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Anthropologie du Management et des Organisations

Jeudi 17 Avril 2014
5:49

3.28 Comment mettre en place un système de management des idées dans l'entreprise



Joseph Schumpeter
Parmi les concepts à la mode en management, l’innovation tient le haut du pavé. Tiré de l’obscurité à laquelle il avait été relégué depuis les travaux fondateurs de Joseph Schumpeter, ce mot qui est désormais sur toutes les bouches a mis au goût du jour tout un champ lexical - quand on parle d’innovation, on parle aussi d’idées, de créativité ou d’invention - mais aussi de nouvelles expressions comme " système de management des idées " (SMI), l’objet de notre présent article.

Système de management des idées ? Encore un terme ronflant pour parler de ces bonnes vieilles boîtes à idées ? Pas tout à fait ! Certes, on peut voir le SMI comme une simple reformulation du vieux concept des systèmes de suggestion : le but est là aussi de mobiliser la créativité des employés pour améliorer les performances de l’organisation. Cependant, ici l’accent est mis non plus sur la seule phase d’aval – la recherche et la proposition des idées –, mais sur l’ensemble du processus – de la création d’une culture d’entreprise favorable à la créativité à la réalisation, l'évaluation et la diffusion des idées .

Un SMI s’appuie souvent sur un outil informatique plus ou moins sophistiqué ; de la simple boite mail, avec tableur excel ou base de données Access pour garder la mémoire des idées, à la solution intégrée à l’intranet de l’entreprise et exploitant toutes les possibilités du web 2.0 : espace collaboratif, réseau social d’entreprise...

Aujourd’hui, si la plupart des grandes entreprises disposent d’un SMI ; cela est loin d’être le cas chez les PME. Pourquoi ? Les causes sont multiples : méconnaissance ou manque d’intérêt, difficulté à " mobiliser les troupes ", coût des solutions informatiques proposées par les éditeurs de logiciels, etc.

Pour vous familiariser avec le concept de SMI, nous vous invitons à suivre l'histoire de ses origines, avant de présenter quelques éléments-clef constitutifs de tout bon SMI.
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3.28 Comment mettre en place un système de management des idées dans l'entreprise
Rédigé le Lundi 27 Septembre 2010

Commentaires articles

1.Posté par Youssouf le 02/12/2010 22:43 | Alerter
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Je vous remercie pour tout!

2.Posté par Alexandre SAHLI le 18/05/2011 09:39 | Alerter
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Merci tout d’abord à James Manez pour cet article très enrichissant. J’aimerai pour ma part faire un commentaire en décrivant les implications stratégiques d’un tel système dans nos organisations. Pour supporter ma réflexion, je prendrai en exemple le cas de l’entreprise Danone qui a développé un système performant de management des idées.
D’un point de vue théorique, une étude de M. Hansen, N. Nohria et T. Tierney distingue deux stratégies différentes de management du savoir.
• La stratégie de codification se centre sur les technologies de l’information. L’approche est de type « personne à document » : le savoir est extrait de la personne qui l’a développé, rendu indépendant et réutilisé ensuite dans diverses situations. On constate un gain de temps non négligeable ainsi qu’une réduction des coûts et une économie de travail. Les outils de l’information permettent de retrouver les connaissances nécessaires dans des bases de données sans en contacter l’auteur.
• La stratégie de personnalisation est liée aux personnes qui ont développé le savoir. Ce dernier est alors partagé principalement grâce aux contacts directs : les connaissances sont trop riches et subtiles pour être incorporées dans un rapport écrit. Cette pratique se centre sur le dialogue entre les individus. Le savoir est transféré au cours de sessions de brainstorming et de conversations individuelles. Il faut alors investir largement dans la construction de réseaux de personnes.
Dans un souci de performance et de mondialisation de ses produits, Danone s’est lancé comme premier défi d’être a la veille de l’innovation et du dynamisme face à la concurrence. Être le plus rapide et s’adapter aux besoins des clients.
Pour cela les dirigeants prônent la décentralisation et l’intégration .Un directeur général par exemple peut prendre des décisions au sein du groupe. Cette volonté de préserver l’autonomie et l’intégration des entités organisationnelles a amené le groupe Danone à développer la Networking attitude. Danone s’est appuyé sur un principe issu d’expériences précédentes et fort prisé des Anglo- Saxons : Keep it Simple and Stupid. Vendre l’idée en expliquant les choses de manière simple, presque simpliste. D’un côté, les managers qui ont un problème sont des takers, ceux qui ont des solutions sont des givers et l’intermédiaire discret qui organise l’échange fructueux est un facilitator. Quand le taker a rencontré le giver et que l’échange a eu lieu, des bénéfices en termes de temps, d’erreurs évitées, de résultats sont obtenus ; cela devient une nice story.

Alexandre Sahli
ESC Clermont - PGE3A

3.Posté par Nawel ANTRA le 20/05/2011 10:36 | Alerter
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Cet article m’a interpellé car il m’a appris que le management des idées n’est pas un concept contemporain. Chose surprenante, même si le terme n’est apparu qu’en 1974, le concept a été exploité dès le 15ème siècle avec par exemple « le cahier de doléances » sous l’Ancien Régime.
Un peu plus aboutis, des « systèmes de suggestions »sont apparus dès la fin du 19ème siècle, pour aller vers des « systèmes d’amélioration continue » apparus dès la seconde guerre mondiale.
Aujourd’hui, nous connaissons tous le principe des simples boîtes mails à idées. Il existe également des systèmes beaucoup plus complexes gérés par des outils informatiques : tableau excel, mémorisation des données avec Access… au sein même des entreprises pour faire participer les collaborateurs à une amélioration de leur travail.

Ce sur quoi je souhaiterai réagir, c’est que le document souligne que par rapport aux grandes entreprises, les PME sont en reste à ce sujet, mais il n’y a malheureusement pas que les PME.
En effet, les PME n ‘ont pas forcément le socle organisationnel et financier pour mettre en place un SMI. Pourtant les grandes entreprises, elles, réunissent tous les éléments nécessaires pour mettre en place un système de management des idées performant et pertinent, mais pourquoi ne le font-elles pas toutes ?
En effet, aujourd’hui, toutes les grandes entreprises ne sont pas avancées sur ce point. Et là je me permettrai de me baser sur mon expérience personnelle. L’entreprise dans laquelle je fais mon apprentissage n’a rien mis en place de concret pour aller dans ce sens là. Et pourtant, nous sommes aujourd’hui l’un des plus grands groupe bancaire français. Il y a effectivement une vulgaire boîte mail pour « donner nos idées », mais je trouve cela plus que léger pour un groupe qui compte 58 000 collaborateurs.
Et pourtant, à mon sens, le Management des idées est la clé d’une évolution pérenne pour une entreprise. Il s’agit là d’impliquer totalement les collaborateurs qui sentent pouvoir apporter une réelle plus value à leur entreprise. Leurs actions seront ressenties comme utiles et permettront je pense, une plus grande implication des membres de l’entreprise.
De plus, cela constitue une sorte de réseau social interne entre différents collaborateurs qui peuvent interagir sur la même idée, pour la faire avancer, la consolider dans le but de la rendre exploitable.
Pour moi, ce système peut être un levier pour éviter le sentiment d’exclusion social dans le travail. En effet, qui n’a pas dans son entourage, une personne qui ne sent pas valorisée dans son entreprise, qui a l’impression de ne pas être entendue ? Ce genre d’employés pensent que l’on attend d’eux d’effectuer des tâches répétitives, pour lesquelles ils sont embauchés sans chercher à leur donner la possibilité d’exprimer leur créativité, leur plus value pour l’entreprise : sorte de fordisme moderne, système dans lequel l’homme doit effectuer ses tâches, ni plus ni moins.
La question est donc : comment faire pour que les managers prennent conscience que ce système est nécessaire pour assurer la pérennité d’une entreprise, pour y créer un sentiment de communauté, pour que tous les collaborateurs se sentent impliqués et existés au sein de l’organisation et donc à terme pour y améliorer la productivité ?

Nawel ANTRA
ESC Clermont

4.Posté par Mathieu le 21/02/2013 12:02 | Alerter
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Bonjour,
Je me permets un petit commentaire pour vous signaler l'existence d'un site qui pourra vous permettre de manager des idées en ligne.
Il s'agit de la plateforme http://www.brainztorming.fr qui vous permettra de créer des brainstormings en ligne.
Soit en mode privé / confidentiel pour récolter des idées au sein d'une équipe décisionnelle.
Soit en mode public pour récolter des idées du grand public (crowdsourcing).
Je vous invite à tester cet outil.

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