Au début de l'année, la coutume veut que chacun souhaite ses voeux à son prochain. Cet encouragement social à développer une espérance ne devrait pas se limiter à de simples signes de civilité. Il s'agit plus que d'un rituel extérieur. C'est l'occasion de s'intérioriser pour accéder à ses désirs profonds.
En acceptant de se conformer pour survivre à certains usages, les individus ont tendance à
renoncer à eux-mêmes. En glissant dans cette posture, ils laissent, sans s'en rendre compte, l'histoire les façonner. Or, chacun a besoin d'exister et de réaliser une partie de ses rêves. Il est donc très important d'avoir accès à ce qui a de la Valeur pour nous. Le moment des voeux de début d'année est donc une excellente période pour s'autoriser à entrer en
contact avec nos aspirations pour les traduire en projets puis en plans d'actions.
La méthode
Templus propose un processus original pour définir ses priorités à l'année. Celui-ci est conçu pour permettre une vraie logique de pro-action et non de réaction. C'est pourquoi la démarche s'organise autour de la ligne du
temps pour permettre à chacun de mieux se situer entre le passé, le présent, le futur. Pouvoir répondre aux 3 questions fondamentales de l'existence humaine constituent des supports précieux pour sa propre identité : D'où venons-nous ? Où en sommes-nous ? Où allons-nous ?
Voici les différentes étapes de ce processus de clarification
qui doit pas se limiter à la sphère professionnelle :
1. Faire la liste des soucis du moment.
2. Imaginer qu'est ce qui se passerait si le pire arriverait.
Ces deux premières étapes, préconisées par le psychiatre gestaltiste Eric Perls, permettent de faire exploser les fantasmes "paranoïaques" qui se greffent souvent sur les préoccupations habituelles de la vie quotidienne. Ces fantasmes " insconcients " génèrent une sorte d'angoisse latente qui consomment beaucoup d'énergie.
3. Faire la liste des réussites de l'année passée.
4. Traduire ces réussites en compétences et en valeurs.
Les étapes 3 et 4 permettent un réancrage sur les forces de vie et relancent l'énergie motivationnelle pour les étapes suivantes.
5. Revenir sur la liste des soucis et faire un plan d'actions.
Cette étape renforce les effets de l'étape 2 et restaure une disponibilité à soi-même qui permet un accès plus profond à ses motivations profondes.
On remarquera que les étapes 1 à 5 sont surtout articulées autour du présent, passé et futur proches.
Nous allons maintenant plonger plus en profondeur pour faire resurgir nos motivations véritables. Etes-vous prêts ?
6. Faites une liste pèle mêle de vos aspirations, projets, objectifs, souhaits de changement qu'ils soient d'ordre personnel ou professionnel.
7. Faites une liste de vos réussites les plus significatives dans votre existence.
8. Demandez-vous à nouveau de quelles compétences, valeurs avez-vous fait preuve dans ces circonstances.
9. Dans les 5, 10 ou 15 années à venir, demandez-vous qu'est ce qui serait pour vous une victoire ?
10. De quelles compétences et quelles valeurs aurez-vous besoin pour aller dans cette direction ?
11. Faites la liste des personnes réels ou imaginaires que vous admirez le plus ?
12. Quelles valeurs représentent-ils ?
13. Faites la synthèse de vos principales aptitudes et valeurs qui ressortent le plus souvent dans cet exercice.
14. A partir de là, faites la liste de vos 7 priorités fondamentales en 2008.
L'existence quotidienne va se charger de vous éloigner de vos priorités. Mais " exister c'est insister, vivre c'est résister "
(Comte Sponville). Il faudra donc rester en contact quotidien avec cette liste que vous pouvez glisser dans votre agenda, votre portefeuille ou votre sac à main. Relisez-là souvent dans l'année. Cette visualisation donnera plus de force à votre intention.
Chaque individu a un
Idéal du Moi qu'il peut difficilement contourner et qui constitue un moteur pour la réalisation de lui-même. La réflexion personnelle sur les valeurs permet de reprendre contact avec ce qui constitue l'énergie vocationnelle d'une personne.
En contact avec celle-ci, il devient possible d'occuper une
position actantielle, c'est-à-dire de tenter d'être " créateur d'histoire "
(E. Enriquez -
Sartre). Cette position est beaucoup moins douloureuse que de la subir. Dans nos sociétés économiquement et démocratiquement avancées, nous avons cette liberté, profitons en !