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Les 4 Temps du Management - Réinventer le Management
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Les 4 Temps du Management

Les fondamentaux du management

Module 3 - Séquence 3.3 Effet Pygmalion et leadership


Objectifs pédagogiques de la séquence 3.3

Objectifs pédagogiques
Mettre en évidence la nécessité d'une espérance positive pour réaliser une haute performance
Proposer un auto-diagnostic des positions de vie à partir des théories d'Eric Berne

Programme
Qu'est ce que l'effet Pygmalion en Management
Test des positions de vie
Etude de l'effet Pygmalion en pédagogie
Lien entre effet Placebo et Espérance positive

Durée de la séquence : Entre 1h et 2h
 
 
 

Séquence 3.3 Effet Pygmalion et leadership


Pour approfondir


Exercices d'application (30')

1°) Faites le test des positions de vie de la page 23 à la page 25 du dossier du participant (Enfichier joint)
2° Dans votre vie professionnelle, dans quelles circonstances vous arrivent ils de manquer de confiance en vous?
3°) Que faites vous pour vous donner confiance en vous ? (Regardez la 3° vidéo sur la préparation mentale et émotionnelle des sportifs de haut niveau en natation)
4°) Votre séance de télécoaching sur skype pour en parler

Nick Vujisik : Un homme d'exception


Le pouvoir de l'expectation en management (en anglais)


La préparation mentale et emotionnelle des sportifs de haut niveau


Comment s'y prendre pour décourager ses troupes





Groupe ESC Clermont Business School
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Commentaires articles

1.Posté par Nicolas MALBURET le 07/01/2014 00:11 | Alerter
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Pour un manager, le fait d'être perçu par ses collaborateurs comme un leader offre de nombreux avantages.

Les leaders savent faire avancer leurs collaborateurs grâce à leur capacité d'influence, tandis qu'une personne n'ayant que des compétences managériales devra s'appuyer au final uniquement sur son pouvoir hiérarchique.

Savoir diriger, c'est obtenir d'adhésion de son équipe à sa vision, donner du sens aux actions de tous, tout en étant à l'écoute des besoins de chacun. Le leader apporte ce grand plus qui fait la différence, qui crée une véritable âme dans un service.

Par contre, on n'est pas leader dans l'absolu. D'autres paramètres viennent modifier les jeux de pouvoir. Le leadership se construit dans trois domaines : l'individu, la situation et le groupe considéré. Par exemple un manager qui sera leader parmi ses collaborateurs ne le sera pas nécessairement en compagnie de dirigeants de l'entreprise.

Et il ne faut bien sur pas tomber dans un "excès" de leadership : un manager ne peut pas se contenter d'entrainer et de motiver ses collaborateurs. Objectivité, rigueur et compétences managériales sont de mise. Au final, tout est question d'équilibre...

Nicolas Malburet

2.Posté par Antoine SOULARD le 07/01/2014 22:04 | Alerter
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Bonjour à tous,

En effet comme il est montré dans les articles, que l'on parle de l'image que l'on donne aux choses comme pour l'exemple des rats, des encouragements adressés à une équipe sportive ou alors de leur préparation mentale, il n'est plus à démontrer que le positivisme peut décupler nos performances, y compris quand celui-ci vient d'un environnement extérieur. C'est pourquoi il apparait comme nécessaire, (mais pas suffisant), pour un manager de savoir cultiver une image positive des travaux effectués, ou à effectuer en leurs donnant une finalité positive. Et l'homme y est particulièrement sensible. On pourra rappeler cet exemple de programmation neuro-linguistique du médecin face à un client régulier et difficile qui l'accueil une grand sourire aux lèvres avec une poignée de main vigoureuse en disant "Vous avez l'air d'aller mieux aujourd'hui!", face au même médecin qui l'accueil avec une moue de compassion en lui faisant une tape dans le dos et en lui disant "Alors que vous arrive-t-il encore aujourd'hui?". Ce n'est qu'une question d'attitude, mais les résultats sont flagrants, et il en est de même pour tout responsable d'équipe.

Ce qui est intéressant ici, c'est de ne pas oublier que les capacités humaines sont extrêmement larges et que notre esprit ne demande qu'à être stimulé pour accéder à cette dynamique vertueuse qui peut nous faire nous surpasser. C'est l'exemple de Nick Vujisik, cet homme tronc, qui démontre que même dans une position paraissant insurmontable l'esprit peut développer des capacités surprenantes de positivisme amenant à la réussite (ce qui est d'ailleurs aussi illustré par l'effet placebo). Ces capacités si elles sont cultivés par le manager et son équipe, participeront donc, non seulement à une meilleure efficience, mais aussi à savoir mieux être satisfait des travaux accomplis.

Hors tout l'enjeu est de réussir à prendre conscience de ces possibilités mentales par le biais du positivisme, si possible avant de les développer par instinct de survie face à des situations inextricables. Un nageur pourra gagner en se voyant submerger d'une motivation à toute épreuve en réalisant qu'il est en train de se faire doubler, cependant le même nageur qui a donc ces capacités de motivation fortes, partira avec une longueur d'avance s'il a pratiqué précédemment une mise en condition et préparation mentale.

Je me permets sur ce point d’apporter quelques précisions en tant que moi même hypnotiseur. Ces préparations mentales reposent sur de la mise en condition et de l'auto-suggestion. En hypnose une suggestion est tout simplement une proposition. Tout le problème est de réussir à faire accepter à l'esprit cette proposition. Car dans notre vie de tous les jours, nous n'avons conscience que de notre conscient, c'est de la que vient sa définition. Hors toute pensée consciente passe précédemment dans l'inconscient, mais toute pensée de l'inconscient ne passe pas forcement dans le conscient (actes manqués, lapsus révélateurs...). Seulement toutes ces forces positives dont nous parlons doivent naitres de l'inconscient, et nous devons donc passer consciemment la barrière du conscient pour arriver à travailler dessus, ce qui est un travail long et délicat. L'intérêt étant que l'inconscient est extrêmement plastique. Il suffit de voir par exemple à quel point des voyages dans le tiers-monde peuvent marquer durablement l'esprit qui a été confronté à la misère et aider même un esprit négatif à relativiser ses malheurs.

Travailler la plasticité de son inconscient est donc tout l'art de la mise en condition mentale d'un sportif par exemple. Celui-ci s'entraine, par le biais d'une concentration maximale, c'est à dire un état modifié de conscience, à accéder à ce qu'il y a de plus profond dans son esprit. Lors du jour j celui-ci qui se sera entrainé arrivera à retrouver consciemment, et rapidement, tout ce qu'il avait travaillé précédemment.

Il est donc essentiel pour un manager de connaitre ces données et de savoir qu'il est possible de mettre chaque jour en condition une équipe dans une attitude positive chargée de motivation. Mais que cela n'est pas une histoire d'un coup. C'est un travail régulier, de fond, qui aidera chaque jour à poser dans l'inconscient général (le mot est choisi) une bonne dynamique de travail. Tout l'intérêt de réussir à établir un tel climat devient alors de pouvoir s'autoriser des marges de manœuvres de critiques négatives, qui pourront devenir dans ce contexte relatif des critiques constructives, et stimulant d'autant plus un cercle positif vertueux.

C'est pourquoi il est essentiel pour un manager de travailler sur ses points de sorte de réussir à pratiquer cet art du positivisme relativement naturellement. Il ne pourra pas passer cet état d'esprit sans un travail préliminaire qui impose aussi une bonne connaissance de soi-même.
Le talent du manager résidera alors par la suite dans son aptitude d'une part à transmettre à son équipe ces formes d'attitude positive, mais aussi et surtout à les lui faire adopter.


Antoine Soulard

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