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Les 4 Temps du Management - Réinventer le Management
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Les 4 TEMPS du MANAGEMENT
Il est temps de réinventer le management

Le Temps de la Strategie

3.34 Nouveau Monde, nouvelles opportunités pour l'économie française

La mondialisation de l'économie qui est apparue comme une calamité dans les années 2000 offre aujourd'hui des opportunités de développement économiques insoupconnées. Grâce à elle, plus de 2 à 3 milliars d'individus ont vu leur niveau de vie s'améliorer et leur pouvoir d'achat, pour certains d'entre eux, nettement progressé. Si nous parvenons à nous extraire de nos modèles passés et à adopter de nouveaux modes de penser, de belles perspectives sont devant nous. Le temps n'est plus à la désespérance mais au redéveloppement stratégique sur des bases nouvelles. Ce sont ces perspectives prometteuses que nous nous efforçons dans cet article d'explorer.


1. Les trentes glorieuses sont peut-être devant nous ?

- L’économie française à l’épreuve de la mondialisation

L'économie française connait aujourd'hui un affaiblissement continu de sa croissance (-0,1% en 2008 ; -3,1% en 2009 ; 1,7 en 2010 ; 0,1% en 2012) et une aggravation significative du chômage (10,6% au premier trimestre 2013). En perdant près de 50% de ses salariés entre 1971 et 2010, le secteur industriel est le plus touché. Par ailleurs, depuis 2002, le solde du commerce extérieur ne cesse de se dégrader pour atteindre fin 2012, 62 milliards d'euros. La France voit ses parts de marché se réduire pour passer en valeur de 5,1% des échanges dans le monde à 3,4%. Cette tendance se confirme également au niveau européen puisqu'elle passe de 8,5 % des échanges en valeur à 6,1 (Rapport Carrez - 3805 - Assemblée Nationale 2011). Selon le très sérieux classement de l'IMD, la France est passée de la 23° place en 2003 à la 29° place en 2012 (sur 329 critères).

- L’économie française a un problème de positionnement

Les causes de cette situation commencent aujourd'hui à être enfin bien identifiées. Selon Patrick Arthus et Marie Paule Virard (2012), l'économie française est positionnée sur un niveau de gamme moyen avec des prix relativement élevés. (L'exemple du secteur automobile est hélas de ce point de vue particulièrement éloquent). Ce positionnement ambigu l'amène à rencontrer de plein fouet la concurrence des pays à bas coût de main d'œuvre.

40 ans d'années d'échec de nos politiques économiques sur Vidéo Xerfi avec Patrick Artus

- Des choix stratégiques discutables

Les choix stratégiques qui ont été privilégiés jusqu'à présent pour préserver la compétitivité de la France apparaissent aujourd'hui comme plus que discutables. Certains dirigeants se sont acharnés à développer la productivité à outrance pour survivre dans la guerre des prix tandis que les gouvernements successifs ont choisi de relancer l'économie par des politiques keynésiennes financées par l'accroissement des dépenses de l'état et la relance de la consommation intérieure.Ces choix, à la fois micro-économiques et macro-économiques se traduisent fin 2012 par un déficit public cumulé de 1974 à 2012 de 1789, 4 milliard d'euros. Il était de 2 Milliards 686 000 en 1975 et de 82,7 milliards pour la seule année 2012.
La préférence française pour la compétitivité prix et la relance par la demande, si elle a permis de résister aux conséquences des différents chocs pétroliers (1973 - 1979 - 2008) et à celles de la crise des subprimes (2008 - 2009), n'a absolument pas contribuer à relancer la croissance. Or, la France a absolument besoin de celle-ci pour réduire le chômage et reprendre (ou tout au moins conserver) sa place dans l'ordre économique mondial.

- 4 leviers possibles pour le redéveloppement stratégique

Selon BFM, c'est en 10 ans, plus de 60 rapports qui ont été publiés sur la compétitivité des entreprises françaises. Des points vue très hétérogènes, voire souvent contradictoires ont été exprimés. On peut dégager, cependant, de ces travaux 4 pistes principales de redéveloppement :
- Christian Blanc (2002) montre clairement que dans une économie essoufflée par la guerre des prix, l'innovation à forte valeur ajoutée devient le facteur clé de succès sur lequel les managers doivent désormais se concentrer. Il faut donc s'orienter vers la compétitivité hors prix. Cela passe par la mobilisation de l'intelligence collective. Il propose de créer des clusters pour favoriser un rapprochement des entreprises entre elles et avec les laboratoires de recherche et ou les établissements d'enseignements. En 2011, les pôles de compétitivité ont labellisé plus de 2500 projets mais tous les analystes s’accordent pour considérer que les PME et encore plus les TPE sont sous représentées. Cependant, sur le plan de la recherche développement, des progrès significatifs peuvent être fait, car la France, malgré un taux d’épargne plus élevé que ses voisins européens n’a investi en 2011 que 2,25 % du PIB en deçà de l’objectif fixé par l’union européenne à 3% et surtout moins que l’Allemagne qui investit 2,82% la même année ou que la Suède qui y consacre 3, 37% de son PIB.
- Le Rapport Carrez (2011) met l'accent sur la faiblesse de notre commerce extérieur. Seules 5% de nos entreprises exportent des produits français. Il y a donc là un formidable levier de croissance, d'autant plus important à actionner que les nouveaux pays en développement (BRIC) connaissent aujourd'hui une évolution significative de leur pouvoir d'achat avec l'augmentation de leur PIB.
- Un récent rapport de la Fevad sur le e-commerce réalisé par Catherine Barba (2011) semble très prometteur pour les années à venir avec le développement des technologies mobiles et des réseaux sociaux. Un chiffre peut confirmer cet enthousiasme : en 2012, Le e-commerce en Europe a atteint 305 milliards contre 254 milliards en 2011. Cette forte dynamique de croissance devrait se prolonger au moins jusqu’en 2020.
- Le rapport de l’équipe de Christian de Pertuis démontre qu’entre 2020 et 2050 l’économie verte devrait générer de nombreuses innovations technologiques et par conséquent de nouveaux emplois

- La nécessité de sortir du paradigme de la compétitivité prix

Pendant les 30 glorieuses, il suffisait d’anticiper les besoins potentiels des consommateurs pour lancer une production de masse. La rentabilité reposait sur l’effet de volume. Cette conception s’inspirait des théories économiques dites de l’école classique (Smith, Ricardo, Marx), qui considéraient que la valeur d’échange d’un produit dépendait directement de la quantité de travail qu’il fallait fournir pour le fabriquer.
Dans une économie ouverte, ce modèle rencontre aujourd’hui, des concurrents redoutables capables de conjuguer les techniques de pointe les plus avancées avec un faible coût du travail. Il devient donc de plus en plus difficile, voire impossible, de se battre sur les prix. De nombreuses entreprises ont payé très cher, l’attachement à ce modèle, entraînant d’importantes destructions d’emplois.

- La nécessité de revisiter notre conception de la valeur

Pour survivre et se développer,Kim et Mauborgne (2005) nous conseillent de sortir au plus vite de ce qu'ils appellent " l’océan rouge " de la concurrence. Dans leur ouvrage traduit en 41 langues, ces 2 auteurs américains, invitent les entrepreneurs à orienter leurs stratégies vers plus de différenciation. Ils leurs proposent diverses méthodologies visant à créer de nouvelles offres ayant de la " Valeur pour le Client ". Pour être plus précis, c’est dans la pertinence du rapport entre l’utilité du produit ou du service avec son prix que réside désormais le succès d’une offre que le prix lui-même. Une entreprise comme Nespresso, filiale du groupe Nestlé a magnifiquement su combiner ces facteurs.
La mutation vers le modèle de la compétitivité hors prix repose sur une autre conception de la valeur. Cette conception dite subjective a été déjà été théorisée par des économistes hétérodoxes comme Anne Robert Jacques Turgot (1727-1781), Jean-Baptiste Say (1767-1832) ou Léon Walras (1834-1910). Elle propose de considérer la valeur non pas comme un ensemble de coûts qu’il s’agit d’additionner pour calculer un prix mais comme le résultat de 5 facteurs : le besoin, l’utilité, la rareté, du désir et certaines circonstances.
Dans cette nouvelle configuration, les acteurs économiques doivent envisager différemment l'action entrepreneuriale. Les épreuves subies par les entreprises " euthanasiées " par la compétitivité prix comme les survivants, nous montrent qu'il est temps d'adopter d'autres façons de concevoir le développement. Nous sommes, à l'évidence dans une métamorphose des paradigmes et des principes qui ont jusqu'à présent inspirés les stratégies de développement.

- La vocation des établissements d’enseignement supérieurs en sciences de gestion

Les sciences de gestion se définissent comme des sciences de l''action. Les établissements d'enseignement supérieurs ont pour vocation d'en assurer une la diffusion pour former des managers efficaces. ils ont un rôle essentiel à jouer dans l'anticipation des nouveaux modèles à promouvoir. C'est en tout cas l'engagement qu'à choisi d'affirmer le groupe France Business School à travers 6 constats déterminants pour le redéveloppement stratégique des entreprises françaises :
1°) L'affaiblissement progressif mais inexorable des indicateurs quantitatifs de l'économie comme la subjectivité des salariés caractérisée par la montée de la souffrance au travail sont des " signes signifiants " l'urgence de changer de modèle de développement.
2°) Dans une économie devenue " schumpétérienne ", il apparaît nécessaire de restaurer la figure de l'entrepreneur. C'est lui qui par son initiative et ses capacités heuristiques peut redonner un élan à une économie qui s'est appuyée pour résister sur des managers gestionnaires. Si ceux-ci ont eu leur utilité dans le modèle de la compétitivité prix et quand les entreprises voyaient leurs marges régresser, leur rôle semble moins prioritaire dans une économie de l'innovation qui repose, avant tout, sur la capacité de créativité des acteurs.
3°) Loin de constituer une malédiction définitive, la mondialisation offre de formidables opportunités de développement aux entreprises françaises. Il existe de nombreux besoins à couvrir dans les pays en développement où émerge peu à peu une classe moyenne avec un pouvoir d'achat grandissant. De réelles opportunités d'affaires peuvent donc être envisagées à ce niveau.
4°) En 100 ans, les sciences ont révolutionné la vie des individus et des nations ; A chaque fois, elles ont provoqué des points d'inflexions stratégiques majeurs qui ont permis la création de nouveaux marchés. Parmi celles-ci la révolution Internet est en train de modifier en profondeur les règles du jeu. Une petite entreprise, où qu'elle soit située peut vendre à l'ensemble de la planète ses produits.
5°) La sensibilité des consommateurs aux impacts écologiques des productions et des consommations constituent également un facteur sérieux à prendre en compte dans la conception des nouveaux produits et services.
6°) Enfin, ces changements ne peuvent vraiment être intégrés sans mobiliser de nouvelles ressources cognitives et concevoir de nouvelles façons d'exercer l’autorité.

Ces constats constituent clairement autant de métamorphoses auxquelles les entreprises et leurs dirigeants doivent se préparer.

2. Pourquoi choisir de se concentrer sur les PME, voire les TPE

- La passion téléologique des entrepreneurs

Les PME comme les TPE sont généralement peu présentes dans les clusters de compétitivité. Ce sont pourtant elles qui présentent le potentiel entrepreneurial le plus élevé. Souvent sous capitalisées, leur véritable atout repose sur " la passion téléologique " du dirigeant. C’est en tout cas le point de vue de Jean-René Fourtou et Jean-Christian Fauvet qui distinguent " l’entrepreneur " de l’agent, au sens sartrien du terme, dans la mesure où il refuse de subir l’histoire mais au contraire tente de la créer.

L’acte d’entreprendre exalte le sentiment d’exister et l’emporte sur la jouissance de l’instant présent. L’entrepreneur est constamment dans une projection vers le futur. Entreprendre est toujours un effort vers une fin jamais atteinte mais qui place l’individu en mouvement. Toute entreprise est un défi au présent. L’entrepreneur mettra toute son énergie dans l’action pour que son rêve devienne réalité et ne soit pas illusion. Pour un entrepreneur " la passion du projet l’emportera toujours sur la raison du budget " (- Alter, 2000, ? -)

La dynamique entrepreneuriale reste largement une terra incognita et la logique " compétence ") si adaptée pour définir le manager gestionnaire semble peu opérante pour caractériser la capacité à entreprendre. L’alchimie du capital et du travail ne peut se faire sans la médiation pneumatologique de l’entrepreneur. C’est son désir persévérant qui rend possible cette impossible association, car pour que le rêve devienne réalité, il faut en effet insister, persister. Il faut du temps pour que l’esprit s’incarne dans le réel. L’entrepreneur est toujours à l’origine de quelque chose. Par son initiative, " il déplie l’être, le sort de ses plis ; ou mieux c’est l’être qui se déplie à travers lui " (Leibniz,1691). Entreprendre est une aventure existentielle dans laquelle l’individu risque son capital, son identité et l’estime de lui-même. C’est une expérience extrême (Lièvre, 2004), qui engage la profondeur de sa conscience. On ne peut y entrer sans un désir ardent.

- Keynes ou Schumpeter, il faut choisir !

Les théories économiques se sont peu intéressées à ce facteur. Elles se présentent généralement de façon abstraite et désincarnée. La théorie classique est de ce point de vue particulièrement négligeante : Elle met exclusivement l’accent sur l’équilibre entre l’offre et la demande, sans jamais évoquer l’acteur. Pourtant l’économie est avant tout l’expression de la passion. C’est le grand mérite d’un économiste qualifié d’hétérodoxe comme Schumpeter d’avoir remis en exergue le rôle central de l’entrepreneur dans la création de richesse. " L’entrepreneur est un homme dont les horizons économiques sont vastes et dont l’énergie est suffisante pour bousculer la propension à la routine et réaliser des innovations ". Schumpeter (1911 in Théorie de l'évolution économique). Pierre André Julien et Pierre Marchenay (1997) résument parfaitement cette fonction sociétale : " L’esprit d’entreprise peut être défini comme l’aptitude d’un individu, d’un groupe social, d’une communauté à prendre des risques pour engager des capitaux (pour investir, voire s’investir) dans une sorte d’aventure (" une entreprise "), consistant à apporter quelque chose de neuf (l’innovation), de créatif, ceci en employant et en combinant de la façon la plus performante possible des ressources diverses ".

- Le réveil des projets économiques dormants

C’est sur cette hypothèse que nous avons déjà travaillé dans les années 1995-1997 en mettant en place un projet innovant en matière de création d’emplois. Ce projet financé à l’époque par la DRTEFP d’Auvergne consistait à faire " émerger " sur un territoire un certain nombre de projets économiques dormants. L’action recherche a commencé par un sondage sur plus de 2200 entrepreneurs du territoire. 120 entrepreneurs de PME ont répondu positivement à cette offre en acceptant d’être visités par une équipe de consultants. 30 projets innovants ont été modélisés dans les règles de l’art et une vingtaine ont été mis en œuvre par des cadres au chômage (de longue durée) qui ont accepté de passer en dépense active, avec l’appui des pouvoirs publics, en s’investissant dans le projet. En cas de réussite du projet, les entrepreneurs s’engageaient à embaucher le cadre qui s’était consacré à son développement. Cette démarche a permis la création de 20 emplois de cadres à partir d’une logique de création d’activités nouvelles. C’est d’une certaine façon certains aspects de ce projet qui sont repris dans cette proposition en insistant plus particulièrement sur deux éléments à l’époque moins évident : la compétitivité hors prix et le choix des managers de projet (Casalegno, 2011).

- Le plus fort potentiel de création d’emplois se trouvent dans les PME et TPE

Il est intéressant d’observer que cette expérimentation a porté pour la totalité sur des entreprises de 20 à 49 salariés. La sélection par la taille s’est opérée de manière spontanée, sans qu’elle soit préméditée. Cela semble confirmer les travaux de Frédéric Bougrain (2004 :147-164) qui a constaté que sur 313 projets déposés à l’ANVAR, c’étaient les entreprises de 20 à 49 salariés qui proposaient le plus de projets. On peut poser l’hypothèse que c’est certainement sur ce segment que le potentiel entrepreneurial est le plus élevé et donc les sources de création d’emplois les plus importantes.
Par contre, le taux de succès des projets est moins élevé que celui des entreprises de 50 à 99 salariés ou celles qui sont intégrées dans un groupe régional. Ce qui prouve qu’elles ont une force entrepreneuriale plus grande mais qu’elles ont besoin d’appuis conseil pour réussir à conclure positivement leur démarche.

- Sur la durée, ce sont les Pme et Tpe qui sont le plus créatrices d’emplois

Sur le plan de l’emploi, il est utile de rappeler que les PME, au sens de l’Insee (entre 1 et 499) représentent 99,9% des entreprises contre seulement 1% pour celles de 500 salariés et plus. Elles représentent en termes d’emplois 70,3% de l’effectif salarial avec une augmentation significative depuis 1976 du nombre de création d’emplois pour les micro-entreprises de 1 à 9 salariés et les PE de 10 à 49 salariés. (Divry, Trouvé, 2004). Les taux d’emplois sont en effet passés entre 1976 et 2000 de 18,4% à 24,6% pour les PME de 1-9 salariés, de 24,6% à 28,2 % alors qu’il a régressé sur cette période pour les entreprises de 200 à 499 en passant de 14,1 à 12, 7% et pour les entreprises de 500 salariés et plus, il est passé de 20,7 à 11,6%. Il a peu progressé dans les entreprises de 50 à 199 salariés avec un taux de 22,2 à 22,8%. Sur la durée, ce sont bien les PME et les TPE qui ont été les plus créatrices d’emplois. (Traitement des sources Unedic - 2001). C’est donc bien sur elles qu’il serait utile de concentrer les efforts.

3 Clarifier ce qu’est l’innovation

Le fil conducteur privilégié dans ce programme est l’innovation. Cependant, il est important de préciser ce terme car dans l’expérience " Emergence " (comme dans celle d’Ardan à laquelle nous avons également participé), ce terme à fait l’objet d’une certaine confusion.

- Effort de définition

On distingue traditionnellement " l’innovation incrémentale " de " l’innovation de rupture ". L’innovation incrémentale se traduit par des modifications progressives et continues dans les activités tandis que l’innovation de rupture repose un changement plus radical dit de " niveau 2 ". Une démarche qualité, par exemple, relève d’une orientation incrémentale. Il en est de même d’une nouvelle approche très appréciée actuellement dans de nombreuses entreprises : " Le Lean Management ". D’inspiration japonaise (Kaizen), celle-ci consiste à définir chaque jour de petits progrès qui donnent lieu à une évaluation quotidienne.
Ce type d’innovations introduit certes du " neuf dans un contexte " établi " (Bienaymé, 1994) mais ne change en rien les fondements du système. Il s’agit davantage d’une orientation productiviste qui génère à ce titre peu d’emplois, voire parfois le contraire.
L’innovation de rupture se caractérise, au contraire, par l’introduction d’un changement radical soit au niveau des activités (produits ou services), soit au niveau des marchés (Export), soit au niveau des modes de distribution (E-commerce), ou encore mieux les 3 à la fois. Elle est indissociable d’une recherche de plus grande valeur ajoutée. Elle s’inscrit en ce sens dans le modèle de la compétitivité hors prix.

Ce modèle est porteur en lui-même d’une rupture avec celui qui a été jusqu’à présent privilégié, pire encouragé par les institutions.

- Sortir du prêt à penser académique

Dans cette nouvelle perspective, Il ne s’agit plus d’accroître les parts de marché de l’entreprise mais d’inventer de nouvelles sources de création de valeur. Cette orientation privilégie avant tout les capacités d’exploration plutôt que celles d’exécution, jusqu’à présent valorisées. Cela passe par une plus grande compréhension, voire intuition des besoins potentiels des clients non encore pourvus par les offres existantes. C’est une approche qui sort du prêt à penser académique, souvent dogmatique pour mobiliser l’inventivité.
L’approche classique est très largement inspirée d’une conception concurrentielle et quantophrénique de la stratégie. Elle propose de se comparer en permanence aux concurrents (Benchmarking) pour tenter de lui prendre des parts soit en le dominant par les coûts soit par la différenciation. Dans les deux cas, les compétiteurs sont enfermés dans le même paradigme. Peu à peu les marchés se saturent, l’offre dépasse la demande entrainant une intensification de la lutte concurrentielle qui conduira à l’effondrement des plus faibles.

- Concevoir une stratégie " océan bleu "

Kim et Mauborgne proposent de s'affranchir de cette conception darwinienne " d’océan rouge ". en créant des " océans bleus ". Il faut pour cela, disent-ils, effectuer " des sauts de valeur " en suscitant une demande entièrement nouvelle. De nombreuses entreprises ont déjà ouvert la voie. Parmi les plus grandes et les plus célèbres, on peut citer Apple, Body Shop, EBay, Swatch, Nespresso ; parmi les PME, on peut mettre en valeur celles qui ont su résister au tsunami de la mondialisation comme Thuasne dans le textile ou, Parrot dans l’électronique.
La création de saut de valeur consiste à proposer aux marchés des singularités qui permettent à la fois de capter l’attention des clients actuels et surtout de réveiller celles des consommateurs potentiels. Cela suppose que les acteurs aient la capacité d’entrer en divergence avec les règles du jeu dominantes. Cette conception stratégique fondée sur la singularité est particulièrement adaptée aux petites organisations (Marchesnay,2004) qui n’ont généralement pas les ressources financières suffisantes pour se positionner sur les marchés de masse mais dispose de " spécificités qu’on ne trouve souvent nulle part ailleurs " pour occuper des niches.

- " Small is beautifull "

Dans une grande entreprise, c’est généralement au service de R & D, qu’on confie la mission de créer de nouvelles sources de création de valeur. Dans une PME, voire une TPE, les processus d’innovation sont plus imprévisibles. Même si, c’est souvent le dirigeant qui les énoncent, elles sont la plupart du temps des " intuitions créatrices " qui émergent de l’effervescence des interactions sociales collectives.

L’ambition du programme Mutatis est précisément de réveiller ces intuitions créatrices, de les analyser, de les hiérarchiser pour les transformer si besoin en projets concrets créateurs de richesse et d’emplois.

4 Contre le chômage, on a tout essayé…, sauf ce qui marche !

Pour lutter contre le chômage, de nombreuses politiques ont été mises en œuvre sans toutefois donner des résultats durablement satisfaisants.

- Rapide histoire du chômage :

Entre 1945 et 1975, le taux de chômage est faible (2% en moyenne) tandis que le taux de croissance économique se situe entre 5 et 7%. Le premier choc pétrolier (1973) et surtout le second (1979), associés à une montée de la concurrence vont remettre en question cette situation confortable dite de " plein emploi ". C’est, en effet, à partir de cette période, que le nombre de chômeurs va passer de 100 000 en 1973 à 3,224 millions en mars 2013. Depuis 1984, le taux de chômage n’aura jamais été inférieur à 8%. La moyenne des 3 dernières années (2010-2012) aura été de 9,7%.
Ces chiffres ne reflètent que partiellement l’ampleur du problème puisqu’il n’intègre pas les personnes en formation, ni les personnes en temps partiel subi. En réalité, si on prend en compte les catégories A, B, C on arrive à un total cumulé de 4,7millions de salariés en " mal emploi " (sur une population active de 26 millions de salariés).

- Quelques caractéristiques du chômage de masse

Le chômage des plus jeunes (15-24 ans) comme celui des séniors connait également une progression sensible : + 9,8% pour les premiers et +15,1 % pour les plus de 50 ans fin 2012.
Pour 53 % des chômeurs, la durée du chômage dépasse 1 an et 18,6% elle est de plus de 2 ans. 31% de cette catégorie ont plus de 50 ans.
Les cadres connaissent une situation moins problématique. Ils représentent 17,4% de la population active et leur taux de chômage n’est que de 4%. Il était cependant de 3,8 en 2011.
Les perspectives pour l’année 2013 recensés par l’enquête " Besoins en Main d’œuvre " réalisé par Pôle Emploi confirme cette mélancolie puisqu’on constate une légère baisse des intentions d’embauche, plus forte évidemment dans les secteurs et régions industriels. Les cadres ne seront pas épargnés puisqu’on constate un recul des intentions les concernant par rapport à 2012.

De façon générale, il faut bien conclure que la plupart des indicateurs de l’emploi sont dans le rouge.

- Tour d’horizon des politiques de l’emploi mis en œuvre à ce jour

L’historique des différentes mesures qui ont été mises en place pour favoriser la création d’emplois ou sa défense depuis 1993 est très révélateur de la conception du modèle de compétitivité qui a inspiré les différents gouvernements qu’ils soient de droite comme de gauche.
Toutes les mesures proposées reposent principalement sur l’allégement des cotisations sociales, c’est-à-dire sur la réduction du coût du travail considéré comme la principale cause de la perte de compétitivité des entreprises françaises.
- En 1993, c’est la loi Balladur qui entraîne une réduction totale des cotisations d’allocation familiale, ce qui représente un allégement de 5,4% du coût du travail
- En 1996, c’est la Loi Juppé qui prend le relais en ramenant les charges sociales des salaires inférieurs à 1,33 du smic à 28% au lieu de 38%.
- En 1998, puis 2000 ce sont les Loi Aubry 1 et 2 qui accordent aux entreprises acceptant de diminuer leur temps de travail une baisse des cotisations supplémentaires de 29%
- Enfin en 2003, c’est la Loi Fillon qui vise à unifier les mesures très hétérogènes favorisées par la mise en place des 35h permettant une baisse des cotisations de 26% pour les salaires ne dépassant pas 1,6 fois le SMIG. Une majoration de cet allégement est également attribuée en fonction de la taille de l’entreprise. Les 4 premières heures supplémentaires par semaine ne seront également pas soumis à cotisation ni à l’imposition.

Pour résumer cette analyse entre 1993 et 2003 le cout du travail a été baissé de 19,4%.

Cette observation amène plusieurs remarques :
- Dans certains secteurs particulièrement exposés, ces allégements n’ont pas, pour autant, permis d’éviter la destruction de nombreux emplois. L’exemple du textile est à ce sujet particulièrement révélateur puisque la filière comprenait en 1990 encore 589000 salariés pour se retrouver en 2013 à 60 000. Ces allégements ont visiblement eu un rôle plus défensif qu’offensif.
- Ils ont encouragés implicitement les entrepreneurs à persister dans la compétitivité prix alors qu’il aurait été plus pertinent, à cette époque, d’aller vers le hors prix. Il en était encore temps…
- L’allègement des cotisations sociales n’est pas sans conséquences sur la rémunération différée que représente la protection sociale. En privilégiant cette source, on puise en réalité sur la valeur crée par le travail pour le salarié. Dans ce modèle, ce sont en réalité les salariés qui financent partiellement le modèle de [la compétitivité prix.
- Par ailleurs avec l’allongement de la durée de la vie et l’augmentation inéluctable des dépenses de santé et de retraite, les besoins en financement de la protection sociale ne peuvent que s’accroître. Continuer à réduire les cotisations sociales liées au travail semble donc paradoxal. Des propositions ont été faites pour trouver d’autres modes de financement comme l’augmentation de la CSG ou encore la TVA dite sociale mais les marges de manœuvre sont aussi à ce niveau limitées car elles engendreraient une diminution du pouvoir d’achat et ou une augmentation des prix.
- Plutôt que de réduire le coût du travail, la question qui se pose vraiment c’est bien de donner plus de valeur au travail en offrant des produits et de services de valeur. Les pays d’Europe du Nord ont d’ailleurs ouvert la voie car leur modèle économique est précisément orienté dans cette direction depuis longtemps.
- Le tout récent " Pacte national pour la croissance, la compétitivité et l’emploi " semble infléchir cette orientation exclusivement concentrée sur le modèle de la compétitivité prix. Il incite les entreprises à développer l’innovation par le biais d’un " Crédit Impôt pour la Compétitivité et l’Emploi " (CICE) qui offre un crédit d’impôts équivalent à 4% de la masse salariale en 2013 et 6% en 2014 pour tous les salaires inférieurs à 2,5 fois le Smic Euros. Il crée également une Banque Public d’Investissement dont la vocation sera de soutenir les projets de développement proposés par les entreprises.

Ces deux mesures phares parmi les 35 envisagées rejoignent l’analyse qui inspire le projet Mutatis. Celui-ci peut compléter heureusement ces dispositifs, notamment pour les PME qui auront moins de ressources internes pour développer leurs projets.

5 Pour développer des projets innovants, il faut aussi du temps et des compétences disponibles

- Les PME sous souvent confrontées à une très forte pression du quotidien

Si les PME sont des espaces de créativité, elles sont souvent sous la pression du quotidien. Une enquête longitudinale sur10 ans que nous avons réalisée avec l’Institut de l’Expansion entre 1996 et 2010 a montré que le rapport aux temps n’est pas sans lien avec la façon dont les entreprises fabriquaient leur valeur ajoutée. Les dirigeants qui étaient inscrits dans la compétitivité prix se caractérisaient par une pression perçue très forte laissant peu de disponibilité pour penser le futur. A contrario, les dirigeants d' entreprises dont la valeur ajoutée était forte disposaient d’une plus grande disponibilité pour se consacrer à l’anticipation. Les premiers se déclaraient enfermés dans une logique de réactivité alors que les seconds se situaient davantage dans une logique de pro-action.
Sur les 6000 entreprises interrogées, 85% d’entre elles se considéraient être dans le court terme. Cette situation organisationnelle n’est pas sans lien avec la difficulté à développer des projets relevant du moyen long terme. La plupart du temps, les dirigeants interrogés avouaient avoir de réelles difficultés à libérer du temps pour se consacrer aux projets futurs ou à trouver des collaborateurs disponibles pour cela. Seules les entreprises ayant une valeur ajoutée plus forte que celles de leurs concurrents déclaraient pouvoir consacrer du temps à l’anticipation et avoir les ressources pour le faire.

- La nécessité de trouver des ressources disponibles en temps et en compétences

En matière de temps, Robert Castel) distingue " les individus par excès " et " les individus par défaut ". Cette métaphore est intéressante pour caractériser les acteurs sur occupés (au point parfois de risquer le " burn out ") et ceux qui en déficit d’activités. La démarche Mutatis repose sur la conciliation des temps entre ceux qui en possèdent et ceux qui en manquent, entre ceux qui sont dans l’hyperactivité et ceux qui sont en attente ou en inhibition d’action.
Si les entreprises manquent de temps, elles n’ont, par ailleurs, pas toujours les compétences) disponibles pour développer des projets innovants. C’est pourquoi, il est nécessaire de chercher ailleurs ces ressources. Les étudiants des grandes écoles comme les cadres au chômage disposent de temps et de compétences adaptés à ce type d’enjeux.

En résumé : 4 leviers pour redévelopper la compétivitivité des entreprises françaises

Le maintien et plus encore le redéveloppement de la compétitivité des entreprises françaises reposent sur au moins 4 facteurs bien identifiés :
- La compétitivité hors prix qui consiste à créer plus de valeur pour le client, le rendant ainsi moins sensible au prix
- L'exportation : seulement 5% de nos entreprises exportent. Il existe donc un formidable levier de redéveloppement en exportant le " made in france " dans les pays en développement dont le pouvoir d'achat est en croissance permanente favorisant l'émergence d'une classe moyenne
- L'orientation sur le E-commerce dont la croissance moyenne ces 3 dernières années a été de 84%
- L'intégration dans la conception des produits et des services de la dimension " développement durable "


 

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Commentaires articles

1.Posté par Julien Livertout le 27/01/2019 10:40 | Alerter
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merci pour cet article éclairant. Il apparait que pour changer de paradigme, la gestion du temps et des compétences sont deux piliers indispensables. S'extraire de l'immédiateté et de la gestion du court terme et prendre du temps créatif est souvent perçu comme une perte et non un gain. C'est un temps qu'il faut valoriser en formant les managers et leurs collaborateurs et en rendant disponible des articles comme celui-ci. Le temps créatif, co-construit, n'est possible que si les participants acceptent devant les autres de valoriser leur singularité et d'émettre des idées quelquefois faussent, qui ne seront pas forcément retenues mais qui nourriront le projet. Le statut de l'erreur est peut être aussi un obstacle à prendre en considération pour comprendre pourquoi ces temps sont négligés.

2.Posté par Julien CHATARD le 27/01/2019 12:19 | Alerter
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Effectivement Julien Livertout cet article est très intéressant. Il reprend aussi des notions du cours d'Economie de Pierre Caumont vu en certificat 1 de l'EMM4.
Il remet en cause grandement notre modèle économique à la française et traduit un échec des politiques successives depuis les chocs pétroliers et la montée du chômage en masse. Cette économie sous perfusion selon le modèle Keynes est un échec et nous devons passer sur un autre modèle.
Nous ne devons plus développer des entreprises situées en moyen de gamme mais plutôt nous tourner soit sur le low cost soit sur le haut de gamme. Nous devons sortir de cette compétitivité prix pour aller sur le hors prix. (Océan rouge vers océan bleu)
Pour cela les entreprises doivent se donner les moyens en capital humain et en capital temps, sortir du quotidien pour prendre de la hauteur et organiser des groupes de réflexion qui englobent l'ensemble des collaborateurs qui veulent se donner les moyens de réfléchir. (Méthode phosphoriales par exemple vu avec JC Casalegno en cours EMM4).
Sans ce changement de paradigme nous ne pourrons faire muter notre économie.

3.Posté par DREUX-ZIGHA Assia le 27/01/2019 15:11 | Alerter
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A la lecture de cet article, l’innovation avec un saut de valeur parait comme un levier important pour la métamorphose des paradigmes. En effet, la course perpétuelle entre concurrents pour des marchés existants avec une marge de valeur limité n’est plus rentable économiquement. Sortir du cadre et développer des produits/services innovants pour des clients non encore pourvus par les offres existantes semble être la solution d’avenir pour relancer une économie durable. Depuis 2013, la Tribune encourage les créateurs d’entreprise à innover, à mettre au point de nouvelles technologies et des services nouveaux. En 2014, la mise en place du réseau SATT (Sociétés d’Accélération du Transfert de Technologies) a pour mission d’accroitre l’innovation et le transfert de la recherche académique française vers les entreprises. L’accompagnement et le soutien de l’innovation sont déjà amorcés au niveau national mais requièrent encore plus de moyens et de développements. La Corée du Sud, premier pays à avoir instauré un ministère de l’Economie de la connaissance, exporte aujourd’hui davantage que toute la fédération de Russie, alors même qu’elle compte presque trois fois moins d’habitants et possède un territoire 171 fois plus petit. L’économie de la connaissance serait une opportunité d’avenir pour l’économie française.

4.Posté par Carole Normandin le 27/01/2019 22:28 | Alerter
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De la prise de conscience à l’action !
Cet article est particulièrement édifiant quant au positionnent actuel de l’économie française et à l’échec des différentes politiques économiques menées depuis 40 ans soutenant la compétitivité prix et cela sans effet pour autant sur la relance de la croissance. Mais heureusement certaines entreprises ont déjà amorcé la transformation des modèles et pris le tournant de la compétitivité hors prix avec succès ! Pour cela, il faut sortir d’un cercle vicieux qui prône la productivité coûte que coûte, la lutte acharnée en matière de concurrence sur des marchés qui se saturent, pour aller vers un cercle vertueux qui nécessite de définir des stratégies à moyen et long terme, de repenser et repositionner les produits et services de l’entreprise, de définir les nouveaux marchés potentiels, d’intégrer les nouvelles technologies et surtout de donner du sens et de la valeur à l’entreprise !
« Ce que les gens achètent, ce n’est pas ce que vous faites, mais pourquoi vous le faites. » Simon Sinek (le cercle d’or https://www.ted.com/talks/simon_sinek_how_great_leaders_inspire_action)
Cette création de valeur pour le client ne peut passer que par de nouvelles méthodes de management et par la prise en compte du capital créatif et humain des salariés qui composent l’entreprise. Il est donc primordial que chaque salarié puisse avoir la possibilité d’exprimer ses idées et de contribuer aux processus d’innovation.
Mais le passage de la théorie à la pratique reste un véritable défi pour les entreprises !

5.Posté par XAVIER AUBESSARD le 28/01/2019 10:53 | Alerter
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Cet article pointe l'inefficacité des différentes mesures mises en place pour la création d'emploi ou sa défense. Il met en exergue la nécessité de sortir du paradigme actuel où la politique des entreprises est encore très axée sur la compétitivité prix, l'atteinte des objectifs. Cette course "aux prix" face à des pays comme la Chine ou l'Inde semble perdue d'avance. Il paraît évident que le salut de l'économie Française se trouve ailleurs, il est nécessaire de se démarquer des autres en créant de la valeur. On peut noter que depuis quelques années l'innovation est encouragée dans les grosses entreprises mais il est loin d'être évident de libérer l'imaginaire. Les organisations doivent muter progressivement d'un système guidé par les objectifs à une libération du savoir être de chacun. Michel HERVE (président du Groupe HERVE) estime par exemple que le travail de demain sera axé sur la capacité à faire du travail émotionnel. L'enrichissement d'une entreprise, sa réussite, passera par sa différence, sa singularité. L'économie de rareté semble être une clé du développement.
L'article met en évidence une autre problématique c'est celle du temps. Dans les entreprises, pour libérer l'imaginaire, phosphorer et créer de la valeur ajoutée il est nécessaire d'avoir ce crédit temps. Une entreprise dont le modèle est entièrement basé sur la compétitivité prix peut difficilement laisser ce temps à ses collaborateurs. On note une prise de conscience des entreprises dans ce domaine mais la mutation vers un modèle plus enclin à favoriser le travail collaboratif à accompagner les salariés dans leurs idées et les développer sera longue. Enfin et pour conclure, cette métamorphose devra sans aucun doute tenir compte de l'aspect développement durable qui sera à coup sûr au cœur des préoccupations avec les effets du réchauffement climatique et devra composer avec l'intelligence artificielle. La création de valeurs dans les entreprises ne pourra se faire qu'en donnant du sens aux salariés et en libérant leur savoir être. Cet article est très enrichissant car il démontre l'urgence de changer de modèle, ce changement nécessitera aussi de manager autrement en cultivant l'imaginaire de chacun: source de l'innovation.

6.Posté par Magali Sauvagnat le 28/01/2019 11:34 | Alerter
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Cet article est très intéressant, il vient renforcer la vision de l'économie de la connaissance, comme nouveau modèle de croissance. Les politiques mises en place depuis 40 ans ne répondent plus aux besoins et aux schémas de fonctionnement actuels. Le model basé sur le prix ne fonctionne plus, il va falloir orienter des stratégies de développement hors prix et d "Océan Bleu".
L'économie de la connaissance est un levier de croissance. L'action mise en place avec les PME Auvergnates me parle plus particulièrement. Pour accompagner depuis presque 10 ans des demandeurs d'emploi sur le territoire Auvergnat, cette initiative me semble très intéressante. Aider les PME en croisant les facteurs innovation et recrutement est un model qui permet de dynamiser le territoire, en ouvrant le champs des possibles. Aujourd'hui avoir les bonnes ressources et pouvoir prendre le temps de réfléchir au long terme est un luxe pour les PME et TPE. La participation a de tels projets pour les étudiants ou les cadres en recherche d'emploi est un réel point fort dans leur parcours ; permettant une valorisation de soi à un moment ou les transitions remettent souvent en cause la confiance qu'ils peuvent avoir en leur valeur. Autre point, qui me parait essentiel, c'est la formation des managers de demain, une formation qui sort du formatage gestionnaire et qui met l'Homme et sa créativité au centre du management. "Aujourd'hui la véritable richesse n'est pas concrète, elle est abstraite " Rapport Levy et Jouyet dans l'économie de l'immatériel, la croissance de demain 2006. Reste a mettre en place les actions qui permettent de passer de la théorie à la pratique, des bancs des écoles et universités au terrain.

7.Posté par David DOISNEAU le 28/01/2019 22:56 | Alerter
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Cet article résume parfaitement le dilemme rencontré aujourd’hui par les entrepreneurs, les indépendants, les ouvriers, les politiques, les chômeurs … plus globalement l’ensemble des Français. A juste titre l’auteur démontre avec force l’urgence de la prise de conscience collective nécessaire pour insuffler à nos entreprises le virage indispensable à leur survie quel que soit leur taille.
L’auteur pointe la fuite en avant que l’ensemble de notre système économique (y compris nos politiques) a suivi en se basant sur un modèle dépassé et qui tend à agoniser. L’approche de la compétitivité « hors prix » est l’écho du changement profond à apporter, et l’illustration des pays d’Europe du nord est un bon exemple qui peut nous rassurer que des solutions existent. Il est intéressant de noter les pistes proposées dans cet article pour provoquer le sursaut du changement :
- L’augmentation du commerce extérieur !
- Le développement du E-commerce !
- Développer l’innovation à forte valeur ajoutée (innovation de rupture !)
- Le développement de l’économie verte !
Ces pistes sont des axes sur lesquels nos entreprises peuvent se concentrer pour trouver de la valeur. Je porte moi-même au quotidien 2 de ces valeurs étant intrapreneur sur une innovation de rupture dans le cadre de l’économie verte.
Toutefois, au regard du changement profond et sociétal nécessaire à notre avenir. Il me semble important de mettre en résonance deux points délicats de ce changement. Le premier concerne la grande majorité de nos PME et TPE qui n’ont pas, pour une grande partie d’entre elles, la conscience de ce changement (ou au moins comment l’aborder). Deuxièmement, les prémices de l’enseignement d’un nouveau mode de pensée commencent tout juste à être enseigné (par exemple dans les écoles de commerce) mais ne le sont toujours pas dans la majorité des cycles d’apprentissage (collège, lycée, faculté). On peut voir que les cours sont tous enseignés exclusivement matière par matière (français, mathématique, histoire, etc …). On peut croire que développer une pensée systémique devrait probablement passer par un apprentissage systémique. A ce jour peu il n’existe pas, à ma connaissance, d’apprentissage permettant de développer son intelligence systémique (par exemple des cours de résolution de problème pluridisciplinaire). Il me semble donc, que pour atteindre ce changement recherché et l’inscrire profondément dans notre adaptation, il faudra nécessairement passer par un changement radical de nos modes d’apprentissage.

8.Posté par Ribière Bruno le 30/01/2019 16:04 | Alerter
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Cet article présente de nouvelles perspectives sociétales et de nouveaux paradigmes en matière de modalités de gestion des entreprises.
Si les tendances économiques sont plutôt alarmistes, l'analyse des causes de cette situation peut nous permettre d'envisager de nouvelles perspectives et donc de nouvelles stratégies.
La stratégie de positionnement sur le marché dans une logique de compétitivité par le prix semble avoir appauvri la créativité des entreprises et semble ne plus porter ses fruits. Quatre leviers semblent pouvoir être désormais des facteurs de relance: l'innovation par la dynamisation de l'intelligence collective, le commerce extérieur, le e-commerce et l'économie verte.
Il est donc urgent de sortir la "compétitivité prix" et de créer les cadres et les contours pour générer une dynamique groupale en entreprise qui entraîne une compétitivité des idées. Ici, il s'agit d'une quête du sentiment de satisfaction et non d'une guerre des prix. C'est alors, pour reprendre S.Resnik, plus "le style de l'entrepreneur" qui compte, que sa capacité à contrôler et maîtriser la productivité de son entreprise. Il n'y a pas une manière de manager mais des styles de manager.
Donc: soyons créatifs et sublimons nous!
Merci pour ce texte qui nourrit la réflexion quant aux perspectives.

9.Posté par Karine LABARRE le 01/02/2019 20:04 | Alerter
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Merci pour cet article qui donne du sens et de la valeur à la créativité. Deux notions absolument centrales dans mon esprit pour s’épanouir dans son travail et être en constante évolution.
Ces prises de conscience sur les limites de notre modèle économique basé sur la compétitivité à tout prix permettent de faire émerger de nouvelles formes de pensée. Mais pour changer de paradigme, le chemin à parcourir dans les mentalités de beaucoup d’entreprises risque encore d’être long.
Notre entrée dans l’ère du digital va forcément changer la donne. Cet article me conforte dans mon choix d’avoir repris mes études et intégré l’EMM. Je pense que nous sommes à l’aube de grands changements, et que pour pouvoir les comprendre et y contribuer il faut être armé ! Avant le grand saut dans "l’océan bleu", autant apprendre à nager !!!
Votre article me permet de prendre conscience de l’importance de l’innovation et de la créativité, mais surtout à quel point les structures qui "coupent les ailes de leurs salariés" sont dans le faux. Actuellement salariée dans une structure touristique, je pensais intégrer un secteur économique où la créativité et la différenciation seraient centrales voire débridées ! En effet, qui a-t-il de plus similaire qu’une station de ski et une autre station de ski ? Le benchmarking n’a dans ce cas aucun intérêt ! Pour séduire, il est impératif d’utiliser d'autres leviers en surprenant, en créant une autre valeur, en faisant preuve d’une grande créativité pour aller là où la concurrence n’a pas osée se positionner… Dommage que ce secteur ne l’ai pas encore compris… comme beaucoup d’autres !
Votre expérience menée auprès des PME et TPE Auvergnates, avec la participation de chômeurs de longue durée est un exemple éloquent de ce qu'il pourrait être fait pour contribuer à créer de la richesse autrement tout en offrant la possibilité à des gens qualifiés, motivés et passionnés de "remettre le pied à l'étrier". Malheureusement, nous sommes encore dans un modèle politique, qui, même s'il prétend vouloir favoriser le retour à l'emploi et l'évolution professionnelles, n'utilise pas les bons leviers et ne fait pas preuve d'innovations quant aux méthodes utilisées !
Espérons que la prise de conscience se fasse rapidement et à tous les niveaux.
Et merci d’y contribuer avec la publication de ce genre d’article !

10.Posté par SEBASTIEN SOLEILHAC le 02/02/2019 14:28 | Alerter
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La lecture de cet article nous amène à réfléchir sur les opportunités des développements économiques qui se présentent à nous dans le monde actuel de la mondialisation, mais pour cela nous devons savoir nous adapter, avoir de nouveaux modes de penser. « Le temps n'est plus à la désespérance mais au redéveloppement stratégique sur des bases nouvelles » cette phrase résume la prise de conscience que l’économie française doit avoir pour sortir de l’océan rouge et se développer dans des océans bleus.
Aujourd’hui dans l’économie ouverte où nous nous trouvons, nous avons de redoutables concurrents capables de conjuguer les techniques de pointe les plus avancées avec un faible coût du travail. La production de masse n’est plus un modèle où l’économie française peut se positionner à moyen ou long terme. Il faut que nous changions nos conceptions de valeurs.
L'innovation à forte valeur ajoutée fait parti des clefs du succès sur lesquelles nous devons nous concentrer, il faut donc se diriger vers la compétitivité hors prix . Pour se faire la mise en place de l'intelligence collective est un levier pour la mobilisation et pour le développement d’idées nouvelles vers plus de différenciation afin de générer de nombreuses innovations technologiques ou de services et par conséquent de nouveaux emplois. Ce travail de créativité et d’anticipation des nouvelles aspirations économiques demandent du temps mais il est indispensable si l’on veut changer de paradigme et basculer dans un océan bleu. Durant ces dernières décennies les sciences ont révolutionné nos modes de vie et de consommation et ont ainsi permis la création de nouveaux marchés inimaginables quelques années auparavant. Ainsi avec cette prise de conscience la mondialisation offre de véritables opportunités de développement aux entreprises françaises prêtes à s’ouvrir à plus d’agilité, de créativité.

11.Posté par Bruno FREBY le 03/02/2019 16:21 | Alerter
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Après analyse de cet article cela nous amène à réfléchir sur les axes en terme de développement économique qui sont aujourd'hui basés sur la mondialisation. Demain une réflexion est à engager pour innover en imaginant une sortie de l'océan rouge vers l'océan bleu.
C'est à dire actuellement dans notre monde économique nous sommes dans une guerre des prix ou nous avons en concurrences des entreprises qui ont des technologies de productions pointus avec de faibles coûts de production tout cela avec une production en masse.
La France dans ces termes n'est plus un modèle reconnu au niveau mondial. La France doit s'orienter sur des conceptions de valeurs et passer par l'innovation. Il faut faire penser les collaborateurs de façon collective en créant une dynamique de libre expression, libre autonomie et de prise en compte de solutions ou tous adhèrent. Il faudra passer par la réorganisation des entreprises ou le collaboratif est une priorité. Ceci permettra d'avoir une dynamique de force où la naissance d' idées en masse seront à analyser. il n'y aura plus de management seulement descendant et imposé. Il faudra aussi de nouveaux emplois pour que ces idées ne restent pas à l'état idée mais quelles se concrétisent. Comme le dit Michel Hervé il faudra passer par un management collaboratif.
Les entreprises Françaises sont-elles prêtes à être dans un système avec plus d’agilité et de créativité ?

Cordialement
Bruno FREBY

12.Posté par Audrey Gaunot le 04/02/2019 14:33 | Alerter
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Les trente glorieuses sont peut-être devant nous ? Aussi encourageante que soit cette question, le monde dans lequel nous évoluons n’a plus beaucoup en commun avec le monde des trente glorieuses : conscience de la limite des ressources, concurrence des pays émergeants, consom’acteurs, digitalisation, financiarisation. L’enjeu aujourd’hui pour l’économie française est de trouver un modèle de croissance responsable et durable. Comme vous le mentionnez les leviers sont identifiés : compétitivité hors-prix, exportation, e-commerce, développement durable. Mais si aujourd’hui on retrouve à tout va les mots « disruption » et « innovation », c’est bien dans la formation comme le soulignent en commentaires Magali et David et dans l’évolution des paradigmes que se trouveront les réponses. Pour continuer sur une note positive, il me semble que ces constats résonnent de plus en plus à tous niveaux : dans la formation – votre article et vos travaux en sont est des preuves ; en politique – vous citez la loi PACTE qui, du moins en objectifs, souhaite simplifier la vie des PME et ETI et favoriser l’innovation ; dans les entreprises qui se positionnent sur une compétitivité hors-prix – citons en local Michelin bien sûr mais aussi Picture et Babymoov. Nous sommes à un tournant de l’histoire économique et entrepreneuriale qui, comme le décrit Carole, est un défi pour les entreprises. N’oublions pas que 85% des emplois de 2030 n’existent pas encore… et qu’ils doivent se créer pour et avec les salariés dans un esprit de cohésion car c’est le seul moyen de faire naître une créativité durable.

13.Posté par Cédric Dufour le 09/02/2019 06:27 | Alerter
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Cet article est édifiant et résume parfaitement le cercle vicieux dans lequel notre économie s'est d'elle-même enfermée et où elle s'enfonce inexorablement. La compétitivité axée uniquement sur les prix n'est plus un modèle économiquement viable au vue de la mondialisation. La concurrence des pays émergents, qui, combinant une puissance d'innovation naissante et des coûts de développement et production inférieurs, est de fait impossible à contrer. Il en va de même de la mise sous perfusion des politiques successives qui, par leurs mesures visant uniquement à baisser le coût du travail par la baisse des cotisations, n'ont fait qu'enfermer encore plus nos entreprises dans une logique de compétitivité sur les prix et appauvrir notre modèle de protection sociale.
Au lieu de voir la mondialisation comme de nouveaux terrains de jeu, nos entreprises n'ont vu que de nouveaux adversaires, adversaires contre qui elles ne peuvent gagner au final dans une logique uniquement basée sur les coûts.
Nos entreprises sont aujourd'hui à la croisée des chemins et ce sont les TPE et le PME qui, par leur agilité et réactivité supérieures aux grandes entreprises, ont la capacités d'effectuer un virage significatif et salvateur pour notre économie. Le développement de la compétitivité hors prix. Mettre en avant leur inventivité, leur savoir-faire et savoir-être, leur service et la qualité de leur produits et services plutôt que leur prix. Plus encore que le rapport qualité/prix, celui du coût perçu par rapport au produit/service et ce qu'il apporte. Pour cela le temps est une dimension essentielle, permettant de prendre le recul nécessaire pour proposer une vraie différenciation (par la qualité, le service ... ), un nouveau concept, une nouveau produit ... La R et D prend de fait une place primordiales dans cette mutation.
Les stratégies des entreprises étant orientées par l'environnement écconomique, fiscal, social et normatif, l'Etat a de fait plusieurs leviers à sa disposition pouvant lui permettre d'aider cette mutation de nos entreprises :
- soutenir l'innovation qu'elle soit technique ou commerciale
- favoriser la formation professionnelle
- inciter les entreprises à une logique de montée en gamme
- créer des pôles de compétitivité regroupant des entreprise, des centres de formation, des centres de recherche et développement ...

La compétitivité étant un enjeu majeur en terme d'emploi et donc de croissance économique, nos entreprises et nos dirigeants doivent d'urgence y travailler ensemble.

14.Posté par Elodie OTO le 09/02/2019 19:25 | Alerter
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Cet article pose le constat alarmant que l’économie française connaît aujourd'hui un affaiblissement continu de sa croissance et une aggravation significative du chômage. Ceci est la conséquence de choix stratégiques des dirigeants d’entreprises et des différents gouvernements pour préserver la compétitivité : maintenir une productivité accrue de la part des dirigeants pour survivre dans la guerre des prix, politique keynésienne des gouvernements. La compétitivité prix et la relance par la demande n'a pas contribuer à relancer la croissance. Toutes les mesures proposées reposent sur la réduction du coût du travail considérée comme la principale cause de la perte de compétitivité des entreprises françaises. Plutôt que de réduire le coût du travail, la question qui se pose vraiment c’est bien de donner plus de valeur au travail en offrant des produits et des services de valeur. Les pays d’Europe du Nord ont d’ailleurs ouvert la voie car leur modèle économique est précisément orienté dans cette direction depuis longtemps.
Pour que la France reprenne sa place dans l'ordre économique mondial, il est ainsi urgent de sortir de la compétitivité prix où la création de richesse reposent sur la quantité de travail qu’il fallait fournir pour fabriquer un produit et de revisiter notre conception de la valeur en sortant de la concurrence et en orientant les stratégies entrepreneuriales vers plus de différenciation, en créant de nouvelles offres ayant de la valeur pour le client. La création de richesse repose désormais dans la pertinence du rapport entre l’utilité du produit ou du service avec son prix plutôt que le prix lui-même.
Pour ce faire, il va falloir que les entreprises pensent et travaillent autrement. La nécessite de sortir du prêt à penser académique s’impose, il convient donc de mobiliser de nouvelles ressources cognitives en développant l’innovation. Mais se pose alors le problème du temps et compétences pour innover et penser le futur. Les organisations vont devoir :
- repenser la place de l’homme dans l’entreprise en plaçant le salarié comme être pensant
- réinventer la relation managériale en utilisant l’intelligence collective et le travail collaboratif afin de faciliter l’émergence d’idées.
Pour les compétences, les établissements d'enseignement supérieurs ont pour vocation de former des managers efficaces et orientés sur ce nouveau modèle de penser. En revanche, dès le plus jeune âge, l’école devrait développer la pensée systémique et la culture de l’innovation.
Ce changement de paradigme reste un véritable défi pour les entreprises et le gouvernement. Sans ce changement, l’avenir de l’économie française risque de rester morose.

15.Posté par DAA-ZOUNDJI Herman le 13/02/2019 16:18 | Alerter
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Tout d'abord un grand merci pour cet article.Très édifiant, particulièrement instructif sur tous les points.
A l'ère de la mondialisation où l'économie ouvre de nouvelles opportunités et de nouveaux mondes à sonder, il paraît primordial que les entreprises s'adaptent. A l'image du proverbe africain " quand le son du tam-tam change, les pas de danses changent aussi", c'est normal que les paradigmes changent pour permettre aux entreprises d'évoluer. Mais le constat laisse sans voix, car nos entreprises françaises pour la plupart n'ont pas changer leurs "pas de danses" et donc souffrent d'un manque de compétitivité.
Votre article met en exergue quelques propositions pour sortir de l'état actuel des choses ( non compétitivité et manque se rentabilité des entreprises françaises, taux de chômage grandissant, échec des décisions politiques ...) Personnellement je me veux optimiste contrairement à certains de mes collègues en pensant que ces stratégies de sortie de crise ne posent aucunement de problème de temps:
- Passer de l'océan rouge à l'océan bleu en développant l'innovation afin de créer de la valeur à ses clients,
- La création par l'intelligence collective,
-Penser l'homme ( salarié ) comme sujet capable d'apporter un plus,
Ces mesures qui sont internes à l'entreprise et qui doivent forcément être insufflées par la direction ne sont pas mises en oeuvre simplement par manque d'information, de formation. l'histoire de l'entreprise Chronoflex est un bon exemple pour clarifier mon argument. Au font du trou comme l'on peut dire parfois , il a senti l'urgence d'un changement et ça a été le début d'une très belle histoire à la recherche de l'information, celle qui lui a permis de sauver son entreprise par une innovation de rupture.
Pour finir je vous demande la permission de publier votre article si cela est possible bien-sûr afin de permettre l'accès à plus de monde.

16.Posté par Berthoneche le 13/02/2019 16:26 | Alerter
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Cet article souligne les limites du modèle économique français basé principalement sur « la compétitivité-prix et la relance par la demande ». Malgré les différentes politiques économiques mises en place ces 40 dernières années pour la relancer, la croissance n’est pas au rendez-vous.
Il nous amène à une remise en question du modèle économique actuel de la France et démontre qu’il serait temps d’en sortir si l’on souhaite relancer la croissance. Ce modèle est questionné en profondeur par les diverses transformations de la société, qu’elles soient technologiques, d’usage, dans la manière même de créer de l’innovation mais également par les transformations du modèle productif lui même (la production doit être plus personnalisée, plus proche des marchés finaux). Il faut justement s’appuyer sur ces nouvelles opportunités permises par les progrès induits par l’innovation et les nouvelles évolutions sociétales pour favoriser la croissance.Pour redynamiser la compétitivité des entreprises de notre pays, il faut s’appuyer sur les 4 leviers suivants : la compétitivité hors prix, le développement des exportations de nos produits, l’orientation vers le e –commerce et l’intégration de la notion de développement durable.

17.Posté par VALIERGUES Marie-Laure le 19/02/2019 02:12 | Alerter
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Nous sommes en 2025

Chacun a trouvé sa place dans ce nouveau monde, et chacun d’entre nous bénéficient de ces nouveaux outils !
Deux mots forts qui devraient guider nos enfants vers l’innovation et les opportunités.

Le ministère de l’économie en 2016 nous présentait le projet NOE avec les nouvelles opportunités de ce nouveau
Monde ;


Cet article positif nous alerte sur les codes d’adaptation à tenir : ne pas oublier les objectifs qui mènent au succès et se servir des échecs passés comme d’un tremplin.
La compétitivité économique désigne la capacité d’un secteur économique, d’un territoire, d’une entreprise à fournir et à vendre durablement des biens et des services. Bien sûr elle s’évalue au travers de la dynamique des parts de marché, elle résulte de sa capacité à être compétitif sur les prix mais aussi à être innovant. Les entreprises françaises ont oublié la notion de temps et d’innovation.
Nous sommes devenus des suiveurs alors que pour faire face à ce nouveau monde, nous devrions adopter un comportement de leader ;
La compétitivité passe par la Compétitivité-prix certes, mais aussi par la Compétitivité hors-prix
Elle repose sur la capacité d'innovation et l'amélioration constante de la productivité et de la qualité. L'innovation nécessite des coûts de recherche et la protection de la propriété intellectuelle. Pour s’adapter et répondre, il faut placer l’homme comme un élément déterminant, le former ,l’accompagner et lui donner du temps.

Tiens d’ailleurs: Ou est cette fichue pilule que nous avons créées qui est censée nous faire gagner du temps : julien, Herman, une idée ?

Au lieu de se poser, de réfléchir, de former les individus pour s’adapter aux changements, on passe son temps à réagir tel un chimpanzé en mode système 1 alors que devrions être en système 2 !

18.Posté par Nozha le 20/02/2019 10:24 | Alerter
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La France a effectivement pris un retard dans la prise de conscience collective ! Bien que la FrenchTech aujourd’hui soit avant-gardiste dans bien des domaines, la recherche et l'innovation raisonnée sont des atouts de notre économie.
La croissance économique Mondiale poussée par les NTIC, et la nouvelle économie verte sont autant de facteur à l'épanouissement économique, "Le mieux à portée de vie"
Un pragmatisme industriel poussé par une productivité intensive au détriment des conditions de travail et du respect de la main d'œuvre est venu freiner le peu d'initiative à cibler le segment de marché à valeur ajouté.
Tous les facteurs qui auraient pu permettre une relance de la consommation réfléchie ont été sous-estimé, la délocalisation de certaine entreprise française servant à l'ancien schéma de productivité oubliant même que dans une économie il vous faut lier l'offre à la demande, sans consommateur pourquoi produire ?
Les chômeurs consommateurs poussent à la course à la productivité et une recherche de bas coût, un cercle vicieux ! c'est ainsi que permettre à chaque personne d'atteindre un niveau de vie respectable serait une des solutions qui permettrait une relance de l'activité à valeur ajouté. Un épanouissement personnel pour un épanouissement économique.
La formation est effectivement un axe d'amélioration néanmoins elle se doit d'être plus ambitieuse, plus large et voir générale, considérer qu'il ne s'agit que du rôle des grandes écoles bien que flatteur, nous amènerait de fait à un élitisme managérial, une révolution de la pensée de vie pour une évolution de la pensée du travail et vers une maturation de la pensée de l'économie.

19.Posté par Valérie Belmont le 22/02/2019 13:46 | Alerter
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Je vous remercie pour cet article éclairant qui met en lumière l’impasse où nous ont mené les 40 années de nos politiques économiques inadaptées. Les conséquences sont là : recul de croissance française, augmentation du taux de chômage notamment celui de longue durée, faiblesse du commerce extérieur, guerre des prix … Il est urgent de s’extraire de cette approche stratégique qualifiée d’« océan rouge ».
Il est temps de faire évoluer les mentalités et les pratiques pour développer la créativité au sein des entreprises pour replacer l’homme avec toute ses capacités de créativité au centre des attentions.
Il est temps de permettre aux entreprises de laisser une large place à la réflexion, au partage de la créativité dans les équipes tout en favorisant un contexte favorable à l’émergence d’idées innovantes, collectives et plus en phase avec les nouvelles attentes des clients. Il s’agit ici de transformer en profondeur les pratiques des collateurs pour intégrer de manière pérenne, dans leur quotidien, ces séquences de créativité, d’innovation, de partage d’idées. La rivalité, la compétitivité entre les équipes si néfastes à la mise en œuvre de la création de valeur serait à proscrire. Il faut donc pour cela un climat de bienveillance, d’ouverture et de droit à l’erreur, impulsé par les équipes de direction. Bien sûr, il ne s’agit pas juste de réunir ponctuellement les collaborateurs arrachés de leur planning habituel pour une séance de créativité inopinée. Il faut partager entre collaborateurs cette vision systémique de l’entreprise bien plus propice à l’émergence des idées. Soulignons que la méthode est importante, car certaines entreprises misent sur le tout numérique pour le partage des idées innovantes sur des plateformes numériques internes si anonymes et peu fédératrices de consolidations des liens entre les équipes. Emettre une idée via une plateforme, espace d’innovation dématérialisé, avec des idées sélectionnées par un « jury »? quel jury ? Est-ce enthousiasmant pour un collaborateur ?
Il est donc temps enfin, de développer à profusion la stratégie de « l’océan bleu », de laisser une place à nos TPE et PME pour qu’elles œuvrent en toute sérénité pour voir fleurir leur inventivité. Et leur en donner les moyens.
Nous le savons, un client qui trouve de la valeur à un produit est souvent prêt à y mettre le prix. N’est ce donc pas ce que nous voyons par exemple dans l’univers de la parfumerie de luxe?
Gageons que nos managers actuels et futurs, en prennent conscience de cette nécessité de créer de la valeur s’émancipent de ce pré carré trop étroit, de l’offre et la demande ou le bénéfice suffoque. Qu’ils se lancent, nombreux, nous le souhaitons, dans ce virage incontournable à mon sens.
Les établissements d’enseignement qui voient éclore les managers de demain, les clusters d’excellence, les laboratoires de R&D, les pôles de compétitivité les espaces de coworking, le web, les associations…, nombreux sont les espaces d’échanges !
Il est enfin temps de les explorer pour faire émerger la réflexion puis l’action pour que les stratégies des entreprises, grandes ou moins grandes, basées sur la création de valeur pour le client, le e-commerce ; l’exportation et les questions liées au développement durable soient mise en œuvre.
Il en va de nos emplois, de notre futur, de notre survie.

20.Posté par Florent SAMUYLLO le 22/02/2019 15:57 | Alerter
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Cet article met bien en évidence un système à bout de souffle, une économie française à l’épreuve de la mondialisation avec une constante diminution de sa croissance accompagnée d’une politique impuissante face au chômage. Voilà le bilan de fonctionnement d’entreprises post Taylorien accompagnées du libéralisme financier. Une économie mondiale dominée par la sphère financière et non plus par la sphère de l'économie réelle (économie non spéculative). La financiarisation de l’économie n’a pas besoin de croissance économique pour être efficace et, de plus, on peut aujourd’hui produire plus de capital avec de moins en moins de facteur travail ce qui explique en partie l’échec de nos politiciens en plus de s’obstiner à soutenir la compétitivité prix en allégeant les cotisations sociales. Il y aura une période de transition, certains continueront à travailler avec leurs anciennes convictions, qui ne fonctionnent plus, et les autres changeront radicalement de point de vue et se mettront en recherche de nouvelles solutions comme les TPE/PME.
Il est grand temps de changer de paradigme si nous voulons rester compétitif, déjà par un renouvellement managérial qui sera en rupture radicale avec la logique taylorienne où la dimension humaine sera la clé pour transformer l’entreprise et valorisera toutes les formes d’intelligence, sociale, créative et émotionnelle des salariés. J’en profite pour citer une phrase de Ken Wilber « En construisant des frontières, nous créons des opposés. Un monde d'opposés est un monde de conflits ».
Evoluer d’une compétitivité prix vers une compétitivité hors prix et prendre exemple sur les pays d’Europe du nord, passer de l’océan rouge à l’océan bleu, créer plus de valeur ajoutée car les clients n’achètent pas un prix mais des usages et foncions dont ils ont besoin. L’exportation, le E-commerce et le développement durable sont des facteurs bien identifiés pour redévelopper les entreprises françaises.
Merci pour cet article qui donne une pléthore de solutions et l’espoir d’un meilleur lendemain.

21.Posté par PATRICIA THERON le 23/02/2019 11:11 | Alerter
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Enfin un article porteur d'un peu d'espoir !! :)
Alors oui, bien sur, cela demandera des efforts, il faudra effectivement se libérer de nos anciens schémas, arrêter de se lamenter sur un passé révolu ou de diaboliser la mondialisation, qui serait la source de tous nos maux, réels ou fantasmés, mais voyons la plutôt comme un immense terrain de jeux, d'opportunités !
Depuis 40 ans, nous ne nous sommes pas posés les bonnes questions, nous avons essayé de résister au changement, tous autant que nous sommes... Prendre conscience des erreurs passées et de la nécessité de changer de paradigme, c'est déja un premier pas... mais comment faire ? Je travaille actuellement dans une PME, le quotidien est rude, prenant.. et il est compliqué de prendre un peu de temps, de recul pour pouvoir analyser les mauvais choix qui nous ont amené dans le mur et encore plus compliqué de savoir quel chemin emprunter... d'autant que la grande majorité des gens reste focaliser sur d'anciens paramètres et croit encore que nous ne devons proposer qu'un prix !
La formation d'une manière générale et à tous les niveaux doit permettre ce changement de valeurs, les médias pourraient aussi avoir un impact en valorisant l'innovation, les entreprises qui trouvent des solutions différentes, les femmes ou les hommes inspirant qui par leur enthousiasme, leur énergie pourraient susciter en chacun de nous l'envie de ce changement nécessaire et la confiance de croire en notre propre réussite... Au sein des entreprises, il faudrait pouvoir libérer les paroles et les intuitions, ne pas rester focaliser sur des pseudos certitudes, se remettre en cause, chercher tous ensemble ce que l'on peut apporter de plus, un produit ou un service innovant, aller plus loin que les simples exigences superficielles des clients, qui ne savent pas toujours eux-même ce dont ils ont besoin, leur donner l'envie pour qu'ils ne se contentent pas de demander le moins cher... Entrer nous aussi dans une stratégie d'océan bleu, chacun à notre niveau ! Chercher des "niches" de développement pour trouver sa place face aux grandes entreprises, se tourner vers l'export, en prenant la mesure des possibilités que nous offre le monde, développer le e-commerce quand cela est possible, s'inscrire dans une politique durable où le respect des hommes et de leur environnement resterait au centre de nos préoccupations...
Merci pour cet espoir et ces propositions... l'une des choses qui m'a le plus marqué dans votre enseignement pour l'instant, c'est qu'il faut sortir du cadre !! On ne trouvera jamais de solutions autre que celles auxquelles tout le monde a déja pensé, si l'on reste dans le cadre... alors sortons du cadre !!! Et soyons créatifs et volontaire !! :) Merci...

22.Posté par Pierre DUPOUX le 25/02/2019 17:49 | Alerter
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L'entêtement de l'Etat à essayer de rafistoler année après année une politique commerciale qui ne marche pas sans un seul instant essayer d'en changer réellement est effrayant. L'économie française est victime d'une crevaison lente mais l'Etat continue de rouler en tentant de regonfler les roues de temps en temps au lieu de les changer. Il est expliqué très clairement que l'innovation, la création de projet et d'emploi se fait dans les PME et TPE, certes avec de l'échec mais surtout par manque d'organisation et de structure. Le rôle de l'Etat n'est-il pas là? Le rôle de cultivateur de projet, de permettre à ces idées de germer, en offrant, tout du moins en prêtant, un support de qualité en formant des hommes et des femmes capables de faire vivre de façon durable ces projets (Rôle primordial de la formation, scolaire ou professionnelle). D'adosser, par exemple, des petites entreprises à des grands Groupe (dont l'ETAT est actionnaire par exemple) afin de leur permettre de bénéficier des supports et de la structure tout en laissant les manettes aux créateurs du projets.
Le savoir faire à la française existe bel et bien, mais il a besoin d'aide pour être valorisé, exporté et vendu à sa juste valeur. Et c'est bien là qu'est la création de richesse.
A nos jeunes entreprises TPE PME, à nos inventeurs pleins de talents, à nos managers pleins d'envie, de faire comprendre à l'ETAT que maintenant il doit assumer son rôle de facilitateur, de formateur, de conseil, de support. l'Etat doit donc s'inspirer des incubateurs d'entreprises, des Clusters, des pépinières et dupliquer ce modèle à grande échelle et enfin relancer l'économie française en sortant d'un système de compétitivité prix.
A l'image de votre cours, et des enseignements retenus, il faut trouver (en équipe) la méthode pour aller chercher les bonnes idées là ou elles sont (parfois en dehors du cadre) pour pouvoir les mettre en avant et avancer.

23.Posté par Laurent BARDY le 07/03/2019 20:18 | Alerter
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Cet article donne une explication à l’échec des politiques économiques pour endiguer le taux de chômage et relancer la croissance, mais dans ce contexte morose il nous donne de l’espoir en expliquant que si l’on change de paradigme en oubliant la compétitivité prix pour s’engager dans une économie de l’innovation nous pourrons faire changer les choses.
Le temps et les ressources financières nécessaires à ce changement vont manquer à la plupart des entreprises engagées dans la compétitivité prix, elles ne pourront donc pas muter. Les aides financières à l’innovation profitent actuellement majoritairement aux grandes entreprises alors que les fondations de notre économie sont les PME. L’état devrait donc créer des structures apportant un support aux PME pour les aider à profiter de ces aides mais aussi leur inculquer les principes de l’innovation a forte valeur ajoutée et leur expliquer comment se lancer dans l’exportation et le e-commerce tout en respectant un développement durable car la plupart des dirigeant actuels de ces PME n’ont pas été formés à ces nouveaux préceptes.
La formation a cette nouvelle vision de l’économie ne doit pas se limiter aux entrepreneurs mais doit aussi être promue dans la majorité des cursus scolaires afin d’avoir au plus tôt un maximum de ressources tant productives que managériales conscientes des changements nécessaires. Ainsi un nouveau modèle économique pourrait se mettre en œuvre avec de nouveaux outils : l’intelligence collective dans l’innovation permettrait aux entreprises de s’enrichir des idées de tous leurs salariés et en contrepartie elles devraient revoir le système de rémunération afin d’apporter un bonus aux salariés à la hauteur des idées innovantes apportées et ceci pour les productifs, ceux pour qui actuellement l’apport d’idées ne fait pas partie de leur travail prescrit. Ceci permettrait de sortir du cercle vicieux actuel : bas salaire/faible pouvoir d’achat/dépense dans des produits dans la compétitivité prix/perte de rentabilité des entreprises/ délocalisations/ licenciements/ chômage/ baisse des salaires pour intégrer un cercle vertueux : hausse des salaires/ hausse du pouvoir d’achat/ dépenses dans des produits a forte valeur ajoutée/ développement des entreprises/ réduction du chômage/ hausse des salaires.
L’état devrait aussi être plus interventionniste en économie en empêchant que les entreprises dans l’innovation de rupture et à forte valeur ajoutée ne passent sous pavillon étranger. L’océan bleu n’est que la somme des gouttes que sont nos entreprises innovantes et si nous nous laissons déposséder sans rien faire nous nous baignerons inlassablement dans un océan rouge.
Actuellement lorsque je vois nos élites politiques se concentrer sur des solutions palliatives comme le dé-tricotage du tissu social français pour réduire le coût du travail plutôt que de s’engager dans les solutions curatives précitées je me pose des questions. Certains dans leurs commentaires ont parlé de la robustesse économique des pays nordiques, on peut constater dans ces pays une autre différence majeur qui est l’organisation politique : les politiques qui ont fraudé de quelques centaines d’Euros démissionnent alors que dans nos pays latins les hommes politique condamnés pour prise illégales d’intérêts sont nommés au conseil constitutionnel. Ceci n’engage que moi et n’est pas étayé par des preuves factuelles mais je pense que la main mise qu’ont certaines écoles telles que l’ENA sur le milieu politique ainsi que sur les entreprises du CAC 40, pourraient expliquer certaines stratégies économiques qui par les réseaux d’influences et une flopée de lobbyistes font que les aides et les lois profitent aux grandes entreprises alors qu’elles devraient être équitablement réparties en fonction de la quantité de création d’emploi. On peut constater aussi que le niveau éducatif est en baisse, que les organismes de reconversion tels que l’AFPA sont en train d’être mis à mal alors que dans ce monde en pleine accélération des évolutions et des mutations ce devrait être le contraire.
Je ne peux pas croire aujourd’hui que les élites politiques qui nous dirigent prennent involontairement de mauvaises directions, pas plus qu’elles n’étaient pas conscients de l’inefficience des politiques économiques choisies dans les dernières décennies. Je pense au contraire que tout va pour le mieux dans le meilleur des monde pour ceux qui tirent les ficelles et que le renouveau économique Français doit être précédé par un renouveau politique.

24.Posté par Florent GITENAIT le 08/03/2019 19:53 | Alerter
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Un article qui résume bien les difficultés que traverse l'économie Française.
Il est important que ce genre d'article soit diffusé pour une prise de conscience collective de la situation et de l'état d'urgence dans lequel nous sommes pour agir.
Néanmoins il faut rester positif et optimiste. 4 leviers pertinents ont été identifiés (compétitivé hors prix, exportation, E-commerce, économie verte).
Le plus dur à venir est de créer et innover par la rupture, ce qui est un véritable challenge : il faut être prêt à accepter le changement.
Cette démarche est une prise de risque. L'Etat doit encourager et soutenir les PME, TPE et entrepreneur qui n'ont pas forcément les ressources financières pour assumer leur ambition de recherches et développement mais qui ont des idées plein la tête.
Moi-même, je fais partie d'une start up aujourd'hui pme qui est complètement orientée compétitivité hors prix avec l'industrialisation de machine d'impression 3D métal.

Soyons prêts à changer et accompagner ces changements car les enjeux sont importants et peuvent déboucher sur de très beaux résultats.

25.Posté par Laurent SKOBE le 08/03/2019 21:07 | Alerter
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j'encourage à lire cet article interressant qui résume parfaitement la situation de l'économie francaise actuelle, mais qui propose des leviers opportuns à mettre en oeuvre pour éviter l'effondrement de notre systéme économique..La lecture de cet article me réconforte dans mon choix de poursuivre une nouvelle formation de manager et de choisir la filiére numérique pour l'avenir. L'innovation, l'ouverture de nos marchés vers les pays en plein développement économique et le positionnement sur la valeur ajoutée sont les pistes qu'il faut mettre en oeuvre rapidement si on souhaite retrouver le plein emploi.je remercie les auteurs de cet article et leur pertinence dans leur analyse.

26.Posté par Marie Dorange le 07/04/2019 15:28 | Alerter
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Cet article met bien en évidence les tournants stratégiques qui permettraient aux entreprises françaises d’améliorer leur compétitivité et de préparer leur avenir dans une économie mondialisée. La question est de savoir si nous avons la volonté et les moyens de ce tournant stratégique.
Il est dit que ce regain de compétitivité pourrait supposément être le moteur d’un redressement économique général du pays, en prenant comme exemple les pays nordiques dont l’économie est plus florissante. J’aimerais que copier les modèles scandinaves soit une solution bien sur, mais chaque situation est différente : ressources naturelles du pays, type d’entreprises, et culture de l’entreprenariat plus ou moins développée. Celle ci ne se décrète pas, c’est toute la façon de penser de la population qui doit évoluer. Elle le fait lentement, mais avec peu de soutien du milieu éducatif, avec un groupe de « résistants », peu nombreux mais s’exprimant haut et fort avec des messages du type « c’était mieux avant », « donnez nous de l’argent », « tous des escrocs » qui ne va pas vraiment dans le sens de cette évolution.
Heureusement les mentalités changent, l’entreprenariat se développe. Cependant les annonces régulières des bénéfices records des grand groupes, des rémunérations hyper élevées des grands patrons, et des levées de fonds faramineuses des startups à succès (en général étrangères) participent à une suspicion persistante du grand public vis-à-vis de l’étique de l’entreprise, qui fait que les personnes les plus idéalistes - nombreuses partis les jeunes - se retranchent dans un rejet général du capitalisme encore aujourd’hui.
Il y est dit également que ce rebond viendra principalement des TPE-PME, et cela me parait fort probable en effet. La France est pourtant un paradis des grands groupes, mais ceux-ci sont pour la majorité très anciens, et la modernisation de fond leur est d’autant plus compliquée, lorsqu’il s’agit d’aller très au delà d’une communication cosmétique sur l’innovation et élargie au delà de leur coeur de métier.
L’émergence de grandes entreprises modernisées, participantes à l’économie de l’ « océan bleu » parait fondamental pour exister à l’échelle mondiale, mais en France, la croissances de PME connait un plafond de verre solide et les nouveaux Grands Groupes se font attendre.
Finalement l’angle de vue franco-français de cet article met à jour une évidence : notre difficulté à nous projeter dans une économie plus vaste, celle de l’Europe, autrement qu’en mode concurrentiel. Malgré les efforts pro-européens de notre gouvernement, nous conservons au fond de nous l’illusion de pouvoir nous en sortir seuls, et c’est un pari risqué qui peut coûter cher à tous les pays européens. Nous avons des atouts indéniables, une vraie puissance économique, des régions parmi les plus riches d’Europe, il serait dommage de ne pas réussir à réunir nos efforts pour jouer notre partie dans l’économie mondialisée, et pouvoir par cette occasion défendre nos valeurs économiques, mais démocratiques, écologiques et étiques.

27.Posté par Caroline ASTRUC le 22/07/2019 16:04 | Alerter
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Cet article très intéressant s'appuyant sur de nombreuses références oriente la pensée du lecteur sur la mise en évidence des limites des stratégies de développement des entreprises basées sur le modèle de compétitivité de prix. En effet, le choix de positionnement de ces entreprises soutenues par des dynamiques politiques et économiques allant dans le sens de la compétitivité de prix semble être une stratégie de développement non pérenne.

L'économie de l'innovation, comme celle de la connaissance, appuient une compétitivité hors prix des entreprises, et pourraient en effet être une réponse au long court permettant une croissance économique mesurée mais positive, s'appuyant sur des produits et services plus durables. Dans un contexte de mondialisation permettant des potentialités multiples offertes par le développement d'internet, du e-commerce, et ouvrant sur un potentiel d'exportation importante, le choix de la compétitivité basée sur la valeur plus que sur le prix ouvre sur un marché nouveau, "l'océan bleu".

C'est toute la stratégie de développement de l'entreprise qui, pour répondre aux nouveaux besoins du consommateur avisé sur le prix, la qualité, et regardant sur la durabilité de production et de consommation des produits, pourra tendre vers une stratégie de croissance basée sur l'innovation.
Or, c'est la pensée collective de l'entreprise qui seulement éclairée par une vision au long court, permettra la mise en place de l'énergie nécessaire à la transformation en profondeur de son fonctionnement, et de ses objectifs, soutenue par un environnement politique allant en ce sens.

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