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Les 4 Temps du Management - Réinventer le Management
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Les 4 Temps du Management

Futurologie

La réussite scolaire est-elle synonyme de réussite professionnelle ? 

De nos jours, dès le plus jeune âge, un stéréotype nous est proclamé : « travaille bien à l’école si tu veux un bon métier ».
Nous sommes donc, dans un sens, conditionné à l’idée que notre réussite future, au niveau professionnel, serait uniquement liée au travail scolaire que nous devons fournir et ainsi aux études que nous poursuivrons.
Existe-t-il aujourd’hui une réelle synergie, c’est-à-dire un lien fort et une dépendance réelle entre la réussite scolaire et la réussite professionnelle ? Est-ce que la réussite est forcément professionnelle et est systématiquement acquise après validation de grandes études ? Ou, une réussite professionnelle est-elle envisageable malgré un parcours scolaire incomplet ou inexistant ?
Afin de répondre à ces différentes questions, nous avons mené une étude littéraire et avons interrogé différents profils, de l’étudiant au dirigeant d’entreprise afin d’étayer nos arguments.


LA PLACE DE LA RÉUSSITE PROFESSIONNELLE DANS NOS SOCIÉTÉS

Réussir sa vie. Voilà une problématique que tout le monde se pose à un moment de sa vie. « Ai-je réussi ? » Contrairement à un problème de mathématiques avec une seule bonne réponse plausible, ici, une problématique où chacun peut donner et s’approprier une réponse très personnelle. 

Une deuxième question subsiste alors : comment définir la réussite professionnelle ? Est-ce le fait de gagner un salaire élevé, d’exercer des responsabilités importantes en entreprise, de créer sa société, de faire la UNE des journaux, ou bien tout ça à la fois?

La perception de la réussite professionnelle est propre à chacun, puisque chaque personne possède une vision différente de la vie. Comme mentionné lors d’une rencontre avec Flavien Trouillard, co-fondateur de la PME “MOABEE”, pour lui, « La réussite professionnelle est propre à chacun et dépend des objectifs de chacun. » « Moi, on m'a déjà dit, tu as réussi ta vie professionnelle parce que tu as monté ta boîte parce que tu as des salariés, et pour moi ce n'est pas une fin en soi ».

Le chemin de la réussite n’est pas une ligne droite toute lisse. Les plans et les objectifs de chacun évoluent au cours du temps. Parfois, un jeune rêve de devenir policier, mais avec le temps et les différentes opportunités qui s’offrent à lui, les projets de carrière changent et évoluent.

Aussi, la réussite professionnelle évolue en fonction des différentes générations. Aujourd’hui, la génération Z arrive sur le marché de l’emploi et la plupart des jeunes définissent cette réussite professionnelle comme le fait d’avoir un bon équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle.


Comme le disais Nicolas Sadirac, fondateur d’EPITECH et directeur général de l’école 424, ils ont « un rapport décomplexé à l’erreur ! Pour eux, c’est normal de se tromper : ils ne diabolisent pas l’échec comme les autres générations ».


LA RÉUSSITE SCOLAIRE : ENTRE MYTHE ET RÉALITÉ

Le moment est maintenant venu d’aborder la réussite scolaire et de définir cette dernière. Dans l’imaginaire collectif, la réussite scolaire est très liée à l’obtention ou non de diplômes, ce qui correspond en partie aux réalités sociales, car les diplômes demeurent aujourd’hui nécessaires pour accéder à certains postes ou responsabilités en entreprise.

Quand bien même l’idée de réussite scolaire se détache progressivement de l’obtention du diplôme (
Les diplômes servent-ils encore à quelque chose? Le 17/04/2019 par Tomas Chamorro-Premuzic, Becky Frankiewicz), elle reste toujours ancrée chez les étudiants souhaitant se rendre attractifs auprès du marché de l’emploi et pour éventuellement prétendre à une rémunération plus élevée. D’autres chemins sont empruntés avec succès par certains, en ayant recours à des formations qualifiantes dans des secteurs d’activités précis (Réussir Sa Carrière Professionnelle Sans Diplôme, publié le 06/01/2021 par “ auteur inconnu”).

En somme, une hausse de la proportion de diplômés dans les pays développés a pour effet de réduire la valeur du diplôme en lui-même.

Cette hausse a tout de même engendré une diminution de 36% du nombre de travailleurs peu ou pas diplômés, l’effet est donc finalement bénéfique malgré cette perte de valeur réelle aux yeux de tous.

En parallèle des diplômes, les recruteurs choisissent de plus en plus des profils axés sur le savoir-être, c’est-à-dire la capacité d’adaptation du candidat et d’adhésion à la culture d’entreprise (Diplômes : ont-ils encore de la valeur en 2021 ? par le “Blog ABC Formation”).

Par ailleurs, le simple fait d’être dans une classe ou un établissement réputé et prestigieux n’est pas systématiquement synonyme de réussite scolaire. Il est même avéré que la diversité au sein des établissements est bénéfique pour tout le monde, à condition que la pédagogie soit adaptée à chacun au sein d’un même groupe. C’est donc une réussite sociale, culturelle et scolaire ! 
(La réussite scolaire pour tous : pari intenable... et urgente nécessité ! Publié en 2012 par Xavier Nau)

En outre, si l’on évoque plus précisément le type de diplôme obtenu (par type, on entend ici niveau BTS, licence, master etc), il semblerait que seul le niveau master protège les individus des disparités existantes sur le marché de l’emploi, en prévenant des crises économiques notamment, à la condition d’être dans le cadre d’un contrat à long terme, tel un CDI. (Les formations professionnelles de l'enseignement supérieur en France au prisme de l'insertion et de la mobilité sociales des diplômés Publié par “Open édition” en 2014).

Dans cette même logique, si l’on fait un focus à l’échelle de la France, où l’alternance est une méthode de recrutement plutôt privilégiée par les employeurs, elle n’agit pas réellement comme le tremplin qu’elle devrait être pour les jeunes diplômés : 6% seulement, sont recrutés en CDI à l’issue de leur contrat en alternance. (VULGARISATION – LES ECHOS Pourquoi les recruteurs français discriminent les jeunes diplômés Corinne Dillenseger  10/07/2019).

D’après l’investigation menée par notre équipe, la réussite scolaire, c’est avant tout avoir le bagage nécessaire pour ne pas être freiné dans une carrière professionnelle. Toutefois, beaucoup de travailleurs se forment et se réorientent aux cours de leur carrière.

EXISTE-T-IL DES SYNERGIES ENTRE RÉUSSITE SCOLAIRE ET RÉUSSITE PROFESSIONNELLE ?

L’existence d’une synergie entre ces deux notions de réussite apporte des perspectives d’avenir à certains, ainsi que des perspectives d’incertitude à d’autres. Notre étude réalisée auprès de dirigeants, recruteurs, managers, employés et étudiants, permet d’identifier la présence de synergies entre la notion de réussite scolaire et la notion de réussite professionnelle. Elle a ainsi permis de prendre en considération deux positions : d’une part celle des “employés” et d’autre part celle des “employeurs”. 

À noter ici qu’il est primordial de considérer que la vie professionnelle d’un individu n’est pas conditionnée par son parcours scolaire, mais plutôt par les décisions qu’il ou elle prendra lors de son parcours. Eh oui, ce sont les décisions, ou plutôt les orientations de carrière qui définissent majoritairement la présence de synergies entre un parcours académique et une voie professionnelle.  

Mais alors, un diplômé d’école de commerce qui fait carrière dans l’artisanat a-t-il créé une synergie ? 

Eh bien oui, pourquoi pas. Une réussite peut se définir par l’atteinte d’un objectif, ou plutôt d’une ambition. Ainsi, un grand nombre de personnes choisissent de se réorienter durant leurs parcours professionnels et parfois, à plusieurs reprises afin d’atteindre leur objectif fixé à ce moment précis. Ces reconversions professionnelles peuvent être un levier de réussite, et pourtant, celles-ci ne sont que rarement en adéquation avec le parcours scolaire réalisé auparavant.  Toutefois, certains trouvent une synergie entre réussite scolaire et réussite professionnelle en ayant un objectif précis et clair en lien avec une scolarité et effectue celle-ci afin d’obtenir un diplôme qui leur permettra d’atteindre ce à quoi ils aspiraient.

Les résultats de notre étude quantitative montrent que 2 recruteurs sur 3 admettent que la réussite scolaire n’est pas obligatoirement synonyme de réussite professionnelle, mais, qu’avoir obtenu des diplômes peut favoriser une évolution plus rapide à des postes à responsabilités. 

Monsieur Trouillard, dirigeant d’une PME, avance que, selon lui, il n’existe pas de synergie entre réussite scolaire et réussite professionnelle. Aujourd’hui, lors des recrutements qu’il déploie, son équipe et lui-même accordent une grande importance, non pas aux diplômes, mais plutôt aux compétences acquises avec ou sans diplômes. D’autant plus que Monsieur Trouillard, co-fondateur du groupe, ne possède aucun diplôme et a réussi à se faire une carrière grâce à ses expériences professionnelles et à ses divers savoirs. Le savoir être articule 80% de la condition d’embauche dans cette entreprise, toujours selon le dirigeant. Et il en est de même pour les recrutements, ne nécessitant pas de diplômes de la part des candidats et où l’entretien est tourné vers des tests et questions liés davantage aux compétences réelles plutôt qu’au parcours scolaire. Dans ce sens, l’entreprise MOABEE témoigne que, pour des postes de commerciaux, elle concentre la stratégie de recrutement sur les compétences et non sur les diplômes. Les candidats n’ont pas la nécessité d’avoir un diplôme pour obtenir le poste. Dans le sens contraire, Mr Leproust à travers une interview, nous a partagé son expérience en lien avec l’obligation d’un niveau scolaire (BAC+2) pour l’obtention d’un poste. Ceci traduit les divergences effectives entre les politiques de recrutement propres aux entreprises ou au domaine d’activité.

Le savoir être se positionne au premier plan en étant l’atout n°1 pour obtenir un poste. Toutefois, d’autres éléments clés tels que le savoir-faire avec l’expérience et diplôme, la disponibilité ainsi que la mobilité, influencent fortement la valeur d’une candidature. Eh oui ! Les diplômes ne se positionnent pas en premier lors d’un recrutement, contrairement aux idées reçues. 


MAIS ALORS, COMMENT RÉUSSIR ?

La réussite scolaire est-elle synonyme de réussite professionnelle ? 

Réussir, oui, mais réussir quoi ? Comme expliqué précédemment, la réussite professionnelle peut se caractériser par l’atteinte d’un objectif ou d’une ambition. Celui-ci peut évoluer durant le parcours professionnel d’un individu et explique, de cette façon, les réorientations scolaires et professionnelles de plus en plus courante et banalisées.

Pour atteindre ces objectifs, il faut parfois se démarquer des autres candidats afin d’être le “meilleur” aux yeux des recruteurs. D’après les interviews réalisées, notamment avec Sébastien Leproust, commercial et sans diplôme, mis à part l’expérience professionnelle, qui est un facteur primordial lors d’un recrutement, c’est le savoir-être qui est priorisé et qui se place ainsi en seconde position lors d’un entretien. Par la suite, le recruteur ou l’employeur, cible les compétences que le candidat a pu acquérir à travers son parcours scolaire et sa vie personnelle.

Mais alors, comment faire pour être le ou la meilleur(e) candidat(e) ? 

Eh bien, il n’existe pas de réponse unique à cette demande : chaque entreprise, et chaque domaine d’activité possèdent leurs propres codes. Il appartient alors aux candidats de s’adapter à la demande des employeurs afin d’être en adéquation avec le poste à pourvoir.

Dans certains cas, le diplôme peut valider un niveau de compétence pour effectuer un ensemble de tâches propre au poste souhaité. Ceci permet notamment à des entreprises de fixer un niveau de revenu en fonction du niveau de compétence du salarié et de ce fait, en fonction du niveau de service que celui-ci peut apporter aux potentiels clients de l’entreprise. C’est dans ce cadre que le diplôme peut être en synergie avec la réussite. D’après cette enquête, cette synergie est également présente lorsque les entreprises répondent à des politiques de groupes en rendant un niveau d’étude minimum obligatoire pour la prise de poste. 

La construction de cet article représente les résultats de notre enquête quantitative et révèle qu’en cas de recrutement en interne, ce sont fréquemment des salariés qui sont choisis pour des postes de management, quand bien même ils ne possèdent pas de formation ou de diplôme propre au management. Les entreprises tendent ainsi à réunir des compétences propres plus que des diplômes. Certains grands groupes tels que IBM ou Google ont pris, dans cette lignée, l’engagement de recruter des jeunes sur d’autres critères que le diplôme, dans une volonté de diversifier les profils embauchés, d’après une étude de Glassdor, un site dédié à la recherche d’emploi et aux évaluations des entreprises.

Que l’embauche soit avec ou sans diplôme, les recruteurs cherchent à valider, en priorité, un potentiel ou un niveau de compétence. Ceci amène à penser que seul le savoir-faire, et donc les compétences développées, ainsi que le savoir-être créent une synergie avec la réussite professionnelle. 


LE DIPLÔME AURA-T-IL TOUJOURS LA MEME VALEUR ?

Selon Rozenn Gourvennec, journaliste au Figaro, avec les années de pratique, la valeur du diplôme diminue. En effet, l’expérience prend davantage de poids et cette catégorie se place en haut du CV. C’est donc une première preuve de l’importance primordiale de l’expérience et du savoir-faire. À l’inverse, à la sortie des études, il est fréquent de retrouver les diplômes en haut d’un CV, puisque les candidats ne possèdent peu ou pas d’expériences professionnelles à mettre en avant.

Depuis quelques années, une nouvelle relation à l’emploi apparaît. Jusqu’à présent, un employé cherchait à rentrer dans une structure puis à y travailler toute sa carrière. Ainsi, il passait 40 ans dans la même organisation où ses postes et ses missions évoluaient. Actuellement, selon l’INSEE, la tendance s’inverse, les salariés deviennent de plus en plus mobiles et changent de postes et de structures en moyenne tous les 5 ans. Cela correspond à une nette diminution de la fidélité des salariés envers leurs entreprises. Cette mobilité de poste peut se traduire par un souhait d’évoluer dans une nouvelle entreprise, et de tester des nouveaux emplois. Ils acquièrent donc plus de compétences et de polyvalences. 

Ce sont ces nouvelles compétences qu’ils mettent en avant pour trouver un emploi. Ils utilisent, par exemple, des CV vidéo, ou des publications humoristiques pour se faire repérer par les recruteurs. Ils mettent en avant leurs compétences techniques et humaines pour attirer le recruteur sur leurs candidatures. Il y a donc une prévalence des compétences et du savoir-être dans les recrutements. C’est dans ce contexte que de nombreux sites d’aide à l’emploi proposent des astuces et conseils pour réaliser des CV vidéo efficace. Nous pouvons retrouver par exemple le site Apec ou Hays.

Cette tendance s’accentue notamment grâce à l’émergence des réseaux sociaux professionnels tel que LinkedIn, Apec ou Viadeo. Selon notre étude, 43% des recruteurs se servent de ces plateformes pour dénicher des profils correspondants à leurs offres d’emploi. Les candidats se démarquent, non plus avec un diplôme, mais avec la mise en avant de certaines compétences. Or, la technologie s’immisce de plus en plus dans le monde professionnel. Les candidats vont donc trouver toujours plus de solutions pour se mettre en avant via d’autres biais que le diplôme scolaire. 

De plus, selon Flavien Trouillard, à l’avenir, le recrutement se fera grâce à l’utilisation des technologies : les entreprises pourront mettre en place des algorithmes pour faire des premiers tris dans les CV avec un système de test de personnalité et de test de compétences. Ainsi, les RH recruteront, non plus sur le diplôme, mais sur la personnalité et les compétences techniques des candidats. Cette nouvelle approche est déjà déployée dans certaines organisations, comme en témoigne Oriane Raffin, journaliste du Monde. Il s’agit de mesurer les « soft skills ». L’objectif est de créer une meilleure cohésion d’équipe avec des profils pouvant s’entendre et ainsi mieux collaborer ensemble. Cela place le diplôme en second choix pour les recruteurs puisqu’ils établiront un premier choix avec les résultats des tests de personnalité et de compétences. 

Ainsi, à l’avenir, les compétences techniques auront un plus grand impact sur les recrutements que le diplôme. L’alliance du savoir-faire au savoir-être sera donc un levier de réussite plus important qu’à l’heure actuelle.
La réussite scolaire est-elle synonyme de réussite professionnelle ? 

DANS 20 ANS, QUELLES SERONT LES RELATIONS ENTRE LA RÉUSSITE SCOLAIRE ET LA RÉUSSITE PROFESSIONNELLE ?

En remettant en cause les pratiques républicaines selon lesquelles la réussite professionnelle passe nécessairement par la réussite scolaire. Dans notre pays, le système éducatif est un système basé sur le partage de savoirs à travers des cours théoriques et la transmission de contenus disciplinaires rationnels et universels.

De nos jours, un diplôme est un gage de prestige et de crédibilité. C'est pourquoi, l'image du Président Directeur Général est souvent associée à des montagnes de diplômes de l'enseignement supérieur. Nous pouvons citer plusieurs exemples de directeur d’entreprise tel que Mark Zuckerberg, diplômé de Harvard university, Bill Gates qui a également fait ses études à Harvard ou encore Steve Jobs qui a eu son diplôme à Reed College aux États-Unis. Bien que ces grands noms dans le monde de l’entreprise possèdent de nombreux diplômes, rien n'empêche les passionnés de réussir et de gravir les échelons, puisque ce sont des personnes talentueuses et surtout, déterminés, comme le démontre notre interrogé Flavien Trouillard, qui ne possède aucun diplôme et qui a, malgré tout, réussi à créer sa propre entreprise avec ses connaissances et ses expériences personnelles.

Cependant, l'aspect réel et naturel de l'intelligence ne vient pas seulement des connaissances inculquées au cours des années d'études supérieures. Pour tout organisme, savoir s'adapter et prospérer dans un environnement en constante évolution est un concept clé.

C'est donc, sur place, dans une entreprise par exemple, que l'on apprend et que l'on grandit. Et pour cela, vous n'avez pas besoin d'avoir un diplôme pour être considéré comme une personne énergique et douée.

En France, pour compenser le manque de diplôme au sein des entreprises, il existe de formidables outils comme la VAE (Validation des Acquis de l'Expérience), qui s'adresse à ceux qui exercent actuellement une activité professionnelle. Elle est inscrite dans le code du travail, mais également appliquée dans l'enseignement. Fidèle à son nom, elle permet à toute personne de valider un niveau d’étude à travers des compétences acquises au sein d’une expérience professionnelle.

Dans les 20 prochaines années, il s'agira probablement de construire un autre rapport au savoir. Contribuer au développement d'un droit démocratique et participatif, construisant et accompagnant le développement de notre société pour une égalité des chances à celles et ceux qui veulent s’en donner les moyens.

La transition numérique, appuyée par des technologiques tel que l'intelligence artificielle, accompagnerons les employeurs dans la quête du candidat idéal.

QUELLE CONCLUSION LES MANAGERS DE DEMAIN PEUVENT-ILS EN TIRER ?

Les recruteurs et les manageurs de demain devront relever un challenge important, celui de donner une chance aux candidats qui le mérite, afin d’obtenir un poste, une évolution, ou une montée en compétence, apportant une plus-value à l’entreprise et ceux dans une relation de “gagnant-gagnant” entre employé et employeur.  

La synergie entre réussite scolaire et professionnelle sera cadrée par des normes et des réglementations propres à des métiers. Les nouvelles technologies seront des outils à double tranchant, tant pour les employeurs que pour les employés, car un triage effectué par un algorithme serait susceptible d’éteindre des profils pleins de motivation et de savoir-être, difficilement identifiable à travers un CV. 

L’importance du savoir être dans le recrutement laisse penser que le CV, dans son état actuel, n’a que peu d’avenir. Celui-ci sera probablement revu et l’arrivée des nouvelles technologies pourrait marquer un tournant dans la formulation de candidature, avec la vidéo, l’enregistrement audio ou même l’hologramme, qui pourrait remplacer le traditionnel CV. Et ceux-ci, dans l’objectif de déceler plus facilement les talents de demain. 

C'est dans ce cadre que la synergie entre la réussite scolaire et professionnelle pourrait encore s’atténuer.  

Ainsi, c’est l’avenir et vous-mêmes, futurs candidats, qui nous le diront !  


BIBLIOGRAPHIE

Étude quantitative via questionnaire Google Forms
Étude qualitative via entretiens semi-directif 

Génération Z : les jeunes vont-ils révolutionner notre façon de travailler ?, publie le 25/05/2019 
https://www.mieux-lemag.fr/articles/nouveaux-usages-travail/generation-z-jeunes-revolutionner-facon-de-travailler/

Réussir Sa Carrière Professionnelle Sans Diplôme, publié le 06/01/2021
https://entreprises-ephemeres.fr/blog/2021/06/01/reussir-sa-carriere-professionnelle-sans-diplome/

Diplômes : ont-ils encore de la valeur en 2021 ? par le “Blog ABC Formation
Diplômes : ont-ils encore de la valeur en 2021 ? - ABC Formation Continue : Le Blog (abc-formationcontinue-blog.com)

Les formations professionnelles de l'enseignement supérieur en France au prisme de l'insertion et de la mobilité sociales des diplômés Publié par “Open édition” en 2014).
https://journals.openedition.org/osp/4307

LES ECHOS Pourquoi les recruteurs français discriminent les jeunes diplômés Corinne Dillenseger  10/07/2019
https://start.lesechos.fr/travailler-mieux/recrutements-entretiens/pourquoi-les-recruteurs-francais-discriminent-les-jeunes-diplomes-1175348  

Pourquoi les recruteurs français discriminent les jeunes diplômés, publié le 10/07/2019
https://recruteur.lefigaro.fr/article/le-diplome-est-il-toujours-important-dans-les-recrutements/

LE MONDE - Quand les entreprises regardent au-delà des diplômes pour recruter, publié le 03/02/2022 par Orianne Raffin
Quand les entreprises regardent au-delà des diplômes pour recruter (lemonde.fr)
 

VAE : tout sur la validation des acquis de l’expérience, publié le 02/07/2021
https://www.journaldunet.fr/management/guide-du-management/1200687-vae-la-validation-des-acquis-de-l-experience/

Les diplômes servent-ils encore à quelque chose ? publié le 17/04/2019 par Tomas Chamorro-Premuzic, Becky Frankiewicz
https://www.hbrfrance.fr/chroniques-experts/2019/04/25364-les-diplomes-servent-ils-encore-a-quelque-chose/

La réussite scolaire pour tous : pari intenable... et urgente nécessité ! Publié en 2012 par Xavier Nau
https://www.cairn.info/revue-apres-demain-2012-4-page-18.htm

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Imane Larfaoui, Laurie Bouchard, Chloé Azevedo, Lucas Brunet, Adrien Bergeron, Romain Bony.  Étudiants Groupe ESC Clermont (Classe Master in Management).

Chloé Azevedo
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