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Les 4 Temps du Management

Futurologie

Sport et entreprise : quels impacts sur la performance ?


Sport et entreprise : quels impacts sur la performance ?
Imaginez que vous vous réveilliez tous les jours pour le travail sachant que votre PDG est Zinedine Zidane, le directeur stratégique, Rafael Nadal et la responsable des ressources humaines, qui vous a embauché, Serena Williams. Imaginez maintenant l’organigramme de votre entreprise contenant les noms de tous vos athlètes préférés. Cela ne serait-il pas motivant ? Et votre productivité ainsi que celle de vos collègues ne s’améliorerait-elle pas ?  Le mot « Sport » est un mot puissant. Il a la capacité de transporter et d'enseigner. Il nous apporte de la joie et nous réunit. Nous devons enseigner non seulement la pratique du sport, mais aussi comment en tirer profit. Le sport est un vecteur d’inclusion sociale et une manière étonnante et unique d’impacter positivement la société. Et pourquoi le sport n’impacterait-il pas le monde professionnel ? Nous le savons, le sport pourrait bien constituer une solution aux problèmes de stress et d’anxiété.  

La France est connue pour la qualité des prestations de santé et pour son système social d’exception qu’elle propose à ces citoyens. Ironiquement, en 2017, les Français étaient " les plus gros consommateurs de psychotropes du monde " puisqu'un quart d’entre eux consommait des anxiolytiques, des antidépresseurs, des somnifères et autres médicaments pour le mental (Doctissimo, 2019). En 2019 la France reste l'un des plus gros consommateurs d'antibiotiques et d'anxiolytiques et devient le 3e consommateur d’antalgiques parmi l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne, le Royaume-Uni, le Danemark et la Suède (Monod, 2019).  
7 salariés sur 10 déclarent avoir un travail nerveusement fatigant et 61% aimeraient bénéficier, dans leur entreprise, de services pour faire de l’exercice. (Mora, 2019). Le sport pourrait donc bel et bien constituer un véritable remède face à tous ces maux.  
 

Quelles solutions le sport apporterait-il et quels seraient ses impacts sur la performance de l’entreprise ?

Nous répondrons à cette question en abordant les effets du sport sur l'individu, l'histoire du sport en entreprise et leurs valeurs. Nous continuerons par la suite en exposant les bénéfices du sport pour la marque employeur et nous traiterons des frein à la pratique du sport en entreprise avant de terminer avec l'exemple notable du Coq Sportif.
 

Les effets du sport sur l'individu

La pratique sportive offre énormément de bénéfices pour la santé. Quels en sont donc les effets sur le corps et l’esprit ?
C’est simple, en plus d’aider à la prévention du surpoids, de l’hypertension et d’améliorer les capacités cardiaques, l’activité physique influence également votre santé mentale de façon très significative. Selon le Figaro, 1h30 de pratique par semaine pourrait augmenter l’espérance de vie de 3 ans et après 2 à 3 semaines d’entrainement, vous pourrez déjà sentir une différence positive sur votre moral.
Vous vous sentez plus souriant(e) ou plus à l’aise dans votre peau ? C’est normal, après 6 à 8 semaines de pratique régulière, votre corps commence à brûler les graisses (Decathlon, 2019) et il produit de nombreuses hormones lors de vos entraînements quotidiens. Endorphines, dopamines, adrénaline et noradrénaline, tout y est et celles-ci sont responsables du brûlage des graisses, un sentiment de bien-être, une meilleure concentration et par conséquent une productivité plus élevée. Une très courte séance de musculation ou un simple sprint permettrait déjà la sécrétion de la noradrénaline alors qu’un entrainement plus long baisse de manière très significative le niveau de stress chez les individus tout en apportant une grande sensation de sérénité grâce aux endorphines (Fitnext, 2019).  

La pratique du sport permet à tout et à chacun de gagner confiance en soi, chose importante lorsque l’on a besoin d’établir des objectifs et de les atteindre. En effet, pratiquer un sport de combat tel que le judo, la boxe ou le karaté permet de se sentir plus en sécurité en toutes circonstances et donc de développer une certaine estime de soi qui nous aidera à rester calmes en cas de besoin. De même, les sports collectifs nous aident à nous intégrer dans un groupe et améliorent notre rapport avec les autres. Une telle pratique nous habitue à l’interaction sociale et facilite une perte de la timidité : vous vous sentirez entouré(e) et cela aura un effet positif sur votre sentiment d’appartenance. Vous vous demandez pourquoi ? En fait c’est très simple, et l’explication remonte à loin puisqu'elle date de l’époque où les humains étaient des chasseurs-cueilleurs. Au début de l’humanité, nos ancêtres devaient se déplacer, chasser, construire leurs logements ou récolter leur nourriture, ils ne pouvaient donc pas se permettre de rester immobiles et une bonne condition physique était synonyme de meilleures chances de survie (Teamidité, 2019). Les Hommes n’étant d’ailleurs équipés ni de carapace ni de crocs aiguisés ou de cornes, leurs chances de survie se résumaient à leur capacité à collaborer, d’où notre appétence pour le travail en équipe (Arari, 2019). Également, en présence d’un prédateur, nous n’avions techniquement que deux options : nous battre ou fuir. L’évolution nous a alors doté d’un système permettant d’apprécier l’effort physique et donc d’augmenter notre probabilité de survie : la sécrétion d’hormones du plaisir telles l’endorphine et la dopamine mais aussi des substances responsables du stress telles que le cortisol ou l’adrénaline.  
  
L’anthropologie et la sociologie riment donc avec la notion de sport, c’est un fait. Pourtant, le sport a mis des siècles à resurgir sous une forme nouvelle : le sport en entreprise. Nous allons donc retracer les débuts de cette nouvelle forme de sport moderne.   
 

Quelle histoire lie alors le sport à l’entreprise ? 

Sport et entreprise : quels impacts sur la performance ?
L’histoire du sport en entreprise remonte à trois siècles. Partant, à son apparition, des pratiques purement compétitives, pour arriver, en sa maturité, aux pratiques que l’on voit aujourd'hui. Quid, alors, de l’histoire du sport en entreprise ?  
L’initiation de ce phénomène débute entre les années 1860 et 1880. Cette période traduit l’avènement d’une nouvelle ère mettant la pratique sportive comme modèle d’activité physique organisée. Ainsi, les entrepreneurs de l’époque s’appropriaient ces pratiques et décidaient de créer des sociétés de sport ou d’équipement sportif dans le cadre de politiques sociales. 
  
Au départ des années 1900, une vague gigantesque d’initiatives de grands leaders d’industrie secoue le monde entrepreneurial. Pour illustrer ce propos, nous nous appuierons sur le livre « Les œuvres sociales des industries métallurgiques », publié en 1924 par le théoricien de la mutualité patronale Robert Pinot. Dans cet ouvrage, l’auteur explique ce phénomène par le terme « patronage social », une conciliation entre deux grandes parties divergentes, le capitalisme pragmatique et l’humanitarisme en faveur des salariés. En ce terme, Robert Pinot écrit : « On parle beaucoup aujourd'hui de l’utilisation des loisirs ouvriers […]. Ainsi, les établissements de Wendel ont installé à Joeuf et à Hayange des terrains de jeux où les ouvriers et leurs enfants […] pratiquent le football et les sports athlétiques ». 
Pinot a également mis l’accent sur les réalisations du géant Renault à Billancourt en 1917 : « Des terrains de sport et une baignade y ont été aménagés. C’est le club olympique de Billancourt, largement subventionné par la Maison Renault qui en dispose. Il compte environ 600 membres. Il comprend des sections de jardinage, de football-rugby, de football association, d’athlétisme et de course à pied ».  
En 1920, on voit à la suite de ses maintes initiatives, l’apparition d’un championnat entre les corporations de travailleurs, ancrant ainsi un esprit sportif à la fois intra-entreprise et inter-entreprise.  
À la fin des années 1970, une culture du sport hors compétition s’est instaurée. En effet, des grandes entreprises disposent d’espaces de remise en forme, les géants Apple et Microsoft en font partie. Le sport devient de plus en plus un pilier important voire indispensable dans la vie salariale et pérennité d’entreprise. 

Depuis les années 2000, on organise chaque année une Journée nationale des clubs et du sport d’entreprise dans le but de dynamiser ce mouvement qui n’a que des retours positifs. 
D'autres entreprises comme Coca-Cola, Adidas ou McDonald’s préfèrent supporter la pratique du sport en sponsorisant des événements sportifs locaux, nationaux ou même mondiaux comme la Coupe du Monde de football 2018.  Le sport est devenu une culture qui s’installe partout que ça soit chez les individus ou même chez les entreprises. Le sport en entreprise a donc finalement réussi à s’intégrer à notre temps et une question légitime surgit : en notre monde économique basé sur le capitalisme libéral, quels sont les réels apports du sport pour nos entreprises actuelles ? 
 

Valeurs sportives et valeurs d’entreprise 

Sport et entreprise : quels impacts sur la performance ?
Pour bien comprendre les contributions du sport pour les entreprises nous devons tout d’abord nous concentrer sur les valeurs ressortant du milieu sportif. L’encouragement des coachs, la préparation en amont, le stress à l’approche d’une compétition et la confrontation avec un adversaire correspondent à un mode de vie et à des étapes régulières dans la vie de tout sportif. Bien qu’ayant une terminologie différente, ces étapes sont d’ailleurs semblables à celles observées au niveau de l’entreprise. Oui, vous l’aurez compris, il existe une parenté troublante entre l’univers de l’entreprise et celui du sport. D'où l’idée de transposer les valeurs sportives au sein de l’entreprise.
Les sports collectifs comme le football, le volley ou encore le rugby s’inscrivent dans une optique de collectivité, d’entraide ou d’appartenance. En revanche, les sports individuels comme la natation, le tennis et la course se positionnent dans un esprit de dépassement de soi et de compétitivité. Néanmoins chaque sport est régi par certaines règles qui requièrent leur respect. Il est donc évident que fédérer un groupe de professionnels autour d’une activité sportive permettrait l’adoption de certaines valeurs comme la solidarité, l’esprit d’équipe, la coopération, le courage, la compétitivité, le respect mutuel et le respect des règles/valeurs de l’entreprise.
 
Ainsi l’adoption et la transposition de ces valeurs sportives au sein de l’entreprise inspire de nouvelles pratiques de management. Le bon sens veut que la performance d'une entreprise soit en corrélation directe avec la qualité de ses employés. Mais il y a des traits particuliers que les gestionnaires d'embauche devraient rechercher lorsqu'ils évaluent les mérites d'un candidat à un poste : ceux des athlètes. C'est ce qu'affirme Lisa Strasman, présidente de la NCSA, un réseau de recrutement athlétique qui utilise de grandes données, des analyses prédictives et des données scientifiques de haut niveau pour jumeler les athlètes des élèves du secondaire aux entraîneurs des collèges américains. Voici ce qu'elle dit sur les raisons pour lesquelles les athlètes sont les meilleurs employés :
  
1. Persévérance 
Lorsque l'équipe est à la mi-temps, les athlètes de compétition creusent profondément et trouvent un moyen de gagner. Lorsqu'ils éprouvent des difficultés avec la performance, les athlètes consacreront du temps supplémentaire à la pratique jusqu'à ce qu'ils s'améliorent. Les athlètes sont intrinsèquement enracinés dans la détermination d'atteindre leurs objectifs. De la gestion de conflit à l’écoute active, ils relèvent les défis de l'entreprise avec la même persévérance que les leurs. Sur le lieu de travail, les meilleurs employés n'abandonnent jamais et trouvent toujours un moyen de surmonter les obstacles. Les athlètes corporatifs sont acharnés dans leur poursuite du succès.  
  
2. Excellence dans la gestion du temps
Dès leur plus jeune âge, les athlètes apprennent à gérer un certain nombre de priorités, y compris l'école, les sports et les activités sociales. Qu'il s'agisse d'équilibrer des horaires d'entraînement rigoureux, des cours, des devoirs, des tournois et des déplacements, ils sont des professionnels de la gestion du temps et de l'établissement des priorités. Cette compétence est essentielle pour une productivité élevée en milieu de travail et un gain de temps considérable pour les gestionnaires qui n'ont plus à s'occuper de chaque tâche ou à en assurer le suivi. Les meilleurs employés sont en mesure de gérer efficacement leurs journées afin de respecter les échéances et de dépasser les attentes.  
  
3. Apprentissage des échecs
Personne n'aime perdre, mais dans le sport, on subit toujours un échec à un moment ou à un autre. Les athlètes connaissent le goût amer de la défaite. Ceci leur a appris à tirer des leçons, à comprendre où s'améliorer et à aller de l'avant. Les athlètes canalisent souvent les revers pour alimenter leurs performances futures. De même, sur le lieu de travail, les employés sont régulièrement confrontés à des difficultés. Les bons employés prennent le temps de réfléchir à ce qu’il s'est mal passé, de se relever et d'appliquer leurs apprentissages à l'avenir. Ils font preuve d'une ténacité d'esprit qui leur permet de garder leur équilibre et leur confiance en eux malgré l'adversité.  
  
4. Rendu des comptes
L'une des premières choses que vous apprenez en tant qu'athlète est que chaque membre d'une équipe joue un rôle distinct, et chaque joueur doit faire sa part pour que l'équipe gagne. Quand quelque chose ne marche pas, un athlète l’admet, regarde ses coéquipiers et ses entraîneurs dans les yeux et dit : "C'est ma faute." Ils ne cherchent pas d'autres personnes à blâmer dans les vestiaires. Les athlètes assument la responsabilité de leurs erreurs sans se victimiser et s'engagent à améliorer leurs performances à l'avenir. Dans le contexte d'une entreprise, ce trait de caractère est essentiel à l'établissement d'une culture d'équipe saine. L'insertion d'athlètes dans l'ensemble de l'entreprise contribue souvent à diminuer le fait de pointer du doigt et à créer un environnement positif de responsabilisation.  
  
5. L'esprit d'équipe avant tout
Les athlètes comprennent que les objectifs de l'équipe l'emportent toujours sur les besoins individuels. Faire partie d'une équipe signifie un engagement sérieux envers le groupe. L’athlète sacrifiera toujours quelque chose, qu'il s'agisse d'abandonner les fins de semaine pour la pratique de son activité ou de maintenir un régime d'entraînement strict. Lorsque les athlètes entrent sur le marché du travail, ils ont le même sens de l'engagement. Ils resteront tard pour aider un collègue à respecter une échéance ou pour prêter une ressource à un autre département si cela est dans l'intérêt supérieur de l'organisation. C'est un comportement contagieux et lorsque les employés peuvent tous se rallier aux objectifs de l'entreprise plutôt qu'aux objectifs personnels, les organisations s'épanouissent.    
   
6. Stratèges du jeu
Il y a un vieux dicton que beaucoup d'athlètes connaissent par cœur : "Ne pratiquez pas tant que vous n'avez pas raison, pratiquez tant que vous ne pouvez pas vous tromper." Les athlètes s'efforcent constamment de s'améliorer. Ils passent volontiers des nuits à regarder des films et à étudier d’éventuels scénarios. Ils lisent des livres, participent à des entraînements, et recherchent toutes les connaissances qui pourraient les aider à améliorer leur jeu. Les meilleurs employés partagent cette caractéristique. Ils cherchent constamment des moyens d'apprendre davantage sur leur rôle, leur entreprise et leurs responsabilités afin d'accroître leur valeur pour l'organisation.   
   
7. Appropriation positive des critiques
Vous n'irez pas très loin en sport ou en affaires, sans être critiqué.  Les athlètes ont l'habitude de diriger et souvent de donner un feed-back direct. Ils peuvent faire face aux critiques privées et publiques, et ne se laissent pas influencer. Ils ne surestiment pas les critiques ou ne se mettent pas sur la défensive. Au contraire, ils les considèrent comme des critiques constructives et les appliquent souvent immédiatement. C'est une caractéristique que l'on retrouve chez les personnes les plus performantes du monde des affaires. Les gestionnaires savent qu'ils peuvent fournir un feedback direct et honnête aux athlètes sans craindre de blesser leurs sentiments ou de perdre leur productivité. De plus, les athlètes réagissent bien aux éloges en les utilisant souvent pour motiver leur croissance continue. Bref, tout le monde y gagne.  

En somme, le sport et l'entreprise sont parfaitement compatibles puisque leurs valeurs coïncident. Or ceci se reflète sur l'image de l'entreprise et permet d'améliorer sa réputation. Voyons donc les impacts du sport sur la marque de l'employeur.
 

Sport et marque employeur de l’entreprise

Aujourd'hui, attirer les nouveaux talents tout en fidélisant les salariés devient l’un des enjeux fondamentaux des entreprises. Pour exister et se différencier de leurs concurrents, les entreprises doivent renforcer leur marque employeur. Le sport peut-il contribuer à renforcer la marque ou l’offre employeur ? Quel rôle peut-il jouer dans l’attractivité et la fidélisation des collaborateurs ?  
L’exercice de l’activité physique au sein de l’atmosphère professionnelle n’est pas encore très répandu en France. Cependant, il est évident que pour de nombreuses organisations, avoir une bonne réputation est tout à fait essentiel. Avoir des salariés en pleine forme, dynamiques qui ont le sens de l’initiative et qui disposent de beaucoup de motivation améliore les résultats de l’entreprise et diffuse une bonne image de celle-ci. Le sport permet donc d’accélérer le processus d’engagement des employés et de valoriser la marque employeur, apportant bien-être et attirer les jeunes talents. 
 
 C’est pourquoi nous proposons aux entreprises d’organiser pour leurs salariés : 
  • Des sessions de marche en jardin de ville ou en montagne ; des séances de « walk and talk » 
  • Des séances de fitness, de zumba.  
  • Des sessions de running ou de vélo.   
 
Et pour cause, une Etude du ministère de la jeunesse des sports et de la vie associative affirme que les 5 « activités physiques et sportives » les plus pratiquées en France en 2005 étaient le vélo, la natation, la randonnée pédestre, la pétanque et le billard. Les deux derniers, en plus du baby-foot et du tennis de table, par exemple, sont très simples à mettre en place. Ils demandent peu d’organisation et de coûts financiers. Ils pourraient facilement favoriser le développement d’un climat calme et détendu propice à d’éventuelles discussions informelles entre salariés.    
 
Également, une Etude Décathlon réalisée en 2017 avec un panel de 1000 personnes représentatif des actifs français explique que :  
  • 7% des entreprises françaises incitent leurs employés à pratiquer du sport en mettant en place une ou plusieurs activités sportives.  
  • 20% des sondés se décrivent en tant que non sportifs tandis que 80% se décrivent comme plus ou moins sportifs : 44% comme sportifs occasionnels et 36% comme sportifs réguliers 
  • 78% des répondants pratiqueraient du sport en entreprise si les conditions étaient réunies 
 
Lorsqu'il a été demandé les motivations de cette demande, les objectifs ont été la décompression face au stress très présent dans notre monde professionnel français, le maintien d’une « bonne forme physique », l’envie de s’« oxygéner », de « perdre du poids » et de « renforcer la cohésion de groupe ». 

En revanche, le sport et l'entreprise, bien que complémentaires jusqu'alors, peuvent parfois rencontrer des obstacles et c'est ce que l’étude de Décathlon nous montre également grâce aux retours des sondés. Aussi, c'est ce sur quoi nous continuerons.
 

Les freins à la pratique du sport en entreprise 

Sport et entreprise : quels impacts sur la performance ?
Les freins les plus exprimés sont le manque de lieux professionnels appropriés pour faire du sport, se changer et se doucher, le manque de temps et le manque de participation financière de la part de l’entreprise pour organiser des sessions sportives.    
Le besoin d’un coach représente également un critère important pour les personnes interrogées.    
  
En plus de cela nous avons décelé 5 autres critères pouvant empêcher la pratique du sport :

1. L'incapacité physique de certains employés  
L’incapacité physique rendrait impossible ou difficile la pratique de cessions ou de moments sportifs pour certains employés.    
Dans le cas où une entreprise aurait affaire à un ou plusieurs salariés présentant une incapacité physique nous pourrions nous interroger sur le type de sport à faire pratiquer aux employés.  
   
Propositions de solutions :   
  • pratique de sports individuels plutôt que des sports en équipe.  
  • organisation de sessions de réalité virtuelle ou de « Sport Electronique » (E-sport).   
  • proposer des activités de groupe non-sportives.   
 
2. L’âge et les problèmes de santé   
En effet, plus les employés sont âgés, moins ils auraient tendance à vouloir ou pouvoir pratiquer du sport. En se basant sur l’étude menée en 2005 par le ministère de la jeunesse, des sports et de la vie associative, nous pouvons évoquer l’âge mais également les problèmes de santé en tant que facteurs ralentissant la pratique sportive chez les personnes.    
   
Proposition de solution : 
  • Privilégier l’organisation de sessions sportives pour les jeunes salariés et privilégier d’autres activités non-sportives pour les autres salariés.  
 
3. La pratique sportive jugée trop intense  
Si la pratique sportive est jugée trop intense par l’ensemble des salariés ou par un groupe de salariés ne pratiquant pas de sport de façon régulière alors cela découragerait naturellement la venue de salariés aux sessions sportives.   
De plus, il est important de mettre en exergue que des salariés effectuent déjà du sport en externe et le fait d’en pratiquer à nouveau en entreprise de façon trop intense les démotiverait davantage.   
 Les conséquences d’une trop forte intensité sportive en milieu professionnel seraient la production d’une fatigue naturelle et par conséquent une diminution possible de la productivité de ces employés.    
Les employés fatigués pourraient aussi montrer du mécontentement puisqu'ils ne pourraient pas exercer leurs occupations et loisirs personnels avec l’énergie et l’ardeur qu’ils souhaitaient y mettre. 
   
Propositions de solutions :   
  • jauger correctement l’intensité des sessions sportives.  
  • veiller à bien positionner la ou les sessions sportives à un moment qui permettrait aux employés de se reposer convenablement (veille du week-end ou du dimanche par exemple).  
 
4. La complexité de l’organisation liée aux sessions sportives  
Si le processus d’organisation d’une session sportive se révèle trop long, trop pénible, alors les salariés ne consacreront pas de leur temps dans le sport en entreprise. Il faudra donc rendre l’organisation des sessions sportives le plus simple et rapide possible afin d’attirer l’intérêt de chaque employé et de pouvoir leur faire bénéficier des avantages du sport.   

Propositions de solutions :   
  • rendre rapide, fluide et naturelle toute inscription à une session sportive.  
  • s’adapter à ses employés en trouvant et utilisant le meilleur moyen de communication.    
  • utiliser à bon escient les réseaux sociaux numériques (si les employés n’y sont pas réticents).  
 
5. La lassitude et l’ennui  
Il faut bien faire attention à ne pas exercer de façon trop répétée les mêmes sessions sportives car l’homme est un être en quête de nouveauté.    
Pour éviter que les salariés se lassent du sport en entreprise il faudra donc prendre au sérieux le choix du sport à exercer chaque semaine et chaque mois afin de le rendre vivant et agréable. En été il serait par exemple préférable d’organiser des sessions sportives en milieu aquatique. Si le parc de la ville est décoré durant une semaine alors il faudrait par exemple faire en sorte d’organiser une session de marche à pied dans ce jardin à la date de l’événement.    
     
Il se pourrait qu’à long terme, les activités sportives soient les mêmes d’année en année bien qu’elles soient tout à fait différentes de mois en mois.    
Cela pourrait être vu positivement par les employés puisque des activités sportives spécifiques pourraient être vues en tant qu’habitudes auxquelles les salariés s’y attacheraient et attendraient avec impatience : cela ferait partie de la culture d’entreprise.  
Toutefois, cela pourrait être vu comme négatif et répétitif pour certains salariés. Pour y remédier, il faudra donc constamment rechercher de la nouveauté à intégrer dans les activités sportives.    
 
Propositions de solutions :   
  • consacrer du temps à la recherche d’événements, de moments spéciaux pour enrichir les sessions sportives organisées par l’entreprise.  
  • s’adapter en fonction du sport et du ressenti de vos salariés : maintenir le même contenu pour une session sportive qui se répéterait plusieurs fois sur l’année, ou bien, faire évoluer régulièrement le contenu de la session.  
  • demander sur les réseaux sociaux numériques ou en discussion informelle le ressenti et les points d’amélioration des salariés au sujet des sessions sportives exercées.  

Les mécanismes permettant d'intégrer le sport en entreprise sont donc relativement simples à mettre en place. Pour en avoir la certitude nous avons contacté Jean-Philippe SIONNEAU, Public Relation manager au sein du Coq Sportif pour lui poser nos questions pour se renseigner sur les moyens mis en place par son entreprise. 
 

Le Coq sportif de plus près

Sport et entreprise : quels impacts sur la performance ?
Selon Jean-Philippe SIONNEAU la pratique sportive améliore les performances professionnelles. Plusieurs études concernant les effets du sport ont déjà été réalisées par le Coq Sportif et ont été mises en ligne par la suite. Toutefois, aucune étude concernant les effets du sport sur les employés du Coq Sportif n’aura été réalisée par l’entreprise en elle-même, mais culturellement, elle sait pertinemment que c’est important (cela paraît évident puisqu'elle s’appelle " le Coq Sportif ").
 
Toutes les activités sportives sont basées sur la base du volontariat, certaines personnes préférant s’entraîner en dehors des conditions de l’entreprise ou n’ayant pas d’intérêt pour le sport. Chez Le Coq Sportif le sport occupe véritablement une place dans les valeurs, l’image, la culture d’entreprise et la marque employeur de l’entreprise. Lors du recrutement, les valeurs sportives sont ressenties et cela illustre que le sport fera partie intégrante de la vie professionnelle de l’employé dans le futur mais elle ne devra en aucun cas être une contrainte. Les liens entre employés peuvent par exemple être tissés autrement que via le sport : des séances de Team Building sont réalisées hors du domaine du sport par exemple.

Comment cela fonctionne-t-il au sein du Coq Sportif ?
  • Un coach sportif se rend au siège de l’entreprise pour y proposer des entraînements de fitness plusieurs fois par semaine.
  • Des tournois de ping-pong sont organisés au sein de l’entreprise.
  • Un groupe de course à pied a été créé pour les jeunes employés. Plusieurs employés de l’entreprise vont donc courir ensemble sur la pause du midi ou durant des heures de travail spécialement consacrées pour l’activité sportive. La flexibilité des horaires de travail au Coq Sportif facilite cette pratique.
 

Pour conclure

Dans la vie quotidienne tout comme dans celle de l’entreprise, le sport est un formidable outil. Il permet aux individus de tisser des liens forts tout en repoussant leurs limites, qu’elles soient personnelles ou collectives. C’est également un véritable médicament en soit et sa pratique aidera votre équipe à se sentir bien et à travailler mieux. Aussi, les mécanismes de bases qui permettent d’inciter l’activité physique sont en réalité assez simples à mettre en place et devraient être considérés par toutes les organisations, celle-ci étant responsables du bien-être de leurs collaborateurs. Afin d'acquérir un gain de persévérance par le sport, les entreprises doivent premièrement prendre en compte et chercher les attentes de leurs salariés pour dans un deuxième temps retracer tout frein pouvant empêcher les employés de pratiquer le sport selon leurs attentes. 

Plus qu’une simple séance de musculation ou qu’un tournoi de tennis, le fait d’instaurer la pratique sportive au sein de l’entreprise s’inscrit directement dans le mouvement du Capitalisme social, transformant l’entreprise en un écosystème riche de sens et d’épanouissement pour le collaborateur et la société en général. En effet, le sport permet d’apporter une dimension additionnelle aux objectifs purement financiers qui sont liés à l’entreprise et donne l’opportunité de mettre un pied facilement et rapidement dans la RSE, créant de la valeur pour un large panel de partie prenante. Le sport en entreprise est donc une porte d’entrée qui permettra à de nombreux acteurs de générer richesse, estime de soi, bien-être, liens sociaux et de participer à l’amélioration de la société en générale. Une seule question demeure : et vous, quel est votre sport ?

 


 

Bibliographie

Pinot,R. (1924). Les œuvres sociales des industries métallurgiques. Paris : A. Colin.  
Barbusse, B. (2002). Sport en entreprise : des logiques convergentes ? L’année sociologique, Vol.52, 391-415.  
 

Citographie

https://www.michaelpage.fr/advice/candidats/vie-de-bureau/le-sport-en-entreprise-quels-enjeux     
http://www.scholarvox.com/catalog/search/searchterm/sport%20et%20entreprise%20?searchtype=all    
http://www.scholarvox.com/reader/docid/45005559/page/6?searchterm=sport%20et%20entreprise    
http://www.dynamique-mag.com/article/inspirer-sport-creer-management-gagnant.3207    
http://www.doctissimo.fr/html/psychologie/mag_2003/mag1121/ps_7222_psychotropes_consommation_francais.htm
https://www.liberation.fr/checknews/2019/07/29/la-france-fait-elle-partie-des-plus-gros-consommateurs-de-medicaments-dans-le-monde_1740068
https://www.capital.fr/votre-carriere/25-chiffres-etonnants-sur-la-sante-au-travail-1295122   
https://www.cairn.info/revue-l-expansion-management-review-2009-3-page-10.htm     
https://www.videodoc.co.uk/the-effect-of-sports-initiatives-on-employee-wellness-at-work-2/    
https://www.kimbleapps.com/2019/01/embrace-sports-in-the-workplace-and-watch-employee-productivity-soar/    
http://www.sirc.org/publik/sport_and_the_workplace.pdf      
https://www.yaazzz.com/?tags=SPORT&refresh=0.4755443637248111
https://www.lasergame-evolution.com/les-prestations/38/Entreprises   
https://www.decathlonpro.fr/dossier-sport/etude-sport-en-entreprise-2017   
https://www.parlonsrh.com/sport-en-entreprise/
https://www.parlonsrh.com/wp-content/uploads/2017/07/INFOGRAPHIE_Decathlon_pro.jpg    
http://www.sports.gouv.fr/IMG/archives/pdf/STA_INFO_n_05-05.pdf    
https://www.hbrfrance.fr/chroniques-experts/2019/01/23846-le-sport-en-entreprise-bien-plus-quun-service-en-plus/   
 

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