Nous sommes à l'évidence à la
fin d'un modèle économique qui a fait le succès
des pays développés. Ce modèle était fondé sur
la compétitivité Prix.
Patrick Artus, Directeur de la recherche et des études économiques de
Natixis le confirme : " Ce sont
les pays émergents qui vont désormais tirer la croissance ". En 1998, ils ne représentaient que
5% du commerce mondial. Aujourd'hui ils occupent
près de 45%.
Il s'agit donc bien d'une
rupture qui contient en elle-même de
grands dangers mais aussi sûrement de
grandes promesses, car
" naître, c'est aussi mourir à ce qui nous conçoit " (D.Vasse). Pour l'instant nous sommes plutôt dans le
creux de la vague. Cela se traduit pas une
récession économique de 3% du PIB en France et de près de 3,8% en Allemagne tandis que l'Espagne est confronté à un chômage impression de près de 20%. A l'évidence, nous entrons dans
une phase de chaos entraînant
une remise en cause de nos conceptions stratégiques et peut - être plus grave encore, de notre
organisation sociale.
Dans ce
contexte " bouleversant ", les acteurs économiques doivent, plus que jamais, faire preuve d'une grande
vigilance tout en s'interrogeant
simultanément sur de
nouvelles pistes de développement. Cette situation de
crise demande d'être capable de manager des
situations extrêmes. Les travaux de
Pascal Lièvre, enseignant chercheur nous propose quelques pistes qu'il à tirées de sa participation à
plusieurs expéditions polaires en milieu hostile.
Nous nous sommes interrogés avec
Jérôme Bondu, expert en Intelligence Economique, sur des
méthodes et des outils simples de veille stratégique, plus que jamais nécessaire pour se
protéger de certains risques mais aussi pour
innover.
En temps de crise, les managers ont à gérer
des émotions collectives fortes. C'est l'occasion de revisiter quelques concepts très pratiques d'une méthode qui a fait ses preuves
" L’analyse transactionnelle ".
Enfin dans un monde complexe, il est important de
simplifier pour retrouver de la lucidité. C'est sur cette voie que nous entraîne
Didier Noyé, Directeur associé de l'INSEP.
Nous sommes pour l'instant obligés d'aborder les choses sous
un angle défensif, mais, en même temps, il est devient urgent de commencer à nous
réinventer.