En pharmacologie, les médicaments doivent subir des tests de validation avant d'être mis sur le marché. Dans la plupart des expériences réalisées sur des patients, on constate une amélioration sensible des symptômes par la prise de médicaments dits
" placebos ". Ces médicaments sont présentés aux patients, au niveau du discours, comme ayant certains effets, alors qu'ils n’en n'ont en réalité aucuns. Il s'agit donc d'un phénomène de suggestion.
L'exemple de l'homéopathie est encore plus troublant, puisqu'en faisant la distinction entre les médicaments sans effets, les médicaments dits placebos qu'on présente aux patients comme ayant des effets alors qu'ils n’en ont pas (ils sont comme les premiers cités), et les médicaments ayant subis la procédure de fabrication " infinitésimale " (sans trace chimique) selon son fondateur
" Samuel Hahnemann ", on constate un impact plus important sur la 2° catégorie des médicaments par rapport au premier. L'efficacité des 3° est également supérieure aux deux précédents ; ce qui prouve que l'homéopathie a sans doute des effets spécifiques puisque les résultats sont meilleurs que les placebos.
Carl Simonton, cancérologue et radiothérapeute américain, met au point dans les années 1980 un accompagnement psychothérapique pour les malades cancéreux. Il constate que cette approche " psychologique " contribue à accélérer le processus de guérison dans de nombreux cas ou, du moins, à susciter un nombre de rémissions supérieures aux patients ne bénéficiant pas de cette aide.
Sa technique basée sur les techniques de visualisation et le dessin, est centrée sur l'exploration des représentations qu'a le malade de sa maladie, du traitement et du rôle des thérapeutes. En mettant à jour peu à peu la dimension symbolique qui est à l’œuvre dans cette situation, cette technique permet d'identifier les résistances inconscientes du patient. Le malade perçoit, alors, mieux comment il peut participer à sa propre guérison. Cette approche montre le pouvoir qu'à l'imaginaire sur le réel. La représentation plus ou moins positive qu'on a d'une situation, d'une personne, ou d'un objet conditionne la relation qu'on a avec elle et donc les chances de succès.
Une personne qui n'est pas, par exemple " bricoleuse " le sera d'autant moins qu'elle aura intégré cette image négative et qu'elle a été souvent en échec dans ces situations. On peut penser que cette dynamique négative fonctionne aussi dans l'échec scolaire. A force d'avoir de mauvaises notes, l'élève peut en arriver à perdre l'estime de lui-même et à croire qu'il est " un bon à rien ".
L'image négative qu'un sujet construit par rapport à un " objet " est appelé
l'effet " nocebo " Diverses études menées par des ethnologues ont montré par exemple que l'efficacité d'un thérapeute dépendait aussi de l'image positive ou négative qu'avait le patient du thérapeute et /ou du rituel.