Connectez-vous S'inscrire
Les 4 Temps du Management - Réinventer le Management
Un webzine au service de l'innovation en Management
Les 4 Temps du Management

Futurologie

Peut on faire confiance au marketing d'influence ?

Le saviez-vous ? D’après l’article de C. ASSELIN, Instagram héberge plus de 25 millions de profils professionnels dans le monde !


Peut on faire confiance au marketing d'influence  ?
Influence, n. fém. : Action, généralement continue, qu'exerce quelque chose sur quelque chose ou sur quelqu'un. Pouvoir social et politique de quelqu'un, d'un groupe, qui leur permet d'agir sur le cours des événements, des décisions prises, etc. : On a vu grandir son influence dans le monde des affaires. 

Voici la définition que donne le Larousse du mot « influence ». Définition assez crue lorsque, de nos jours, nous entendons de plus en plus parler de « marketing d’influence » ou encore « d’influenceurs ». Considéré comme l’outil de communication et de marketing incontournable depuis quelques années, le marketing d’influence a peu à peu trouvé sa place dans un monde où l’argent et la rentabilité comptent plus que la vie privée et l’honnêteté. 

Mais comment ça marche concrètement ? Notre équipe a tenté de décrypter les dessous de cette nouvelle tendance marketing qui affole de plus en plus la toile... 

Le marketing d’influence ou la communication 2.0

Si vous êtes présents sur les réseaux sociaux, lisez bien ce qui suit. Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi vous êtes présent sur un réseau social, ou encore combien d’abonnements vous avez ? Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi vous étiez abonné à telle ou telle personne, ou encore ce qui vous a amené à le faire ? Si ce n’est pas le cas, faites-le maintenant.  

Aujourd’hui, les entreprises veulent se donner les moyens de vendre leurs produits et passent par différents canaux de diffusion. Ici, nous parlerons essentiellement du marketing d’influence à travers les réseaux sociaux tel qu’Instagram, Snapchat, Facebook et le dernier en date TikTok.  

Le marketing d’influence permet avant tous de se faire connaître par le biais d’influenceurs afin de toucher leur communauté et d’aborder une nouvelle clientèle potentiel. Grâce à l’expansion des réseaux sociaux, les marques ont dû fortement s’adapter et adopter la nouvelle tendance des codes promos ! En effet, les retombées sont de plus en plus importantes que certaines marques oublient la communication ordinaire et souhaitent utiliser uniquement la communication digitale à travers le marketing d’influence !  

L’avis des influenceurs accroît depuis plusieurs années et les internautes sont à la recherche de la moindre remise pour réaliser des économies. D’après une étude de Twitter “40% des utilisateurs affirmaient avoir réalisé un achat suite à un Tweet d’un influenceur.”  

On peut distinguer quatre catégories d’influenceurs·ses :  
  • Les Méga-influenceurs·ses soit plus d’un million de followers 
  • Les Macro-influenceurs·ses soit entre 100 000 et 1 millions de followers 
  • Les Micro-influenceurs·ses soit entre 10 000 et 100 000 followers 
  • Les Nano-influenceurs·ses soit moins de 10 000 followers 

Les influenceurs sont généralement définis comme des créateurs·trices de contenus c’est-à-dire qu’ils vont créer des photos et vidéos sur internet via les réseaux sociaux. Ils sont suivis par des “followers” qui suivent leur vie à travers leur plateforme de communication tel qu’Instagram, YouTube, Snapchat, Facebook ou encore Twitter...   

Le meilleur ami, le follower : l’abonnement lucratif

Pourquoi les réseaux sociaux existent-ils ? Ils existent depuis la nuit des temps, mais pas de la façon dont vous l’imaginez actuellement. Un “réseau social” représente tout bonnement des liens entre des individus (ou des organisations), constituant un groupement à part entière. Votre famille est un réseau social.  

Les réseaux sociaux que nous connaissons tous aujourd’hui ont tout d’abord été créés afin de rapprocher les gens les uns des autres, lorsque la distance était un frein à la communication dans la vraie vie (“IRL” = in real life) et aux interactions sociales. Ils ont permis de rapprocher les familles éloignées, de retrouver les amis perdus de vue, et depuis quelques années, de faire de nouvelles connaissances inattendues. On “s’abonne” à sa famille, ses amis, ses collègues, afin de perpétuer ce lien social lorsque les rencontres physiques ne sont pas possibles (encore plus lorsqu’un virus appelé COVID-19 fait son apparition...). 

Cette envie d’élargir son cercle d’amis a vu émerger les nouvelles interactions, les nouveaux abonnements, entre inconnus partageant des passions communes, aspirant aux mêmes idées, et partageant du contenu de plus en plus attrayant sur les réseaux sociaux. Partageant de plus en plus leur vie privée, leur intimité et leur quotidien, certaines personnes ont trouvé le succès dans le monde des réseaux sociaux, non pas parce qu’ils partagent un contenu “de qualité” tous les jours, mais plutôt parce qu’ils ont su comment attirer la curiosité et l’envie d’être suivi. Nous nous abonnons donc en partie parce qu’on a des points en communs, mais aussi parce que le contenu partagé nous intéresse d’une manière ou d’une autre. 

Les marques, elles aussi, se sont mises à être présentes sur les réseaux sociaux, en créant leurs propres comptes et à essayer de faire ami-ami avec les consommateurs (nous) via Facebook, Instagram ou encore TikTok pour partager leurs produits. Peu de personnes s’intéressent réellement aux comptes Instagram ou TikTok d’entreprises d’électroménager ou de valises. Cependant, si quelqu’un de votre entourage vous recommande la superbe valise qu’il a acheté la semaine dernière à -30%, vous allez regarder l’offre, même si vous n’avais pas réellement prévu d’aller aux Bahamas de sitôt et que vous n’avais pas du tout besoin de valise. Être conseillé par ses proches ou un inconnu que l’on apprécie tout particulièrement et que l’on suit sur les réseaux sociaux est moins agressif qu’un panneau publicitaire lumineux sur l’autoroute ou une publicité redondante à la télévision.  

Nous faisons plus confiance en quelqu’un que l’on voit tous les jours, dont on partage le quotidien, et c’est le cas de ces inconnus dont on connait tout (ou presque tout) via les réseaux sociaux. Ces personnes que nous n’avons peut-être jamais rencontrées, mais dont on a l’impression de tout savoir. Ces jeunes filles qui partagent leur maquillage du jour, ces garçons qui partagent leur tenue du jour, ou encore ces jeunes parents qui montre leur nouvelle trouvaille pour leur petit bout de chou. Suivi par des milliers, voire des millions de personnes tous les jours, ces “influenceurs” ou “leaders d’opinions” ou encore “créateurs de contenu” ont su se faire une place dans le quotidien de chacun grâce aux réseaux sociaux. Et ça, les marques l’ont bien compris ces dernières années. C’est devenu aujourd’hui un business féroce, où trouver sa place est compliqué tant l’honnêteté des gens est mise à rude épreuve, où seul son propre instinct compte. 

Le marketing d’influence et vous

De nos jours, quasiment tout le monde possède un profil sur un réseau social. Cependant, chacun à ses préférences en fonction des utilisateurs. Notre sondage nous a montré que les deux gros poissons du net, Instagram et Snapchat, sont les plus utilisés par les personnes interrogées. Près de 90% utilisent ces deux plateformes et s’y connectent régulièrement. Cela a son importance, car le ciblage du marketing d’influence est différent en fonction de la plateforme numérique.  

 YouTube reste l’univers des geeks et du gaming, avec une communauté plutôt masculine. YouTube présente indéniablement un potentiel intéressant pour le marketing d’influence. Le service de streaming vidéo recense plus d’un million de visionneurs, ce qui représente plus d'un tiers de tous les utilisateurs d'Internet. 

Instagram, lui, se développe principalement vers les photos, il est particulièrement populaire chez les influenceurs de lifestyle d’afficher des produits dans leurs posts ou récits de voyage. Il accueille principalement les amoureux de la beauté, de la mode, du style. 

 Facebook est moins considéré comme un réseau d’influenceurs, mais comme un média « de masse », avec une audience de plus en plus adulte, voir senior. 

LinkedIn fait un vrai travail pour devenir un moyen d’approcher des influenceurs B2B. Il s’efforce de devenir plateforme interne de blogging pour ceux qui veulent influencer, et plateforme d’information spécialisée pour ceux qui en cherchent et veulent nouer des contacts pros.  

Malgré une pluralité de réseaux sociaux, les internautes restent méfiants aux marketings d’influence. Selon notre étude, 54% des personnes interrogés pensent que les publicités proposées par les influenceurs sont des arnaques. 

Cette inquiétude est légitime face à l’augmentation de la pratique du drop shipping. Notre sondage montre également que 63% des personnes interrogés n’ont pas confiance aux influenceurs. Certes, l’influence sur les réseaux sociaux est très efficace, mais il a aussi ses propres limites. Un influenceur, en partageant une vidéo, une photo, ou un article, est dans l’obligation de tout maîtriser pour ne pas faire une publicité mensongère et pour pouvoir répondre à toutes les questions de ses abonnés. Avec une seule erreur, il risquera de perdre la confiance de ces derniers. 

Une stratégie marketing qui paye (et qui fait dépenser !)

Tout a commencé par une publication, une vidéo, ou par le partage d’un bon plan à ses abonnés. Petit à petit, l’oiseau fait son nid, comme on dit. C’est comme cela que Sophie Ravoire, alias SophieRMakeup, s’est fait connaitre sur YouTube puis sur Instagram. Présente sur les réseaux sociaux depuis une dizaine d’années, elle a commencé à s’intéresser aux réseaux sociaux en suivant des chaines de maquillage étrangères. Sophie se dit “créatrice de contenu” en plus de son métier initial, à savoir chargée de communication et des réseaux sociaux chez Michelin depuis 6 ans. Elle de par son expérience assez positive et lucrative sur les réseaux sociaux et son souhait de devenir entrepreneur, elle a décidé de quitter Michelin afin de donner plus de place à son travail sur les réseaux sociaux : 50% pour SophieRMakeup, et 50% pour Studio Mandarine, son agence de communication et de placement d’influenceurs. Pari fou pour quelqu’un dont l’avenir était tout tracé dans une grande entreprise comme Michelin, mais en accord avec ses aspirations et son amour pour la création. Sophie nous confie que “le créateur de contenu a un rôle journalistique et investigateur, dans le but de tester le produit et de faire ou non des recommandations à son sujet”. Les réseaux sociaux représentent pour elle une source d’inspiration infinie, où tous les jours sont publiées de nouvelles créations, avec de nouveaux codes, dont elle est elle-même très consommatrice. Nous comprenons à travers ses propos que les réseaux sociaux représentent le nouveau “marché d’à côté” où tout le monde peut se faire une place s’il le souhaite, s’il est motivé et s’il reste intelligent dans sa façon de communiquer.  

L’audience solide et fidèle que Sophie a pu développer à travers les années lui a permis de compléter ses revenus de manière significative, à hauteur de 25% de ses revenus totaux annuels. La jeune créatrice a compris les codes après un travail acharnée et une régularité qu’elle estime être “plus qu’importante” afin de trouver une place dans le cœur des consommateurs. Avec plus de 2h par jours lorsqu’elle travaillait encore chez Michelin, SophieRMakeup prenait énormément de place et était très chronophage, d’autant plus dans sa vie privée et familiale. Passant ses week-ends et son temps libre à “créer du contenu qui lui ressemble et qui l’anime”, elle a décidé de donner plus de visibilité à cela à travers Studio Mandarine. Les collaborations qu’elle a pu mettre en place lui ont permis de communiquer avec son audience et de réaliser un échange de bons procédés avec un annonceur et une marque. Le principal enjeu pour Sophie dans une collaboration tourne autour du produit et sur les termes de la collaboration. Une bonne campagne de marketing autour d’un produit est “une campagne dont les objectifs et le cahier des charges sont définis au préalable, clairs, et compris par toutes les parties prenantes via un contrat”. Nous sentons là l’expérience de responsable communication de Sophie, qui, malgré sa passion pour le monde de l’influence, n’oublie pas que les enjeux financiers pour une marque dépassent la passion et la naïveté d’un créateur de contenu honnête sur les réseaux sociaux.  

C’est une des forces de Sophie d’avoir une expérience et de connaitre les codes et la législation pour “ne pas se faire rouler”, en plus d’avoir des intentions plus que positives envers ses abonnés. Ce flair que peuvent avoir certaines personnes à travers leurs formations ou leur expérience n’est pas existant pour de jeunes influenceurs. African Girl, à savoir Djidji dans la vraie vie, fait partie de ces jeunes personnes avec beaucoup de succès avec peu de recul commercial sur le monde de l’influence. Avec ses 50 000 followers sur Instagram, elle a bâti son succès sur le partage de photos depuis 2 ans, en cherchant la beauté dans l’authentique et le réel. Préférant elle aussi le terme “créateur de contenu”, elle considère cela comme une passion et comme un métier lorsque le succès se présente. La liberté accordée et le fait de rester soi-même en toutes circonstances lui ont permis de développer une audience assidue et fidèle. Même s’il s’agit de sa source de revenu principale via les collaborations (55%), elle est étudiante en psychologie et souhaite mener à terme ses études, même si sa passion lui permet de vivre correctement. Tout comme Sophie, Djidji insiste sur le fait que le métier de créateur de contenu n’est pas un métier classique parce qu’il tourne autour du partage de bons plans du quotidien et qu’il met en avant la vie privée. La pression des statistiques, des marques lors d’une collaboration et des chiffres en général prennent souvent le pas sur leur vie privée, comme le soulignent Sophie et Djidji. Les deux créatrices sont d’accord pour dire que le métier est exceptionnel, qu’il leur apporte du bonheur mais reste tout de même risqué tant il peut prendre le pas sur leur vie privée vu son aspect chronophage. 

SophieRMakeup et African Girl se rejoignent pour dire que les clés du succès dans le monde de l’influence restent la qualité du contenu proposé et surtout la régularité. C’est ce qui permet aux personnes lambda de toucher des consommateurs comme vous et moi, de développer leur audience et de nous partager leur contenu (ou nous faire vendre des produits...). Même si les intentions premières des créateurs de contenu étaient la créativité et le partage honnête, il est clair qu’il existe un business autour de cela et que les intentions de certaines personnes, à première vue très honnêtes, peuvent être questionnées et remises en causes. 

Devons-nous toujours faire confiance aux influenceurs ?

Si on observe de plus près le processus de ces ventes via les influenceurs on se rend compte de prix gonflés sur les sites et des influenceurs faisant la publicité de codes promotionnels extraordinaires (jusqu’à -70% !) Ça sent l’arnaque à plein nez !  

Des codes promo dits rares, seulement 24h mais au final renouvelés sur les 365jours de l’année… Quelle déception. C’est simple, les influenceurs attirent leurs followers grâce à ces réductions, l’acheteur ne voulant pas passer à côté de ce bon plan achète immédiatement afin de ne pas louper le code promo valable pour les 50 premiers acheteurs … Et hop vous mordez dans ce système de marketing d’influence et votre influenceur est rémunéré grâce à votre achat. C’est le drop shipping !  

35% des utilisateurs des réseaux sociaux ont déjà̀ commandé un produit promu par un influenceur. Cela souligne l’influence qu’ont ces acteurs des réseaux. Mais le plus parlant aujourd’hui c’est surtout les 37% qui leur font confiance à l’heure où les influenceurs sont rémunérés pour cette promotion.  

Devons-nous réellement avoir confiance en eux pour faire une promotion de produit ?  
“Produits peu à la hauteur des attentes” 
“beaucoup trop cher” 
“Des délais de livraison beaucoup trop longs” 
Voilà ce que vous pensez du drop shipping ! 

Qu’est-ce que le drop shipping ?

Vous avez sûrement déjà entendu parler du drop shipping, mais qu’est-ce que ce terme signifie réellement ? Il désigne une forme de e-commerce dont le site vendeur ne possède pas de stocks et effectue la plupart du temps les commandes directement par ses fournisseurs. Tout cela s’effectue généralement sans que le client soit réellement au courant. Le drop shipping est un terme qui est né aux États-Unis et au Canada. Sa signification « livraison directe » ou expédition directe. Ce terme désigne le fait de vendre ce que l’entreprise ou le vendeur ne possède pas. Le vendeur qui fait du drop shipping est l'intermédiaire entre le client et le fournisseur. Le drop shipping est une alternative à la boutique en ligne, les clients achètent donc leurs produits, qui sont chez le fournisseur, sur le site marchand du vendeur. C’est donc le fournisseur qui se chargera d'effectuer la livraison des produits aux clients. 
 
Voici les avantages du drop shipping pour une entreprise : 
 
  • Réduire l'investissement de départ, 
  • Limiter le risque d'un stock trop important, 
  • Proposer une gamme de produits plus large, 
  • Gain de temps considérable en limitant les étapes de logistique, 
  • Éviter les dépenses liées au stockage des produits et les frais annexes, 
  • Avoir une trésorerie positive en permanence. 

Le drop shipping possède deux manières différentes pour fonctionner. La première façon consiste à ce que le fournisseur reçoive les commandes validées par le e-commerçant et adapte ainsi les quantités à fabriquer en conséquence. C’est donc le fournisseur qui prend en charge les coûts éventuels au surplus de stocks. Cela correspond au flux poussé.  La deuxième façon consiste à ce que le e-commerçant reçoive cette fois-ci les commandes demandées par ses clients et transmet donc aux fournisseurs la quantité de production. Dans ce deuxième cas, c’est le e-commerçant qui assume les coûts possibles en cas de surstock. Cela correspond au flux tiré. Il est alors évident que le vendeur doit avoir un support en ligne pour vendre ses produits. Le vendeur doit se munir d’un site internet marchand pour pouvoir proposer aux clients d’effectuer leurs commandes.  

Nous pouvons donc comprendre que de nos jours beaucoup d’entreprises se mettent à faire du drop shipping et à voulais réduire leur frais en possédant aucun stock. De plus, le commerce sur internet se développe chaque année de plus en plus donc le nombre de demande ou de vente en ligne explosent. D'un autre point de vue, le dropshipping possède quand même des inconvénients. En effet, le dropshipping est souvent mal vue de la part des consommateurs. Cela s’explique par le fait que la qualité des produits ne soit pas garantie ou alors que les livraisons possèdent des délais plus longs que prévus. Pour qu’une entreprise puisse trouver des fournisseurs avec des faibles marges commerciales, il faut se rendre donc dans les pays Asiatique qui n’ont pas les mêmes règles ou normes qu’en Europe.

De plus, il est difficile pour une entreprise de pouvoir gérer les stocks et les coûts car beaucoup de consommateurs sont insatisfaits des produits et font donc des retours de commandes. Les clients reçoivent généralement leurs commandes non conformes et abimés suivant les emballages qu’utilisent les fournisseurs. Cela amène donc de l’insatisfaction client et une difficulté pour gérer les coûts.  
 
D'autres parts, beaucoup d’entreprise aujourd’hui augmentent les prix proposés de base pour ensuite ajouter une forte remise et arriver finalement quasiment au prix de vente de base. C’est-à-dire que l’entreprise veut faire croire aux consommateurs qu’ils bénéficient d’une grosse remise sur un produit en question. Cela est donc de la publicité mensongère, l’entreprise affiche un prix de vente faussé pour faire comprendre aux clients qu’ils font une affaire.  
 
Le drop shipping est devenu assez rependu sur les marchés et de nombreux consommateurs connaissent maintenant la combine des entreprises. C'est pour cela que le drop shipping possède une mauvaise image et que les consommateurs sont plus craintifs lors de l’achat de produits en ligne. Ils seront plus vigilants sur les prix affichés, la qualité des produits et les délais de livraison. À la suite de cette enquête, nous avons voulu comprendre pourquoi les entreprises utilisent le marketing d’influence pour augmenter leur activité en faisant attention qu’elles ne soient pas apparentées au drop shipping...  

Les marques utilisent le marketing d’influence pour augmenter leur activité !

Pour donner suite à nos multiples enquêtes, nous avons recueilli un témoignage d’une personne qui travaille en direct avec les influenceurs pour un marque de sport connu sur le territoire européen. Pour ne pas lui porter préjudice, nous tairons le nom de cette personne ainsi que pour la marque pour laquelle elle travaille. Son travail consiste à gérer les relations entre les influenceurs et la marque pour le marché français. La marque a basé son business model sur le marketing d'influence. L’objectif de son travail est de ramener du revenu et d'élargir la présence de la marque dans l'esprit des (potentiels) consommateurs grâce aux partenariats avec les influenceurs. 

Ses missions ? Les voici : 
  • Rechercher des nouveaux influenceurs qui pourraient correspondre à la marque,  
  • Les contacter, négocier avec eux ou leurs agences en mettant en place des contrats,  
  • Fixer des dates de publications,  
  • Envoyer les commandes,  
  • Leur attribuer des offres personnalisées en fonction des campagnes, de la période du mois, ou de leurs performances antérieures,  
  • Analyser les performances des influenceurs,  
  • Enregistrement des factures…  

Pour le recrutement, la marque base leur scouting (repérage) sur plusieurs critères :   
  • L’audience (en principe 10k minimum),  
  • La catégorie (lifestyles, fashion, fitness, sport et yoga…),  
  • La qualité du feed Instagram.  

La marque ne se base pas sur un nombre d'abonnés minimum mais sur le nombre de vues en stories Instagram ou Snapchat.   

Mais comment se passe la négociation avec les influenceurs ?   

La marque utilise essentiellement le reach stories (Statistiques des Stories Instagram) puisqu'elle travaille essentiellement en stories (Instagram et Snapchat). Le budget est calculé grâce au reach stories et non grâce à l'audience totale de l’influenceur qui ne signifie rien !  D’autre part, pour le budget, la marque se base sur le nombre des vues, et le créer grâce au CPM (coût pour mille impressions) et l’équilibre en fonction des profils similaires qu’elle peut avoir.  

Quels sont les retours des consommateurs par rapport aux produits de la marque et aux placements de produit ?  

Au niveau des retours, ils sont assez aléatoires. La marque reçoit de très bons retours en commentaires ou en DMs mais également des critiques sur le fait qu'elle fait trop de codes promos, qu'elle est trop présente sur tous les compte Instagram de tous les influenceurs ce qui ternit leur image. De plus, la marque a été accusé de drop shipping…   

Au niveau des influenceurs, notre question, ont-ils déjà dit « non » car le budget était trop bas ?   
Sa réponse : « Bien sûr, pleins ! »   

Beaucoup de réponses et de questions peuvent vous venir en tête après cette enquête ! Nous souhaitons avoir vos avis ? Avez-vous confiance en vos marques favorites ? En vos influenceurs ? Pensent-ils qu’à l’argent ?   
 
C’est à vous de répondre….   

Pour vous manager, nous vous conseillons de faire attention : il ne faut pas travailler avec tous les influenceurs du moment, mais des influenceurs qui sont en accord avec votre entreprise et image de marque.  

En effet, en travaillant avec trop d’influenceurs, vous pouvez être accusés de drop shipping et ainsi ternir votre image et votre popularité au niveau de votre audience et de vos clients ! Avant de vouloir travailler avec des influenceurs, nous vous conseillons de réaliser une étude de marché afin de mettre en place une véritable stratégie d’influence !  

Travailler avec qualité et non avec quantité ! Vos influenceurs doivent avant tout aimer vos produits pour en faire la promotion et non l’inverse !  

Pour vous manager, comment faire du marketing d’influence “proprement” ?

Les principales informations à retenir :  

X Pas de drop shipping ! X 

En effet, suite à notre étude, ce que nous avons retenus c’est surtout la qualité plus que médiocre de ces produits, on parle souvent de drop shipping (achat de produits sur des plateforme étrangères peu cher pour de la revente sur un site français), produits peu à la hauteur des attentes, beaucoup trop cher et souvent des délais de livraison beaucoup trop longs. 

Être en phase avec les profils d’influenceurs·ses que vous choisissez pour vos produits et votre marque ! Choisir la qualité plutôt que la quantité !  

Être à l’affût des nouvelles tendances et des nouveautés sur les réseaux sociaux comme les Réels sur Instagram pour présenter vos produits. En effet, en choisissant les nouvelles tendances, votre marque sera à la page et ciblera la communauté de l’influenceur !  

Ce que recommande l’équipe :

Équipe
Équipe
Pour vous, manager :  

Les recommandations de toute l’équipe :  
“Nous vous conseillions de travailler dans la qualité et non dans la quantité ! Vos clients sont votre avenir !” 

Pour vous, consommateur·trice : 
“N’oubliez pas, les réseaux sociaux ce n’est pas la vraie vie. Beaucoup de côté positif et également négatif font partie du jeu. Avant d’acheter, renseignez-vous sur la marque et sur l’influenceur·se qui en fait la promotion.” Romane. 
 
“Le monde de l’influence grandit chaque jour, attention à ne pas mettre ses valeurs de côté pour gagner de la popularité. L’authenticité reste aujourd’hui une valeur qui vous garantira l’engagement des autres.” Julia. 
 
"Comme vous le savez, les réseaux sociaux sont virtuels. Retenez bien qu'il faut être méfiant avant de donner sa confiance, surtout à distance !" Clara. 
 
“Dans un monde où les intérêts et l’argent sont rois, il ne faut pas oublier de rester vigilent et méfiant en toute circonstance. C’est comme dans la vie quotidienne, il faut réfléchir avant d’agir, toujours se questionner sur les motivations d’une personne qui nous présente un produit ou une marque” Sarah. 
 
“Aujourd’hui nous pouvons tous devenir influenceurs sans réel talent mais sommes-nous aptes à juger des produits minceurs, des blanchiments dentaires ou bien encore des crèmes pour le visage ? La réponse est bien sûr non, alors n’oubliez pas que les réseaux ne sont pas uniquement remplis de professionnels” Mathilde. 
 
« Le marché du marketing d’influence est en forte expansion. Mais certaines limites sont à évoquer. Avec l’influence 2.0, il ne faut pas négliger la place de l’humain au sein du marketing. Pour évoluer, vous devez considérer la personne, pas la taille de sa communauté. » Lucas. 

Découvrez notre infographie !


Bibliographie

Balleys, C. (2018). Comment les adolescents construisent leur identité avec Youtube et les médias sociaux. Nectart, 6(1), 124133. https://doi.org/10.3917/nect.006.0124  

Chabot, N. (2018). Opinion | Marketing d’influence : sortir du piège tactique pour atteindre la maturité stratégique. Les Echos. Published. 

Desmoulins, L., Alloing, C., & Mohli, V. (2018). L’influence n’est-elle que donnée(s) ? Médiations et négociations dans les agences de communication « influenceurs ». Communication et organisation, 54, 2940. https://doi.org/10.4000/communicationorganisation.6692   

Doyle, C. (2020). Les influenceurs et leurs impacts sur les choix des consommateurs dans le contexte d’Instagram. Mémoire présenté à la l’École de Gestion en vue de l’obtention du grade de Maître en Administration - Marketing (M.Sc. Marketing). Published. 

Frau-Meigs, D. (2017). Les youtubeurs : les nouveaux influenceurs ! Nectart, 5(2), 126136. https://doi.org/10.3917/nect.005.0126  

Giannelloni, J.-L., & Vernette, E. (2009). Vers une nouvelle compréhension de l’influence des leaders d’opinion en marketing. Conference : 25ème Congrès Afm (Association Française du Marketing), 25. 

Guichard, N. (2004). Le monde des marques : Influenceurs influencés ? Médiamorphoses, 6772. 

Houbre, F. (2021, 10 février). Influenceur dropshipping sur Instagram : Est-ce une bonne idée ? Dropshipping sur Shopify : formation et aliexpress France. https://businessdynamite.xyz/dropshipping/influenceur-dropshipping/  

LeHuffPost. (2019, août 10). Qu’est-ce que le dropshipping, le business qui envahit le web? [Vidéo]. YouTube. https://www.youtube.com/watch?v=V6VbkCvaPI0&ab_channel=LeHuffPost 

Mondialisation. (2019, 23 septembre). Drop-shipping : comment des stars du web nous arnaquent en beauté. Mr Mondialisation. https://mrmondialisation.org/comment-des-stars-du-web-nous-arnaquent-en-beaute/  

Vernette, E. (2007). Le leadership d’opinion en marketing : une double force d’attraction et de conviction ? Conference : 6e congrès Tendances du marketing, Paris. Published. 

Romane Fongarnand
Notez
Lu 118 fois

Nouveau commentaire :

Editorial | Le Temps de l'Action | Le Temps des Equipes et des Projets | Le Temps de la Strategie | Le Temps des Valeurs | Futurologie | Web TV du Management | Chroniques impertinentes