Management : Des concepts, des méthodes, des outils utiles à l'action des managers

Anthropologie du Management et des Organisations

Jeudi 29 Juillet 2010
22:46

1.1 Raisonner en priorité avec la matrice d'Eisenhower

Chacun peut observer que ceux qui réussissent sont rarement ceux qui s'agitent le plus ; ce sont ceux qui font preuve d'un plus grand discernement. Raisonner en priorité est la clé du succès en gestion du temps. La matrice d'Eisenhower est un outil simple mais efficace pour developper ce nouveau savoir-faire cognitif.



1. Le syndrome de Chronos

Les 4 Temps du Management
Chaque jour nous avons plus de choses à faire que de " Temps " ou d' "Energie" disponibles. Face au nombre croissant de sollicitations, il est nécessaire de faire évoluer notre manière de penser et d'agir. Quelques conseils simples, tirés de la méthode Templus, qui ont fait leurs preuves.

Le syndrome de Chronos est un concept proposé par Denis Ettighoffer et Gérard Blanc dans un livre du même titre. Il définit l'accroissement de la charge mentale liée, simultanément, à la réduction du temps de travail et à l'augmentation du nombre de sollicitations, provoqué par le développement des Nouvelles Technologies de l'Information et de la Communication.

Concrètement, cela signifie que nous avons plus de choses à faire que de ressources " temps " et d'énergie disponibles.

Cette situation se traduit concrètement par une certaine confusion mentale : nous avons tellement de choses à faire que nous ne savons plus par où commencer. Celle-ci s'accompagne, par ailleurs d'une certaine anxiété.

Nicole Aubert nous confirme que nous sommes sous l'emprise de la dictature de l'urgence. A travers l'analyse de différents témoignages, elle met en évidence 5 points importants dans cette pathologie du temps :

- Le seul temps valorisé est celui de l'action. Tous les autres temps sont perçus comme des pertes de temps et peuvent générer de la culpabilité ou de l'anxiété.
- Le sujet ressent en permanence une impatience chronique, y compris dans sa vie personnelle.
- Seul compte le temps qui rapporte quelque chose. On retrouve l'impact de l'imaginaire marchand dans le rapport au temps.
- La projection de soi dans le futur est inexistante. Le futur est souvent sacrifié au profit de l'efficacité immédiate. Il y a peu d'espoir dans un avenir meilleur.
- Tous les actes sont accomplis à la hâte, sans approfondissement : on entre dans l'ère de l'a peu près et de l’inachevé.

Le sentiment d'exister dépend de la quantité d'actions que l'on a réalisée dans un temps donné. La frénésie, l'agitation, procure " une certaine intensité de soi-même " et devient " un des éléments constitutifs de l'identité de l'individu hypermode ".

2. Changer notre système cognitif

Les 4 Temps du Management
Les stoïciens nous recommandent de bien savoir distinguer ce qui relève de notre pouvoir et de ce qui n'en relève pas. Nous ne pouvons pas changer le monde (du moins pas tout de suite !), mais nous pouvons nous interroger sur notre manière de penser la réalité.

Nous constatons que nous avons été éduqués et récompensés sur la quantité de choses accomplies plutôt que sur la pertinence de notre action. Cette conception " masochiste " est aujourd'hui inopérante. Chacun peut constater que ceux qui réussissent ne sont pas ceux qui travaillent le plus mais ceux qui sont capables d'un certain discernement.

La méthode Templus propose différents outils simples pour exercer cette fonction que les philosophes ont toujours considérée comme essentielle.

3. Un outils pratique pour faire le tri face au déluge informationnel

Quand Eisenhower organisa son premier débarquement en Avril 1944, l'opération fut un échec. Les troupes alliées durent se replier sous la violence des tirs ennemis. Il recommença une seconde fois. En mettant l'accent sur la notion d'organisation et ce fut une réussite. A cette occasion il a proposé à ses troupes de s'organiser en développant la notion de prioritisation.

A partir de 2 critères, il proposa de hiérarchiser les actions. C'est ainsi qu'il distingua 4 niveaux de priorités : Les Priorités A,B,C,D

Chaque fois que nous sommes confrontés à une situation de confusion mentale, nous pouvons appliquer la méthode. Il suffit d'écrire sur une check-list la totalité des choses à faire et de mettre à coté un niveau de priorité : A? B? C? D?

Nous ne pouvons pas tout faire, nous ne sommes pas tout puissants. Sachons aller à l'essentiel.
" Quand on a passé le sable du désert au tamis, il ne reste que les lions ". Ne soyons pas perfectionnistes, concentrons-nous sur l'essentiel !

Pour en savoir plus, suivez le célèbre module Templus que nous avons diffusé déjà auprès de 100 000 cadres avec la collaboration de l'institut de l'Expansion.

" Un geste juste est un geste qui est débarrassé de tout ce qui n'est pas l'essentiel " Maurice Bejart

4. Outils et méthodes de niveau 1



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Commentaires articles

1.Posté par Laurette le 06/02/2008 21:52
'Ceux qui réussissent ne sont pas ceux qui travaillent le plus mais ceux qui sont capables d'un certain discernement' : il s'agit là d'un propos ambigu : de quel discernement s'agit-il? s'il consiste à déléguer à ceux qui sont restés au stade 'masochiste', ce n'est qu'un transfert qui s'effectue, un jeu de pouvoir, parfois un abus. Sur un plan philosophique, je citerai plus volontiers le propos de Spinoza dans l'Ethique : 'Les hommes se croient libres par cela seul qu’ils sont conscients de leurs actions mais qu’ils ignorent les causes qui les déterminent '. Partant de là, la réflexion peut s'orienter sur du développement personnel, hors sujet dans cet article.

2.Posté par Diana Hernandez le 20/04/2009 16:03
La plupart du temps, à cause du travail, les individus peuvent accéder à un état de stress, du au fait d’avoir énormément de choses à faire et sans avoir le temps nécessaire ni d’ordre de priorité adéquate pour les réaliser.A mon avis, l’article « Raisonner en priorité avec la matrice d'Eisenhower » parle d’un sujet très intéressant avec lequel je suis tout à fait d’accord sur de nombreux points traités.

L’individu, par nature, fait souvent face au stress, au déséquilibre entre ce qu’il perçoit de son environnement et les ressources dont il compte pour atteindre les objectifs.L’article fait référence aussi à la « Méthode Templus », celle qui étudie la relation entre les tâches que les individus ont à faire et le temps et l’espace disponible qu’ils ont pour les réaliser. De nos jours, nous, les individus, sommes confrontés aux nouveaux outils de travail, qui ont un fort lien avec la technologie, et qui parfois nous font tomber dans un état d’angoisse. Cet état est du à l’augmentation de tâches à réaliser et sans pouvoir être capable de les organiser par rapport à la priorité dont elles ont besoin d’être résolues.

Il faut bien prendre en compte les cinq principes que cette méthode propose : • La valorisation, étant un des points le plus important, en parlant sur le temps et sur le fait que notre temps, comme celui des autres, est irremplaçable.• Le décalage, qui consiste à analyser la situation à laquelle nous sommes confrontés.

Est-ce que cette activité est prioritaire ?• La prévision, qui va nous aider à fixer notre chemin ; là où on veut aller ou arriver ; les résultats qu’on a besoin d’obtenir, etc.• Hiérarchisation est l’outil qui nous permettra de mettre un ordre aux tâches, ainsi que de faire ce qui est essentiel dans nos activités.• Désencombrement c’est se débarrasser des activités faites.Einsenhower propose une grille qui peut se lier d’une façon très intéressante aux idées de la méthode de Templus. Cette grille, qui parle d’organiser les tâches en termes d’importance ou d’urgence, sera un outil à prendre en compte pour une meilleure organisation des activités, tant au niveau mental, dans le milieu du travail, que dans la vie quotidienne. C’est exactement ce dont nous, individus vivant dans une société qui change si rapidement, avons besoin de prendre en compte. Il est intéressant d’assimiler au mieux ces paramètres pour évoluer au mieux et pour atteindre nos buts.

3.Posté par de Boisheraud le 25/05/2009 15:32
Selon Nicole Aubert nous sommes sous l’emprise de la dictature de l’urgence. A travers son analyse elle met en évidence 5 points importants dans cette pathologie du temps. L’un de ces points attire mon attention.« La projection de soi dans le futur est inexistante. Le futur est souvent sacrifié au profit de l'efficacité immédiate. Il y a peu d'espoir dans un avenir meilleur. »En effet, nous avons une fâcheuse tendance à prioriser nos actions dans l’urgence et à avoir la « tête dans le guidon ».

Nous sommes donc prisonniers du présent, de l’action immédiate et avons certaines difficultés à prendre le recul nécessaire pour penser à l’avenir. Ce comportement de l’homme est fortement influencé par l’évolution toujours plus rapide des NTIC et le phénomène ne fait que s’amplifier. L’homme devient donc en quelque sorte esclave des nouvelles technologies. Il est très frappant de voir les effets du développement des téléphones portables et d’internet par exemple.

L’homme a beaucoup plus de sollicitations qu’auparavant et a donc plus de difficulté à faire le tri et à prioriser ses actions. Si le fort développement des NTIC a des effets très positifs, on constate aussi qu’il génère des effets pervers. Personnellement j’ai pu me rendre compte aux cours de mes différentes expériences que les nouvelles technologies avaient des effets parfois très néfastes, car certains utilisateurs deviennent dépendants.

Par extrapolation on se rend compte que ces fortes avancées technologiques ont eu des impacts sur les comportements humains et donc par résonnance sur les entreprises et les organisations. En effet, certaines entreprises ne sont-elles pas actuellement en difficulté car elle n’ont pas anticipé et planifié, en restant figées sur des objectifs courts termes de satisfaction immédiate des dirigeants et actionnaires. Personnellement je pense que c’est notre manque d’anticipation qui nous empêche de faire de la projection que ce soit dans notre vie personnelle ou professionnelle.

Pour pouvoir réfléchir à l’avenir il faut prendre le temps nécessaire à cette activité. La solution ne serait t’elle pas d’anticiper et de prendre de l’avance sur des taches ne demandant pas énormément de réflexion et pouvant être réalisés sans perte de temps. L’anticipation demandant organisation et planification, il est donc aussi nécessaire de trouver du temps pour cela.

C’est donc pour cette raison qu’il faut parfois réfléchir avant d’agir. Le temps passé à anticiper par l’organisation et la planification n’est il pas la solution pour être plus efficient ? A contrario un haut degré de planification n’est il pas nuisible à la spontanéité, la flexibilité et la créativité ?Personnellement je pense que tout est une question de dosage et d’équilibre et vous ?« Notre planète est comme un fil, l’homme en est son funambule : il doit trouver l’équilibre » Jungle Planet

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