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Les 4 Temps du Management - Réinventer le Management
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Les 4 Temps du Management

Futurologie

Quand le digital révolutionne l'hôpital


Quand le digital révolutionne l'hôpital

Depuis le début de la crise sanitaire liée au Covid-19 qui a commencé en mars 2020 en France, les hôpitaux ont été les premiers à être touchés par ce virus inconnu. Avec un nombre de cas croissant et une méconnaissance de ce virus tant dans sa forme et dans les solutions qui peuvent être apportées, les hôpitaux ont été surchargés. 
 

Cette crise a demandé une forte implication des établissements de soins, tout en mettant en lumière certains aspects qui ont freiné, voire empêché de soigner des patients. L’organisation a notamment été pointé du doigt avec un manque de lit pour accueillir les malades et une surcharge de travail pour le personnel de santé qui doit toujours travailler plus rapidement et efficacement avec des règles sanitaires qui se durcissent. 
 

Ce problème d’organisation n’est pas récent. Le budget des hôpitaux se voit chaque année être réduit, entrainant des choix qui impactent négativement ceux-ci. Digitalisation freiné, gestion du personnel, journées allongées ou encore suppression de certains services ; l’hôpital est en souffrance. 
 

Sur le long terme, si l’organisation des établissements de santé ne change pas, cela peut nuire au fonctionnement de ceux-ci, en impactant les professionnels de santé mais également les patients. Cela fait réfléchir aux différentes solutions pour résoudre ces problèmes de gestion. 
 

Les investissements dans l’innovation et la recherche dans le domaine du médical sont en constante augmentation ces dernières années. Cela est notamment mis en avant avec la croissance du marché des dispositifs médicaux et les 30 milliards de chiffres d'affaires qu’il représente en France sur l’année 2019. 
 

De par les nouvelles solutions médicales et la praticité qu’ils peuvent apporter, les objets médicaux connectés comme le pacemaker ont révolutionné le traitement de certaines maladies. Indispensable pour certains soins, facultatif pour d’autres, les hôpitaux hésitent à investir dans ces objets de dernière technologie. 
 

Nous sommes légitimes de nous poser la question suivante :  Comment les dispositifs médicaux connectés permettent-ils d’améliorer l’organisation des hôpitaux ?
 


Méthodologie de recherche

 

Dans le cadre de la rédaction de cet article, nous avons réalisé une étude qualitative auprès de professionnels de santé. Nous avons interrogé 4 professionnels ayant une utilisation différente des dispositifs médicaux connectés : 
 

  • Un professeur en gynécologie à l’hôpital ESTAING de Clermont-Ferrand 

  • Une infirmière en réanimation au CHU de Clermont-Ferrand 

  • Une infirmière urgentiste au CHU d’Angers 

  • Un infirmier dans un hôpital au Maroc 
     

Puis nous avons interrogé un professionnel travaillant dans une entreprise qui commercialise des dispositifs médicaux connectés aux hôpitaux : 
 

  • Responsable communication et marketing chez BIOCORP 

Nous avons donc pu enrichir notre analyse grâce à la collecte des données de notre étude qualitative. 
 


Les problèmes de gestion rencontrés par les hôpitaux

Quand le digital révolutionne l'hôpital

 

Les établissements de santé sont tenus de fournir quatre types de services : les soins, l'information du patient, l'évaluation et l'analyse de l’activité et les services de santé publique. La loi du 31 décembre 1970 précise que ces établissements doivent s’assurer de la bonne application de l’égalité d’accès et de traitement et de la continuité des services. Cependant, pour réaliser toutes ces missions, des problèmes de gestion et d’organisation peuvent se présenter au niveau du management, du suivi des patients, d’attractivité du personnel et de sa fidélisation ainsi que de la surcharge des patients. 


Surcharge et engorgement des hôpitaux : comment soigner dans de telles conditions sans amener à l’épuisement des professionnels 
 

Au travers des différents entretiens menés avec des professionnels de santé, nous avons constaté que les problèmes rencontrés sont presque les mêmes. Ils relatent de l’organisation liée au management, du suivi des patients, d’attractivité du personnel et de sa fidélisation et surtout de la surcharge des patients. Le personnel souffre d’un planning surchargé et de jours de repos qui se transforment en jour de travail dû au nombre important de patients et au manque de place pour les installer, ces patients qui sont parfois ingérables et dans des cas d’extrême urgence où les refuser n’est pas une option envisageable.  
 

Il faut également noter que le système de prise de RDV est difficile à gérer surtout quand les logiciels beuguent et que les médecins se trouvent à devoir gérer deux rendez-vous en même temps.  
 

Le service des urgences est quant à lui le plus compliqué vu que les patients qui s’y rendent ont besoin de soins en urgence. Il est alors compliqué, voire impossible de les faire patienter ou de leur demander s’ils ont bien pris un rendez-vous. Dans ce cas, les médecins se voient obligés de reporter des opérations ou d’anticiper la sortie d’un patient et même parfois de partager la même salle de consultation avec d’autres médecins et cela est dû au manque de lit et salles. 


Pénurie de recrutement des professionnels de santé : lorsque la fidélisation se complique 
 

Selon Desportes (2020), les professionnels de ce secteur se retrouvent confrontés à des problèmes liés à la fidélisation du personnel. En effet, cela est dû à des horaires de travail colossales, la charge mentale que présente le métier est répercuté sur un stress permanent, la difficulté du travail en lui-même, le salaire peu confortable et les journées ou heures de repos qui se transforment en jours de travail. Tous ces points font que la majorité quitte ce secteur d’activité pour rejoindre des emplois moins stressants et mieux rémunérés avec une charge de travail gérable.  
 

Le départ du personnel crée un ralentissement voire même une stagnation au niveau du développement et de la gestion interne de l’organisation, car chaque départ implique une nouvelle arrivée et donc de nouvelles formations qui représentent une charge de travail supplémentaire pour les formateurs. 


Les dispositifs médicaux connectés

Quand le digital révolutionne l'hôpital

 

Nous venons de voir que les hôpitaux rencontrent des problèmes de gestion et que les dispositifs médicaux connectés permettent de les résoudre et d’améliorer l’organisation, mais qu’appelle-t-on dispositif médical connecté ? 
 

En France, les dispositifs médicaux (DMS) sont définis dans le Code de santé publique comme « tout instrument, appareil, équipement, matière, produit, [...] destiné par le fabricant à être utilisé chez l’homme à des fins médicales et dont l'action principale voulue n'est pas obtenue par des moyens pharmacologiques ou immunologiques ni par métabolisme, mais dont la fonction peut être assistée par de tels moyens. [...] » .  
 

La Haute Autorité de Santé (HAS) a publié, en avril 2018, une feuille de route sur les évaluations cliniques des dispositifs médicaux connectés. Dans ce document, elle précise que sont reconnus comme DMC, les outils « utilisés à des fins de télésurveillance médicale ou de téléconsultation, ou générant une action du patient à des fins d’autotraitement ou d’autosurveillance. »  
 

Un dispositif médical connecté doit remplir ces 3 conditions : 

  1. Il doit être utilisé à des fins médicales 

  1. Il doit être utilisé par le patient lui-même 

  1. Il doit disposer d’une fonctionnalité de télécommunication 
     

Un dispositif médical connecté dispose de matériel, de logiciels et de données. Il s’inscrit dans une activité de production de soins en réalisant des fonctions de traitement médical, d’analyse médicale, de surveillance médicale, de diagnostic ou de supervision. 
 

En revanche, il est important de différencier le dispositif médical connecté de l’objet de santé connecté. En effet, ce dernier n’a pas de finalité médicale déclarée. Il appartient généralement à la catégorie du bien-être comme par exemple les balances connectées ou les montres connectées. 
 

Prenons l’exemple concret de Mallya, ce dispositif est un stylo connecté à injection d’insuline jetable à des fins de traitement du diabète. Ce dispositif collecte automatiquement les données d’injection (dose, date, heure) et les transmet en temps réel à une application mobile de suivi du traitement grâce à la technologie Bluetooth.
 


Commercialisation sur le marché européen : réglementation et normes à respecter 
 

Comme tout produit susceptible d’être commercialisé sur le marché européen, les dispositifs médicaux connectés doivent répondre à certaines exigences réglementaires. Ils devront être conformes au Nouveau Règlement Européen relatif aux dispositifs médicaux. 
 

De plus, la principale caractéristique des dispositifs médicaux connectés est leur capacité à communiquer des données personnelles de santé. De ce fait, cela inclut invariablement la prise en compte du règlement dit « RGPD » de protection des données.  
 

Il est également nécessaire que le dispositif et les éléments qui le composent soient conformes au règlement REACH de l’Union Européenne adopté pour mieux protéger la santé humaine et l’environnement contre les risques liés aux substances chimiques. 
 

Les normes visent à répondre aux exigences essentielles d’une réglementation, notamment en matière de sécurité et de performance, dès le début de la conception et pendant toute la durée de vie du produit Il est nécessaire de garantir la sécurité des données spécifiquement les données confidentielles à caractère personnel et médical. 
 

Précédemment, nous avons pu voir que les hôpitaux rencontraient des problèmes de gestion, nous pouvons donc maintenant nous demander en quoi les dispositifs médicaux connectés permettent d’améliorer l’organisation des hôpitaux. 
 

Les dispositifs médicaux connectés sont très utiles pour suivre de façon efficiente les patients atteints de maladies chroniques. Les données collectées par ces appareils permettent aux médecins de mieux traiter les maladies, d’éviter les complications… et de réduire les hospitalisations inutiles. 
 

Par ailleurs, les dispositifs médicaux de la e-santé ne peuvent qu’améliorer la santé des patients. Ils permettent aux médecins, infirmiers et chirurgiens d’avoir toutes les données nécessaires pour mieux diagnostiquer le malade et prendre les bonnes décisions de façon rapide. De plus, ce type d’appareils aide les professionnels de la santé de partager les données avec leurs confrères et de travailler en réseau mais donc également de pouvoir améliorer l’organisation des hôpitaux. 
 

Tout d’abord, on remarque qu’ils permettent un gain de temps considérable : 
 

Nous avons pu le remarquer lors de notre étude qualitative, une infirmière affirme “Ça nous aide surtout dans la gestion du temps […] on gagne en rapidité avec ces dispositifs, on a les informations plus rapidement, de manière plus précise.” Par ailleurs, cet avis est partagé par une manager de Biocorp, une entreprise qui contribue à la commercialisation et distribution des DMC “Les dispositifs médicaux connectés […] contribuent à la gestion et l’amélioration de la maladie voire des recherches de la maladie et c'est un gain de temps.” 
 

On constate également un meilleur suivi des patients : 

Aujourd’hui, les consommateurs ont des attentes de plus en plus digitales et cela s’applique également aux soins médicaux. En effet, ils exigent des soins de santé beaucoup plus efficaces, personnalisés et pratiques, comme nous l’évoque la manager de Biocorp « les patients souhaitent être de plus en plus connectés afin gérer au mieux et plus facilement leur maladie […] je peux donner l’exemple des patients diabétiques : avoir l’ensemble des informations concernant la date d’injection, l’heure et le nombre d’unité est primordiale »
 

Ces DMS vont permettre aux instituts de santé tels que les hôpitaux d’améliorer leur performance en administrant un meilleur suivi des patients. 
 

 De plus, Les dispositifs médicaux connectés impliquent d’éviter la surcharge des patients  

Au travers de nos différentes enquêtes, nous avons pu remarquer que les hôpitaux sont de plus en plus surchargés ce qui peut entrainer des problèmes de disponibilités, parfois, certains patients nécessitant des soins urgents ne peuvent pas être soignés.  C’est ce que nous affirme 3 professionnels de santé « énorme problème de surcharge de patient à cause de fermetures de lits dans de nombreux services et de manque de personnel nécessitant de fermer des lits […] parfois les urgences sont surchargées par des patients non urgents.” 
 

C’est pourquoi les DMC, grâce à leur performance et leur efficacité permettent de pallier ce problème. 

Les DMS contribue à l’amélioration de l’attractivité du personnel et fidélisation  

La plupart des professionnels interrogés sont unanimes, exercer une activité au sein d’un hôpital peut être très compliqué, avoir des répercussions sur la vie personnelle impliquant des horaires contraignantes, une charge mentale colossale pour une rémunération qui n’est pas en corrélation avec toutes ces contraintes. C’est pourquoi le turn-over est important et la fidélisation du personnel compliquée. 
 

« Parfois, nous travaillons des nombres de jours consécutifs pas toujours très légaux. Des journées de repos qu’on change en travail ou inversement. Des jours où on arrive à 6h et apprend qu’on était de soir […] le problème est la fidélisation du personnel […] les gens préfèrent la plupart du temps partir pour des emplois moins excitants mais mieux payés, bien moins stressants et avec des horaires plus compatibles avec la vie de famille. » 
 


Limites à l’utilisation de dispositifs médicaux connectés

Quand le digital révolutionne l'hôpital

 

Comme nous avons pu le voir, les hôpitaux rencontrent plusieurs problèmes de gestion et les dispositifs médicaux connectés peuvent permettre d’améliorer l’organisation de ces derniers. Mais alors qu’ils deviennent de plus en plus techniques et sophistiqués, leur utilisation entraîne des risques et pas des moindres. Mais quels sont-ils ? 
 

Dispositifs médicaux connectés et cybersécurité : un risque de piratage ? 
 

Cynerio, une entreprise de cybersécurité a récemment publié un rapport sur le risque de piratage des dispositifs médicaux connectés dans les hôpitaux et les établissements de santé. Selon eux, la moitié des dispositifs disposeraient de failles que les hackers pourraient exploiter. L’enquête a permis d’analyser environ 10 millions de dispositifs médicaux connectés utilisés dans plus de 300 établissements de soins. Leur investigation a révélé que 73% des pompes à perfusion seraient susceptibles d’être piratées. Malgré que ces dispositifs médicaux connectés se révèlent être à risque, Cynerio nous rassure en expliquant que les failles sont assez faciles à débusquer. 
 

Même si la plupart du temps ce sont les réseaux informatiques des hôpitaux qui sont visés, des doutes sont émis sur le fait que ces dispositifs puissent donner l’occasion aux hackers de mettre la vie du patient en danger. En effet, ces objets sont directement connectés aux informations médicales du patient ce qui permet d’administrer de manière extrêmement précise le traitement nécessaire. En accédant au dossier médical du patient, les pirates pourraient donc modifier les données ce qui affectera les doses du traitement et pourra mettre des vies en danger. 
 

Dans des contextes de guerres technologiques de plus en plus présentes notamment entre la Russie et l’Ukraine, avoir un contrôle sur des objets médicaux connectés peut représenter un objectif stratégique important. Cela peut amener un camp à paralyser le système informatique des hôpitaux, ou dans le pire des cas, s’en servir comme une arme en empêchant les soins voire modifier les doses prescrites pour tuer certains patients. 
 

Suite aux récentes attaques du groupement hospitalier de territoire de la région Grand-Est et ceux du groupe hospitalier de Dax en février 2021, les hôpitaux deviennent clairement des cibles pour les hackers. Ceux-ci font quotidiennement appel à de multiples dispositifs médicaux connectés comme les capteurs de mesures intelligents. Ces outils ont pour objectif de surveiller certaines constantes du patient comme sa fréquence cardiaque, sa tension ou encore sa respiration. L’utilisation de cette nouvelle technologie permet de prodiguer de meilleurs soins et de faire gagner du temps aux professionnels de santé. Malheureusement, les pirates profitent de ces systèmes pour acquérir des données médicales confidentielles pour les revendre sur le dark net. 
 

La menace numéro une des hôpitaux reste l’attaque au ransomware. Avec cette méthode, les pirates peuvent neutraliser le système informatique de l’établissement. De ce fait, les dossiers médicaux des patients, le téléphone, les prises de rendez-vous ou encore les mails deviennent inutilisables. Cela a été le cas à l’hôpital de Dax qui s’est vu paralyser une journée entière, devant annuler tous les rendez-vous liés à la vaccination du Covid-19. 
 

La multiplication de ces attaques démontre un manque de compétences et de connaissances sur la cybersécurité dans les établissements de soin. L’enquête de Cynerio invite les hôpitaux à former son personnel sur ce sujet-là, et à se munir d’une bonne sécurité informatique.


Et si la digitalisation entrainait un risque de ne plus pouvoir soigner ?
 

Les dispositifs médicaux connectés du fait de la digitalisation de leur utilisation, peuvent entrainer un arrêt des soins et de la profession ce qui peut être catastrophique dans un secteur d’activité lié à la santé. Comme évoqué selon une infirmière en réanimation au CHU de Clermont-Ferrand, lorsque les dispositifs médicaux connectés sont en panne, les professionnels de santé ne peuvent plus exercer leur profession. En cas de panne des écrans de surveillance des constantes vitales des patients, les soignants ne peuvent plus avoir accès aux constantes et sans les respirateurs l’issue peut être fatale.
 

C’est pourquoi certains hôpitaux prennent des dispositions pour pallier au maximum à ces problèmes. Au CHU de Clermont-Ferrand, un service technique est dédié à la réparation des dispositifs médicaux connectés. En revanche, le temps que l’intervenant arrive, les professionnels de santé doivent essayer de résoudre les pannes manuellement ce qui entraine une perte de temps de l’activité ainsi qu’un risque important pour la santé du patient.


Lorsque le digital entraîne la défaillance des outils 
 

Ces dernières années, la digitalisation de la santé a pris de l'ampleur dans de nombreux pays. Cette tendance est à la fois une évolution sociale récente et une réponse nécessaire voire quasi évidente à des problématiques spécifiques liées à ce domaine. Ce phénomène de digitalisation des hôpitaux permet de simplifier les activités humaines, le changement principal est l’utilisation de nouveaux outils digitaux. En effet, les dispositifs auparavant utilisés, ne nécessitaient pas de contrôle ni de suivis. De plus, les procédures étant rudimentaires et mal hiérarchisées, cela entraînait une désorganisation des hôpitaux. Pour améliorer cette gestion, les hôpitaux ont mis en place des outils informatiques qui permettent la fluidité de la transmission des informations. 

 

Depuis 2015, de nombreux hôpitaux ont été construits dans cette démarche de digitalisation. Néanmoins ils ont rencontré des défaillances dans leur système. La prise de rendez-vous dans les nouveaux hôpitaux se fait grâce à un algorithme qui distribue les rendez-vous selon les disponibilités des médecins. Mais parfois cet algorithme peut être défaillant et des rendez-vous peuvent être attribués à plusieurs patients. Ainsi, les médecins sont confrontés à des difficultés de gestion des patients. De plus, l’utilisation de ce dispositif entraîne un contrôle par un employé de l’administration de l’hôpital et représente donc une charge supplémentaire de travail. Cet outil peut être bénéfique, mais comme nous l’avons vu, présente également des problèmes de gestion.  
 


De plus, d’autres outils de gestion qui ont été mis en place au sein des hôpitaux ont généré de nombreux dysfonctionnements. Cela a pu entraîner, chez certains d’entre eux, une vulnérabilité informatique. Des informations des dossiers des patients ont fuité dû à un piratage du logiciel de sécurité qui n’était pas adapté. Ainsi, les outils informatiques utilisés au sein des hôpitaux sont bénéfiques à leur gestion mais peut entrainer une vulnérabilité de leur système informatique. 


Conclusion


Pour conclure, nous avons remarqué que depuis plusieurs années, les hôpitaux rencontrent de nombreux problèmes de gestion pouvant parfois nuire à leur développement : surcharge des patients, attractivité du personnel mais également la pénurie des ressources humaines.

 

Afin de pouvoir pallier ce manque, de nombreuses alternatives technologiques ont été mises en place. En effet, les dispositifs médicaux connectés peuvent dans certains cas permettre de répondre au problème de gestion engendrés par les hôpitaux. Ces DMC permettent ainsi aux hôpitaux un gain de temps, d’améliorer le suivi des patients et la gestion du management. 
 

En revanche, les dispositifs médicaux connectés font faces à des problèmes qui peuvent compliquer la digitalisation des hôpitaux. Ils présentent un risque de piratage pouvant rendre les hôpitaux vulnérables, un risque de ne plus pouvoir exercer le métier et mettre en danger la vie de certains patients ainsi qu’une défaillance de l’utilisation des outils. 
 

Cependant, le choix d'un dispositif médical connecté par rapport à un autre dépend d'un certain nombre de critères. Un compromis doit être trouvé entre la sécurité, les contraintes économiques, la logistique et les aspects environnementaux. 
 

Donc, de nombreuses questions se posent sur l’équilibre entre la sécurité, les contraintes économiques, la santé et les aspects environnementaux. Nous pouvons nous demander si, dans les prochaines années à venir, une totale digitalisation des hôpitaux ne pourrait pas avoir un effet néfaste voire irréversible sur l’environnement. En effet, selon une étude réalisée en mai 2022, le numérique est à l’origine de 4 % des émissions de gaz à effet de serre dans le monde et ce chiffre pourrait doubler d’ici 2025. Nous pourrions alors envisager pour les années futures, des hôpitaux digitaux mais responsables et soucieux de l’environnement ; c’est-à-dire des hôpitaux digitaux qui se mettent au vert ! 


Bibliographie


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