la question est capital, ne serait-ce que pour voir la diversité des réponses possibles et la confusion générale si on ne le fait pas explicitement, chacun évaluant alors de sa fenêtre. L’entreprise? Les actionnaires? L’environnement territorial? Le marché? Le personnel? En fait toutes les réponses sont légitimes. Celle choisie n’exclue pas les autres mais les relativise à la communauté de référence. C’estl’engagement dans le Sens du bien commun qui justifie cela. En effet les valeurs qui en sont les indicateurs sont des valeurs humaines. Le bien commun est un« bien de l’homme » et non pas l’objet d’un intérêt arbitraire. C’est donc « le meilleur » de la communauté de référence qui sera mis en commun. Nous sommes là au seuil d’une exploration philosophique et éthique qui sort de notre propos mais pas de celui de l’Humanisme Méthodologique qui sert ici de guide.

Ensuite vient l’élucidation du Sens du bien commun qui donnera son axe de cohérence à toute évaluation à partager. Elle relève d’une expertise qui rejoint et va au-delà de ce qu’une intuition aiguisée soutenue par une connaissance profonde des problématiques humaines permet d’atteindre. il s’agit d’un exercice d’intelligence symbolique pour accéder à des dimensions en général inconscientes des groupes et communautés humaines. Cette élucidation dépasse mais justifie des rationalisations auxquelles on est habitué concernant la raison d’être et les finalités de l’entreprise en en étendant le champ aux fins proprement humaines. Le Sens du bien commun et son expression constitue un puissant vecteur d’identification, de valorisation, de motivation, de mobilisation,d’intelligence collective, d’implication…

Ce travail de discernement permet d’identifier des indicateurs de ce Sens du biencommun que sont les valeurs propres. Ces valeurs ne s’expriment pas uniquement sous forme d’images idéales, de formules mais aussi de situations exemplaires, de sensibilités, d’ambitions, de modèles types, etc. En fait c’est tout un système de valeurs qui peut être dégagé autour de cet axe de cohérence et ceSens. On pourra utiliser un référentiel de valeurs générales à partager et le décliner selon les multiples groupes et situations de réalisations. Ce type de référentiel constitue un référentiel d’évaluation partageable. En effet il permet notamment d’établir les échelles de valeurs selon le Sens du bien commun et attachées aux domaines d’application utiles.

On en vient à la question de la valeur, de celle que l’on mesure notamment par des moyens quantitatifs, notant que sans qualification la quantification n’a aucunsens. En fait la valeur dans l’entreprise ou toute communauté de bien est la mesure de la contribution à un bien commun. Elle se mesure donc sur une échelle de valeurs établie en fonction du Sens du bien commun et non pas selon des critères inconnus (philosophies de la comptabilité) ou totalement impersonnels,abstraits, c’est-à-dire sans valeur propre qui concerne véritablement les hommes impliqués dans la communauté entreprenante.

Sur ces principes est rétabli le lien entre la valeur et les valeurs en les référant au Sens du bien commun c’est-à-dire à la communauté entreprenante, lacommunauté de référence, communauté humaine aux finalités humaines et aux pratiques humaines. Cela change profondément tout le paysage de l’évaluation comme moyen de contrôle et de pilotage des affaires et des entreprises humaines

4. Responsabilité sociale et socio-performance des entreprises

4.31 Et si les entreprises étaient aussi au service du Bien commun ? par Roger Nifle
La question de la responsabilité sociale devrait entrainer deux autres questions. Par rapport à quels critères de valeurs cette responsabilité s’évalue et se réalise? Par rapport à quelle « société » cette responsabilité s’envisage? Les deux questions sont évidemment liées. Par exemple quelle est la responsabilité sociale des entreprises françaises vis à vis de la société chinoise ou vice versa? Si il s’agit d’entreprises qui travaillent avec la Chine où, mieux, si elles n’y travaillen tpas? On voit bien qu’il n’y a là aucune évidence et que probablement cette responsabilité doit être située par rapport à une « société » ou une communautéde référence. Si tel est le cas alors le Sens du bien commun, les différentes expressions du bien commun, les valeurs, échelles de valeurs et mesures de valeur sont alors impliquées dans la nature et l’exercice de cette responsabilité. C’est bien par rapport à la communauté de référence, son développement, son économie communautaire que s’envisage la responsabilité. Sans cet enjeu pas de responsabilité sauf s’il s’agissait seulement de dénoncer quelque faute congénitale ou quelque nuisance fatale sur fond de culpabilité à sanctionner.

Il se trouve que le Sens du bien commun de toute communauté humaine l’amène à établir des relations avec d’autres communautés qui sont humainement recevables pour le moins et, mieux, qui peuvent être des relations de service. Ainsi la communauté entreprenante, si elle est prise comme référence, peut concourir au bien commun de communautés plus larges lorsqu’elle est engagée dans son propre Sens du bien commun. Par exemple les valeurs propres de l’entreprise entraînent à servir des communautés clientes en se souciant de leurs propres valeurs. Ce n’est pas la même chose que de prendre la communauté de clients comme communauté de référence, ce qui est aussi possible pour une entreprise, vouée alors à cette communauté là. Question de choix decommunauté de référence.

Si on se situe maintenant dans une communauté de référence choisie comme par exemple une région, un pays ou toute autre alors la responsabilité s’envisage non pas en termes de nuisances mais de bénéfices pour la communauté selon son système de valeurs, son Sens du bien commun. Dans quels termes ce bénéfice est apporté? En termes d’économie communautaire, une conception nouvelle de l’économie, en termes de développement communautaire, en terme de devenir et d’empowerment communautaire. Il faut le rapporter, avec le Sens du biencommun, au paradigme communautaire qui monte de fait avec la mutation de civilisation.

A l’ère de la mondialisation ce sont les communautés de vie et d’enjeux qui constituent le lieu des affaires humaines et des entreprises notamment. L’idée d’entreprises apatrides appartiens, à l’époque moderne, à un autre paradigme, le paradigme systémique où le concept de responsabilité sociale comme celui de bien commun n’existent pas. Le paradigme communautaire qui les place au premier rang est aussi celui qui ouvre à la liberté de choix mais aussi la responsabilité associée. Avec les ensembles communautaires la question setraite aussi à toutes les échelles : communautés et économies de proximité, communautés culturelles de marché, communautés monde. A chaque entreprise de savoir où elle habite et quels enjeux communautaires elle partage. Sans cela laresponsabilité sociale est un leurre.

Vient ensuite la question de l’évaluation de cette responsabilité, de l’évaluation de la contribution aux enjeux communautaires selon le Sens du bien commun, les valeurs propres et les échelles de valeurs associées. C’est en termes de pertinence et de cohérence que cette évaluation est faite d’abord selon les critères précédents mais aussi en termes de performance si on se soucie aussi de sa mesure, celle de la valeur ajoutée, apportée, selon les critères précédents bien sûr. Il s’agit là de la socio-performance. La socio-performance est la mesure de la contribution de l’entreprise selon l’échelle de valeurs définie par le Sens du biencommun de la communauté de référence.

Le concept de socio-performance donne sa consistance à la responsabilité sociale c’est-à-dire communautaire. Il est tout à fait généralisable à toute communauté de référence. Socio-performance de l’entreprise dans la communauté territoriale où elle s’est engagée, socio-performance de l’entreprise par rapport à la communauté de ses actionnaires, à celle de son personnel, à celle de tel marchéde clientèle. Mais il y a aussi la socio-performance vis-à-vis de la communauté d’entreprise, celle de ses équipes, de ses fournisseurs, de ses partenaires, de ses collaborateurs, de ses dirigeants, de ses différentes unités d’activité etc. En fait le concept de socio-performance est tout à fait le pendant de la question du bien commun, expression du Sens du bien commun d’une communauté de référence.

Il est la question principale de tous les dirigeants et responsables d’entreprises et de tout projet, de toute activité dès lors qu’elle trouve son sens et sa valeur au sein d’une communauté humaine identifiée. Y-a-t-il quelque chose de plus essentiel, de plus concret, là où les abstractions quantitatives ont permis toutes les errances favorisant les aveuglements savants et calculés. On ne peut parler de responsabilité autrement. Si l’on ne s’y retrouve pas avec l’appareil verbal habituel en la matière alors il faut se demander quelle est sa socio-performance et ses critères de valeur et d’évaluation. C’est dire que la question de la socioperformance relative toujours à une communauté identifiée se pose à propos de toute chose, de toute activité, de toute entreprise dans toutes les affaires humaines.

5. Dynamiques humaines et management

4.31 Et si les entreprises étaient aussi au service du Bien commun ? par Roger Nifle
Le Sens du bien commun est associé à une communauté de Sens, communauté de bien, communauté entreprenante s’agissant alors d’une entreprise. Il en caractérise les valeurs et tout processus d’évaluation. C’est aussi l’orientation, l’axe de cohérence de son développement. Reste à savoir quelles en sont les incidences pour l’action. D’abord l’action devient action communautaire, le fait de la communauté en action, le fait de l’action sur la communauté par ceux qui la dirigent et l’encadrent. Sur ce plan on peut parler d’abord de management communautaire pour spécifier quel nouveau type de management est nécessaire.

En effet selon la conception de l’entreprise le type de management change. Une entreprise technique réclame l’application de techniques de management, une entreprise systémique réclame un management régulateur, une entreprise de puissance réclame des stratégies de pouvoir et d’emprise. Les entreprises communautaires réclament une gouvernance communautaire. il s’agit d’impulser et de piloter une dynamique humaine structurée et évaluée selon les critères de valeurs qui lui sont propres. Il s’agit toujours, une fois discerné le Sens du bien commun, de le faire partager par la communauté entreprenante chacun dans son secteur. Il s’agit aussi de le faire partager à ceux qui en sont clients et partenaires par exemple. Différentes méthodes sont alors pertinentes.

La méthode des référentiels de valeurs partagés (MRVP) consiste à construire un référentiel de valeurs à partir du Sens du bien commun dont les repères et les expressions sont établis par un groupe de dirigeants ou de représentants du corps social concerné. Ce travail d’élaboration partagée a le mérite de renforcer un conSensus, un entendement mutuel, une motivation commune, une mise en perspective commune de l’entreprise. La méthode consiste ensuite à le démultiplier dans tous les secteurs, dans tous les métiers, en faisant traduire par les intéressés le référentiel générique dans les termes appropriés à chacun. De ce fait c’est une bonne méthode d’appropriation du même Sens du bien commun mais dans les langages et selon les contextes propres à chacun. Du coup les bénéfices d’entendement mutuel, de motivation commune et de mise en perspective de l’activité se retrouvent à tous les niveaux et en plus dans une cohérence d’ensemble inhabituelle. On peut y rajouter l’établissement d’échelles et de critères de valeurs spécifiques conduisant à des capacités d’évaluation différenciées selon les secteurs ou les métiers mais cohérentes pour l’ensemble. C’est là la résolution d’un problème rarement maîtrisé correctement. Le développement de cette capacité d’évaluation amène le développement d’une compétence collective et d’une intelligence partagée instaurant une auto formation de grande efficacité.

Pour partager le Sens du bien commun il y a aussi différents vecteurs parmi lesquels on peut citer par exemple : l’identité prospective de l’entreprise, lacommunication narrative, le marketing des valeurs… L’identité prospective est une façon de s’identifier en se projetant dans le futur dans une vision de développement désirable exprimant les valeurs dans lesquelles on se reconnait.C’est le Sens du bien commun qui en est le vecteur. La construction d’un référentiel de valeurs identitaires en est le moyen propice. il rassemble en effet les valeurs rétrospectives, repères de mémoire ou de ressources antérieures (d’oùvenons nous?); les valeurs introspectives par lesquelles se reconnaissent les qualités, talents, traits de caractères dans lesquels se reconnaître (qui sommes-nous?); les valeurs prospectives que l’on cherche à privilégier (qui voulons nous devenir?). Ce travail d’identité est gratifiant et mobilisateur, renforçant le cohésion mais aussi l’image projetée pour tous les publics et parties prenantes.

La communication narrative intègre le fait que le Sens, Sens du bien commun et valeurs associées, est véhiculé par l’image et le discours, les affects, les événements mais encore mieux par ce qui les intègre : une histoire dans laquelle se situer, se projeter. La communication narrative ou storytelling est un puissant vecteur de transmission du Sens du bien commun avec ses bénéfices de partage,de mobilisation, de cohésion et donc d’attractivité. On pensera aussi à un marketing des valeurs, vecteur de Sens à partager entre les communautés entreprenantes et leurs clientèles actuelles ou potentielles.

Le marketing des valeurs est basé sur l’axe du Sens du bien commun. Outre qu’il confère aux produits et aux actes une valeur partagée il permet aussi de donner leur cohérence à tous les termes sur lesquels reposent les stratégies marketing et les actions qui en découlent. On pensera aussi à la gestion, au contrôle de gestion où les termes d’évaluation, de valeurs et de valeur sont évidemment décisifs. On devine que le Sens du bien commun bouleversera ce domaine et résoudra les impasses auquel il se heurte habituellement. On comprend que les évaluations, la gouvernance, le management communautaire et de toutes nouvelles compétences dérivent de tout cela faisant des entreprises non plus des machines nécessaires aux fins incertaines mais le vecteur majeur des activités humaines dès lors qu’elles sont situées dans un contexte communautaire, celui où s’accomplissent les potentiels de l’humanité.

Bibliograpgie et sitographie

4.31 Et si les entreprises étaient aussi au service du Bien commun ? par Roger Nifle
Nifle R. (2011), Le Sens du bien commun : Pour une compréhension renouvelée des communautés humaines, Éditions du Temps Présent
Anto Gavrić, Grzegorz W Sienkiewicz (2007), Etat et bien commun: perspectives historiques et enjeux éthico-politiques , Die Deutscheue Bibliothek

Sitographie:
Les ressources documentaires de l'Humanisme Méthodologique:
La socio-performance: principes et méthodes

Présentation de l'auteur

4.31 Et si les entreprises étaient aussi au service du Bien commun ? par Roger Nifle
Après des études d'ingénieurs complétées par une formation de III° cycle en sciences de gestion, Roger Nifle a travaillé 10 ans dans le secteur public (Agence de l'eau) et privé (Dior, Rapaille international). Il intervient comme consultant depuis 30 ans le domaine du management des organisations. A partir d'une démarche avancée en anthropologie, Il a publié de nombreux ouvrages et articles qui sont aujourd'hui régulièrement cités dans différents travaux académiques.

Pour découvrir les références des travaux de l'auteur
Il est également fondateur d'une démarche d'analyse originale du fonctionnement des communautés humaines: "l'Humanisme méthodologique"



Le bien Commun: l'assaut final : extrait du film de Carole Poliquin (31)





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Commentaires articles

1.Posté par Vincent MANI le 19/01/2012 14:50
A la base d'une création d'entreprise, le service créé doit correspondre au bien commun des clients. Cependant ce n'est pas toujours réalisable, car les intérêts de chaque partie sont différents et divergents. Cela empire avec la mondialisation et l'arrivée de plus en plus d'intervenants éloignés et de culture différentes (étrangers, actionnaires, banque étrangère...) qui ne respectent pas les valeurs de l'Entreprise. Nous pensons qu'il est important aujourd'hui de rappeler les valeurs d'entreprise afin de recadrer le Sens d'un bien commun. Le problème aujourd'hui est que les entreprises sont focalisés sur une valeur comptable au lieu d'une valeur dans le sens du client et du respect de l'environnement. Les entreprises oublient le long terme. Il faut travailler pour un environnement sain (clientèle satisfaite et environnement propre) qui assurera la pérennité de la compagnie. Les arbitres les plus pertinents du Sens du bien commun sont les gouvernements qui sont censés réguler les excès des lobbying d'entreprises et protéger ses consommateurs.
électifs leadership1
Delphine LE PENHUIZIC
Mickaël PALOUS
Alexandra MICHEL
Vincent MANI

2.Posté par Anne MERLIN le 02/02/2012 15:08
Cette réflexion très poussée sur le bien commun nous permet de constater les difficultés pour une entreprise de satisfaire le bien de tous. Il nous semble que, face au constat qu'il n'existe pas un sens du bien commun universel, les entreprises devraient se concentrer sur les attentes de chacun de ses acteurs ainsi que sur une vision plus éthique et environnementale. Cependant, cela parait très difficile pour les grandes entreprises de connaitre chacune des attentes individuelles et de les respecter. D'autant plus que un des objectif d'une entreprise est de créer une cohésion en son sein avec des valeurs communes. Une autre raison de cette difficulté est le coût que cela aurait et malgré la critique que fait le texte sur le recherche perpétuel de gain par nos sociétés, le bénéfice permet l'existence même de la société. Nous rappellerons d'ailleurs que la création de valeur est nécessaire pour que la société existe; il nous parait donc normal que les sociétés soient centrées sur ce point. Cependant, il est certain que les sociétés ont aussi besoin de poursuivre d'autres objectifs que celui du gain pour être pérennes à long terme.

électif leadership 2
Sophia Hajir
Sarah Martin
Anne Merlin

3.Posté par Matthieu BALOIS le 03/02/2012 11:42
Une entreprise par définition est une entité morale regroupant une somme d’individus, devenus acteurs économiques dans le but de les fédérer autour d’un but ou objectif commun.
Assigner à l’Entreprise une dimension Sociétale revient à nier ses fondements originaux qui s’articulent autour de la création de valeur et de richesse, elle ne peut pas être considérée comme un pan de la Société mais bien une entité exploitant la force de travail des individus qui la compose.
L’individu en tant qu’acteur économique tire sa position sociale, son statut au sein de la communauté, par le référentiel que revoie la société sur son activité au sein de celle-ci, (Titre, statut, position), il se définit en société par son activité professionnelle.
C’est la personne morale qui permet à l’individu d’exister en tant qu’acteur économique et non pas l’inverse comme il est communément admis.
La notion de bien commun renvoie à l’idée que chacun puisse tirer l’usufruit de son investissement personnel vis-à-vis de l’entreprise; le salaire en est effectivement une composante, mais le Bien commun renvoie au fait de posséder ou détenir
( pleinement ou en partie) or l’entreprise ne peut en aucun cas faire référence au bien commun car elle est, généralement, la propriété d’une minorité voir d’un seul, alors qu’une « Communauté » participe à son développement.

Cordier Coline
Balois Matthieu
Cattiau Benoit

Leadership 2

4.Posté par SHYLAVA Alena et GALLOT Franck le 03/02/2012 17:17
Cet article propose une vision très approfondie de la notion de bien commun. Il est important de noter qu’on parle toujours du bien commun d’un point de vue particulier, et c’est en ce sens que l’étude est intéressante : ce qui est du domaine du bien commun sera différent selon les entreprises et les individus, du fait des influences culturelles et sociétales diverses notamment. Par exemple, la vision du « bien commun » présente une différence nette selon que l’on soit Russe ou Américain.
Au sein d’une même entreprise, les différentes parties prenantes (salariés, actionnaires,…) peuvent avoir une idée du « bien commun » également distincte. Pour satisfaire du mieux possible au « bien commun », il parait essentiel pour les entreprises d’établir un véritable code éthique, en accord avec les valeurs de celle-ci, qui animera chacun des collaborateurs au plus profond de lui-même et qui ne sera pas en contradiction avec la satisfaction du client. Bien sûr, on n’aura jamais une universalité du concept de « Bien Commun », mais au moins, l’intention sera présente. On peut rattacher cette idée avec celle de « Responsabilité sociale de l’entreprise » (RSE) ; on peut donner comme exemple le Boulanger de Montauban qui a choisi 7 familles pour qui le pain serait donné chaque jour gratuitement. Il ne s’agit pas d’afficher un certain sens de l’humanité mais d’agir en adéquation avec ses valeurs et d’intégrer l’entreprise dans cette démarche. Une vision commune de tous les acteurs dans une entreprise est, ainsi, un élément déterminant .
Au delà de ça, chacun d’entre nous, avec ses convictions propres, peut cultiver son idée du bien commun. On peut illustrer cela avec Kant, dans la critique de la raison pure, qui met en évidence que chaque personne doit pouvoir agir de telle sorte qu’il veuille ériger sa maxime personnelle en loi universelle de la raison. Si chaque individu est dans cette démarche, alors on peut tendre vers une idée universelle du bien commun.
On peut trouver un équilibre aussi en partant du principe que chacun peut, sans difficultés, faire un pas vers l’autre. Nous ne sommes pas obligés d’être d’accord sur tout, mais c’est en valorisant le meilleur de chacun qu’on pourra, sans doute, faire en sorte que le monde avance dans la bonne direction. En transposant au monde de l’entreprise, on peut dire que, bien sûr les sociétés sont plongées dans un environnement très concurrentiel, mais il ne faut pas oublier que chacune existe et prend sens auprès des consommateurs seulement parce que les autres existent. Concourir, ce n’est pas seulement se battre contre mais c’est aussi avancer dans la même direction et s’inscrire dans une vision à long terme qui inclut une démarche de responsabilité sociale pour le bien du plus grand nombre.

Alena Shylava et Franck Gallot (ESC Clermont). Dans le cadre de l'électif "Leadership 2"

5.Posté par Guillaume VILAIN le 17/02/2012 18:32
Cette réflexion sur le bien commun en entreprise renvoi aux apports que génère une entreprise par rapport au travailleur : Qu'apporte réellement l'entreprise en tant qu'instance de socialisation ? Qu'apporte elle en tant qu'entité productrice de valeur ?
Ces questions trouvent leurs réponse dans le sens que l'on veut donner au "bien commun". Celui ci peut être représenté par le développement économique, la pérennité d'un modèle, la performance financière, en ce sens, le bien commun n'est réduit qu'a sa pure essence utilitariste, dans une optique marchande. Le bien commun peut alors se percevoir comme la somme des bien particuliers, lié entre eux par la jeu des interdépendances économique : on y retrouve la recherche de dividende pour l'actionnaire, la performance commerciale pour le directeur, la croissance pour le président.
Ainsi le bien commun en tant que valeur peut être perçu comme un outil d'image, de cohésion, détenu par une minorité de dirigeant par rapport à l'immense majorité des travailleurs, en ce sens, le "bien commun" ne serait qu'un instrument au service de la productivité et de la croissance.
Toutefois au vue de l'évolution des modèles du travail, les travaux sociologique font état d'une tendance à l'apaisement des critères purement utilitaristes et marchand dans la recherche de performance des travailleurs. Ainsi les générations Y, ainsi que les digital natives -la génération Z- verront les prémices d'une nouvelle vision du monde du travail dans lequel le bien commun serait avant tout générateur de cohésion sociale, on recherchera une réelle liberté dans des objectifs calqué sur les nouveaux modèles sociétaux et non sur des chimères de performances fictives comme sont devenus les modèles fordien d’après guerre, dont nous observons les limites aujourd'hui. Ainsi, les organisations du travail, passant de plus en plus d'un système vertical, hiérarchisé en "top-down" iront de plus en plus vers un système "bottom-up", transversal, fonctionnant en réseau ou les préoccupations sociales et les enjeux sociétaux forgeront une réelle recherche du bien commun 2.0. Rendant l'entreprise plus qu'un acteur économique mais aussi un acteur social.

6.Posté par Jean Charles COTE le 18/02/2012 14:00
1. Les présentations

La problématique du bien commun dans le monde professionnel est un sujet qui m’est particulièrement cher aujourd’hui. En effet, La définition d’un projet socioprofessionnel faisant suite à ces études est l’une des grandes réflexions pour beaucoup d’étudiants en dernière année de formation, en tout cas pour moi. Pour quelle communauté, pour quelle entreprise, pour quel gouvernement, pour quel monde, pour quelles valeurs voulons-nous évoluer… ? Nous serons les peintres de notre vie mais dans quelle cadre ?

2. La réflexion (prise dans une vision globale)

Ce sujet passionnant soulève cependant beaucoup de questions. Depuis deux siècles, nous avons pu observer le passage du capitalisme familial qui véhiculait encore de nombreuses valeurs humaines au capitalisme actionnarial, capitalisme de pouvoir et d’intérêts financiers. Les définitions même du bien commun et du capitalisme connues aujourd’hui au sein de grandes sociétés ne montrent elles pas le paradoxe existant entre ces deux concepts ?

Les inégalités grandissantes, les crises mondiales, les jeux de pouvoir… et la liste est longue, sont les preuves aujourd’hui d’une tendance générale inverse des entreprises à cette « utopie » du bien commun associée à leurs mondes.

Et pourtant, nous avons des exemples d’utopies managériales qui ont fonctionné et qui fonctionnent aujourd’hui. Mais ces systèmes, pourtant simples, sont-ils adaptables à tous les secteurs ? A tous les hommes ? Considérant la mutation des sociétés, la diversité des valeurs humaines selon les peuples, la complexité du cerveau humain, la certaine manipulation dont nous sommes victimes tous les jours dans nos sociétés soi-disant développées, combien de temps serait nécessaire à la mise en place d’un bien commun généralisé.

Le bien commun devrait se retrouver dans chaque acte, qu’il soit au niveau d’un couple, d’une famille, d’une communauté, d’une entreprise… Nous devons y croire mais pour cela de grands changements de direction doivent être engagés, les valeurs humaines fondamentales doivent être retrouvées, autant dans notre façon de vivre que dans notre façon de travailler. L’environnement que nous détruisons ! Les inégalités au sein de nombreux pays dont nous profitons tous les jours, la solidarité que nous oublions ! Autant de sujet, qui sont collatéraux au bien commun ! C’est un ensemble sur lequel il faut agir.

« Tout le monde savait que c’était impossible à faire, sauf lui, et c’est pour cela qu’il l’a fait »
Winston Churchill

Électif Leadership 2
Commentaire proposé par Jean Charles Cote

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