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Anthropologie du Management et des Organisations

Mardi 2 Septembre 2014
1:21

3.16 Le coût du travail est-il un handicap pour la compétitivité des entreprises françaises ?



Le Point de vue de l'économiste Philippe Arvisenet sur le coût du travail (BNP Paribas - Ecodico)

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3.16 Le coût du travail est-il un handicap pour la compétitivité des entreprises françaises ?
Rédigé le Dimanche 21 Décembre 2008

Commentaires articles

1.Posté par Vincent DEPIENNE le 09/02/2012 15:47 | Alerter
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Cet article est fort intéressant, car non seulement il s’intéresse à la stratégie et à l'organisation d'entreprise, mais il aborde des sujets sociaux, démographiques, d'économie générale et même de politique. Le sujet est totalement d'actualité et la démonstration est surprenante.

Le coût du travail ne nous semble également pas à l’origine de la perte de compétitivité des entreprises. Le manque de compétitivité vient du manque d’adaptabilité des entreprises qui n’ont pas pris toute la mesure de la mondialisation. Ne pouvant lutter dans la guerre par les prix contre la Chine ou l’Inde par exemple, les entreprises vont devoir se différencier. La France, pour développer sa compétitivité, va devoir investir dans l’innovation et la formation. C’est de façon qu’elle va créer de la VALEUR !

Nous avons 2 critiques à formuler cependant :

1/Comme le montre le graphique du paragraphe n°5, le coût du travail en France est énorme!! Les pays d’Europe du Nord qui ont un PIB par habitant important ont certes un coût du travail qui est loin d'être faible, mais qui est bien moindre que celui de la France (près de 50% pour l’Allemagne et 75% pour la Norvège en ce qui concerne les cotisations employeurs…). Peut-être que les diminuer légèrement pourrait soulager quelque peu les entreprises et leur permettre d'investir... Mais vont-elles tenir leurs engagement ou bien cet argent va t-il directement arriver dans les poches des actionnaires?? Rien n'est moins sur... De plus, il est vrai que c’est une ressource importante pour l’Etat pour financer les dépenses publiques et les besoins sociaux considérables dans notre pays (à juste titre), et difficile à remplacer…

2/Si cette réflexion s’adapte bien à certains secteurs d’activité, elle n’est pas forcément évidente pour tous. Prenons l’exemple du secteur des Travaux Publics, dont la clientèle est par définition essentiellement publique. S’échapper de la guerre par les prix n’est pas envisageable puisqu’il s’agit du facteur principal d’attribution des marchés. Bien que le code des marchés publics impose aux collectivités et à l’Etat de choisir l’offre qui présente le meilleur rapport qualité prix, en prenant en compte leurs efforts d’innovation et leur contribution au développement durable (RSE), ces derniers choisissent presque systématiquement l’offre qui propose le prix le plus bas, contraints par leur situation économique difficile... Sortir de la guerre par les prix impliquerait ici une baisse de la compétitivité de l’entreprise et menacerait gravement sa pérennité! Les propos développés dans cet article, bien que nous les jugions pertinents, ne s’adaptent pas à tous les domaines d’activités.

Aurélien ALPHON-LAYRE, Aymeric LENOIR, Vincent DEPIENNE

2.Posté par Flora MESSIAN le 14/02/2012 22:01 | Alerter
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Comme mis en évidence par le commentaire précédent, ce qui est intéressant dans cet article c'est de s'attaquer à une problématique connue et reconnue par tous, la place du coût du travail dans la compétitivité des entreprises, en le plaçant certes sur un axe économique et business, mais surtout en le contextualisation à travers une dimension sociale, humaine et démographique. Nous aimerions donc développer trois points en lien avec l'article.

D'une part, un point qui est peu soulevé par l'article, est celui du contexte économique actuel qui est global. En effet, il faut prendre en compte que si la France souhaite occuper une place de leader sur la scène économique, elle ne peut pas se satisfaire de son marché intérieur qui est beaucoup trop restreint. Ainsi, comme l'explique bien l'article, elle ne doit pas baser sa stratégie de développement économique sur une logique de "compétitivité prix". A contrario, des pays beaucoup plus grands comme la Chine ou les Etats-Unis (dont le coût du travail est faible chez le premier et plus élevé chez le second), sont moins impacté par cette question car ils peuvent, grâce à l'importance de leur marché intérieur, se permettre d'auto alimenter une grande part de leur économie.

Le deuxième point qui nous semble majeur, est en relation avec l'idée développée dans le deuxième paragraphe. En effet, en comparant avec des NPI, le coût du travail est bien plus élevé en France, et ceci car nous avons la chance d'avoir des standards de vie de qualité (santé, vieillesse, chômage, etc...). Toutefois, si l'on compare avec un pays comme les Etats-Unis - dont le coût du travail est certes moins élevé qu'en France de part une présence moindre de l'état dans les prestations sociales - il est évident que les citoyens américains doivent cotiser eux même pour ces prestations sociales. Ainsi, ceci signifie pour eux une baisse du pouvoir d'achat et donc une fragilisation du marché intérieur qui est pourtant, comme évoqué précédemment, un des piliers de l'économie américaine. Le coût du travail est donc inhérent à nos standards de vie occidentaux et réduire le niveau des prestations sociales prisent en charge par l'état en France ne ferait que déplacer le problème.

Enfin, le troisième point, qui est largement développé par l'article, et surtout depuis près de 200 ans par Ricardo, est celui de la théorie des avantages comparatifs : spécialisons nous dans ce que nous savons faire de MIEUX que les autres. De ce fait, nous pourrons alors sortir de cette logique de "compétitivité prix" qui est perdue d'avance face à l'immense avantage comparatif sur ce terrain des NPI.


Matthieu CHABRIER, Rémi DESPATURE, Flora MESSIAN

3.Posté par Charpentier le 16/09/2013 18:34 | Alerter
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Commentaire réalisé dans le cadre d'un exercice par Mr Charpentier et Mr Perrillat

Cet article présente une analyse sur le débat du coût du travail pour les entreprises Françaises. Nous exposerons notre point de vue en trois parties :

Première partie : « Compétitivité-prix, un challenge perdu d’avance »

Comme l’article le précise, l’essor des pays émergents rend la concurrence pour les produits bas-prix très difficile pour les entreprises Françaises. On ne peut en effet rivaliser avec les salaires de ces pays. Le coût du travail et notamment les charges sociales sont très élevées dans notre pays. Néanmoins elles financent les ressources sociales telles que l’éducation, l’accès aux soins ou encore le financement des retraites. Diminuer ces charges n’est donc pas une solution : les entreprises doivent donc créer plus de valeur en considérant la matière grise du personnel et en innovant davantage.

Seconde partie : « La compétitivité hors-prix difficilement applicable dans tous les secteurs »

Dire que la compétitivité hors-prix est l’unique solution est faux. En effet, il est aisé d’innover dans les secteurs tels que les nouvelles technologies ou les services. Par contre, il est plus difficile d’adopter cette stratégie dans l’industrie manufacturière (par exemple : un fabricant de palettes ne peut pas miser sur des palettes haut de gamme). Pour ces industries la compétitivité hors-prix n’est pas une solution pour contrer la compétitivité-prix. Il faut prendre en compte que toutes les industries ne peuvent pas se sauver par la compétitivité hors prix, et si aucune solution n’est trouvée, nous allons continuer à perdre un grand nombre de nos industries.

Troisième partie : « Quand notre compétitivité-hors prix sera rattrapée »

L’analyse présentée dans cet article est trop ancrée dans le présent. Les pays émergents se développent très rapidement : ils accèdent à des formations de plus en plus poussées (notamment par le biais d’échanges internationaux), ils recrutent des ingénieurs et des managers des pays occidentaux… Il faudrait davantage protéger nos savoirs et notre savoir-faire.

Il y a fort à parier qu’ils nous rattrapent dans une dizaine d’années sur les innovations et la compétitivité hors-prix. A ce moment-là comment ferons-nous pour conserver ce coût du travail et nos avantages sociaux ?

4.Posté par Youcef YOUNSI le 16/09/2013 19:09 | Alerter
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la problématique posé dans cet article est l'impacte du cout de travail sur la compétitivité de l'entreprise
De mon point de vue je pense que la France devrait moins basée sa stratégie sur la compétitivité prix d'une part que son économie ou plus précisément son marché intérieur est insuffisant trop petit par rapport à d'autres pays tels que la chine ou la main d’œuvre est a un prix tellement bas et elle est tellement grande qu'elle suffit largement a couvrir ces besoin et a la rendre plus compétitive a l’échelle international et ce qui confirme par ailleurs que c'est automatiquement vrais la notion de productivité qui est la clé essentiel les pays de l’Europe du nord comme la suède le démontre très bien c'est en produisant une meilleur valeur qu'ils peuvent avoir une meilleur compétitivité.
mais un point qui me semble important, est que la France contrairement à d'autres pays comme l’Amérique par exemple a une qualité de vie supérieur (retraite, santé, chaumage,...) par contre les américain même si ils ont un cout de travail moins élevé certes mais a aussi une aide sociale moins importante qu'en France comme dans le domaine de la santé et ce qui rend la France moins compétitive car le cout du travail plus précisément le cout de la productivité du travail est plus importante.

Youcef YOUNSI

5.Posté par Brahim Barkat ABED le 16/09/2013 22:24 | Alerter
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La réflexion actuelle est donnée, à la place qu’occupe le coût du travail dans un contexte économique dominé par la recherche d’avantages compétitive, conséquence direct des crises économiques. En France les entreprises s’étalent à répondre à travers des politiques ancrées sur la « compétitivité prix » dans l’intérêt et non des moindres de faire face à la concurrence des pays émergents qui affichent des coûts de travail largement inférieur. Ce système semble à bout de souffle du fait de l’obsolescence des stratégies managériales qui ne sont plus adapté aux nouveaux défis, induits par la mondialisation qui dicte des règles basés sur la production de masse à moindre coûts, et de ce fait oubliant le facteur humain. La meilleure façon pour les entreprises Françaises de contrer cette nouvelle donne, et la différenciation au travers d’une stratégie tournée vers la création de valeur se traduisant, par des investissements dans la formation et l’innovation.

6.Posté par Allan Barbier,Julien Torres,Matthieu Perrusset le 17/09/2013 00:10 | Alerter
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Cet article nous présente une vision alternative du coût du travail en France et dans les pays développé, axée sur la valeur humaine du travail et non uniquement sur le prix du travail. Ce modèle alternatif est il pour autant la seule solution pour faire face à la concurrence des pays émergents ?

I/

Dans la situation économique actuelle, il est devenu évident que les entreprises Françaises ne peuvent plus rivaliser avec les pays émergent sur le coût du travail. Par conséquent, la solution de la compétitivité hors prix paraît une alternative viable pour tirer son épingle du jeu sur l'échiquier mondial.
Par exemple, la marque Française Louis Vuitton arrive vend ses produits à des prix élevés en jouant sur une image de marque et de savoir faire à la Française. La France est souvent perçue à l'étranger comme le pays du raffinement, de la gastronomie et du luxe. Les entreprises Françaises ont donc un réel intérêt à exploiter cette image de marque pour exporter leurs produits dans le cadre d'une stratégie de hors prix.

II/
Cependant, il est également nécessaire de remettre en cause notre modèle de couverture social. S’il est effectivement un des plus avantageux au monde, il ne semble plus adapté à la situation économique et démographique actuelle de notre pays : chômage très élevé, croissance nulle, retraites fortement menacées… Il apparait indispensable de réformer notre modèle social, de l’épurer, afin que celui-ci n’étouffe plus les entreprises par son côté administratif lourd. Il devrait au contraire faciliter les embauches et permettre aux entreprises de se développer afin de pouvoir mettre pleinement en avant leurs différentes qualités, comme la compétitivité hors prix, sans frein extérieur.

Conclusion :
Il semble quelque peu utopique de régler les problèmes économiques auxquels notre pays est confronté par la compétitivité hors prix. Cette stratégie peut sans doute permettre a quelques entreprises Française fabriquant des produits à fortes valeurs ajoutées de s’en sortir (luxe, technologie de pointe,…). Elle condamne en revanche toutes celles évoluant dans des secteurs d’activités concurrencée par les entreprises basées dans les pays émergents.

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