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  <title>Management : Les 4 Temps du Management </title>
  <description><![CDATA[Une lettre d’auto-formation pour les managers abordant tous les aspects du management : du management stratégique  au management opérationnel des équipes.]]></description>
  <link>http://www.4tempsdumanagement.com/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2012-05-18T09:42:03+02:00</dc:date>
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   <title>3.31 La valeur : un concept clé pour construire des stratégies innovantes (1)</title>
   <pubDate>Sat, 08 Oct 2011 18:04:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>JC Casalegno</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Le Temps de la Strategie]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div><b>Introduction : Le concept de valeur à fait l'objet de nombreuses controverses en économie</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/3336597-4788797.jpg" alt="3.31 La valeur : un concept clé pour construire des stratégies innovantes (1)" title="3.31 La valeur : un concept clé pour construire des stratégies innovantes (1)" />
     </div>
     <div>
      Selon les auteurs, il existe deux grands systèmes de conception de la Valeur : <b>une conception objective</b> et <b>une conception subjective</b>.       <br />
              <br />
       - La conception <b>objective</b> de la valeur se construit à partir <b>des éléments réels</b> qui ont été mis en jeu dans la fabrication d'un produit ou d'un service : matières, recherche - développement, investissement machines,  temps de travail, coût de distribution, profits etc... Il est possible <b>de mesurer les différents agrégats</b> qui constituent le produit et le service et ainsi de définir <b>le " juste prix "</b>. On retrouvera dans cette vision des auteurs comme <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Adam_Smith">Adam Smith</a>, <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/David_Ricardo">David Ricardo (1772-1823)</a>, <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Karl_Marx">Karl Marx</a>       <br />
               <br />
       - La conception <b>subjective</b> de la valeur repose sur  " <b>la désidérabilité</b> " du bien par le consommateur. C'est le désir de celui-ci qui fonde la valeur. Il s'agit donc <b>d'une estimation qui est faite par les acteurs économiques</b> en fonction davantage <b>de ce qu'il représente</b> que des coûts réels liés aux ressources mobilisées pour le fabriquer. La valeur par exemple d'une oeuvre d'art s'inscrit dans cette conception. Il est impossible de définir son prix en fonction de son coût de fabrication mais <b>en fonction d'une évaluation subjective attribuée par le marché</b>. Des auteurs très anciens comme <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9mocrite">Démocrite</a>, <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Thomas_d%27Aquin">Saint Thomas Daquin</a>, ou <a class="link" href="http://www.wikiberal.org/wiki/Scolastiques">les scolastiques espagnoles</a> ont inspiré cette conception qui a été reprise par des économistes comme <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Turgot">Turgot</a>, <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Baptiste_Say">Jean Baptiste Say</a>, <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89tienne_Bonnot_de_Condillac">Condillac</a>, William Jessons, <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Carl_Menger">Carl Menger</a> et <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/L%C3%A9on_Walras">Leon Walras</a>.         <br />
              <br />
       L'effondrement de pans entiers de notre économie nous invite très sérieusement à revisiter les théories qui ont fondé nos raisonnements. Dans le premier article de cette série sur la Valeur, nous nous proposons d'approfondir les théories classiques portées par <a class="link" href="http://www.wikiberal.org/wiki/Adam_Smith">Adam Smith</a>, <a class="link" href="http://www.wikiberal.org/wiki/David_Ricardo">Ricardo</a> et <a class="link" href="http://atheisme.free.fr/Biographies/Marx.htm">Karl Marx</a>. Ce retour (trop rapide) sur ces auteurs nous permettra de constater qu'ils ne sont pas, encore aujourd'hui, sans influencer nos stratégies de développement et plus prosaïquement nos pratiques de gestion.  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>1. Pour Adam Smith, David Ricardo et Karl Marx la valeur d'une marchandise est d'abord le produit du travail des hommes </b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/3336597-4788796.jpg" alt="3.31 La valeur : un concept clé pour construire des stratégies innovantes (1)" title="3.31 La valeur : un concept clé pour construire des stratégies innovantes (1)" />
     </div>
     <div>
      <a class="link" href="http://agora.qc.ca/dossiers/adam_smith">Adam Smith</a> (1723 - 1790), distingue <b>la valeur d'usage et la valeur d'échange</b>. La <b>valeur d'usage</b> d'un produit ou d'un service est lié à son <b>utilité</b>. La valeur <b>d'échange</b> renvoie à <b>la quantité de biens qu'il faut échanger pour obtenir le produit</b>. Ces deux concepts n'ont pas de lien entre eux. L'eau, par exemple est un bien dont tout le monde a besoin ; il est donc très utile, tandis qu'un diamant ne présente pas une utilité vitale mais possède une valeur d'échange très élévée puisque pour l'obtenir, il faudra offrir une grande quantité de marchandises.        <br />
              <br />
       Selon <a class="link" href="http://www.larousse.fr/encyclopedie/personnage/Smith/144596">Adam Smith</a>, <b>la richesse</b> peut se définir comme la capacité que possède un individu à se procurer " des choses commodes ou agréables à la vie ". Cette capacité dépend, selon lui, en définitive du capital qu'il peut investir et <b>de la quantité de travail qu'il peut " produire ou commander "</b>, car <b>toute production est elle-même issue du travail</b>. " Le travail est donc la seule mesure universelle, aussi bien que la seule exacte, des valeurs ; le seul étalon qui puisse nous servir à comparer les valeurs des différentes marchandises à toutes les époques et en tous les lieux ". Si on veut accroître " La richesse des nations ", il faut donc optimiser <b>la productivité</b> du travail <b>en divisant le travail</b> et en " augmentant la quantité d'ouvrages qu'un même nombre de bras est en état de fournir ".        <br />
              <br />
       Cependant pour que cette orientation soit intéressante, il est nécessaire qu'il y ait <b>une certaine quantité d'échanges</b>. <b>C'est donc la taille des marchés qui détermine la création de richesse</b>. C'est pourquoi <a class="link" href="http://desencyclopedie.wikia.com/wiki/Adam_Smith">Adam Smith</a> est partisan du <b>libre échange</b>. Dans cette perspective, Il faut donc laisser faire les marchés (théorie de la main invisible) ; ceux-ci se réguleront d'eux-mêmes dans l'intérêt de tous parce que les hommes sont, par principe, <b>à la recherche de leur propre intérêt</b> et cet intérêt ce ne peut les mener qu'au bien commun.       <br />
              <br />
       Pour faciliter les échanges, <b>il faut sortir du troc et faciliter la circulation de la monnaie</b>. Plus il y a de la monnaie dans une économie, plus cette économie aura des chances de se développer. Mais <b>la valeur d'un produit doit rester articulée sur la quantité de travail qu'il faut pour le produire</b>. Le prix d'un produit dépend donc <b>avant tout du prix du travail</b>. Mais pour que cet équilibre soit maintenu, il faut que <b>l'offre et la demande s'équilibre</b>. Si le produit est rare, sa valeur augmentera. <a class="link" href="http://classiques.uqac.ca/classiques/Smith_adam/smith_adam.html">Adam Smith</a> s'interroge sans résoudre la question sur cette impossible symétrie.        <br />
              <br />
       Si le prix de la marchandise est constitué par <b>le coût du travail</b>, il faut aussi y intégrer <b>la rente</b> qui sert à renouveler les outils de production et à payer le risque pris par les investisseurs. " Le taux élevé ou bas des salaires et des profits est la cause du prix élevé ou bas des marchandises. Le taux élevé ou bas de la rente est le fruit des prix ".         <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.larousse.fr/encyclopedie/personnage/Ricardo/140892">David Ricardo</a> (1772 - 1823) partage les mêmes convictions qu'<a class="link" href="http://www.amazon.fr/s/ref=ntt_athr_dp_sr_1?_encoding=UTF8&search-alias=books-fr&field-author=Adam%20Smith">Adam Smith</a> à propos du capital et du travail. Pour lui <b>la valeur d'échange des marchandises, c'est-à-dire leur prix, ne peut pas dépendre de leur utilité</b> (valeur d'usage) mais de la <b>quantité de travail</b> qu'il est nécessaire de consacrer pour les produire. Il reprend l'exemple de l'eau en montrant qu'à l'évidence, il s'agit d'une ressource très utile mais qui a une valeur d'échange faible (parce qu'il ne faut pas une très grande quantité de travail pour la produire). Cependant <a class="link" href="http://www.amazon.fr/s/ref=ntt_athr_dp_sr_1?_encoding=UTF8&search-alias=books-fr&field-author=David%20Ricardo">Ricardo</a> nuance son propos en considérant que le prix d'une marchandise peut être également influencé par sa rareté. S 'il est rare, son prix pourra évidemment augmenter.        <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://classiques.uqac.ca/classiques/ricardo_david/ricardo_david.html">Ricardo</a> défend également la théorie de <b>" l'avantage comparatif "</b> qui prétend que chaque nation <b>a intérêt à se spécialiser dans la production où elle possède l'avantage le plus élevé</b> par rapport aux autres nations. C'est en effet en <b>se spécialisant</b> que les acteurs économiques peuvent espérer s'enrichir car cela leur permet de  baisser <b>le cout de fabrication qui diminuera en fonction de la quantité de marchandises fabriquées</b>. Pour illustrer son propos <a class="link" href="http://www.biographie.net/David-Ricardo">Ricardo</a> compare les quantités de travail nécessaires pour produire des draps et du vin en Angleterre et au Portugal. Si, <b>avec la même quantité de travail</b>, le Portugal fabrique 10 paires de draps et 150 litres de vin et que l'Angleterre fabrique 20 paires de draps et 100 litres de vin, l'Angleterre aura intérêt à se spécialiser dans la fabrication des draps tandis que le Portugal aura intérêt à se spécialiser dans la production de vins. En fabriquant  30 paires de draps au lieu de 20, elle pourra acheter 300 litres de vin au Portugal qui s'enrichira aussi davantage.        <br />
              <br />
       Mais <a class="link" href="http://en.wikipedia.org/wiki/David_Ricardo">Ricardo</a> comme d'ailleurs <a class="link" href="http://en.wikipedia.org/wiki/Adam_Smith">Adam Smith</a> ne croient pas à une croissance infinie. Si les coûts diminuent au fur et à mesure que l'entreprise augmente ses volumes de production (rendements croissants), à un certain moment de la vie du produit, les moyens supplémentaires de production investis ne contribuent plus à améliorer la rentabilité. On parle à ce moment de rendements décroissants. Pour comprendre ce concept, prenons l'exemple d'une <a class="link" href="http://des-economistes-et-des-hommes.over-blog.com/article-les-rendements-croissants-decroissants-et-la-loi-de-l-offre-et-de-la-demande-1--40326170-comments.html#anchorComment">mine</a>, plus on voudra extraire de minerai plus il sera nécessaire d’aller le chercher en profondeur, et donc plus l’extraction de minerai supplémentaire devrait coûter cher. <a class="link" href="http://www.universalis.fr/encyclopedie/david-ricardo/">Ricardo</a> a emprunté cet effet de rendement décroissant à l’agriculture. En général, on choisira de cultiver au départ les bonnes terrres et par la suite on prendra les terres moins fertiles. Si on prend l'exemple de la fabrication des voitures, les coûts de production diminueront avec l'effet de volume. On parlera alors d'effets de rendement croissant jusqu'au moment où les prix chuteront du fait de la loi de l'offre et de la demande (de la concurrence). Alors, même en continuant d'investir, le coût de fabrication ne sera plus incompressible et on rentrera dans un processus de rendements décroissants.        <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.karlmarx.fr/">Marx</a> considère aussi que la valeur d'une marchandise provient non seulement de la quantité de travail produite comme <a class="link" href="http://www.econlib.org/library/Enc/bios/Smith.html">Smith</a> ou <a class="link" href="http://www.econlib.org/library/Enc/bios/Ricardo.html">Ricardo</a>, mais plus exactement du coût du travail : " En tant que valeurs toutes les marchandises ne sont que du travail humain cristallisé ". Plus la marchandise demandera du travail humain, plus sa valeur sera forte. Elle diminuera si on automatise sa fabrication en faisant appel à des machines donc à du capital.        <br />
              <br />
       Cependant si la valeur travail est déterminante, ce qui fait la valeur d'une marchandise ce n'est pas seulement la quantité de travail nécessaire pour la produire mais aussi sa valeur d'échange. Le travail domestique a une utilité : cuisiner, nettoyer, décorer son intérieur, etc..., mais ne produit pas de marchandises susceptibles d'être échangées et est donc sans valeur. Les marchandises qui sont impossibles à échanger n'ont donc pas de valeur au sens marchand du terme. La valeur d'une marchandise est donc " inséparable des rapports sociaux de l'échange et de la production ". Une marchandise n'est donc pas un objet concret en soi comme l'approche purement comptable pourrait le laisser penser, " c'est d'abord le produit du travail destiné à l'échange ".        <br />
              <br />
       La valeur d'échange d'une marchandise n'est cependant pas sans lien avec la valeur d'usage car un bien n'ayant pas d'utilité ne trouvera jamais acquéreur et n'aura donc de ce fait aucune valeur d'échange. La valeur d'échange d'une marchandise ne peut donc se résumer à la simple valeur travail, elle est aussi l'expression des rapports sociaux. Dans les sociétés modernes, les échanges sont devenus d'autant plus inévitables que l'organisation sociale repose sur une division du travail. Les hommes ne peuvent plus, en effet, satisfaire leurs besoins par eux-mêmes, ils ont besoin du travail des autres. Plus qu'un bien concret les marchandises sont un " produit du travail destiné à l'échange " (Albertini : 307, 2001).       <br />
              <br />
       La valeur d'échange d'une marchandise est également modulée par la loi de l'offre et de la demande et donc par la concurrence. Comme l'équilibre entre ces deux forces est rarement équilibré, il y a forcément des fluctuations de prix donc de marges que les propriétaires vont essayer de limiter en jouant sur la " productivité ". La baisse des taux de profits entraine, de ce fait, une " surexploitation " de la force de travail que <a class="link" href="http://agora.qc.ca/dossiers/Karl_Marx">Marx</a> assimile " à une extorsion  de la plus value " dans la mesure où cet effort supplémentaire du " Travail " donnera lieu à une redistribution toujours inéquitable.        <br />
              <br />
       La création de la valeur selon <a class="link" href="http://www.amazon.fr/Karl-Marx/e/B000APMKRQ/ref=ntt_athr_dp_pel_1">Marx</a> passe donc tojours par l'exploitation des travailleurs. Il faut donc qu'ils se rapproprient au plus vite les moyens de production " pour tirer pleinement profit " de leur travail puisqu'ils en sont les principaux contributeurs ; puisque sans le Travail, les machines ne pourraient à elles seules produire des marchandises.et donc de la richesse...
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Conclusion provisoire</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/3336597-4788798.jpg" alt="3.31 La valeur : un concept clé pour construire des stratégies innovantes (1)" title="3.31 La valeur : un concept clé pour construire des stratégies innovantes (1)" />
     </div>
     <div>
      Malgré des différences significatives, ces auteurs considérés comme " les classiques " mettent en relation <b>la valeur de la marchandise avec la quantité de travail ou le coût du travail</b>. En cela, ils s'inscrivent dans une approche <b>productiviste</b> très en cohérence avec les stratégies industrielles de volume des 50 glorieuses centrées sur <b>la recherche d'économie d'échelle et la compétitivité Prix</b>.        <br />
              <br />
       Si leurs apports ont été déterminants, à un moment donné de l'histoire économique, il semble difficile de rester attaché à cette représentation <b>de la valeur qui ne conçoit que le travail qu'en termes de quantité et d'aliénation</b>. Ce qui est le plus étonnant c'est qu'elle semble encore inspirée certaines politiques gouvernementales qui considèrent que " travailler plus est une solution pour gagner plus ". L'expérience montre que cette orientation aujourd'hui n'est plus opérante ni pour les entrepreneurs ni pour les salariés. Il semble urgent de se tourner vers d'autres théories plus adaptées. Peut -être les économistes dits <b>" marginalistes "</b> ont-ils des propositions plus utiles pour <b>l'action</b> à nous faire ?        <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La division du travail selon Adam Smith (réalisé par les étudiants d' HEC Montréal)</b></div>
     <div>
      <center>
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</center>


     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les avantages comparatifs selon David Ricardo (Ecodico BNP Paribas)</b></div>
     <div>
      <center>       <br />
       <iframe width="432" height="342" src="http://www.youtube.com/embed/AEK6lMab1Ns?rel=0" frameborder="0" allowfullscreen></iframe>       <br />
       </center>       <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Karl Marx par Edgar Morin </b></div>
     <div>
      <center>

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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Les 4 Temps du Management : Une lettre au service du développement de la Compétence Managériale</div>
   ]]>
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   <title>3.29  Steve Jobs : Hommage à un entrepreneur schumpétérien (1955 - 2011)</title>
   <pubDate>Sun, 02 Jan 2011 19:04:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>JC Casalegno</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Le Temps de la Strategie]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div><b>1. L'histoire d'un auto-didacte tourmenté</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/2585917-3648415.jpg" alt="3.29  Steve Jobs : Hommage à un entrepreneur schumpétérien (1955 - 2011)" title="3.29  Steve Jobs : Hommage à un entrepreneur schumpétérien (1955 - 2011)" />
     </div>
     <div>
      <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Steve_Jobs">Steve Jobs</a> est né le 24 février 1955 en Californie. Sa mère naturelle, mademoiselle Schieble, est étudiante à l’université du Wisconsin aux Etats Unis. Elle a eu un enfant avec son professeur de sciences politique <a class="link" href="http://wikibin.org/articles/abdulfattah-jandali.html">Abdulfattah Jandali</a>. Mais il y a un problème : le père de Schieble ne veut pas entendre parler de mariage avec un père syrien. Aussi est-elle dans la nécessité de trouver des parents adoptifs ; finalement, Paul Jobs et son épouse Clara acceptent de l'adopter. Steve trouvera chez eux un amour inconditionnel qui le soutiendra tout au long de sa vie.       <br />
              <br />
       Steve est un garçon turbulent. A deux reprises, ses parents adoptifs doivent en toute hâte l'emmener à l'hôpital. La première fois pour avoir avalé une bouteille d'insecticide, la seconde parce qu'il a introduit une broche dans une prise électrique.       <br />
              <br />
       Adolescent, Steve est fasciné par la technologie. Il répare avec talent de vieilles chaines vidéo et fabrique toutes sortes d'objets électroniques originaux comme un compteur de fréquences. A l’âge de 13 ans, il rencontre <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/William_Hewlett">William Hewlett</a>, co-fondateur de <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Hewlett-Packard">Hewlett Packard</a>, qui lui confie de petits travaux d'été. Vers l’âge de 14 ans, Steve rencontre <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Steve_Wozniak">Steve Wozniak</a>, de 5 ans son ainé, un jeune informaticien, génie de l’électronique.  Il se lance avec lui dans le piratage de téléphone. Les deux astucieux jeunes hommes commercialisent de grandes quantités de boites qui permettent de communiquer dans le monde entier sans payer. Fort heureusement, cette activité illégale sera de courte durée, car <a class="link" href="http://www.grospixels.com/site/wozniak.php">Wozniak</a> trouve du travail comme programmateur chez HP.       <br />
              <br />
       En 1972, <a class="link" href="http://encyclopedie.snyke.com/articles/steve_jobs.html">Steve Jobs</a> rentre à l'université mais n’a pas les moyens de se payer un logement. Aussi est-il hébergé chez des amis. Ce cercle d'amis s’intéresse aux philosophies orientales. Après avoir séjourné près de 18 mois au Reed Collège, où il suit en auditeur libre des cours de typographie, <a class="link" href="http://economie.trader-finance.fr/steve+jobs/">Steve Jobs</a> est embauché par <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Atari">Atari</a> comme concepteur de jeux vidéo. Toutefois, son séjour dans l'entreprise est bref ; il a juste le temps de concevoir un jeu qui lui apportera un pécule suffisant pour financer un voyage en Inde : il souhaite en effet rencontrer là-bas un gourou très célèbre. Malheureusement, le voyage se termine par une dysenterie qui oblige Steve à revenir aux Etats Unis.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le discours de Steve Jobs devant les étudiants de l'Université de Stanford</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <iframe frameborder="0" width="432" height="342" src="http://www.dailymotion.com/embed/video/xd92sw?width=342&theme=none&foreground=%23F9F9F9&highlight=%230033CC&background=%230033CC&defaultSubtitle=fr&additionalInfos=1&hideInfos=1&start=&animatedTitle=&iframe=1&autoPlay=0"></iframe>     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>2. Steve Jobs et Wozniak : deux entrepreneurs qui ont changé nos vies </b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/2585917-3648419.jpg" alt="3.29  Steve Jobs : Hommage à un entrepreneur schumpétérien (1955 - 2011)" title="3.29  Steve Jobs : Hommage à un entrepreneur schumpétérien (1955 - 2011)" />
     </div>
     <div>
      En 1974, il retrouve son ami <a class="link" href="http://ei.cs.vt.edu/~history/WOZNIAK.HTM">Wozniak</a> et tous deux se lancent dans la fabrication du <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Apple_I">Apple I</a>. <a class="link" href="http://www.web-libre.org/dossiers/steve-jobs,8372.html">Steve Jobs</a> perçoit immédiatement le potentiel commercial du produit et entreprend de convaincre son ami <a class="link" href="http://en.wikipedia.org/wiki/Steve_Wozniak">Woz</a> de créer une société pour commercialiser le produit. La toute jeune société des deux Steve débute avec à peine 1750 dollars de fonds propres. Hélas, le succès n'est pas au rendez vous : le distributeur <a class="link" href="http://en.wikipedia.org/wiki/Paul_Terrell">Paul Terrell</a> aura beaucoup de mal à écouler les cinquante ordinateurs car le produit relève trop du bricolage et ne s'adresse qu’à des initiés. Mais, sous le feu de la passion, <a class="link" href="http://woz.org/">Wozniak</a> a déjà conçu <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Apple_II">l'Apple II</a>.       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.aventure-apple.com/bios/steves.html">Steve Jobs</a> insiste pour que ce second modèle soit logé dans une belle coque en plastique. L’ordinateur dispose d'une disquette qui permet de recevoir des programmes et un écran qui permet d'afficher des images en couleur. Jobs cherche des financements mais <a class="link" href="http://www.mckennapubgrp.com/">McKenna</a>, un grand publiciste, ne fera pas confiance à ce jeune écervelé qui s'habille comme un hippie ! C'est finalement <a class="link" href="http://en.wikipedia.org/wiki/Mike_Markkula">Mike Markkula</a>, un riche retraité qui a fait fortune chez <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Intel">Intel</a>, qui accepte de miser 95000 dollars sur le projet. <a class="link" href="http://www.aventure-apple.com/ordis/apple2.html">L'ordinateur Apple II</a> connaitra très vite le succès : son design et sa simplicité d’utilisation vont très vite séduire le public et les commandes vont affluer. En 1978, Apple atteint le chiffre d'affaires de 7,8 millions de dollars et compte 150 employés.        <br />
              <br />
       Après avoir visité le <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Palo_Alto_research_center">centre de recherche de Palo Alto de Xerox</a>, Steve à une nouvelle révélation : <a class="link" href="hthttp://fr.wikipedia.org/wiki/Apple_Lisa">le Lisa</a>, qui deviendra le fameux <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Macintosh">Macintosh</a>. Il embauche alors un génie du marketing, <a class="link" href="http://en.wikipedia.org/wiki/John_Sculley">John Sculley</a>, qui avait contribué à développer le changement d'image de <a class="link" href="http://en.wikipedia.org/wiki/Pepsi">Pepsi Cola</a> auprès des jeunes. Très vite, ce dernier prend la direction générale d'Apple à la demande de Steve Jobs. Le Macintosh fait la une des journaux avec une campagne de publicité qui coûte 15 millions de dollars. Après un excellent démarrage, les ventes s'écroulent brusquement à cause de la concurrence, qui vend des ordinateurs moins élégants mais avec une capacité de mémoire 4 fois supérieure.        <br />
              <br />
       Wozniak donne alors sa démission estimant que Steve Jobs n'investit pas assez  sur l'Apple II, qui représente encore près de 70% des ventes.  La nouvelle du départ de Wozniak fait chuter le cours de l'action et de terribles dissensions s’ensuivent au comité de direction d'Apple. Le 31 mai 1985,  Steve Jobs apprend que <a class="link" href="http://www.aventure-apple.com/bios/sculley.html">Sculley</a>, celui là même qu'il avait embauché, convoque  le conseil d'administration, exigeant le départ de Jobs.        <br />
              <br />
       A 30 ans, le fondateur d'Apple se trouve sur une voie de garage et Sculley licencie 1500 personnes, pour sauver l'entreprise. Jobs vend ses parts et récupère ainsi 80 millions de dollars ; il en investit 12 dans sa nouvelle société, <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/NeXT">Next</a>. Bien que très innovants, les ordinateurs fabriqués dans cette nouvelle société ne connaissent pas le succès attendu, à cause de la concurrence des <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/International_Business_Machines">IBM</a>. La traversée du désert va durer 10 ans.        <br />
              <br />
       Cependant, <a class="link" href="http://www.apple.com/pr/bios/jobs.html">Steve Jobs</a> n'est pas homme à se laisser abattre. En 1986, il crée un studio d'animation, la société <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Pixar_Animation_Studios">Pixar</a>. Le 19 Novembre 1995, il produit  <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Toy_Story">" Toy Story "</a>, un long métrage sur ordinateur qui connait un succès fracassant. Il introduit habilement sa société en bourse. Le titre s'arrache et génère un volume d'achat de 152 millions d'Euros. Quelques années plus tard, en 2006, Disney rachètera Pixar pour 7, 4 milliards de dollars. Par le jeu des échanges d'action, Steve Jobs détiendra 7% du capital de <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Walt_Disney_Pictures">Disney</a>.        <br />
              <br />
       Fin 1996, <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Gil_Amelio">Gilbert Amelio</a>, le PDG d'<a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Apple,_Inc">Apple</a>., propose à Steve Jobs un poste de conseiller à temps partiel. Il faut dire que chez Apple, la situation est particulièrement délicate, au point que certains spécialistes comme <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Michael_Dell">Michael Dell</a> n' hésite pas à déclarer qu'" Apple ferait bien de fermer ses portes et de rendre l'argent aux actionnaires ". Pour relancer la marque, Steve Jobs commence par réduire la gamme pour ne conserver que les produits " phares " et programme une campagne de pub visant à repositionner la marque sur ce qui a fait son succès :  la différence <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Think_different">(Think différent !)</a>. Pour Jobs, les ordinateurs d'Apple sont devenus de banals PC, des " camions " et il est convaincu que le succès reviendra si Apple cultive sa singularité, plutôt que de se mettre en conformité avec les normes imposés par les leaders du marché que sont <a class="link" href="http://en.wikipedia.org/wiki/IBM">IBM</a> ou <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Hewlett-Packard">HP</a>. L'année 1997 est particulièrement difficile, car le chiffre d'affaires est tombé de 11 milliards en 1995 à 7 milliards en 1997.       <br />
              <br />
       Avec l'appui d'un designer d'Apple, <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Jonathan_Ive">Jonathan Ive</a>, Steve Jobs lance <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/IMac">l'Imac</a>, doté d'un écran de couleur en plexiglas. Ce lancement est effectué en dépit d'études de marché peu favorables, mais Steve a bien senti le marché : en 1998, pour la première fois depuis des années, Apple renoue avec les bénéfices. Cette relance a été particulièrement douloureuse puisque Steve Jobs a dû faire appel aux capitaux du concurrent de toujours : <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Microsoft">Microsoft</a>. <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Bill_Gates">Bill Gates</a> n'hésitera pas en effet à investir près de 150 millions de dollars pour le retour de la marque à pomme.        <br />
              <br />
       En 2000, un ingénieur <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Tony_Fadell">Tony Fadell</a> propose à Steve Jobs un nouveau système qui permet de  télécharger légalement de la musique, en associant un baladeur MP3 avec un site dédié de téléchargement :  <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/ITunes">Itunes</a>. Steve Jobs y voit une possibilité de diversification. Il exige de Tony l'exclusivité et lui accorde une équipe de 30 personnes. En Octobre 2001, Steve lance <a class="link" href="http://en.wikipedia.org/wiki/Lpod">lPod</a> après l'avoir fait " redesigner " par le designer <a class="link" href="http://www.aventure-apple.com/bios/ive.html">Jonathan Ive</a>.        <br />
              <br />
       Mais les ventes de l'Ipod ne décollent véritablement qu'en 2003 ;  auparavant, Il a fallu vaincre deux obstacles : d'abord ouvrir ITunes aux PC et ensuite convaincre les maisons de disques que le téléchargement de musique pouvait leur rapporter. Ces dernières ont été très réticentes au début : " Les technologies ne vont jamais fonctionner. Nous avons des ingénieurs diplômés qui connaissent les choses à fond et nous pensons qu'il n'est pas possible de protéger les contenus numériques ".  Jobs leur rétorque qu'elles " ne pourront jamais lutter contre le téléchargement gratuit et qu'il était préférable d'entrer en compétition avec lui ". En juin 2003, 1000 000 d'Ipod ont été vendus.        <br />
              <br />
       2003 sera pour Steve Jobs une année particulièrement intense. En plus du lancement de l'Ipod,  Apple lance un nouveau système d'exploitation, le <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Mac_OS_X">Mac Os X</a>, conçu à partir des recherches menées dans le cadre de son ancienne société NeXT. En Octobre 2003, une terrible épreuve attend Steve Jobs : il apprend, dans le cadre d'une visite de routine, qu'il est atteint d'un cancer du pancréas.        <br />
              <br />
       Entre 2003 et 2004, Steve pratique un régime alimentaire spécialement adapté à sa maladie mais il est dans l'obligation, en juillet 2004, de subir une intervention chirurgicale destinée à éliminer sa tumeur. L'action d'Apple ne subit qu'une baisse de 2,4 points. Ipod compte pour 16% des revenus d'Apple mais Steve Jobs a l'intuition que cette activité est menacée par les téléphones mobiles qui intégreront à terme une fonction MP3.        <br />
              <br />
       En 2005, il rencontre secrètement <a class="link" href="http://en.wikipedia.org/wiki/Stan_Sigman">Stan Sigman</a>, le patron de l'opérateur de téléphonie mobile <a class="link" href="http://en.wikipedia.org/wiki/Cingular_Wireless">Cingular</a>, à qui il présente un concept de téléphone portable révolutionnaire : <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/IPhone">l'IPhone</a>. Après avoir passé des accords d'Exclusivité avec les opérateurs leaders partout dans le monde, il annonce au <a class="link" href="http://www.macworld.fr/">Macworld</a> le 8 janvier 2007 ce nouveau téléphone, qui combine le design d'Apple et la fonction tactile. Le 29 juin de la même année, alors que l'iPod a dépassé les 100 millions d'exemplaires, l'Iphone est lancé.        <br />
              <br />
       Le 15 janvier 2009, les ventes de l'Iphone battent leur plein mais <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Steve_Jobs">Steve Jobs</a> est à nouveau obligé de quitter son poste pour subir une greffe du foie. Le 27 janvier 2010, il présente une nouvelle innovation, <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/IPad">l'Ipad</a>, dont on connaît le succès actuel.        <br />
              <br />
       En 12 ans, sous la direction d'un <b>manager</b> inspiré, <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Apple">la société Apple</a> est passée de 3 à 10% de part de marché dans un secteur hyperconcurrentiel et son cours a été multiplié par 50. Selon un récent sondage, il serait l'entrepreneur le plus admiré par les adolescents américains.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La Saga d'Apple : 30 ans d'histoire </b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <iframe frameborder="0" width="432" height="342" src="http://www.dailymotion.com/embed/video/xtti?width=&theme=none&foreground=%230033CC&highlight=%230033CC&background=%23F9F9F9&additionalInfos=1&hideInfos=1&start=&animatedTitle=&iframe=1&autoPlay=0"></iframe>     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>3. Une stratégie orchestrée dans le temps, basée sur l'innovation et la différenciation</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/2585917-3648416.jpg" alt="3.29  Steve Jobs : Hommage à un entrepreneur schumpétérien (1955 - 2011)" title="3.29  Steve Jobs : Hommage à un entrepreneur schumpétérien (1955 - 2011)" />
     </div>
     <div>
      La stratégie économique développée par <a class="link" href="http://en.wikipedia.org/wiki/Steve_Jobs">Steve Jobs</a> repose sur l'innovation et la différenciation. Le renouvellement constant des activités et des produits constituant le portefeuille d'activité permet à l'entreprise de renouveler en permanence les sources de création de valeur.        <br />
              <br />
       Quand les ordinateurs de bureau déclinent, les Mac portables prennent le relais ; quand les ventes de ces derniers baissent ce sont les IPod qui prennent le relais ; dès que ces derniers entrent en maturité, ce sont les Iphones qui apparaissent, etc.       <br />
              <br />
       La courbe de vie des produits est magnifiquement gérée ainsi que la temporalité du renouvellement des produits. D'après Maurice Bracka, PDG de <a class="link" href="http://www.global.fr/fr/accueil.html">Global Technologies</a>, dans le secteur des produits informatiques, " nous avons une vie de chien : un an est égal a 7 ans. Il faut en permanence se repenser la stratégie. "        <br />
              <br />
       Une analyse du <a class="link" href="http://www.aventure-apple.com/chrono/chronologie.html">séquencement temporel des innovations produites par Apple</a> illustre la compétence temporelle dont Steve Jobs a su faire preuve tout au long de son parcours d'entrepreneur :       <br />
              <br />
       1976 : Naissance de <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Apple_I">l'Apple I</a>       <br />
       1977 : Naissance de <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Apple_II">l'Apple II</a>       <br />
       1984 : Naissance du <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Macintosh">Macintosh</a>       <br />
       1988 : Naissance de l'ordinateur <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/NeXT">NeXT</a>       <br />
       1995 : Sortie du premier film d'animation 3 D'       <br />
       1998 : Naissance de <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/IMac">l'Imac</a>       <br />
       2001 : Ouverture du 1 magasin Apple a Los Angeles       <br />
       2003 : Lancement de <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/IPod">l'Ipod</a> et de <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/ITunes">l'Itunes</a>       <br />
       2007 : Lancement de <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/IPhone">l'Iphone</a>       <br />
       2010 : Lancement de <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/IPad">l 'Ipad</a>       <br />
              <br />
       On peut constater que tous les 3 ou 4 ans, Steve lance un nouveau produit qui constitue à chaque fois une innovation de rupture par rapport à la précédente, ce qui montre une capacité d'anticipation impressionnante et une véritable passion " téléologique ".        <br />
              <br />
       Mais si le succès est généralement au rendez-vous, c'est aussi parce que <a class="link" href="http://www.allaboutstevejobs.com/bio/bio.php">Steve Jobs</a> " sent " les marchés. Il est d'ailleurs d'un perfectionnisme redoutable ; il impose à ses équipes de recherche des améliorations constantes jusqu'à ce que ce que les produits correspondent à l'idée qu'il se fait des attentes des clients. " Si je vous demande de faire ceci ou cela ", dit-il , " c'est parce ce que je sais ce que veulent les clients ". A chaque innovation, ce créateur infatigable intègre les besoins des clients, qu'il ne perd jamais de vue.        <br />
              <br />
       Selon le sociologue <a class="link" href="http://www.puf.com/wiki/Auteur:Norbert_Alter#L_27auteur_par_lui-m_C3_AAme">Norbert Alter</a>, ce qui distingue l'invention de l'innovation vient du fait que celle-ci correspond à des besoins sociaux ou sociétaux et permet la création d'un marché. Les chiffres sont là pour le confirmer :       <br />
       - 250 millions d' IPod vendus depuis son lancement en 2001       <br />
       - 8,5 milliards de chansons téléchargées par ITunes depuis 2003       <br />
       - 43 millions d'Iphone vendus depuis son lancement en 2007       <br />
       - 3 milliards d'applications téléchargées sur l'Applestore        <br />
       - 140 000 applications AppStore disponibles       <br />
       - 5 à 6 millions d'IPad depuis Juin 2010       <br />
       - 50 milliards de dollars de chiffre d'affaires en 2010       <br />
       - 3, 3 milliards de dollars de bénéfice net au 1er trimestre       <br />
       - 284 magasins d'Apple dans le monde depuis 2001       <br />
       - L'ouverture le 6 janvier de Mac App Store destiné à la vente de logiciels        <br />
              <br />
       Si on analyse les chiffres d'affaires des ventes nettes par type de produits (en dollars), on mesure bien avec quelle intuition le patron d'Apple a su renouveler la gamme des produits et des activités.        <br />
              <br />
       <table style="width: 550px;border-spacing: 1px;background-color: #0033CC;" class="texte">
      	 <tr>
      		 <th style="background-color: white;">       Produits</th>
      		 <th style="background-color: white;">2007</th>
      		 <th style="background-color: white;"> 2008</th>
      		 <th style="background-color: white;"> Evolution</th>
      		 <th style="background-color: white;"> 2009</th>
      		 <th style="background-color: white;"> Evolution        <br /></th>
      	 </tr>
      	 <tr>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;">       Mac Bureau</td>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;"> 4,020</td>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;">5,603</td>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;"> 39%</td>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;"> 4,304</td>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;"> -23%       <br /></td>
      	 </tr>
      	 <tr>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;">       Mac Portables</td>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;">6,294</td>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;">8,673</td>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;">38%</td>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;">9,472</td>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;">9%       <br /></td>
      	 </tr>
      	 <tr>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;">       Total Mac</td>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;"> 10,314</td>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;"> 14,276</td>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;"> 38%</td>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;"> 13,780</td>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;"> -3%       <br /></td>
      	 </tr>
      	 <tr>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;">       Ipod</td>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;">8,305</td>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;"> 9,153</td>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;"> 10%</td>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;"> 8,091</td>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;"> -12%        <br /></td>
      	 </tr>
      	 <tr>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;">       Services musicaux</td>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;">2,496</td>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;">3,340</td>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;"> 34%</td>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;">4,036</td>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;"> 21%       <br /></td>
      	 </tr>
      	 <tr>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;">       Iphone</td>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;"> 123</td>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;">1,844</td>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;"> NC</td>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;"> 6,754</td>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;"> 266%       <br /></td>
      	 </tr>
      	 <tr>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;">       Periphériques</td>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;">1,260</td>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;"> 1,659</td>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;"> 32%</td>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;"> 1,470</td>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;"> -11%       <br /></td>
      	 </tr>
       </table>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Steve Jobs présente la derniere innovation d'Apple : l'Ipad</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <iframe frameborder="0" width="432" height="324" src="http://www.dailymotion.com/embed/video/xc0mfa?width=432&theme=none&foreground=%230033CC&highlight=%230033CC&background=%23F9F9F9&additionalInfos=1&hideInfos=1&start=&animatedTitle=&iframe=1&autoPlay=0"></iframe>     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>4. Think different ! </b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/2585917-3648417.jpg" alt="3.29  Steve Jobs : Hommage à un entrepreneur schumpétérien (1955 - 2011)" title="3.29  Steve Jobs : Hommage à un entrepreneur schumpétérien (1955 - 2011)" />
     </div>
     <div>
      Tout au long de son parcours, <a class="link" href="http://www.web-libre.org/dossiers/steve-jobs,8372.html">Steve Jobs</a> s'est efforcé de cultiver la différence en jouant sur le design des produits et leur simplicité d'utilisation. Cet effort permanent a guidé son existence. Peut-être doit-il cette recherche de l'essentiel à la quête spirituelle qu'il avait entreprise dans sa jeunesse. Son but ultime : offrir des produits technologiques esthétiques qui aident à agir et à penser avec facilité et plaisir.        <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://gallocommunications.com/about/">Carmine Gallo</a> a publié un livre intitulé <a class="link" href="http://www.amazon.com/Innovation-Secrets-Steve-Jobs-Breakthrough/dp/007174875X/ref=sr_1_1?ie=UTF8&s=books&qid=1286913074&sr=1-1">" The Innovation Secrets of Steve Jobs "</a>, dans lequel, il montre comment <a class="link" href="http://www.zonebourse.com/barons-bourse/Steve-Jobs-11/biographie/">Steve Jobs</a> a construit son développement professionnel et entrepreneurial sur le thème de la différenciation permanente. Voici le résumé de ces huit secrets d’innovation publiés dans le journal <a class="link" href="http://www.businessinsider.com/8-innovation-secrets-of-steve-jobs-2010-9">Businessinsider du 29 septembre 2010</a> et traduit en français par le <a class="link" href="http://innovaclass.com/2010/09/30/8-lecons-d%e2%80%99innovation-de-steve-jobs-pdg-d%e2%80%99apple/">site canadien InnovClass</a>       <br />
              <br />
       1. Faites ce que vous aimez d’abord, et avec passion !       <br />
       La passion est le moteur de l'innovation. Pour être innovateur, il est donc nécessaire de suivre sa passion jusqu'au bout, surtout si elle vous conduit à quelques succès.         <br />
              <br />
       2. Pensez différemment de votre vision       <br />
       Avez-vous une vision ? Pensez différemment de votre vision. Entourez-vous de personnes qui partagent votre vision. Steve Jobs est entouré de personnes qui sont déterminées à transformer ses idées en innovations.       <br />
              <br />
       3. Changez votre manière de penser       <br />
       Changez votre manière de penser. Il n’y a point d’innovation sans créativité et selon Jobs, la créativité c’est l’art de connecter des informations différentes car cela permet de  d'éclairer l’expérience humaine.       <br />
              <br />
       4. Vendez des rêves, pas des produits !       <br />
       Voyez vos clients différemment. Pour Jobs, les personnes qui achètent les produits d’<a class="link" href="http://www.aventure-apple.com/chrono/index.html">Apple</a> ne sont pas des consommateurs. Ce sont des personnes avec des rêves, des espoirs et des ambitions. Les produits que Jobs proposent ont pour but d’aider les gens à atteindre leur rêve.        <br />
              <br />
       5. Dites non à 1 000 choses       <br />
       Pensez le design de vos produits autrement. Selon Jobs la simplicité est la finalité de la sophistication. L’innovation rime avec aller à l’essentiel. Éliminer tout le superflu et mettre en valeur ce qui est nécessaire. Les designs des produits d’Apple en sont la preuve.        <br />
              <br />
       6. Créer des expériences inoubliables       <br />
       Pensez votre marque de commerce autrement. Jobs a fait des boutiques d’Apple l’étalon or du service à la clientèle. Ce qui explique que la boutique Apple est devenue le meilleur détaillant en introduisant des innovations si simples que toute entreprise peut adopter pour mieux se entrer émotionnellement en relation avec sa clientèle.        <br />
              <br />
       7. Maîtriser votre message       <br />
       Jobs a toujours lancé les produits de <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Apple">la société Apple</a> en créant des évènements. Le lancement de ses produits ressemble souvent à un évènement artistique. Vous pouvez avoir l’idée la plus innovatrice du monde, si vous ne pouvez pas séduire les gens avec votre idée, ça ne marchera pas.       <br />
              <br />
       8. Votre marque de commerce c’est vous même !       <br />
       Selon l’auteur du livre, <a class="link" href="http://gallocommunications.com/">Carmine Gallo</a>, tous ces principes d’innovation sont voués à l’échec si vous n’êtes pas le symbole vivant de votre marque. Si vous êtes à la recherche d’idées pour améliorer l’image de votre entreprise, n’oubliez jamais une chose : votre première marque de commerce c’est vous-même.       <br />
       Votre manière de parler, de marcher et d’agir reflète votre marque de commerce. Mais plus important, ce que vous pensez de vous-même aura le plus grand impact dans la création de nouvelles idées qui vont faire croître votre entreprise et amélioreront la qualité de vie de vos clients. Par conséquent, vous devez d’abord regarder au fond de vous-même et estimer votre potentiel de base. Imaginez ensuite ce que vous pouvez réaliser en affaires avec votre potentiel et votre inspiration. Imaginez enfin ce que vous pourrez accomplir si vous aviez Steve Jobs à vos côtés pour orienter vos décisions. Pensez : Qu’est ce Steve Jobs aurait fait à ma place ? "       <br />
              <br />
       L'analyse de cette expérience managériale si singulière met en évidence combien le dirigeant de cette entreprise a su sur la durée " orchestrer " le génie humain de ses collaborateurs. En combinant des forces contradictoires, il a contribué à la création d'une entreprise  " symphonique ". Ce terme emprunté à <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_L%C3%A9vy_(philosophe)">Pierre Levy</a> (1995) convient bien pour définir le talent managérial de Steve Jobs ; il définit la capacité d'un manager  à susciter une action collective harmonieuse et synchronisée avec les besoins de son environnement.        <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La publicité d'Apple en 1997</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <iframe frameborder="0" width="432" height="342" src="http://www.dailymotion.com/embed/video/x831b0?width=432&theme=none&foreground=%230033CC&highlight=%230033CC&background=%23F9F9F9&additionalInfos=1&hideInfos=1&start=&animatedTitle=&iframe=1&autoPlay=0"></iframe>     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>5. Steve Jobs : un entrepreneur schumpeterien</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/2585917-3648418.jpg" alt="3.29  Steve Jobs : Hommage à un entrepreneur schumpétérien (1955 - 2011)" title="3.29  Steve Jobs : Hommage à un entrepreneur schumpétérien (1955 - 2011)" />
     </div>
     <div>
      <a class="link" href="http://www.davidmourey.com/">David Mourey</a>, professeur de Sciences Economiques et Sociales distingue clairement dans un de ses nombreux articles la <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Adam_Smith#L.E2.80.99accumulation_et_la_croissance">croissance " smithienne "</a> de <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Joseph_Schumpeter#Th.C3.A9orie_.C3.A9conomique">la croissance schumpétérienne</a>.        <br />
              <br />
       Pour <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Adam_Smith">Adam Smith</a>, la prospérité dépend de <b>la taille des marchés</b> : <span style="font-style:italic">" En effet, plus le marché est grand, étendu, plus la demande potentielle est élevée et plus la capacité d’un agent économique à échanger le surplus de sa production sur sa propre consommation progresse "</span>. (Mourey, 2007)       <br />
              <br />
       Avec <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Mondialisation">la mondialisation</a>, l'internationalisation des marchés devrait permettre d'augmenter la taille des marchés et donc la richesse des nations. Cependant, l'actualité montre tous les jours, autant par ceux qui disparaissent que ceux qui survivent, que cette croyance correspond à une vision économique dépassée. Elle a été formalisée en 1776 par <a class="link" href="http://artic.ac-besancon.fr/s_e_s/Fiches%20auteurs/Adam%20Smith.htm">Adam Smith</a> dans son livre <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Recherches_sur_la_nature_et_les_causes_de_la_richesse_des_nations">Recherches sur la nature et les causes de la richesse des nations</a>. Elle repose sur une vision quantitative de l'offre, comme si l'offre des producteurs allait comme par magie rencontrer une demande équivalente de la part des marchés.         <br />
              <br />
       Ce miracle serait possible, selon cet auteur, grâce à la division du travail. Chaque acteur individu ou nation étant de plus en plus spécialisé aurait nécessairement besoin des produits ou services fabriqués par les autres.        <br />
              <br />
       Si ce modèle s'est avéré opérant pendant <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9volution_industrielle">la révolution industrielle</a> pour les pays européens, il apparait aujourd'hui peu adapté. En effet, malgré les évolutions technologiques et  l'amélioration de la productivité globale du travail, ces pays ne pourront jamais lutter contre les coûts des salaires <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Pays_%C3%A9mergents">des pays émergents</a> comme la Chine (qui elle, par contre, s'inscrit complètement dans le modèle smithien).        <br />
               <br />
       Le modèle schumpétérien s'avère plus adapté aux pays occidentaux, à la condition qu'ils puissent [" se débarrasser des oeillères qui ne laisse pas voir aux économistes autre chose que la concurrence des prix. Dès que la concurrence des qualités et l'effort de vente sont admis dans l'enceinte sacrée de la théorie, la variable prix cesse d'occuper sa position dominante ".]i       <br />
              <br />
       La vraie concurrence pour <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Joseph_Schumpeter">Schumpeter</a> (1883 - 1950) est liée à l'innovation. Le premier à développer une innovation aura plus de chance de s'enrichir que celui qui reste rivé sur les coûts.        <br />
              <br />
       Car l'économie, selon lui est en transformation permanente, c'est " un ouragan perpétuel " où des activités se détruisent d'elles-mêmes à cause de l'apparition de nouvelles. L'économie n'est pas stationnaire comme <a class="link" href="http://agora.qc.ca/dossiers/adam_smith">Smith</a> et ses continuateurs l'affirmaient, elle est biologique. Voici ce qu'il dit à ce sujet dans son <a class="link" href="http://classiques.uqac.ca/classiques/Schumpeter_joseph/capitalisme_socialisme_demo/capitalisme.html">livre Capitalisme, Socialisme et Démocratie (1942)</a> :        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">" Le capitalisme, répétons-le, constitue, de par sa nature, un type ou une méthode de transformation économique et, non seulement il n'est jamais stationnaire, mais il ne pourrait jamais le devenir. Or, ce caractère évolutionniste du processus capitaliste ne tient pas seulement au fait que la vie économique s'écoule dans un cadre social et naturel qui se transforme incessamment et dont les transformations modifient les données de l'action économique : certes, ce facteur est important, mais, bien que de telles transformations (guerres, révolutions, etc.) conditionnent fréquemment les mutations industrielles, elles n'en constituent pas les moteurs primordiaux. Le caractère évolutionniste du régime ne tient pas davantage à un accroissement quasi-automatique de la population et du capital, ni aux caprices des systèmes monétaires - car ces facteurs, eux aussi, constituent des conditions et non des causes premières. En fait, l'impulsion fondamentale qui met et maintient en mouvement la machine capitaliste est imprimée par les nouveaux objets de consommation, les nouvelles méthodes de production et de transport, les nouveaux marchés, les nouveaux types d'organisation industrielle - tous éléments créés par l'initiative capitaliste "</span>.       <br />
              <br />
       Il est donc celui plus important d'analyser en permanence ce <b>processus de destruction créatrice</b> qui constitue la donnée fondamentale du capitalisme que de " rechercher la maximisation du profit ".        <br />
              <br />
       Les stratèges et les économistes devraient selon lui considérer <span style="font-style:italic">" ce comportement, d'une part, comme le dénouement d'une tranche d'histoire ancienne et, d'autre part, comme une tentative pour s'adapter à une situation appelée, à coup sûr, à se modifier sans délai - comme une tentative, de la part de ces firmes, à se maintenir en équilibre sur un terrain qui se dérobe sous leurs pieds "</span>.       <br />
              <br />
       Il n'hésite pas à condamner cette logique gestionnaire, encore très présente aujourd'hui quand il affirme : <span style="font-style:italic">" En d'autres termes, le problème généralement pris en considération est celui d'établir comment le capitalisme gère les structures existantes, alors que le problème qui importe est celui de découvrir comment il crée, puis détruit ces structures. Aussi longtemps qu'il n'a pas pris conscience de ce fait, le chercheur se consacre à une tâche dépourvue de sens, mais, dès qu'il en a pris conscience, sa vision des pratiques capitalistes et de leurs conséquences sociales s'en trouve considérablement modifiée "</span>.       <br />
              <br />
       La concurrence la plus redoutable selon <a class="link" href="http://www.wikiberal.org/wiki/Joseph_Schumpeter">Schumpeter</a> n'est pas celle qui se bat sur les prix mais celle qui apporte sur un marché une innovation radicale. <span style="font-style:italic">" Du même coup, en premier lieu, est jetée par-dessus bord la conception traditionnelle du fonctionnement de la concurrence. Les économistes commencent - enfin - à se débarrasser des œillères qui ne leur laissaient pas voir autre chose que la concurrence des prix. Dès que la concurrence des qualités et l'effort de vente sont admis dans l'enceinte sacrée de la théorie, la variable prix cesse d'occuper sa position dominante "</span>.       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://en.wikipedia.org/wiki/Joseph_Schumpeter">Schumpeter</a> avait également bien repéré combien il était difficile pour les élites de sortir du paradigme dominant : <span style="font-style:italic">" Néanmoins, l'attention du théoricien continue à rester exclusivement fixée sur les modalités d'une concurrence enserrée dans un système de conditions 1 notamment de méthodes de production et de types d'organisation industrielle) immuables. Mais, dans la réalité capitaliste (par opposition avec l'image qu'en donnent les manuels), ce n'est pas cette modalité de concurrence qui compte, mais bien celle inhérente à l'apparition d'un produit, d'une technique, d'une source de ravitaillement, d'un nouveau type d'organisation (par exemple l'unité de contrôle à très grande échelle) - c'est-à-dire la concurrence qui s'appuie sur une supériorité décisive aux points de vue coût ou qualité et qui s'attaque, non pas seulement aux marges bénéficiaires et aux productions marginales des firmes existantes, mais bien à leurs fondements et à leur existence même. L'action de cette modalité de concurrence dépasse celle de la concurrence des prix tout autant que les effets d'un bombardement dépassent ceux d'une pesée sur une porte ; de plus, son efficacité est tellement plus grande que la question de savoir si la concurrence, au sens ordinaire du terme, joue plus ou moins rapidement devient relativement insignifiante : en tout état de cause, le levier puissant, qui, à la longue, rehausse la production en comprimant les prix, est d'un tout autre calibre "</span>.        <br />
              <br />
       Par son parcours, <a class="link" href="http://www.stevejobs.fr/biographie-de-steve-jobs/">Steve Jobs</a> semble magnifiquement illustrer la pertinence des intuitions schumpétériennes qui furent, elles aussi, très en avance sur leur temps.        <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L'économie vue par Schumpeter : un cycle permanent de destruction - création d'activités (Voir à partir de 33')</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <object width="432" height="342"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/4G5U4hTSb1A?fs=1&amp;hl=fr_FR&amp;rel=0&amp;color1=0x006699&amp;color2=0x54abd6"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/4G5U4hTSb1A?fs=1&amp;hl=fr_FR&amp;rel=0&amp;color1=0x006699&amp;color2=0x54abd6" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="432" height="342"></embed></object>     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Bibliographie et sitographie</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/2585917-3696887.jpg" alt="3.29  Steve Jobs : Hommage à un entrepreneur schumpétérien (1955 - 2011)" title="3.29  Steve Jobs : Hommage à un entrepreneur schumpétérien (1955 - 2011)" />
     </div>
     <div>
      <a class="link" href="http://www.prodimarques.com/sagas_marques/apple/apple.php">La Saga d'Apple par Prodimarques</a>       <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <CENTER>

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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Les 4 Temps du Management : Une lettre au service du développement de la Compétence Managériale</div>
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   <title>3.30 Le positionnement : un atout stratégique pour se développer de manière durable sur des marchés concurrentiels par Pascale Borel, enseignante chercheuse (ESC - Clermont)</title>
   <pubDate>Tue, 07 Dec 2010 10:38:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>JC Casalegno</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Le Temps de la Strategie]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/2531160-3566762.jpg" alt="3.30 Le positionnement : un atout stratégique pour se développer de manière durable sur des marchés concurrentiels par Pascale Borel, enseignante chercheuse (ESC - Clermont)" title="3.30 Le positionnement : un atout stratégique pour se développer de manière durable sur des marchés concurrentiels par Pascale Borel, enseignante chercheuse (ESC - Clermont)" />
     </div>
     <div>
      Maintenant devenu courant dans la littérature marketing, le terme de <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Positionnement">positionnement</a> est apparu dans les années 60 à travers les publications de <a class="link" href="http://troutandpartners.com/team/jack_trout.asp?language=">Trout J.</a>, désormais désigné comme l'inventeur du concept. D’abord présenté comme " une nouvelle approche de la communication " <a class="link" href="http://search.barnesandnoble.com/books/product.aspx?r=1&isbn=9780071373586&itm=1&afsrc=1">(Ries A., Trout J., 2000)</a> le positionnement s’impose peu à peu à l’ensemble des responsables marketing de l’entreprise.        <br />
              <br />
       Son champ d’application s’élargit, dépasse le cadre de la communication pour finalement s’interpréter comme " la façon dont le programme marketing sera utilisé afin d’établir une place précise dans l’esprit du consommateur, qui la différencie des produits concurrents " <a class="link" href="http://www.decitre.fr/livres/LE-MARKETING.aspx/9782717823066">(Dubois P.L., Jolibert A., 1992)</a>. Ainsi, peu à peu, l’objet du positionnement s’est étendu du produit au service, à la marque, à l’enseigne, à l’homme politique, etc.        <br />
              <br />
       D’une manière générale, tous les éléments soumis à la perception des individus sont frappés d’un positionnement volontaire ou involontaire. Car si l’entreprise n’intervient pas, c’est le client qui le fera en attribuant à la marque, à l’enseigne, etc. une place dans son esprit que l’entreprise ne maîtrise pas. Le positionnement acquiert ainsi une dimension stratégique devenant un des piliers de la stratégie marketing. Et, plus qu’un concept, le positionnement apparait très rapidement comme une véritable démarche allant du diagnostic de la situation du marché à la prise de décision, au travers du choix d’une position, à sa mise en œuvre au plan opérationnel.       <br />
              <br />
       Acquérir une place privilégiée dans l’esprit du consommateur est le souhait de chaque professionnel. Certains y parviennent. Mais le caractère pertinent de cette position peut varier dans le temps du fait d’une modification de l’offre, de l’apparition d’une nouvelle concurrence ou de l’évolution des attentes des consommateurs. La démarche de positionnement doit ainsi s’intégrer dans une dynamique temporelle afin de garantir la réussite de l’entreprise. <a class="link" href="http://iae.univ-lyon3.fr/menus/outils/annuaire/m-negro-yves-125061.kjsp">Négro Y.</a> souligne cette dimension en définissant le positionnement comme " la mise en position du produit dans le champ des croyances déterminantes de consommateurs sélectionnés, de façon durable et profitable, compte tenu des actions présentes et à venir des concurrents " <a class="link" href="http://www.decitre.fr/livres/L-etude-du-marche.aspx/9782711777426">(Négro Y., 1998)</a>. Ainsi, l’entreprise doit non seulement faire preuve de vigilance mais plus encore d’anticipation à l’égard du changement. Une surveillance constante et soutenue du marché s’avère de ce fait fondamentale pour l'entreprise qui souhaite préserver sa place. D’autant plus que dans le contexte actuel de mutations rapides et imprévisibles, les obstacles de cette mission dépassent les difficultés traditionnelles de la prospective. La stabilité et la pertinence de la position acquise par l’entreprise sont, en effet, en permanence remises en cause et doivent donc faire l’objet de toutes les attentions. L’instabilité temporelle de la position acquise, ajoutée à la saturation des marchés et à un environnement concurrentiel accru met constamment à l’épreuve la réactivité de l’entreprise. Ainsi, ce n’est pas tant le positionnement que le repositionnement qui est à l’ordre du jour.       <br />
              <br />
       Cet article se propose donc de préciser successivement les trois étapes d’une démarche de repositionnement. Dans une première étape, il s’agit de faire le diagnostic de la position occupée par l’entreprise. C’est à partir de là que le responsable d’entreprise sera amené à décider soit de renforcer la position acquise soit de se repositionner. L’étape n°3 est la traduction au plan opérationnel de cette décision.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>1. Etape 1 : Le diagnostic de la position actuelle</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/2531160-3566763.jpg" alt="3.30 Le positionnement : un atout stratégique pour se développer de manière durable sur des marchés concurrentiels par Pascale Borel, enseignante chercheuse (ESC - Clermont)" title="3.30 Le positionnement : un atout stratégique pour se développer de manière durable sur des marchés concurrentiels par Pascale Borel, enseignante chercheuse (ESC - Clermont)" />
     </div>
     <div>
      L'intérêt porté au repositionnement se justifie clairement à travers le désarroi des décideurs face à l’encombrement des marchés, conséquence d’une concurrence accrue qui rend difficile la tâche de l’entreprise dans sa volonté de se faire connaître et d’être choisie par le consommateur. Cette tâche est rendue encore plus ardue du fait de l'évolution du consommateur, qui ne répond plus ou de manière différente aux appels de l’entreprise. Pour assurer l’intérêt de sa clientèle, l’entreprise n’a d'autre solution que de proposer une offre différenciée de celle de ses concurrents. Il lui faut offrir quelque chose en plus, qui soit suffisamment singulier pour répondre aux besoins et aux attentes de la clientèle. Mais cette différenciation n’a de fondement qu’à la condition d’être perçue par le consommateur. En effet, quels que soient les efforts engagés par l’entreprise, c’est le consommateur qui, au travers de la perception qu’il a du produit, de la marque, de l’enseigne, etc., et sur la base de différences réelles ou illusoires, jugera de leur bien-fondé <a class="link" href="http://www.decitre.fr/livres/ENCYCLOPEDIE-DE-GESTION-3-VOLUMES.aspx/9782717830422">(Joffre P., 1997)</a>.       <br />
              <br />
       La place occupée par l’entreprise sur son marché varie ainsi selon le point de vue que l'on adopte. Plus précisément, cette position est déterminée par les différents acteurs en présence : l’entreprise elle-même, ses concurrents et les consommateurs. La coexistence de ces trois acteurs conduit certains à parler du " triangle d’or du positionnement " <a class="link" href="http://www.decitre.fr/livres/Mercator.aspx/9782100502622">(Lendrevie J., Levy J., Lindon D., 2009)</a>. En effet, la politique marketing et commerciale menée par l’entreprise n'est pas indépendante de celle de ses concurrents : les consommateurs évaluent l'offre proposée par l'entreprise en tenant compte de celles des concurrents. En d’autres termes, la place assignée à l’entreprise est déterminée par ses actions et la perception qu’en ont les consommateurs compte tenu de leurs attentes et des offres concurrentes présentes sur le marché.       <br />
              <br />
       Ainsi, nous considérons que le positionnement de l’entreprise est construit sur la base de trois dimensions : le positionnement " voulu ", le positionnement " perçu " et le positionnement " attendu ". Le diagnostic de la position occupée par l'entreprise requiert donc d'identifier ces trois dimensions. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/2531160-3566767.jpg" alt="3.30 Le positionnement : un atout stratégique pour se développer de manière durable sur des marchés concurrentiels par Pascale Borel, enseignante chercheuse (ESC - Clermont)" title="3.30 Le positionnement : un atout stratégique pour se développer de manière durable sur des marchés concurrentiels par Pascale Borel, enseignante chercheuse (ESC - Clermont)" />
     </div>
     <div>
      <b>1.1. Le positionnement " voulu "</b>       <br />
              <br />
       Le positionnement " voulu " traduit la place que l’entreprise souhaite donner à son offre compte tenu des moyens dont elle dispose et de ses choix. La détermination de cette dimension requiert donc de faire un audit de la stratégie de l’entreprise et de ses implications opérationnelles. Il s’agit de mieux comprendre ce que fait l’entreprise, comment elle aborde son marché, comment elle se présente à ses clients potentiels.       <br />
              <br />
       L’étude du positionnement " voulu " est simplifiée lorsque l’entreprise a une stratégie clairement définie et des actions opérationnelles menées dans une totale cohérence. Nous savons que ce n’est pas toujours le cas. Il est pourtant indispensable à l’entreprise de mener cette introspection. Car comment pouvoir comprendre l’image que nos clients ont de nous sans être en mesure d’analyser celle que l’on se donne et donc qu'on leur délivre. Sur cet aspect, une autre difficulté peut s’ajouter. En effet, il est parfois illusoire de considérer que l’entreprise parle d’une même voix. Chaque collaborateur, à son niveau, contribue à la construction de la position " voulu " de l’entreprise. Mais peut-on être certain que chacun à la même image de cette dimension " voulu " et par voie de conséquence de son propre rôle dans la construction du positionnement de l’entreprise ?       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/2531160-3566777.jpg" alt="3.30 Le positionnement : un atout stratégique pour se développer de manière durable sur des marchés concurrentiels par Pascale Borel, enseignante chercheuse (ESC - Clermont)" title="3.30 Le positionnement : un atout stratégique pour se développer de manière durable sur des marchés concurrentiels par Pascale Borel, enseignante chercheuse (ESC - Clermont)" />
     </div>
     <div>
      <b>1.2 Le positionnement " perçu "</b>       <br />
              <br />
       Pour répondre à ses besoins et à ses attentes, le consommateur a la plupart du temps le choix entre plusieurs offres concurrentes. Placé en situation de choix, le consommateur va être notamment guidé par l’image qu’il a de ces différentes offres. Comme nous le savons, une image se construit sur la base de la connaissance et de l’expérience d'un consommateur à l’égard d’une offre. Mais c’est également le résultat d’impressions, de croyances, etc. pas toujours fondées. C'est pourtant sur la base de représentations réelles ou illusoires que les individus se forgent une image des différentes offres en concurrence et, ainsi, détermine une dimension " perçue " au positionnement. <a class="link" href="http://www.librairiedialogues.fr/personne/yves-chirouze/58075/">Chirouze Y.</a> dit du positionnement que c'est " un phénomène fatal " dans le sens où quelles que soient les actions de l'entreprise, le consommateur lui attribuera une position <a class="link" href="http://www.decitre.fr/livres/LE-MARKETING-STRATEGIQUE.aspx/9782729895389">(Chirouze Y., 1995)</a>. Par conséquent, et afin de mieux appréhender les choix effectués par les individus, il est essentiel de placer l’entreprise ainsi que les différentes offres en concurrence dans une représentation globale de l’univers perceptuel du consommateur. Cette représentation prend la forme d’une " carte perceptuelle " à partir de laquelle l’entreprise pourra évaluer la " distance " qui la sépare de ses concurrents et ainsi identifier qui est ou sont son concurrent ou ses concurrents) le(s) plus proche(s) et au contraire le ou les plus éloignés dans l’esprit des consommateurs. Enfin, afin de comprendre la position de chacun, cette carte fait apparaître les caractéristiques prises en compte par les consommateurs pour la détermination des similarités ou au contraire des disparités entre les offres. C'est à partir de ces cartes que le responsable d'entreprise sera en mesure de vérifier si cette orientation qu'il a voulu donner à son offre est perçue par le consommateur.        <br />
              <br />
       Concrètement, c’est sur la base d’une enquête menée à partir d’un questionnaire que l’entreprise pourra collecter ces informations. La position relative de chacune des offres est le résultat d’une évaluation par l'individu interrogé, à travers la perception qu’il en a, d’éléments constitutifs de l’offre. La proximité entre deux offres traduit une similarité perçue de celles-ci sur la base des caractéristiques retenues. Ainsi, cette représentation apporte une dimension explicative à la position occupée par chacune des offres mises en concurrence.       <br />
              <br />
       La détermination du positionnement " perçu " de l’entreprise et de ses concurrents met à jour la représentation que les individus se font de l'univers concurrentiel. Néanmoins, cette dimension ne révèle pas les besoins, les attentes et les préférences des consommateurs.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/2531160-3566781.jpg" alt="3.30 Le positionnement : un atout stratégique pour se développer de manière durable sur des marchés concurrentiels par Pascale Borel, enseignante chercheuse (ESC - Clermont)" title="3.30 Le positionnement : un atout stratégique pour se développer de manière durable sur des marchés concurrentiels par Pascale Borel, enseignante chercheuse (ESC - Clermont)" />
     </div>
     <div>
      <b>1.3 Le positionnement " attendu "</b>       <br />
              <br />
       Nous désignons sous les termes de positionnement " attendu " les besoins, les attentes et les préférences des consommateurs. La détermination de cette troisième dimension du positionnement a ainsi pour objet d'apprendre au responsable quelles sont les caractéristiques de l’offre auxquelles le consommateur est sensible et de mettre à jour leurs préférences. Car, quelles que soient la représentation que le consommateur se fait de l’univers concurrentiel et la position qu'il octroie à chacune des offres concurrentes , le choix qu’il sera amené à faire sera guidé par ses besoins, ses attentes et ses préférences. Ainsi, un consommateur peut percevoir deux offres comme très semblables mais leur préférer une troisième. Un autre consommateur pourra préférer ces deux premières offres et les acheter indifféremment. Il est donc essentiel de déterminer les préférences des consommateurs à l'égard des différentes offres.       <br />
              <br />
       En définitive, un positionnement réussi est celui qui permet d'établir un équilibre stable et profitable entre les actions de l'entreprise, la perception qu'en ont les consommateurs et leurs attentes. L'analyse de ces trois dimensions est donc un préalable indispensable à toute décision. Car c’est à partir de ce diagnostic que l’entreprise pourra décider soit de renforcer la place qu’elle possède actuellement soit de se repositionner.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>2. Etape 2 : La prise de décision</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/2531160-3566784.jpg" alt="3.30 Le positionnement : un atout stratégique pour se développer de manière durable sur des marchés concurrentiels par Pascale Borel, enseignante chercheuse (ESC - Clermont)" title="3.30 Le positionnement : un atout stratégique pour se développer de manière durable sur des marchés concurrentiels par Pascale Borel, enseignante chercheuse (ESC - Clermont)" />
     </div>
     <div>
      Les deux grands types de décisions que l’entreprise peut être amenée à prendre sont soit de renforcer la position qu'elle détient sur son marché, soit de se repositionner. L'engagement de l’entreprise dans la voie du repositionnement dépend de la confrontation des trois dimensions du positionnement : le " voulu ", le " perçu " et " l’attendu ". La comparaison de ces trois dimensions permet de révéler l'existence soit d'un équilibre soit d'un écart entre ce que l’offre de l’entreprise et ce qui est perçu et attendu par les consommateurs.        <br />
              <br />
       Sachant qu'un positionnement réussi est celui qui réconcilie le " voulu ", le " perçu " et " l’attendu ", c'est sur la base de cette confrontation que l’entreprise pourra orienter sa décision. Différentes situations peuvent se présenter comme le montre les schémas suivants.       <br />
              <br />
       La situation n°1 oriente l’entreprise vers un renforcement de la position qu'elle occupe sur son marché. Cette situation que l'on peut qualifier d'idéale est la formalisation d'un positionnement réussi. La politique marketing de l'entreprise est reconnue par les consommateurs et répond à leurs attentes.       <br />
       	       <br />
       Les trois autres situations doivent conduire l’entreprise à faire le choix d’un repositionnement. Cependant, si de ces trois situations découlent une décision identique, leurs implications opérationnelles diffèrent en fonction de l'origine du déséquilibre. La situation n°2 reflète une divergence entre l'offre proposée et les attentes des consommateurs. C'est également le cas de la situation n°4. Un déséquilibre peut également provenir de l'existence de biais perceptuels qui conduisent les consommateurs à avoir une image déformée de l'offre proposée par l'entreprise (situations n° 3 et 4).       <br />
              <br />
       L'identification des origines de ces différents écarts est d’autant plus décisive qu'elle conditionne la nature des actions correctrices indispensables à la démarche de repositionnement. La nature des écarts entre le positionnement voulu et perçu doivent guider le responsable dans le choix des plans d'actions à mettre en œuvre.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>3. Etape 3 : Les actions à mettre en oeuvre</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/2531160-3566786.jpg" alt="3.30 Le positionnement : un atout stratégique pour se développer de manière durable sur des marchés concurrentiels par Pascale Borel, enseignante chercheuse (ESC - Clermont)" title="3.30 Le positionnement : un atout stratégique pour se développer de manière durable sur des marchés concurrentiels par Pascale Borel, enseignante chercheuse (ESC - Clermont)" />
     </div>
     <div>
      Une fois la décision prise  -  de renforcer la position acquise ou de se repositionner - , l’entreprise doit établir son plan d'action. Cette étape a pour but de formaliser les modifications à apporter à la politique marketing menée jusque-là. Les origines d’un éventuel déséquilibre entre le " voulu ", le " perçu " et " l’attendu ", décrites précédemment permettent d'aiguiller le responsable d’entreprise. A ce titre, le tableau suivant associe à chacune des situations précédemment identifiées les objectifs qui en découlent et les différentes actions qui vont permettre de les atteindre.       <br />
              <br />
       La situation n°1, en s'analysant comme la confirmation de la pertinence du positionnement choisi par l'entreprise, doit se traduire par un renforcement de la politique marketing pratiquée jusque-là. Par contre, dans les trois autres situations, l’entreprise doit repositionner son activité et par conséquent, il lui est nécessaire d'apporter des modifications à sa politique marketing actuelle. Ces modifications ont pour objet de corriger les dimensions " voulu " et/ou " perçu " du positionnement. La nature et l'étendue de ces corrections varient en fonction des situations.        <br />
              <br />
       Dans le cas où le positionnement " voulu " par l’entreprise ne répond pas aux attentes des consommateurs (situations n°2 et 4), c'est sur le contenu de l'offre qu'il faut agir. L’entreprise doit se recentrer sur l’étude des besoins et les attentes des consommateurs afin d’être en mesure de proposer une offre adaptée à une cible sélectionnée. C’est le fondement même de toute politique marketing.        <br />
              <br />
       Les situations les plus délicates à traiter sont celles que l’on rencontre  lorsque la source du déséquilibre est le " perçu " (situations n°3 et 4). Dans ce cadre, c'est sur la perception que les consommateurs ont de l’offre que l’entreprise doit reporter ses efforts. Concrètement, il incombe au responsable d’entreprise de redonner une position à son offre dans l’esprit d’une cible clairement identifiée. Cet engagement n’implique nullement de faire table rase du passé : c'est même là que se trouve la difficulté !  En agissant sur le positionnement " perçu ",  l’entreprise va s’efforcer de modifier la perception, les représentations, réelles ou illusoires, que les individus ont de son offre. Pour cela, l’entreprise doit mobiliser les outils de communication à sa disposition afin de multiplier les messages à destination de la cible. Ces différents outils relèvent des médias mais également des techniques hors médias. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le repositionnement de l'eau minerale Evian, une marque du groupe Danone </b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <iframe width="432" height="342" src="http://www.youtube.com/embed/IobE271sk-M?rel=0" frameborder="0" allowfullscreen></iframe>     </div>
     <div>
      En 1998, <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Evian_(eau)">Evian</a>, la célébre marque du groupe <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Danone">Danone</a>, leader des eaux minérales voit le volume de ses ventes régresser de 2%; ses parts de marché passant de 14% à 12% alors que l'ensemble du marché connait un beau dynamisme. Les eaux de source à bas coût telle la marque <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Cristaline">Cristaline</a> sont vendues trois fois moins cher que les eaux de grandes marques. En fait un nouveau marché est en train d'émerger et de concurrencer fortement les eaux dites minérales, ce sont les eaux de source.<a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Mercedes_Erra"> Mercedes Erra</a>, présidente de <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Euro_RSCG">Euro RSCG BETC</a> définit très bien la différence entre ces deux types d'eaux qui sont généralement confondus dans l'esprit des consommateurs : " Ce ne sont ni les mêmes attentes, ni les mêmes produits. Les eaux de source sont achetées pour des raisons de sécurité par rapport à l’eau du robinet, les eaux minérales pour leur contribution positive à la santé des individus. N’oublions pas que ces dernières sont reconnues par l’Académie de médecine comme ayant des effets bénéfiques sur la santé. "       <br />
              <br />
       Face à cette baisse des volumes de vente, <a class="link" href="http://www.danone.com/fr/groupe/presentation.html">le groupe Danone</a> décide de réagir en développant une campagne de communication orientée sur la santé et la jeunesse. C'est l'origine de la campagne des bébés nageurs puis des bébés rollers. Les résultats commerciaux ne se font pas attendre : Un mois après la campagne, la marque a gagné 1,1 point de part de marché. Depuis, ce repositionnement, la marque affiche une croissance quasi équivalente à celle du marché, entre + 6 et + 7 % en volume.  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <iframe width="432" height="342" src="http://www.youtube.com/embed/hOs0rajQTyM?rel=0" frameborder="0" allowfullscreen></iframe>     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L'évolution du positionnement de la marque Perrier à travers l'histoire de la bouteille Perrier</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <iframe width="432" height="342" src="http://www.youtube.com/embed/zVD_bVfBIjE?rel=0" frameborder="0" allowfullscreen></iframe     </div>
     <div>
      Présentée comme " la Princesse des eaux minérales " ou mieux le " Champagne des eaux minérales ", <a class="link" href="http://www.perrier.com/fr/">la marque Perrier</a> a toujours su mettre en scène une image de dynamisme et de force tout au long de son histoire.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les nouveaux horlogers survivront grâce à leur créativité et un positionnement prix </b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <iframe width="432" height="342" src="http://www.youtube.com/embed/MdIg0jrdKmA?rel=0" frameborder="0" allowfullscreen></iframe>     </div>
     <div>
      Les marques de montres haut de gamme jouent sur l'image et la technicité horlogère tandis que les nouveaux entrants tentent de proposer une combinaison prix / design accessible à une clientèle plus jeune qui apprécie des montres originales. <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Nicolas_Hayek">Nicolas Hayek</a> a su relancer en 1980 son entreprise en concevant et en distribuant une montre fantaisie pas chère. Il a ensuite développé une gamme très large positionnée sur plusieurs segments avec des montres de 30 euros à 10 000 000 d'Euros. Il a également promu un nouveau concept de voiture urbaine très économe : <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Smart_Fortwo">La Smart</a>. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le positionnement résolumment haut de gamme de la société Hermes par le Vice président Christian Blanckaert</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <iframe frameborder="0" width="432" height="342" src="http://www.dailymotion.com/embed/video/x44eck?width=432&background=%230033CC&hideInfos=1"></iframe>     </div>
     <div>
      Les produits de <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Herm%C3%A8s_International">maroquinerie Hermes</a> sont des produits haut de gamme qui ne suivent pas les modes mais misent sur la qualité, la fiabilité et la discrétion. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le repositionnemment des restaurants Mac Donald </b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <iframe src="http://player.vimeo.com/video/17125316?title=0&amp;byline=0&amp;portrait=0" width="432" height="342" frameborder="0"></iframe>     </div>
     <div>
      Plus qu’un simple fastfood, <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/McDonald%27s">Mc Donald</a> en France se positionne aujourd’hui clairement comme un restaurant soucieux de la nécessité de manger équilibré tout en conservant le plaisir que les adeptes, autrement dit la cible, recherchent dans ce type de restauration. Si le message affiché par <a class="link" href="http://www.mcdonalds.com/us/en/home.html">Mc Donald</a> est toujours " c’est tout ce que j’aime ", c’est à travers de nouvelles recettes, les rubriques du site France, du design des nouveaux restaurants, de la couleur verte du nouveau logo, etc. que l’entreprise adresse des signaux aux consommateurs et ainsi tentent de modifier la perception qu’ils ont du fastfood vers un restaurant plus " nutritionnellement correct ".       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Conclusion</b></div>
     <div>
      Le positionnement d'un produit, d'une activité ou d'un service consiste à définir <b>la place</b> que ceux-ci doivent  occuper dans <b>l'esprit des clients</b> par rapport à ses <b>concurrents</b>. Cet exercice demande à la fois de <b>l'intelligence</b> et de <b>la créativité</b>. Il passe par une <b>excellente connaissance du marché </b>, c'est-à-dire des <b>besoins des clients</b> en termes de <b>Valeur Client</b> et des <b>concurrents</b>.        <br />
              <br />
       Il repose également sur la capacité <b>à jouer</b> avec les nombreuses <b>combinaisons du mix marketing</b>. On peut en effet agir sur sur <b>le produit</b> (design, qualité, robustesse, simplicité, etc.), <b>le prix</b>, <b>le canal de distribution</b> et <b>l'image</b>. L'objectif est de cultiver <b>la différenciation</b> pour que le produit, l'activité ou le service-ci se distingue de <b>la concurrence</b> et soit bien <b>identifié</b> dans ses <b>spécificités</b> par les consommateurs. Un bon positionnement est <b>un facteur clef de succès</b> dans la réussite commerciale d'une entreprise. <b>Cela mérite d'y consacrer un peu de temps ...</b>       <br />
        
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Notes</b></div>
     <div>
      1. Il s’agit d’une série d’articles intitulés " l’ère du positionnement " parus dans la revue <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Advertising_Age">Advertising Age</a>. L'auteur rappelle les débuts de " l'ère du positionnement " dans, Trout J., " Positionnement : six pièges à éviter ", L'Expansion, Management Review, juin 1996, pp.115-118.       <br />
       2. Lendrevie J. et Lindon D. parlent du " triangle d'or " du positionnement ; Lendrevie J., Lindon D., Mercator, Dalloz, Paris, 9ème éd., 2009       <br />
       3. Gilardi J.C., Koehl M. et Koehl J.L. définissent le biais perceptuel comme " la transformation subie par le message au cours de sa transmission, …, qui aboutit à un écart entre le message que désire émettre la source est celui qui est perçu par le recepteur ", Dictionnaire de mercatique, Foucher, 1995, pp.43-44.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Bibliographie et sitographie</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/2531160-3566811.jpg" alt="3.30 Le positionnement : un atout stratégique pour se développer de manière durable sur des marchés concurrentiels par Pascale Borel, enseignante chercheuse (ESC - Clermont)" title="3.30 Le positionnement : un atout stratégique pour se développer de manière durable sur des marchés concurrentiels par Pascale Borel, enseignante chercheuse (ESC - Clermont)" />
     </div>
     <div>
      <a class="link" href="http://www.editions-ems.fr/revue59-n-17-decisions-marketing.html">Roux D., Lacoeuilhe J., " Politiques de design et stratégies de positionnement dans les enseignes de distribution ", Décisions Marketing, n°17, 1999, pp.17-27.</a>       <br />
       <a class="link" href="http://www.adetem.org/index.php?th=155">Boss J.F., " Le positionnement ", Revue Française de Marketing, cahier 70, septembre-octobre 1977, pp.5-7.</a>       <br />
       <a class="link" href="http://www.decitre.fr/livres/LE-MARKETING-STRATEGIQUE.aspx/9782729895389">Chirouze Y., Le marketing stratégique, Ellipses, Paris, 1995, p.222</a>       <br />
       <a class="link" href="http://www.decitre.fr/livres/LE-MARKETING.aspx/9782717823066">Dubois P.L., Jolibert A., Le Marketing, fondements et pratique, Economica, Paris, 2ème édition, 1992, p.928</a>       <br />
       <a class="link" href="http://www.amazon.fr/Dictionnaire-mercatique-Jean-Claude-Gilardi/dp/2216084867/ref=sr_1_1?ie=UTF8&s=books&qid=1291718274&sr=1-1-spell">Gilardi J.C., Koehl M. et Koehl J.L., Dictionnaire de mercatique, Foucher, 1999, p.368</a>       <br />
       <a class="link" href="http://www.amazon.fr/Encyclopédie-gestion-volumes-Yves-Simon/dp/2717830421/ref=sr_1_1?ie=UTF8&qid=1291717936&sr=8-1">Joffre P., " Différenciation du produit ", Encyclopédie de Gestion, Economica, 2e éd. ent. rev., actualisée et augm, 1997, p.1205</a>       <br />
       <a class="link" href="http://www.amazon.fr/Marketing-stratégique-opérationnel-marketing-lorientation-marché/dp/2100521373/ref=sr_1_1?s=books&ie=UTF8&qid=1291717775&sr=1-1">Lambin J.J., Le marketing stratégique et opérationnel, Dunod, Paris, 2008, p.580</a>       <br />
       <a class="link" href="http://www.amazon.fr/Mercator-Th%C3%A9orie-pratique-du-marketing/dp/224702386X/ref=sr_1_7?s=books&ie=UTF8&qid=1302019445&sr=1-7">Lendrevie J., Lindon D., Mercator, Dalloz, Paris, 5ème éd., 1997, p.856</a>       <br />
       <a class="link" href="http://www.amazon.fr/Mercator-Th%C3%A9orie-pratique-marketing-1C%C3%A9d%C3%A9rom/dp/210050262X/ref=sr_1_6?s=books&ie=UTF8&qid=1302019445&sr=1-6">Lendrevie J., Levy J., Lindon D., Mercator, Dunod, 8ème éd., 2006, p.1142</a>       <br />
       <a class="link" href="http://www.decitre.fr/livres/L-etude-du-marche.aspx/9782711777426">Négro Y., L' étude du marché, Vuibert, 1998, p.217</a>       <br />
       <a class="link" href="http://www.amazon.com/Positioning-Battle-Your-Al-Ries/dp/0071373586/ref=ntt_at_ep_dpi_1">Ries Al, Trout Jack, Le positionnement, la conquête de l’esprit, McGraw-Hill, Paris, 2000, p.213</a>       <br />
              <br />
       Sitographie :       <br />
       <a class="link" href="http://www.mlequint.net/site/documents/Marketing_Marche_eaux_minerales.pdf">Un dossier sur le marché des eaux minérales réalisé par des étudiants Ecole de Management de Reims</a>       <br />
       <a class="link" href="http://www.manager-go.com/positionnement-ciblage.htm">Des articles sur le concept de positionnement</a>       <br />
       <a class="link" href="http://www.effie.fr/_99evian.htm">Un article d'Anne Charlotte Armory </a>       <br />
       <a class="link" href="http://lewebpedagogique.com/danone-webschool/">Les modules de formation de Danone Webschool</a>       <br />
       <a class="link" href="http://www.prodimarques.com/sagas_marques/perrier/perrier.phpb">L'histoire de la marque Perrier</a>       <br />
       <a class="link" href="http://www.industrie.gouv.fr/biblioth/docu/dossiers/sect/pdf/creationvaleur1.pdf">Le repositionnement de la filière des insdustries électroniques et multi-médias</a>       <br />
       <a class="link" href="http://lexpansion.lexpress.fr/economie/hermes-la-strategie-du-pre-carre_26352.html">Hermes, la stratégie du pré - carré</a>       <br />
       <a class="link" href="http://archives.tsr.ch/player/hayek-toutvabien">Une interview de Nicolas Hayek, entrepreneur anti-conformiste qui a lancé la montre Swatch et la voiture la Smart</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Présentation de l'auteur</b></div>
     <div>
      <a class="link" href="http://www.esc-clermont.fr/fr_htm/profs_recherche/cvtheque/index.php?id=pascale.borel">Pascale Borel</a>, enseignante chercheuse en Marketing et Développement Durable, Docteur en Sciences de Gestion coordonne le pole Marketing de <a class="link" href="http://www.esc-clermont.fr/fr_htm/outils/plan_du_site.htm">l'ESC Clermont</a> ; elle s'implique plus particulièrement dans les domaines de l'étude et de l'analyse des marchés de la consommation responsable.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Publications / Publications</span>       <br />
              <br />
       Ouvrages, chapitres d’ouvrage et manuels / Books, Book Chapters and Textbooks       <br />
       BOREL P. (2009), " L’option marketing ", in Saint-Avit J.P. (coord.), Collectif, Intégrer les écoles de commerce – Concours Passerelle 1, Paris, Ellipses , Optimum, pp.207-223.        <br />
       BOREL P. (2009), « L’option marketing », in Saint-Avit J.P. (coord.), Collectif, Intégrer les écoles de commerce – Concours Passerelle 2, Paris, Ellipses, Optimum, pp.249-265.        <br />
              <br />
       Revues académiques / Academic Journals       <br />
       BOREL Pascale (2010), Faut-il énoncer le thème de l'enquête aux personnes interrogées ?, Revue Française du Marketing, n°228, octobre, pp. 47-62.        <br />
              <br />
       Communications / Conference Presentations       <br />
       BOREL P. (2011), Le recours aux incentives pour le recrutement de répondants - Application aux access panels on line, Séminaire de rrecherche, CRCGM, 24 février        <br />
       BOREL P., Participation à une table ronde (2010), Développer son entreprise en surfant sur les nouveaux comportements des clients, Petit déjeuner de la création, CCI Clermont-Issoire, 18 mars        <br />
       BOREL P., (2010), La démarche commerciale en 2010, Café ECOBIZ, CCI Clermont-Issoire, 9 avril        <br />
       BOREL P. (2009), L influence du thème d enquête sur les réponses aux questionnaires, Séminaire de recherche CER-ESC, Clermont-Ferrand, 13/11/08        <br />
       BOREL P. (2007), L'étude du consommateur de produits issus du commerce équitable à partir des sondages, COM INDUS, Actes de la 1ère journée de recherche sur les relations entre industrie et grande distribution alimentaire, Avignon, 29 mars.        <br />
              <br />
       Rapports de recherches contractuelles / Research Reports       <br />
       Emilie Bargues, Pascale Borel, Mansour Beye (2009), La crise économique en Auvergne - Enquête auprès des entreprises, Rapport à CCI Clermont-Issoire , CER-ESC, 7 p.        <br />
              <br />
       Cahiers de recherche / Working Papers       <br />
       BOREL P. (2009), L’influence de l’énonciation du thème d’enquête sur les réponses aux questionnaires. Une approche expérimentale , Clermont-Ferrand, Groupe ESC Clermont, 24 p. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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     <br style="clear:both;"/>
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Les 4 Temps du Management : Une lettre au service du développement de la Compétence Managériale</div>
   ]]>
   </description>
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   <link>http://www.4tempsdumanagement.com/3-30-Le-positionnement-un-atout-strategique-pour-se-developper-de-maniere-durable-sur-des-marches-concurrentiels-par_a4569.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:www.4tempsdumanagement.com,2012:rss-2372845</guid>
   <title>3.28 Comment mettre en place un système de management des idées dans l'entreprise</title>
   <pubDate>Mon, 27 Sep 2010 10:14:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>James Manez </dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Le Temps de la Strategie]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/2372845-3321919.jpg" alt="3.28 Comment mettre en place un système de management des idées dans l'entreprise" title="3.28 Comment mettre en place un système de management des idées dans l'entreprise" />
     </div>
     <div>
      Parmi les concepts à la mode en <b>management</b>, l’innovation tient le haut du pavé. Tiré de l’obscurité à laquelle il avait été relégué depuis les travaux fondateurs de <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Joseph_Schumpeter">Joseph Schumpeter</a>, ce mot qui est désormais sur toutes les bouches a mis au goût du jour tout un champ lexical - quand on parle d’innovation, on parle aussi d’idées, de créativité ou d’invention - mais aussi de nouvelles expressions comme  " système de <b>management</b> des idées " <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Management_des_id%C3%A9es">(SMI)</a>, l’objet de notre présent article.       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.theinnovation.eu/article/28">Système de management des idées</a> ? Encore un terme ronflant pour parler de ces bonnes vieilles boîtes à idées ?  Pas tout à fait ! Certes, on peut voir le <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Management_des_id%C3%A9es#Les_Syst.C3.A8mes_de_Management_des_id.C3.A9es_.28SMI.29">SMI</a> comme une simple reformulation du vieux concept des systèmes de suggestion : le but est là aussi de mobiliser la créativité des employés pour améliorer les performances de l’organisation. Cependant, ici l’accent est mis non plus sur la seule phase d’aval – la recherche et la proposition des idées –, mais sur l’ensemble du processus – de la création d’une culture d’entreprise favorable à la créativité à la réalisation, l'évaluation et la diffusion des idées .        <br />
              <br />
       Un <a class="link" href="http://www.businesspme.com/articles/ressourceshumaines/104/le-management-des-idees.html">SMI</a> s’appuie souvent sur un outil informatique plus ou moins sophistiqué ; de la simple boite mail, avec tableur excel ou base de données Access pour garder la  mémoire des idées,  à la solution intégrée à l’intranet de l’entreprise et exploitant toutes les possibilités du web 2.0 : espace collaboratif, réseau social d’entreprise...        <br />
              <br />
       Aujourd’hui, si la plupart des grandes entreprises disposent d’un SMI ; cela est loin d’être le cas chez les <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Petites_et_moyennes_entreprises">PME</a>. Pourquoi ? Les causes sont multiples : méconnaissance ou manque d’intérêt, difficulté à " mobiliser les troupes ", coût des solutions informatiques proposées par les éditeurs de logiciels, etc.       <br />
              <br />
       Pour vous familiariser avec le concept de SMI, nous vous invitons à suivre l'histoire de ses origines, avant de présenter quelques éléments-clef constitutifs de tout bon SMI.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>1. Une histoire des SMI</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/2372845-3321920.jpg" alt="3.28 Comment mettre en place un système de management des idées dans l'entreprise" title="3.28 Comment mettre en place un système de management des idées dans l'entreprise" />
     </div>
     <div>
      Le terme de <b>management</b> des idées est assez récent et viendrait de l’allemand <a class="link" href="http://de.wikipedia.org/wiki/Ideenmanagement">Ideen-Management</a> ; ce serait  Siegfried Spahl, responsable des suggestions dans l’entreprise <a class="link" href="http://de.wikipedia.org/wiki/Semperit_AG">Semperit AG</a> à Vienne, qui l’aurait utilisé pour la première fois en 1974. Mais bien entendu, comme Jourdain et sa prose, de nombreuses organisations ont pratiqué le SMI sans le savoir et cela depuis bien longtemps !       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>1.1 Les ancêtres lointains</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/2372845-3321943.jpg" alt="3.28 Comment mettre en place un système de management des idées dans l'entreprise" title="3.28 Comment mettre en place un système de management des idées dans l'entreprise" />
     </div>
     <div>
      Sans remonter jusqu’à Mathusalem, nous pouvons illustrer l’ancienneté des SMI à travers deux exemples : les cahiers de doléance de l’Ancien Régime et les Meyasubako.       <br />
              <br />
       Instaurés officiellement en 1484, les cahiers de doléances rassemblaient les plaintes et les propositions de réforme de chaque ordre (Clergé, Noblesse, Tiers-Etat) en vue des Etats Généraux du royaume. Ils étaient d’abord rédigés à l’échelon local avant d’être petit à petit harmonisés et synthétisés à chaque échelon supérieur jusqu’à ce qu’il ne reste plus qu’un cahier par ordre au moment des Etats Généraux. Ceux de 1789 contribuèrent à l’élaboration d’un véritable programme de réforme commun aux députés du Tiers-Etat, avec la fortune que l’on sait…       <br />
              <br />
       Répondant à des objectifs plus modestes, les Meyasubako étaient des urnes où les gens du peuple pouvaient déposer leurs plaintes et leurs réclamations. Elles furent instaurées pour la première fois en 1721 à Edo puis furent utilisées par d’autres villes par la suite. Grâce aux idées plusieurs réformes urbaines furent réalisées à Edo : création d’un hôpital, amélioration des dispositifs de lutte contre le feu, etc.        <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>1.2 La première génération de SMI : les systèmes de suggestion</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/2372845-3321945.jpg" alt="3.28 Comment mettre en place un système de management des idées dans l'entreprise" title="3.28 Comment mettre en place un système de management des idées dans l'entreprise" />
     </div>
     <div>
      Pour <a class="link" href="http://www.alanrobinson.com/biography.html">Alan G. Robinson</a> et <a class="link" href="http://oregonstate.edu/leadership/education/">Sam Stern</a>, auteurs de l'ouvrage <span style="font-style:italic">La créativité d’entreprise</span>, le premier véritable SMI date de la fin de 1880. A cette date, <a class="link" href="http://en.wikipedia.org/wiki/William_Denny_and_Brothers">William Denny</a>, dirigeant d’une entreprise de construction navale en Ecosse, voulut encourager ses employés à soumettre des idées qui pourraient être profitables à la compagnie. Il mit en place un comité de récompense composé d'un ingénieur et d'une personne en dehors de l’entreprise. Pour réclamer une récompense au comité, les employés devaient prouver qu'ils avaient amené un changement améliorant la qualité du travail ou réduisant son coût. La récompense était majorée en cas d'idée " brevetable ", la compagnie se chargeant des démarches ; l'auteur devenait alors propriétaire du brevet, mais l'entreprise avait le droit d'utiliser librement l'idée. En 1884, le dispositif fut complété par le versement des récompenses supplémentaires en cas de soumission de plus de 5 idées par an.  Entre 1880 et 1887, plus de 600 idées avaient soumises et 197 d’entre elles furent appliquées.Le système imaginé par <a class="link" href="http://www.scotlandspeople.gov.uk/content/help/index.aspx?r=546&1097">Denny</a> suscita beaucoup d’intérêt et fut rapidement copié par d’autres aux Royaume-Unis et ailleurs.       <br />
              <br />
       Un système similaire fut élaboré indépendamment aux Etats-Unis en 1894 : le Hundred Man’s brain  de <a class="link" href="http://en.wikipedia.org/wiki/John_Henry_Patterson_(NCR_owner)">John Henry Patterson</a>, fondateur d’une des premières sociétés de vente de caisses enregistreuses, <a class="link" href="http://en.wikipedia.org/wiki/NCR_Corporation">National Cash Register.</a>. Célèbre pour sa  brutalité et son obsession du contrôle, Patterson est aussi un pionnier en matière de formalisation de processus d’entreprise : il obligea tous ses commerciaux à  mémoriser par cœur un guide de vente qui détaillait pas à pas les procédures à suivre au cours d’une négociation commerciale, créa des formations internes pour ses commerciaux, exploita au maximum les techniques de promotion de l’époque... Le Hundred Man’s brain encourageait lui aussi les employés à soumettre leurs idées contre une récompense financière, mais allait un cran plus loin en suscitant une émulation entre inventeurs en herbe via la publication de classements mensuels des meilleures idées et la tenue de cérémonies de distribution de prix pour honorer les auteurs des idées les plus brillantes des six derniers mois, avec en prime l’immortalisation dans la revue interne de l’entreprise ! Grâce au Hundred Man’s Brain, les employés de NCR soumirent en moyenne deux idées par an durant l’ère Patterson, mais les résultats se dégradèrent par la suite. Le système se répandit comme une trainée de poudre dans le reste des Etats-Unis, grâce aux lubies de Patterson, qui licenciait ses employés sur un simple caprice. D’après Alan G. Robinson et Benjamin Stern, près d’un cadre supérieur américain sur six entre 1910 et 1930 fut entraîné puis licencié par Patterson ! Parmi les nombreuses victimes de la tyrannie de Patterson, on compte notamment un certain <a class="link" href="http://en.wikipedia.org/wiki/Thomas_J._Watson">Thomas John Watson</a>, commercial émérite renvoyé pour avoir contredit Patterson en présence de deux autres cadre ; ce dernier devint le président de la <a class="link" href="http://en.wikipedia.org/wiki/Computing_Tabulating_Recording_Corporation">Computing-Tabulating-Recording company</a>, qui devint plus tard <a class="link" href="http://en.wikipedia.org/wiki/IBM">IBM</a>…       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>1.3 La deuxième génération de SMI : les systèmes d'amélioration continue</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/2372845-3321946.jpg" alt="3.28 Comment mettre en place un système de management des idées dans l'entreprise" title="3.28 Comment mettre en place un système de management des idées dans l'entreprise" />
     </div>
     <div>
      C’est au cours de <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Seconde_Guerre_mondiale">la seconde guerre mondiale</a> que les SMI vont connaître une évolution décisive. Les industries des Etats-Unis étaient alors confrontées à un épineux problème : elles devaient produire le plus rapidement possible une quantité de matériel de plus en plus importante, alors même que des effectifs de plus en plus nombreux étaient appelés sous les drapeaux ! Les manques étaient particulièrement criants au niveau du personnel d’encadrement, car les plus expérimentés étaient partis rejoindre l’armée et devaient être remplacés par des débutants. L’organisme gouvernemental <a class="link" href="http://en.wikipedia.org/wiki/Training_Within_Industry">Training Within Industry</a> décida alors de former sur la base du volontariat des cadres qui eux-mêmes en entraîneraient d’autres, créant ainsi un effet multiplicateur à peu de frais. Le programme du TWI s’inspirait beaucoup d’un ouvrage de Charles R.Allen publié en 1919 : <a class="link" href="http://www.archive.org/details/instructormanjob00allerich">Instructor, the Man, and the Job</a>. Un des modules, le Job Methods Training, était consacré à la génération et à l’implémentation d’idées incrémentales suivant un processus d’amélioration continue. Malgré son succès, le programme ne fut pas poursuivi après guerre aux Etats-Unis. Par contre, il fut exporté au Japon pour rebâtir l’industrie locale ; les autorités d’occupation américaine s’inquiétaient notamment de la publicité autour des usines gérées des collectifs de travailleurs mécontents de l’incurie de leurs supérieurs…Le TWI fit florès au Japon ; en 1951, le Ministère du Travail japonais chargea deux organismes d’assurer la diffusion du programme et plus de 100 0000 instructeurs furent formés entre 1965 et 1995 ! Le TWI forma la base de la fameuse <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/The_Toyota_Way">Toyota Way</a> et du <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Kaizen">Kaizen Teian</a>, qui revinrent par la suite aux Etats-Unis dans les années 1980 sous la forme du lean <b>management</b>…       <br />
              <br />
       La grosse différence entre ces systèmes et ceux de Denny ou de Patterson vient de l’importance accordée à la motivation intrinsèque des employés, qui doivent sentir que leurs idées ont un impact sur l’entreprise. Pour cela, il faut que la réaction des managers et réalisation des idées soient rapides, avec le moins de lourdeur administrative possible. En outre, plutôt que de remettre des grosses récompenses financières en cas d’idée particulièrement brillante, on paie une petite somme pour chaque idée soumise, même si elle n’est pas valable : on part du principe qu’en  expliquant à l’individu pourquoi son idée est refusée, celui-ci apprendra de nouvelles choses sur son entreprise et pourra proposer de meilleures idées par la suite. Cela limite aussi le risque que quelqu’un garde ad-vitam eternam les idées qui ne lui permettront pas d’accrocher le " gros lot ".       <br />
              <br />
       Cette rapide esquisse historique montre bien les progrès de la "systématisation" des SMI : les mécanismes " pavloviens " et déterministes du type " de meilleures récompenses financières amèneront de meilleures idées de la part des meilleurs employés " ont cédé la place à une démarche qui implique l’intégralité de l’entreprise et qui cherche à accroitre la motivation intrinsèque des travailleurs plutôt que leur motivation extrinsèque. La génération actuelle de SMI reprend les principes de la génération précédente en mettant l'accent sur l'autonomie des travailleurs et la coproduction des idées, tout en profitant de la puissance des outils informatiques actuels pour raccourcir les processus de proposition/réalisation d'idées et faciliter leur gestion.        <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>2. Les principes de base d’un bon SMI</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/2372845-3321947.jpg" alt="3.28 Comment mettre en place un système de management des idées dans l'entreprise" title="3.28 Comment mettre en place un système de management des idées dans l'entreprise" />
     </div>
     <div>
      Selon sa stratégie, sa taille, ses ressources,  sa culture et son secteur d'activité, une entreprise ne bâtira pas son SMI de la même façon qu'une autre. Mais dans tous les cas, il existe quelques principes de base à tenir compte.        <br />
              <br />
       Dans leur ouvrage " <a class="link" href="http://www.amazon.fr/id%C3%A9es-changent-tout-Isaac-Getz/dp/270812871X/ref=sr_1_2?s=books&ie=UTF8&qid=1286456233&sr=1-2">Vos Idées changent tout</a> ", <a class="link" href="http://www.escpeurope.eu/nc/fr/faculty-research/the-escp-europe-faculty/professor/name/getz/-/biography/">Isaac Getz </a> et <a class="link" href="http://www.alanrobinson.com/">Alan G. Robinson</a> ont étudié les éléments-clefs d’un bon SMI :       <br />
              <br />
       • <b>La visibilité :</b> Les gens doivent savoir que le système existe pour l’utiliser ! Ex : logos, communications, présentation du fonctionnement du système…       <br />
               <br />
       • <b>La convivialité:</b>La procédure de proposition des idées doit être la plus intuitive possible pour que les gens aient envie de l’employer.        <br />
              <br />
       • <b>L’universalité:</b> Tout le monde peut proposer une idée, qu’il soit cadre supérieur ou employé de terrain. Isaac Gentz et Alan G.Robinson insistent particulièrement sur la créativité de l’employé qui est sur la " ligne de front " que ce soit au niveau de la vente, de la production ou de la logistique. Les meilleures idées viennent souvent d’eux car ils connaissent leur métier       <br />
               <br />
       • <b>La rapidité:</b> S’il ne reçoit pas une réponse rapide, l’auteur d’une idée risque de croire que  son avis n’est pas pris en compte. D’autre part, un temps de réaction trop long peut rendre l’idée obsolète.        <br />
              <br />
       • <b>L’implication de la direction:</b> La direction montre son intérêt pérenne pour le SMI en supervisant la performance des managers et de leurs équipes, en rencontrant régulièrement les auteurs d’idées et en assistant aux cérémonies de remise de prix par exemple. Le choix des indicateurs de la performance des managers est primordial : si le nombre d’idées proposées et réalisées n’entre pas en compte dans leur évaluation annuelle, ils ne risquent guère d’y accorder beaucoup d’importance…       <br />
              <br />
       • <b>L’implication du management intermédiaire:</b> Ce sont eux les principaux animateurs d’un système de <b>management</b> d’idées, car ils sont responsables du maintien d’un climat favorable à la créativité au sein de leur équipe. Ils évaluent rapidement les idées de leurs collaborateurs, les aident à réaliser leurs idées en leur fournissant les ressources nécessaires, choisissent les idées à diffuser au reste de l’entreprise et/ou à des partenaires et en organisent la diffusion avec les auteurs des idées, font des propositions pour améliorer les dispositifs de reconnaissance des idées, aident les auteurs à standardiser le problème dont découle l’idée réalisée pour qu’il puisse être inscrit dans la base de données de l’entreprise, etc. Encourager les managers à remplir le rôle d'animateur de SMI nécessite non seulement de les évaluer en fonctions de critères liés à ce rôle, mais aussi de les convaincre des avantages que leur apporte un SMI : ils pourront déléguer plus de tâches, améliorer les performances de leur équipe, avoir plus d’opportunités de dialogue avec leur équipe et donc d’être mieux informés de ce qui se passe…        <br />
              <br />
       • <b>L’implication de l’auteur de l’idée:</b> L'auteur d'une idée verra sa motivation décuplée si le n+1 réagit rapidement à sa proposition et le fait participer à la réalisation.        <br />
              <br />
       • <b>La reconnaissance des auteurs d’idées</b>. La prime n’est pas la seule façon de récompenser une bonne idée ; un discours public peut être prononcé pour remercier l’inventeur,  un club des innovateurs peut être créé en interne, l’inventeur peut être encouragé à publier dans une revue ou à participer à une conférence, l’entreprise peut utiliser un système de points dont le cumul        <br />
       permet d’acquérir des avantages ou des biens divers (jour de repos supplémentaire, restaurant, cadeau, etc.), le supérieur qui a su détecter le potentiel de l’idée peut aussi être récompensé, etc.         <br />
              <br />
       Un dernier point sur lequel nous insistons : un SMI est <b>un système ouvert </b>dont les performances dépendent de son articulation avec les autres sous-systèmes  animant l'entreprise. Par exemple, un plan de formation qui prévoit des formations aux techniques de créativité pour tous les employés aura certainement des répercussions positives sur le SMI, tout comme un système d'emploi du temps flexible avec la possibilité d'utiliser une partie de son temps de travail pour des projets personnels (cf Google) …  Le SMI  ne rend pas une organisation innovante à lui tout seul!       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Bibliographie</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/2372845-3322077.jpg" alt="3.28 Comment mettre en place un système de management des idées dans l'entreprise" title="3.28 Comment mettre en place un système de management des idées dans l'entreprise" />
     </div>
     <div>
      <a class="link" href="http://www.amazon.fr/LEntreprise-créative-innovations-surgissent-vraiment/dp/2708124854">Alan G. Robinson,Sam Stern (2000) ; l’Entreprise Créative ; Editions d’Organisation ; 321 p</a>       <br />
       <a class="link" href="http://www.amazon.fr/idées-changent-tout-Isaac-Getz/dp/2212538901/ref=sr_1_1?s=books&ie=UTF8&qid=1285579905&sr=1-1">Alan G. Robinson, Isaac Getz (2003, 2007 pour la 2ème ed) ; Vos Idées Changent Tout ! ; Editions d’Organisation ; 224p</a>       <br />
       <a class="link" href="http://www.twisummit.com/Why%20Standard%20Work%20is%20not%20Standard.pdf">Jim Huntzinger (2006) ; Why Standard Work isnot Standard : Training Within Industry Provides an Answer ; Association for Manufacturing Excellence ; 13 p</a>       <br />
       <a class="link" href="http://www.twisummit.com/Roots-of-Lean-TWI.pdf">Jom Huntzinger (2007) ; the Roots of Lean ; TWI Summit ; 32 p</a>       <br />
       <a class="link" href="http://www.amazon.fr/Dictionnaire-historique-Japon-Coffret-volumes/dp/2706816333/ref=sr_1_1?s=books&ie=UTF8&qid=1285580242&sr=1-1">Collectif ; Dictionnaire Historique du Japon ; Maisonneuve &amp; Larose ; 2993 p</a>       <br />
       <a class="link" href="http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k7081x.image.f369.tableDesMatieres">Georges Picot (1872) ; Histoire des Etats généraux, considérés au point de vue de leur influence sur le gouvernement de la France de 1355 à 1614 : Tome 1 ; Megariotis ; 589 p</a>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Entretien avec Isaac Getz : transformer l'entreprise pour la rendre plus motivante et moins créaticide</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <object width="432" height="342"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/mu5g7nFN3cA?fs=1&amp;hl=fr_FR"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/mu5g7nFN3cA?fs=1&amp;hl=fr_FR" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="432" height="342"></embed></object>     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un exemple de logiciel de management des idées (en anglais)</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <iframe src="http://player.vimeo.com/video/5933915" width="432" height="342" frameborder="0"></iframe><p><a href="http://vimeo.com/5933915">     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <CENTER>

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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
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       urchinTracker();       <br />
       </script>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Les 4 Temps du Management : Une lettre au service du développement de la Compétence Managériale</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/imagette/2372845-3321919.jpg</photo:imgsrc>
   <link>http://www.4tempsdumanagement.com/3-28-Comment-mettre-en-place-un-systeme-de-management-des-idees-dans-l-entreprise_a4449.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>3.27 L'exportation : une nouvelle source de croissance </title>
   <pubDate>Mon, 30 Aug 2010 13:55:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>JC Casalegno</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Le Temps de la Strategie]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div><b>1. Un levier de croissance considérable pour les PME françaises </b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/2314779-3236432.jpg" alt="3.27 L'exportation : une nouvelle source de croissance " title="3.27 L'exportation : une nouvelle source de croissance " />
     </div>
     <div>
      Parmi les mille et une raisons évoquées pour expliquer le creusement du déficit de la balance commerciale française depuis 2003, il en est une qui revient souvent : la frilosité des PME françaises en matière d’exportation. Ainsi en 2007, 6% seulement des entreprises françaises étaient exportatrices contre 11% des entreprises allemandes ! Et en 2009, les <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Petites_et_moyennes_entreprises">PME</a> ne comptaient que pour 40% de la valeur totale des exportations réalisées par les entreprises françaises, alors qu’elles rassemblent près de 90% des effectifs des entreprises exportatrices.       <br />
                <br />
       Les performances des PME françaises ne sont pas catastrophiques en soi : après tout, elles sont  équivalentes à celles de pays comme l’Espagne, l’Italie ou les Royaume-Unis. Toutefois, les PME allemandes font bien mieux. Quelques éléments d'explication :         <br />
                - Les PME françaises sont en moyenne deux fois plus petites que les PME allemandes, ce qui  entraîne des difficultés à trouver les moyens matériels et humains pour se développer à l’international.       <br />
                - Les PME françaises sont en moyenne moins innovantes que leurs homologues allemands : elles consacrent moins d’efforts à la R&D, déposent moins de brevets. De plus, la politique des clusters, qui favorise les synergies entre PME, grands groupes et instituts de recherche, est moins développée en France. Or, un lien fort existe entre innovation et exportation : si environ une entreprise sur vingt exporte, c’est le cas d’une entreprise innovante sur deux !       <br />
                - Les structures d’aide à l’exportation manquent de coordination entre elles et leur offre est peu lisible pour les PME. Qui plus est, les démarches à effectuer pour bénéficier des aides s’avèrent souvent peu adaptées aux besoins concrets des PME, car complexes et lentes à mettre en œuvre. L’aide allemande est encore plus éclatée - chaque Lander a ses propres dispositifs d’aide -, mais la coopération entre les différents acteurs serait meilleure, notamment parce que ceux-ci chercheraient moins à " défendre leur pré carré ".       <br />
              <br />
       A moyen terme, le manque de dynamisme des PME à l’international risque de limiter leur développement, voire de le mettre en péril. Alors que les pays émergents concurrencent de plus en plus les pays développés sur les produits et services à forte valeur ajoutée, le nombre  des secteurs " protégés " se réduit drastiquement et  de plus en plus de PME se voient menacées sur leur pré carré. Le salut peut passer par une stratégie de spécialisation tirée par l’innovation, mais les investissements à consentir ne sont pas toujours amortissables sur le marché national, surtout si celui-ci est déjà rogné par des concurrents étrangers…        <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>2. Le soutien des pouvoirs publics pour  doper les exportations</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/2314779-3236395.jpg" alt="3.27 L'exportation : une nouvelle source de croissance " title="3.27 L'exportation : une nouvelle source de croissance " />
     </div>
     <div>
      Conscients du problème, les gouvernements successifs ont affiché leur volontarisme en multipliant les plans destinés à soutenir l’exportation des PME, comme <a class="link" href="http://www.exporter.gouv.fr/exporter/Pages.aspx?iddoc=34&pex=1-11-34">CAP Export</a> en 2005 ou le <a class="link" href="http://www.bordeaux-ecobiz.biz/ccib/intdoc.nsf/TBVSchDoc/69e0ad453ec55014c125737d002cea42/">Pacte Force 5</a> en 2007 (qui comprend un volet sur les exportations), et en favorisant le regroupement des structures d’aide. <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Ubifrance">Ubifrance</a>, qui forme avec les missions économiques le principal dispositif de soutien aux exportations à l’échelon national, est un exemple particulièrement parlant de cette politique. Historique rapide :  la Fondation de l'Association pour l'organisation de stages en France et l'Association pour l'organisation des missions de coopération technique fusionnent en 1968 pour former l'Agence pour la coopération technique, industrielle et économique ; celle-ci fusionne avec le Comité français des manifestations économiques à l'étranger en 1997 pour donner Le CFME-Actim, renommée  Ubifrance en 2001 ; cette dernière prend sous son aile le Centre français du commerce extérieur en 2004 et commence à faire de même pour les missions économiques depuis 2008.        <br />
              <br />
       Afin d’améliorer leurs synergies, de clarifier leurs rôles respectifs et d’apporter une aide plus adaptée aux besoins des PME, les principales structures d’aide se sont rassemblées en 2008 au sein de " l’équipe de France de l’export ".        <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.ubifrance.fr/qui-sommes-nous-un-reseau-dedie-a-l-exportation.html">Ubifrance</a>, <a class="link" href="http://www.afci.asso.fr/">l’AFCI</a> et <a class="link" href="http://www.uccife.org/">l’UCCIFE</a> sont au cœur du de cette équipe :        <br />
       -	Les CCI régionales identifient les exportateurs potentiels ;       <br />
       -	Ubifrance leur propose les destinations adaptées à leur projet et les services facilitant leur prospection ;        <br />
       -	Ubifrance et les missions économiques (qui sont en en quelque sorte les " conseilleurs commerciaux " des ambassades) remplissent  la fonction d’accueil, d’accompagnement de la prospection et de suivi a posteriori ;        <br />
       -	L’Union des Chambres de Commerce et d’Industrie Française à l’Etranger propose des services aux PME françaises ayant franchi le cap de la prospection et désormais en phase d’installation ou de développement sur le marché considéré ;       <br />
              <br />
       Trois autres organisations collaborent étroitement avec les trois susnommées :        <br />
       -	<a class="link" href="http://www.coface.fr/CofacePortal/FR_fr_FR/pages/home/pp">La Coface</a> gère, pour le compte de l’Etat, une large gamme de garanties à l’exportation. Elle assure des risques, non assurables par le marché privé, au bénéfice des entreprises qui prospectent les marchés à l’exportation et commercialisent des produits et services.       <br />
       -	Les Conseillers du commerce Extérieur de la France <a class="link" href="http://www.ccef.net/">(CCEF)</a> accomplissent des missions d’assistance pratique, notamment en faveur des petites et moyennes entreprises (parrainage, portage, conseil, etc..) ou de sensibilisation et de prises en charge des jeunes à l’international (actions de formation dans les écoles et instituts de commerce, remise de prix à des étudiants, tutorat des V.I.E.).       <br />
       -	Créé en 2009, le Pacte PME International est destiné à favoriser les opérations de portage à l'international, grâce auxquelles les PME ont accès aux compétences et au réseau de grands groupes dans divers domaines : l'hébergement de stagiaires à l'étranger, l'accompagnement lors de salons, etc.       <br />
              <br />
       De nombreuses autres structures proposent des aides financières pour le développement des PME à l’international : <a class="link" href="http://www.oseo.fr/">OSEO</a>, les collectivités territoriales…       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>3. Face à des marchés internes à faible croissance, l'exportation est une solution </b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/2314779-3236399.jpg" alt="3.27 L'exportation : une nouvelle source de croissance " title="3.27 L'exportation : une nouvelle source de croissance " />
     </div>
     <div>
      En exportant, une entreprise pourra :       <br />
       -	Augmenter son chiffre d’affaires et sa rentabilité, en élargissant ses débouchés et en bénéficiant de la croissance économique d’autres régions du monde ;       <br />
       -	Mieux utiliser ses capacités de production en limitant les risques de sous-utilisation de ses équipements ;       <br />
       -	Améliorer sa notoriété ;       <br />
       -	Approfondir et élargir ses savoir-faire en rivalisant avec de nouveaux concurrents, en découvrant de nouvelles façons pour concevoir ou vendre son offre, et en faisant l’expérience d’un développement à l’international.       <br />
              <br />
       Cependant, l’exportation est une opération qui peut s’avérer gourmande en temps aussi bien qu’en ressources financières et humaines. De plus les résultats ne sont pas garantis :       <br />
       -                    La prospection peut être infructueuse ;       <br />
       -                    Les délais pour obtenir sa première commande peuvent être très longs ;       <br />
       -	Les fluctuations de taux de change peuvent mettre en danger la rentabilité de l’opération ;       <br />
       -	Les impayés peuvent s’accumuler ;       <br />
       -	Les risques politiques ou d’aléas naturels sont plus ou moins importants selon la zone concernée…       <br />
              <br />
       En moyenne, 30% seulement des PME primoexportatrices (qui exportent pour la première fois) maintiennent une activité d'exportation l'année suivante. De plus, le taux de réussite est bien plus élevé pour les PME associés à de grands groupes qu'à des PME indépendantes. Pour limiter les risques, une préparation minutieuse et une bonne connaissance des dispositifs d’aide disponibles  sont nécessaires.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Quelques conseils de bon sens</span>       <br />
       - La motivation du dirigeant est essentielle : c'est à lui de donner l'impulsion initiale et de maintenir le cap.        <br />
       - Eviter la précipitation : l'exportation ne s'improvise pas et l'entreprise n'est pas forcément prête, que ce soit financièrement ou culturellement, à accomplir immédiatement le grand saut. Il  vaut mieux procéder par étapes, en commençant par exemple  à visiter les salons spécialisés en France où l'on peut nouer des contacts avec des partenaires d'un pays où l'on désire exporter et éventuellement obtenir sa première commande, avant d'aller exposer dans des salons de ce pays, pour y développer son réseau de contacts et sa connaissance du marché.        <br />
       - Connaître et utiliser les aide publiques : les dispositifs d'aides dédiés spécifiquement aux PME sont nombreux et peuvent faciliter considérablement les démarches d'exportation. Pourquoi s'en priver ?       <br />
       - Favoriser une démarche collaborative : les opérations collectives de prospection, le portage par les grandes entreprises sont autant de moyens de réduire les coûts et les risques de la prospection, tout en bénéficiant d'un réseau déjà établi.        <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>4. L'exportation : une question de méthode </b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/2314779-3236412.jpg" alt="3.27 L'exportation : une nouvelle source de croissance " title="3.27 L'exportation : une nouvelle source de croissance " />
     </div>
     <div>
      Cette section a pour but de donner quelques conseils généraux pour une entreprise désireuse d'exporter.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">1. Le Diagnostic export</span>       <br />
       Il  consiste à établir les forces et les faiblesses de l'entreprise pour savoir si elle a intérêt à exporter, si elle est capable de le faire, et si elle dispose déjà de ressources ou de relations facilitant l'implantation dans certains pays.        <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.eur-export.com/francais/default.htm">Un exemple de grille de diagnostic export</a>       <br />
       Les CCI proposent des dispositifs pour aider une entreprise dans son diagnostic.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">2. La recherche d'informations</span>       <br />
       Une recherche efficace passe par :       <br />
       - La définition de l'objet de la recherche : qu'est-ce que je veux savoir ?       <br />
       - L'identification des informations utiles : de quelles informations ai-je besoin ?       <br />
       - La définition de la méthodologie : comment vais-je rechercher l'information ?       <br />
       - La définition d'un planning : comment de temps cela va me prendre ?       <br />
       - L'établissement d'un budget : quels sont les moyens à ma disposition ?       <br />
              <br />
       On distingue trois types d'étude :       <br />
       - L'étude exploratoire vise à établir une première sélection de pays cibles, à partir d'informations de base sur telle région du monde ou tel pays : données économiques, financières et monétaires ; infrastructures ; indicateurs géographiques et  démographiques ; environnement politique... La plupart des informations sont disponibles gratuitement sur internet, mais il est toujours intéressant de compléter ces données par des témoignages de terrain ou des avis d'expert, par exemple lors de rencontres organisées par une CCI.        <br />
       - L'étude de marché globale sert de base pour dégager la stratégie d'exportation à suivre.  Elle comporte une partie descriptive sur le marché du pays cible - caractéristiques du marché, de la concurrence, de la clientèle, contraintes légales... - et une partie prescriptive - adaptation de l'offre au marché local (fonctionnalités, packaging, contraintes légales, prix), choix du mode de distribution, stratégie marketing, partenaires potentiels à contacter...       <br />
       - L'étude de marché ponctuelle va approfondir un élément précis de l'offre commerciale : produit, prix, promotion, distribution...        <br />
              <br />
       La recherche d'informations peut être réalisée en interne, sous-traité à un prestataire ou confiée à un jeune (28 ans maximum) en <a class="link" href="http://www.ubifrance.fr/formule-vie/vie-en-bref.html">Volontariat International en Entreprise</a> (VIE) pour une mission de 6 à 24 mois.        <br />
              <br />
       Le dispositif VIE est géré par <a class="link" href="http://www.ubifrance.fr/default.html">Ubifrance</a> :        <br />
       - L'entreprise contacte Ubifrance pour le recrutement d'un VIE ;       <br />
       - L'agence présélectionne des candidats potentiels et gère toutes les formalités administratives (versement du salaire, protection sociale, etc.) ;       <br />
       - L'entreprise donne une avance de 3,5 mois à Ubifrance sur les indemnités perçues par le VIE       <br />
       - Chaque mois, l'entreprise rembourse l'agence ;       <br />
       - A la fin de la mission, Ubifrance reverse l'avance à l'entreprise ;       <br />
              <br />
       Les PME peuvent se regrouper pour mutualiser les coûts d'un VIE ou profiter du parrainage d'un grand groupe pour réduire certains frais (l'hébergement par exemple).       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">3. La prospection</span>       <br />
       L'entreprise peut approcher clients et partenaires étrangers depuis la France, en visitant les salons spécialisés ou en rencontrant des délégations étrangères venant en France. C'est le moyen le moins coûteux et le plus sûr pour débuter à l'export.       <br />
              <br />
       Pour prospecter à l'étranger, elle a le choix entre deux approches :       <br />
       - La prospection individuelle : visite de foires et de salons à l'étranger, missions d'approche... Les services exports des chambres de commerce et les conseillers d'Ubifrance peuvent faciliter la préparation de la mission de prospection et proposer des aides financière ; UbiFrance propose notamment la <a class="link" href="http://www.ubifrance.fr/prestations/aides-a-l-export/sidex.html">SIDEX</a>, une aide financière destinée à réduire les frais d'hébergement lors d'une opération de prospection. La mission économique du pays cible peut aussi, contre rémunération, organiser le programme des rendez-vous avec les contacts ciblés et fournir une fiche détaillée sur chacun d'eux. Enfin, le portage par un grand groupe, à travers le " portage abri ", est un bon moyen de réduire les frais d'hébergement à l'étranger (que ce soit pour un salon ou pour installer un stagiaire).        <br />
       - La prospection collective : l'entreprise peut participer à une opération labellisée, initiée par un opérateur qui peut être un organisme, une association, une personne morale de droit public ou privé. Cette opération regroupe au moins cinq entreprises et leur permet de bénéficier d'aides financières dans le cadre de leur prospection. Dans le cadre du portage à l'international, certains grands groupes organisent aussi des missions collectives avec des PME partenaires.        <br />
              <br />
       Si l'équipe de prospection désire emmener des échantillons qui ne sont pas destinés à la vente, par exemple lors d'une exposition, l'entreprise peut demander à sa CCI un carnet ATA qui simplifiera les formalités douanières. Le carnet devra être rédigé à la CCI pour validation et lui être restitué après le retour en France.        <br />
              <br />
       Une entreprise peut obtenir un crédit d’impôt pour les dépenses de prospection commerciale, plus couramment appelé crédit d'impôt export. Pour bénéficier de ce crédit, l'entreprise doit être une PME au chiffre d'affaire annuel inférieur à 50 millions d'euros et avoir recruté un salarié ou un jeune en VIE dont la fonction principale est le développement de ventes à l'export. Les dépenses couvertes concernées par le crédit d'impôt couvrent :       <br />
       - Les frais et indemnités de déplacement et d’hébergement liés à la prospection commerciale menée dans un but d'exportation en France ou à l’étranger ;        <br />
       - La recherche d’information marchés ;       <br />
       - La participation à des salons et foires ;       <br />
       - La promotion des produits et services de l’entreprise.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">4. La maîtrise de l'environnement réglementaire et logistique</span>       <br />
       Vendre à l'étranger implique :       <br />
       - D'adapter son produit : respect des normes techniques, sanitaires, qualitatives (par exemple, procédures de certification obligatoire) ; modification de conditionnement et d'emballage ; documentation à traduire...       <br />
       - D'anticiper les risques juridiques liés à la propriété industrielle/intellectuelle : dénomination commerciale, protection de la marque et du brevet, protection contre la contrefaçon...       <br />
       - D'adapter son offre commerciale : connaître les différents types de contrats internationaux de vente (Incoterm) et choisir le plus adapté; établir les délais et le système de paiement en fonction des attentes des clients et des risques du marché;  traduction des documents commerciaux ;  s'informer sur les usages commerciaux du pays cible...        <br />
       - De connaître les règles douanières : choix du régime douanier adapté ; remplir la  Déclaration d’Echange de Biens en cas d'exportation au sein de l'Union Européenne, ou le Document Administratif unique qui sert de déclaration aux douanes en cas d'exportation en dehors  de l'Union Européenne...       <br />
       - De s'informer sur la législation en matière de transports internationaux.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">5.  L'évaluation et la couverture des risques</span>       <br />
       On peut regrouper les risques liés à une opération commerciale à l'étranger en cinq catégories :       <br />
       - Les risques avant la commande : prospection infructueuse, par exemple ;       <br />
       - Les risques entre la commande et l'expédition : risque économique (l'augmentation du coût de revient), risque de fabrication (l'acheteur est insolvable par exemple)...       <br />
       - Les risque d'expédition : formalités douanières ; détérioration, vol ou destruction de tout ou partie de la marchandise ;       <br />
       - Les risques après réception des marchandises: risques d'appel abusif de caution, risques de crédit (non-règlement de la transaction), risques de change, responsabilité civile produit (fabricant /vendeur responsable des dommages causés à tout consommateur du produit), risques liés au personnel ;       <br />
       - Les risques transversaux : les risques politiques (guerre civile, par exemple), juridiques (changement de règlementation, introduction de nouvelles normes, etc.) ou de catastrophe naturelle.       <br />
              <br />
       L'interlocuteur principal pour la couverture des risques est la <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Compagnie_fran%C3%A7aise_d'assurance_pour_le_commerce_ext%C3%A9rieur">COFACE</a>, qui gère pour le compte de l'état six types d'assurances (descriptions tirées du site de la COFACE) :        <br />
       - L'assurance prospection " couvre le risque d’échec ou de succès insuffisant pour amortir les dépenses engagées afin de prospecter les marchés étrangers " ;       <br />
       - L'assurance préfinancement facilite la mise en place des crédits de préfinancement ;       <br />
       - L'assurance caution  permet à l'entreprise de " faire émettre les cautions nécessaires à ses contrats en assurant la banque qui l'accompagne " ;       <br />
       - L'assurance change  " protège contre les fluctuations de change " ;       <br />
       - L'Assurance-crédit export couvre du risque d’interruption du contrat ou de la défaillance financière d'un client ;       <br />
       - L'Assurance investissement " protège les investissements à l’étranger contre les risques politiques ".       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>5. Les techniques de financement propres à l'export</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/2314779-3262485.jpg" alt="3.27 L'exportation : une nouvelle source de croissance " title="3.27 L'exportation : une nouvelle source de croissance " />
     </div>
     <div>
      Vendre à l'étranger implique de nouveaux investissements (recrutement, prospection, stocks) ainsi qu'une augmentation des crédits clients étant donné que les clients étrangers paieront rarement comptant. De ce fait, les besoins en fond de roulement s'accroissent.        <br />
              <br />
       Pour faire face à ces besoins, il existe plusieurs techniques de financement. Nous allons en détailler les principales, en reprenant la description qui en est faite dans le <a class="link" href="http://www.oseo.fr/votre_projet/international/guide_et_conseils/guide_de_l_export/financez_votre_developpement_a_l_international/les_financements_specifiques">Guide de l'export</a> réalisé par <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Os%C3%A9o">Oséo</a> :        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">La mobilisation de créances nées sur l’étranger</span>       <br />
       C’est la technique de l’escompte appliquée à des traites acceptées par les clients étrangers. L'entreprise remet à sa banque l’effet accepté par le client étranger et les documents relatifs à la vente (facture, document administratif unique présenté pour le dédouanement de la marchandise). La banque escompte l’effet.        <br />
              <br />
       Lorsque la créance est en devises et non pas en euros, le banquier permet à l'entreprise de bénéficier d’une couverture de change à terme.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">L’avance en devises export</span>       <br />
       L’avance en devises consiste pour un exportateur disposant de créances en devises sur des clients étrangers à se faire consentir par sa banque un crédit de trésorerie à court terme. Les intérêts du crédit sont réglés au moment du remboursement de l’avance (ils sont " postcomptés ").       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">L’affacturage pour les opérations d’exportation</span>       <br />
       Le système de l’affacturage est un moyen de financer le poste clients de votre entreprise. Il consiste à céder à l’organisme financier, appelé factor, les créances sur tous les clients ou sur certains d’entre eux. En contrepartie, l’entreprise reçoit en trésorerie la somme des créances cédées diminuée des coûts versés au factor.       <br />
              <br />
       L’affacturage est utilisé par les entreprises dans une double optique :       <br />
       - Limiter les risques de défaillance des clients ;       <br />
       - Améliorer la trésorerie.        <br />
              <br />
       Le système de l’affacturage est utilisé pour les clients en France mais également pour les clients à l’exportation. Dans ce dernier cas, le factor exige la plupart du temps une garantie à l’égard des clients étrangers : il demande à l’exportateur de se couvrir contre les risques politiques et commerciaux en prenant une assurance crédit.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Les crédits de prospection commerciale</span>       <br />
       Une entreprise obtenir de sa banque un crédit de prospection à un taux préférentiel si elle a souscrit une assurance prospection.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Le rôle des banques dans l’octroi de garanties</span>       <br />
       Les acheteurs étrangers réclament souvent des garanties à leur fournisseur afin de sécuriser leur achat. Ces garanties figurent dans le contrat de vente international passé entre l’acheteur et l’exportateur. Le garant, banque ou compagnie d’assurance s’engage à verser à l’acheteur étranger un dédommagement en cas de défaillance de l’exportateur.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>6. Où exporter ? D'abord l'Europe ...puis le monde ...</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/2314779-3244728.jpg" alt="3.27 L'exportation : une nouvelle source de croissance " title="3.27 L'exportation : une nouvelle source de croissance " />
     </div>
     <div>
      Les PME exportatrices opèrent principalement au sein de l'Union Européenne, notamment l'Allemagne, l'Espagne, l'Italie, le Benelux et les Royaume-Unis. Pour une première expérience de l'exportation, un pays de l'Union Européenne a pour avantages :       <br />
       - Une plus grande proximité géographique, juridique, administrative et culturelle ;       <br />
       - L'absence de barrières douanières ;       <br />
       - Des risques politiques faibles ;        <br />
              <br />
       Cependant, dans beaucoup de secteurs les marchés de l'Union Européenne sont très concurrentiels et/ou saturés. Le même problème se pose dans les marchés Européens hors-UE comme la Suisse ou ceux d'Amérique du Nord. Par conséquent, beaucoup de PME exportatrices voient dans les pays émergents hors-UE des relais potentiels de croissance.        <br />
              <br />
       Les Pays du Maghreb francophone font partie des destinations " traditionnelles " du fait de leur proximité géographique et des liens linguistiques et culturels forgés de longue date, mais ce sont surtout les <a class="link" href="http://en.wikipedia.org/wiki/BRIC">BRIC</a> (Brésil, Russie, Inde, Chine) qui attirent désormais l'attention.         <br />
              <br />
       Ces pays ont en commun :       <br />
       - Des taux de croissance économique forts ;       <br />
       - Un poids démographique et/ou un taux de croissance démographique important ;       <br />
       - Des besoins considérables dans un grand nombre de domaines pour entretenir la croissance économique et/ou démographique ;       <br />
       - Des investissements publics conséquents ;       <br />
       - Le développement rapide de classes moyennes et aisées ;       <br />
       - Un risque politique de modéré à faible.       <br />
              <br />
       Toutefois, les obstacles à l'exportation dans ces pays sont nombreux :       <br />
       - La barrière linguistique, en particulier pour la Chine ;       <br />
       - La complexité des procédures administratives et douanière, en particulier en Chine et en Russie ;       <br />
       - Des usages commerciaux parfois très différents ;       <br />
       - Un protectionnisme très fort dans certains secteurs ;       <br />
       - Un risque élevé de contrefaçon.       <br />
              <br />
       En dépit de son déficit d'image, le continent africain devient aussi une destination de plus en plus prisée, non seulement par les entreprises européennes mais aussi par les entreprises des BRIC, les chinoises en tête. Les taux de croissance sont en général élevés et de nombreux pays ont engagé des réformes structurelles de grande ampleur pour attirer les investissements étrangers et faciliter le déroulement des affaires. Dans son rapport <a class="link" href="http://web.worldbank.org/WBSITE/EXTERNAL/ACCUEILEXTN/PAYSEXTN/AFRICAINFRENCHEXT/RWANDAINFRENCHEXTN/0,,contentMDK:22321804~pagePK:1497618~piPK:217854~theSitePK:467785,00.html">Doing Business 2010</a>, <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Banque_mondiale">la Banque Mondiale</a> a ainsi classé le Rwanda au premier rang mondial des réformateurs en matière de législation commerciale. Le Rwanda est aussi un des pays africain les plus actifs en matière de lutte contre la corruption, malgré des indicateurs encore dans le rouge (102ème rang au classement Transparency International).        <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>7. Les outils de l'exportateur </b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/2314779-3236433.jpg" alt="3.27 L'exportation : une nouvelle source de croissance " title="3.27 L'exportation : une nouvelle source de croissance " />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">Les bases</span>       <br />
       Le <a class="link" href="http://www.oseo.fr/votre_projet/international/guide_et_conseils/guide_de_l_export/">guide de l’export</a> proposé sur le site d’Oseo propose un cadre méthodologique pour élaborer sa stratégie d’exportation, en quatre étapes : diagnostic export, le choix du pays cible et étude de marché, le choix de l’action commerciale à mener, le financement du développement international de l’entreprise. Le guide décrit aussi les principales aides à l’exportation.        <br />
       Le site mondissimo propose un <a class="link" href="http://www.mondissimo.com/f_url_fr/gaucheci.asp">glossaire et une feuille de route</a> pour préparer sa démarche d'exportation.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Se familiariser avec les aides et les acteurs de l’exportation</span>       <br />
       La <a class="link" href="http://www.exporter.gouv.fr/exporter/Pages.aspx?iddoc=6&pex=1-2-13-6">boîte à outil du site gouvernemental du commerce extérieur</a> indique les interlocuteurs et liens utiles pour les principales démarches liées à l’exportation.        <br />
       En 2008, le Medef a réalisé un <a class="link" href="http://publications.medef.com/ebook/plaquette/IndispensableExport2/magazine.pdf">guide</a> qui brosse un panorama des acteurs publics et privés pouvant accompagner les entreprises dans leurs démarches d’exportation.       <br />
       La <a class="link" href="http://www.semaphore.cci.fr/">Base de données des chambres de commerce et d’industrie</a>         <br />
        recense toutes les aides financières et les dispositifs techniques pouvant appuyer tout projet d’entreprise.        <br />
       L’Union des Chambres de Commerce et d’Industrie Françaises à l’Etranger (UCCIFE) propose en téléchargement libre un <a class="link" href="http://www.uccife.org/fileadmin/template/uccife/documents/divers/catalogue_aides_export.pdf">catalogue des aides financières à l’export/assurances et des garanties export disponibles pour les pme.</a>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Se familiariser avec les Incoterms</span>       <br />
       <a class="link" href="http://www.conex.fr/cm/index/infos-pratiques/Incoterms-2000/0.html">La société Conex met gratuitement en ligne des informations sur les Incoterms</a>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Découvrir le Volontariat International à l'Etranger</span>       <br />
       Le <a class="link" href="http://www.ubifrance.fr/Galerie/Files/Divers/V.I.E._guidepratique.pdf">guide pratique </a> publié par Ubifrance détaille le fonctionnement du dispositif.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Trouver le bon interlocuteur dans les CCI</span>       <br />
       Les chambres régionales de commerce et d’industries ont créé le label CCI International qui rassemble les membres du réseau consulaire en France et à l’étranger. Dans <a class="link" href="http://www.cci.fr/web/international">l’espace international du portail  internet des chambres de commerce et d’industrie</a>, la rubrique " Vos contacts France et étranger " indique les coordonnées de l’expert CCI de votre région ou de la Chambre Française à l’étranger se situant dans la zone qui vous intéresse.           <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Pour aller plus loin</span>       <br />
       Le site <a class="link" href="http://www.international-pratique.com/Synopsis-Export.17.0.html/propose">International Pratique</a> une série de liens utiles et classés par thème.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>En conclusion</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/2314779-3257162.jpg" alt="3.27 L'exportation : une nouvelle source de croissance " title="3.27 L'exportation : une nouvelle source de croissance " />
     </div>
     <div>
      Pour une PME, l'exportation n'est pas une sinécure : elle entraîne des dépenses supplémentaires, un long travail de préparation et les risques ne sont pas toujours récompensés. Pourtant, se passer d'exportation revient à faire des économies de bout de chandelle, car tôt ou tard, il faudra bien s'y résoudre, que ce soit pour garder un rythme de croissance élevé ou simplement survivre à la concurrence qui s'intensifie sur son marché national. Ici comme ailleurs, le premier col est le plus difficile à franchir...        <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Bibliographie</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/2314779-3244726.jpg" alt="3.27 L'exportation : une nouvelle source de croissance " title="3.27 L'exportation : une nouvelle source de croissance " />
     </div>
     <div>
      <a class="link" href="http://www.minefi.gouv.fr/directions_services/dgtpe/TRESOR_ECO/francais/pdf/2009-004-53.pdf">L'appareil exportateur français : une réalité plurielle, Lettre Trésor-Eco numéro 54,mars 2009</a>       <br />
       <a class="link" href="http://www.oseo.fr/content/download/92350/1415178/file/Le%20lien%20innovation-exportation.pdf">Le lien innovation-exportation, OSEO, Ubifrance, avril 2010</a>       <br />
       <a class="link" href="http://www.oseo.fr/content/download/92350/1415178/file/Le%20lien%20innovation-exportation.pdf">Comment améliorer les performances des PME françaises à l'international, CNCEEF, septembre 2007</a> ;       <br />
       <a class="link" href="http://www.oseo.fr/content/download/78349/1254571/file/2eme-partie.pdf">Rapport annuel sur l'évolution des PME, 2e partie : les thématiques (emploi, innovation, exportation, délais de paiement, marchés publics), OSEO, 2009</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Retour d'expérience de la PME Minima sur l'international - IE Love PME, 2009</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <object width="432" height="342"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/video/x8avzi?additionalInfos=0"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowScriptAccess" value="always"></param><embed type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.dailymotion.com/swf/video/x8avzi?additionalInfos=0" width="432" height="342" allowfullscreen="true" allowscriptaccess="always"></embed></object><br /><b><a href="http://www.dailymotion.com/video/x8avzi_retour-d-experience-de-minima-sur-l_news"></a></b>     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L'international est-il la bouée de sauvetage pour les PME-PMI ? - Salon ClasseExport Lyon, 2009 - Partie 1/2</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <object width="432" height="342"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/U0JnU11ywqY?fs=1&amp;hl=fr_FR"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/U0JnU11ywqY?fs=1&amp;hl=fr_FR" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="432" height="342"></embed></object>     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L'international est-il la bouée de sauvetage pour les PME-PMI ? - Salon ClasseExport Lyon, 2009 - Partie 2/2</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <object width="432" height="342"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/U0JnU11ywqY?fs=1&amp;hl=fr_FR"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/U0JnU11ywqY?fs=1&amp;hl=fr_FR" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="432" height="342"></embed></object>     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Les 4 Temps du Management : Une lettre au service du développement de la Compétence Managériale</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/imagette/2314779-3236432.jpg</photo:imgsrc>
   <link>http://www.4tempsdumanagement.com/3-27-L-exportation-une-nouvelle-source-de-croissance_a4426.html</link>
  </item>

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   <title>3.26 A Intensification du travail et stratégie d'entreprise (1/4)</title>
   <pubDate>Wed, 23 Jun 2010 09:41:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>JC Casalegno</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Le Temps de la Strategie]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div><b>1. L'intensification du travail s'est développée depuis les années 80 dans les organisations</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/2183749-3044159.jpg" alt="3.26 A Intensification du travail et stratégie d'entreprise (1/4)" title="3.26 A Intensification du travail et stratégie d'entreprise (1/4)" />
     </div>
     <div>
      Beaucoup de salariés trouvent leur travail de plus en plus dur, en particulier depuis les années 80. Une enquête sur les conditions de travail réalisée par <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Direction_de_l'animation_de_la_recherche,_des_%C3%A9tudes_et_des_statistiques">la Dares</a> sur la période de 1984 à 1998 a  montré que les rythmes de travail des salariés se sont beaucoup accélérés dans les activités industrielles (<a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Philippe_Askenazy">Askenazy</a>, <a class="link" href="http://damiencartron.free.fr/">Cartron</a>, <a class="link" href="http://latts.cnrs.fr/site/p_lattsperso.php?Id=235">De Coninck</a>, <a class="link" href="http://www.crest.fr/ses.php?user=2956">Gollac</a>, coordinateurs, <a class="link" href="http://www.amazon.fr/Organisation-intensit%C3%A9-travail-Philippe-Askenazy/dp/2915346321/ref=sr_1_2?ie=UTF8&s=books&qid=1277315777&sr=1-2">Organisation et intensité du travail</a>, 2006). Un tableau extrait de l'enquête sur les conditions de travail de 1998 le confirme :        <br />
              <br />
       <table style="width: 560px;border-spacing: 1px;background-color: #0033CC;" class="texte">
      	 <tr>
      		 <th style="background-color: white;">       Contraintes de rythme</th>
      		 <th style="background-color: white;"> En 1984</th>
      		 <th style="background-color: white;"> En 1991</th>
      		 <th style="background-color: white;"> En 1998       <br /></th>
      	 </tr>
      	 <tr>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;">       Automatiques</td>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;">17</td>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;">20</td>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;">25       <br /></td>
      	 </tr>
      	 <tr>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;">       Normes et délais</td>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;">30</td>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;">52</td>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;">61       <br /></td>
      	 </tr>
      	 <tr>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;">       Hiérarchiques</td>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;">21</td>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;">29</td>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;">34       <br /></td>
      	 </tr>
      	 <tr>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;">       Horizontales</td>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;">17</td>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;">32</td>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;">38       <br /></td>
      	 </tr>
      	 <tr>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;">       Evénementielles</td>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;">11</td>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;">18</td>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;">27       <br /></td>
      	 </tr>
      	 <tr>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;">       Marchandes</td>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;">28</td>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;">47</td>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;">59       <br /></td>
      	 </tr>
       </table>       <br />
              <br />
       Les chiffres parlent d'eux-mêmes. La pression s'est particulièrement accrue au niveau des relations hiérarchiques et au niveau marchand du fait de l'importance prise par la demande des clients. On constate aussi la montée des contraintes au niveau horizontal qui  s'explique par le développement du management par projets et  par processus dans les organisations.       <br />
              <br />
       Les auteurs cités relatent que, " durant cette période, la forte progression des différentes pressions temporelles s'accompagne d'un cumul des contraintes. Les salariés de l'industrie voient le nombre de contraintes de rythme de travail qu'ils subissent passer en moyenne de 1, 2 en 1984 à 2,4 en 1998 ".        <br />
              <br />
       Cette enquête nous parait plus pertinente que celle de 2005 qui prétend qu'on assiste à une " pause dans la dégradation des conditions de travail ", alors que les plaintes des salariés et de leurs représentants se font entendre de façon de plus en plus spectaculaire. Cette dernière enquête précise cependant bien que la perception des salariés, même si elle est moins négative que celle des années 1998, n'est pas revenue au niveau des indicateurs de 1991... Ce qui prouve bien que c'est à cette époque que s'est jouée " la métamorphose " du modèle économique dans lequel nous sommes depuis le début des " cinquante " glorieuses. Une <a class="link" href="http://www.eurofound.europa.eu/docs/ewco/4EWCS/ef0698/chapter6.pdf">autre enquête réalisée en 2005 par l'Observatoire des Conditions de Travail en Europe</a>  montre que tous les pays européens, sans exceptions, sont concernés par cette tendance.        <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.4tempsdumanagement.com/3-26-B-Intensification-du-travail-et-strategie-d-entreprise-2_a4318.html?preview=1">Page suivante</a>       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Les 4 Temps du Management : Une lettre au service du développement de la Compétence Managériale</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/imagette/2183749-3044159.jpg</photo:imgsrc>
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  </item>

  <item>
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   <title>3.25 Création d’emplois et réveil des projets économiques dormants innovants </title>
   <pubDate>Mon, 05 Apr 2010 09:19:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>JC Casalegno</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Le Temps de la Strategie]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div><b>Résumé :</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/1988702-2743600.jpg" alt="3.25 Création d’emplois et réveil des projets économiques dormants innovants " title="3.25 Création d’emplois et réveil des projets économiques dormants innovants " />
     </div>
     <div>
      Jusqu’à présent, la création d’emplois a toujours été envisagée à partir d’incitations visant à réduire le coût du travail. Cette politique n’est pas sans effets mais elle pourrait à moyen terme mettre en danger le financement de notre protection sociale. Elle repose sur  une vision strictement comptable de la  " Valeur Travail " en oubliant étrangement que la rémunération contribue aussi à travers la redistribution " républicaine " des prestations sociales au bien être de la collectivité toute entière.         <br />
              <br />
       D’autres alternatives existent encourageant notamment les entreprises à l’innovation à valeur ajoutée. Cette hypothèse a donné naissance aux pôles de compétitivité dont l’efficacité repose sur le rapprochement d’entreprises (généralement plutôt grandes) et des centres de recherches universitaires sur un territoire.        <br />
              <br />
       Cependant dans ce nouveau dispositif, il semble que <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Petites_et_moyennes_entreprises">les PME</a>, en particulier les petites et moyennes soient sous représentées alors que ce sont elles qui sont le plus créatrices d’emplois. Cette dynamique s’explique par le fait que les entrepreneurs de <a class="link" href="http://www.pme.gouv.fr/index.php">PME</a> se caractérisent par une capacité à imaginer sans cesse de nouveaux projets.        <br />
              <br />
       Cet article se propose d’explorer les fondements anthropologiques de l’imaginaire entrepreunariale tout en se demandant comment réveiller et soutenir les projets économiques dormants innovants dans les <a class="link" href="http://pme.service-public.fr/">PME</a>, source négligée de créations d’emplois.        <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>1. Etat d’urgence : l’emploi à l’épreuve de la mondialisation</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/1988702-2743605.jpg" alt="3.25 Création d’emplois et réveil des projets économiques dormants innovants " title="3.25 Création d’emplois et réveil des projets économiques dormants innovants " />
     </div>
     <div>
      Les indicateurs de l’emploi fonctionnent comme des révélateurs de la santé économique d’un pays. Ils nous indiquent que l’économie française est peut-être en déclin <a class="link" href="http://www.decitre.fr/livres/La-France-qui-tombe.aspx/9782262021634">(Baverez N., 2004)</a> ou encore qu’elle connaît une mutation radicale :       <br />
              <br />
       - Elle détruit plus d’emplois qu’elle n’en crée : fin 2008, le solde de création d’emplois est négatif (-92745)       <br />
              <br />
       - Le taux de chômage, en 2009, des personnes en recherche d’emploi de catégorie 1, est de 9,1% alors qu’il était de 8,2 en 2008. Le ministre du travail <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Xavier_Darcos">Xavier Darcos</a> prévoit 800.000 chômeurs supplémentaires entre septembre et décembre. En 2004, le nombre de chômeurs de longue durée (plus d’un an)  représente environ 31,1% de la population totale des chômeurs ; en 2007 ce chiffre monte à 40,4%        <br />
              <br />
       - Les emplois créés sont de plus en plus précaires ou à temps partiel : le nombre de CDD est passé de 5,2% à 12,3% entre 1982 et 2009 tandis que le nombre de salariés à temps partiel est passé de 8,5% à 14% durant la même période. Le nombre de salariés en emploi instable serait, en 2009, de 26,6%       <br />
              <br />
       - Le taux d’emploi des jeunes (- 26 ans) et des séniors (+ de 54 ans) est un des plus bas de l’Europe. Il serait, respectivement, de 31,2% pour le premier et de 38,2% pour le second.       <br />
              <br />
       - Enfin, le nombre de personnes au RMI est passé entre 2005 à 2009 de 900.000 à 1 130.000. En 2005, c’est déjà près de 6 millions de personnes qui bénéficient des minimas sociaux.        <br />
              <br />
       Cette dynamique globalement déficitaire est évidemment particulièrement exacerbée dans le secteur industriel qui est le plus confronté à la concurrence mondiale. Cette difficulté s’est traduite en 2008 par une perte de 70 000 emplois qui n’a pas été compensée par les créations d’emplois du secteur tertiaire qui connait lui aussi une diminution annuelle de 0,2% soit - 28600 salariés.        <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>2. Le succès mitigé des politiques de l’emploi</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/1988702-2743609.jpg" alt="3.25 Création d’emplois et réveil des projets économiques dormants innovants " title="3.25 Création d’emplois et réveil des projets économiques dormants innovants " />
     </div>
     <div>
      Les gouvernements successifs qu’ils soient de gauche ou de droite ont fait appel à plusieurs types de solutions pour résoudre le problème de l’emploi, mais aucune ne s’est avérée, définitivement, concluante.       <br />
              <br />
       - En 1995, <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Gouvernement_Alain_Jupp%C3%A9_(1)">le Gouvernement " Juppé "</a> s’est efforcé de diminuer le poids des charges sociales en abaissant <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Cotisations_sociales">les cotisations sociales</a> des bas salaires. Cette politique aurait permis la création d’environ 400.000 emplois.       <br />
              <br />
       - En 1998, <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Martine_Aubry">Martine Aubry</a>, alors <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Minist%C3%A8re_du_Travail,_de_la_Solidarit%C3%A9_et_de_la_Fonction_publique">Ministre du travail</a> est confrontée à un taux de chômage de 12,6%. Elle propose de partager le temps de travail, en réduisant la durée hebdomadaire légale du travail à <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/35_heures">35h</a>. Cette initiative serait à l’origine de la création de 350.000 emplois.       <br />
              <br />
       - Au 1er janvier 2009, <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Laurent_Wauquiez">Laurent Wauquiez</a>, <a class="link" href="http://www.gouvernement.fr/gouvernement/laurent-wauquiez">secrétaire d’Etat à l’emploi</a> exonère de charges, pendant un an toute embauche rémunérée au SMIC, en réservant cette mesure aux <a class="link" href="http://www.insee.fr/fr/methodes/default.asp?page=definitions/petite-moyenne-entreprise.htm">PME</a> de - de 10 salariés. 9 mois après sa promotion, cette mesure aura permis, dans un contexte de crise, la création de 170.000 emplois.       <br />
              <br />
       Cependant, malgré un impact évident à un instant donné, ces dispositifs sont restés défensifs et endogènes. Ils n’ont pas permis de réduire de façon " durable " le chômage et encore moins la montée de la pauvreté.       <br />
              <br />
       Par ailleurs, toutes ces mesures, y compris celles des <a class="link" href="http://www.juritravail.com/35-heures-temps-de-travail/35-h-duree-legale">35 heures</a>, interviennent au niveau du coût du travail, ce qui n’est pas sans conséquences sur la capacité du pays à financer la protection sociale. On peut estimer qu’il y a un lien direct entre la baisse du montant global des cotisations sociales et <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9ficit_de_la_S%C3%A9curit%C3%A9_sociale_en_France">le déficit de la Sécurité Sociale</a> qui s’élève aujourd’hui à 21 milliards d’Euros. Ce déficit, n’est pas à notre sens seulement dû à l’augmentation du nombre de chômeurs comme on l’évoque souvent mais aussi à la diminution de la " Valeur Travail " qui ne permet plus aujourd’hui  de financer sans déficit <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Protection_sociale">la protection sociale</a>.         <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Michel_Rocard">Michel Rocard</a> estimait que " seule une croissance durable de 3% par an, pendant 10 ans pourrait résoudre le problème ". Or <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Produit_int%C3%A9rieur_brut">le PIB</a> moyen de ces trois dernières années est de 1,63% et il chuterait fin 2009 selon l’Insee à - 2,5%.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>3. Coût du travail et compétitivité prix</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/1988702-2743611.jpg" alt="3.25 Création d’emplois et réveil des projets économiques dormants innovants " title="3.25 Création d’emplois et réveil des projets économiques dormants innovants " />
     </div>
     <div>
      L’analyse des licenciements qui ont lieu de façon massive dans certains secteurs, en particulier (textile, électronique), met en évidence que la destruction des emplois en France relève d’une logique bien identifiée. Elle semble en effet, s’acharner sur un type d’entreprises qui se caractérisent par des formules stratégiques, s’inscrivant dans <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Comp%C3%A9titivit%C3%A9_%C3%A9conomique">la compétitivité Prix</a>.       <br />
              <br />
       L’analyse de certains secteurs d’activités confirme aisément cette hypothèse :       <br />
       Dans le secteur du textile, l'emploi en Europe a diminué de 30, 1 % de 1995 à 1998 pour progresser de 17, 2 % en Asie durant la même période <a class="link" href="http://www.ilo.org/global/lang--fr/index.htm">(source Activités sectorielles du BIT)</a>. En France, on est passé entre 1989 et 2003 de 580 000 à 72000 salariés et on prévoit de se retrouver avec seulement 35000 salariés d’ici 2012 <a class="link" href="http://www.insee.fr/fr/default.asp">(source Insee)</a>. Le secteur de la fabrication d'équipements électriques, électroniques, informatiques, semble également particulièrement concerné avec  en 2009  une perte nette d’emplois de 0,7% de sa main d’œuvre <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Institut_national_de_la_statistique_et_des_%C3%A9tudes_%C3%A9conomiques">(source Insee)</a> Dans le secteur automobile, on recense une perte nette de 48000 emplois disparus en 2009 (source Insee). Le secteur de l’intérim est lui aussi durement touché avec une diminution de 21,5 % de ses effectifs, soit – 154 700 salariés. Ces pertes d’emplois massives se sont traduites dans l’actualité par des conflits sociaux douloureux et violents comme : <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Moulinex">Moulinex</a>, <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Gr%C3%A8ve_de_Cellatex">Cellatex</a>, <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Reynolds_International_Pen_Company">Reynolds</a>, <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Faurecia">Faurecia</a>, Pindières, <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Molex">Molex</a>, etc.       <br />
              <br />
       La cause la plus souvent évoquée par les directions de ce type d'entreprise, pour justifier les licenciements est le coût du travail. Il est clair que les coûts de main d'oeuvre en France sont plus élevés que dans certains pays de l'Est, d'Afrique du nord ou d'Asie. Ces deux dernières années, le secteur textile en Tunisie a vu la création de 20 000 emplois. Plus que destruction d'emplois, il conviendrait plutôt, donc, de parler de déplacements de la croissance en emplois.        <br />
       Selon les chiffres de <a class="link" href="http://www.am.natixis.fr/fr/aspx/accueil.aspx">CDC-Ixis</a>, le coût horaire du travail en France est 38 fois plus élevé qu’en Chine, alors qu’il l’est 54 fois plus en Allemagne.        <br />
              <br />
       L'ouverture non régulée des frontières ne fait qu'accentuer le phénomène. Dans le domaine du textile, l’ouverture des frontières au 1 janvier 2005  a été particulièrement remarquée : Depuis cette date, la Chine peut librement exporter sans limite de quotas, les vêtements qu'elle a confectionnés.        <br />
              <br />
       Certains accusent <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Ultralib%C3%A9ralisme">la mondialisation ultralibérale</a> des marchés et de la concurrence d’être responsable de la destruction des emplois. D’autres, et non des moindres, comme <a class="link" href="http://www.decitre.fr/livres/Quand-le-capitalisme-perd-la-tete.aspx/9782253109310">le professeur Stiglitz (2005)</a> récent <a class="link" href="http://translate.google.fr/translate?hl=fr&langpair=en%7Cfr&u=http://nobelprize.org/nobel_prizes/economics/laureates/2001/stiglitz-autobio.html">prix Nobel en économie</a>, reprochent aux institutions chargées de la régulation comme le <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Fonds_mon%C3%A9taire_international">FMI</a>, <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Organisation_mondiale_du_commerce">l'OMC</a> et <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Banque_mondiale">la Banque Mondiale</a> d’être sous l’emprise d’" idéologies " libérales au détriment d’un certain pragmatisme. .        <br />
              <br />
       D'une façon générale, on constate une absence affligeante d'anticipation alors que toutes les analyses prévisionnelles avaient été faites au niveau des différents organismes comme <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Direction_de_l'animation_de_la_recherche,_des_%C3%A9tudes_et_des_statistiques">la DARES</a>, <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Commissariat_g%C3%A9n%C3%A9ral_du_Plan">le Commissariat du Plan</a>, <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Conseil_d'analyse_%C3%A9conomique">le Comité d'Analyse Economique</a>, <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Conseil_%C3%A9conomique,_social_et_environnemental">le Conseil Economique et Social</a> qui ont publié depuis longtemps de nombreuses études mettant en évidence les risques encourus. Le capitaine du <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Titanic">Titanic</a> avait lui aussi reçu près de 5 messages avant de heurter un iceberg. Il croyait que son bateau était le plus solide du monde...        <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Christian_Blanc">Christian Blanc</a>, dans son <a class="link" href="http://www.ladocumentationfrancaise.fr/rapports-publics/044000181/index.shtml">rapport sur l’écosystème de la compétitivité  (2004)</a> estime que  les solutions existent mais qu’il est urgent de se mobiliser : " Chaque année qui s'écoule dans le cadre actuel nous éloigne un peu plus des pays concurrents qui ont su s'adapter aux nouveaux modes de fonctionnement de l'économie ".        <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>4. La compétitivité hors prix et l’exportation au secours de l’emploi </b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/1988702-2743612.jpg" alt="3.25 Création d’emplois et réveil des projets économiques dormants innovants " title="3.25 Création d’emplois et réveil des projets économiques dormants innovants " />
     </div>
     <div>
      A l'inverse, certaines entreprises semblent non seulement bien résister, mais également se développer. Ce qui est frappant c'est qu'elles sont toutes inscrites dans <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Comp%C3%A9titivit%C3%A9_%C3%A9conomique#Comp.C3.A9titivit.C3.A9_hors-prix">la compétitivité " hors prix "</a>. Une étude menée par <a class="link" href="http://www.afs-socio.fr/rep/hopmembres/ficheperso.php?&id=665&id_rub=4">Philippe Trouvé</a> de <a class="link" href="http://www.travail-solidarite.gouv.fr/etudes-recherche-statistiques-de,76/etudes-et-recherche,77/publications-dares,98/dares-analyses-dares-indicateurs,102/">la Dares</a> (1999), a mis en évidence que les PME qui créent le plus d'emplois sont celles qui " délaissent les lois de la production de masse et de la compétition par les coûts et qui sont capables d'établir un avantage concurrentiel... en s'appropriant les segments les plus créateurs de la chaîne de valeur ".        <br />
              <br />
       Les comportements stratégiques dits " hors prix " sont donc déterminants pour la création d'emplois. Ils reposent essentiellement aujourd'hui sur l'innovation. C'est la destruction de valeur au niveau de la fabrication qui explique la détérioration de l'emploi au niveau industriel en Europe.        <br />
              <br />
       L'exemple de certains pays, en particulier d'Europe du Nord est à ce sujet significatif. Ces pays ont un temps de travail annuel par salarié des plus faibles du monde et un PIB par habitant des plus élevés. Les indicateurs concernant le taux de chômage sont les plus faibles et le taux d'emploi des 15-64 ans des plus élevés. Depuis plusieurs décennies, ces pays affichent, d’après le fameux Institut <a class="link" href="http://www.imd.ch/">IMD</a> (International Institut for <b>Management</b> Development) des indicateurs économiques et sociaux plus performants que ceux de la France. Comment expliquer cela ? Certainement pas par l'approche " productiviste ". Ces pays ont réussi majoritairement à s'inscrire dans la compétitivité " hors prix ".        <br />
              <br />
       Nous avons également des exemples micro-économiques qui confirment cela : En septembre 2001, <a class="link" href="http://www.moulinex.fr/Autres/mentionslegales.aspx">la société Moulinex</a> doit déposer son bilan, 64 ans après sa création. 357 emplois sont supprimés. Son concurrent <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Groupe_SEB">SEB</a> positionné pourtant sur des produits plus chers mais à plus forte valeur ajoutée a beaucoup mieux résisté. Mieux même, il a racheté certaines marques à forte notoriété du groupe Moulinex.        <br />
              <br />
       Dans le secteur du textile, si on observe ceux qui survivent et se développent, on constate par exemple que l’entreprise de textile Deveaux S.A se développe encore malgré ses 200 ans d’existence. Le secret de sa croissance : 50% de son personnel, soit 300 salariés sur les 600 du groupe est dédié à la conception de dessins et modèles de vêtements plutôt que sur la fabrication.        <br />
              <br />
       L’export représente également une source de croissance réelle. Le déficit du commerce extérieur français en 2008 se situait à - 55,7 milliards d’Euros tandis que l’Allemagne réalise à la même époque un  excédent de 103,4 milliards d’Euros.        <br />
              <br />
       90% des exportations en France sont réalisés par des grandes entreprises. Les entreprises de moins de 250 salariés ne représentent que 5% de la totalité des exportations. Or 98% du tissu économique français est composé d’entreprises de moins de 250 salariés. Les marges de manœuvre sont donc considérables. Mais elles reposent essentiellement sur les capacités entrepreunariales des acteurs.        <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>5. La passion téléologique des entrepreneurs de PME : la véritable source de création de valeur.</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/1988702-2743615.jpg" alt="3.25 Création d’emplois et réveil des projets économiques dormants innovants " title="3.25 Création d’emplois et réveil des projets économiques dormants innovants " />
     </div>
     <div>
      Les chercheurs en sciences de gestion ont jusqu’à présent, à quelques exceptions près, peu investi le champ de la PME. Par ailleurs, si de nombreux travaux ont été réalisés à propos de la logique compétence, ceux-ci se sont rarement aventurés à définir sérieusement la compétence entrepreunariale. C’est surtout <a class="link" href="http://www.decitre.fr/livres/La-Passion-d-entreprendre.aspx/9782708106697">Jean-Christian Fauvet et Jean René Fourtou (1985)</a> qui se sont, selon nous, le plus efforcés de cerner celle-ci, notamment à partir d’une démarche s’appuyant sur des travaux de philosophes.        <br />
              <br />
       Pour ces auteurs, l’acte d’entreprendre ne saurait se confondre avec la seule maîtrise des techniques de gestion comptable ou commerciale. Il est antérieur à toutes ces pratiques. Entreprendre c’est toujours être à l’origine de quelque chose, c’est " être " à l’initiative d’un événement ; entreprendre c’est donc être créateur d’histoire <a class="link" href="http://www.amazon.fr/LExistentialisme-est-humanisme-Jean-Paul-Sartre/dp/2070329135/ref=sr_1_fkmr0_1?ie=UTF8&qid=1270461324&sr=1-1-fkmr0">(Sartre, 1996)</a>. Sans l’action de l’entrepreneur, il n’y aurait rien : " entreprendre, c’est changer la forme de la matière, continuer la création et peut – être même l’accomplir " <a class="link" href="http://www.decitre.fr/livres/L-elan-sociodynamique.aspx/9782708130388">(J-C Fauvet, J-R Fourtou, 2004)</a>       <br />
              <br />
       L’acte d’entreprendre n’est pas au départ un processus rationnel, c’est une pulsion, un élan vital au sens de <a class="link" href="http://www.amazon.fr/Pens%C3%A9e-Mouvant-Henri-Bergson/dp/2130537812/ref=sr_1_1?ie=UTF8&s=books&qid=1270461215&sr=1-1">Bergson (2003)</a> qui se transforme en volonté d’agir et donc d’être là : Etre là non pas pour jouir de l’instant présent comme les hédonistes le recherchent, mais transformer le monde. Etre là pour réaliser des projets et de façon plus générale pour atteindre un but, une fin (télos). Exister dans l’acte d’entreprendre c’est donc constamment se projeter dans un futur qu’on n’atteint jamais vraiment mais qui est moteur.        <br />
              <br />
       On peut concevoir que, dans cette dynamique, la vie de l’entrepreneur soit une aventure continuelle, un dépassement permanent de soi-même. Avec <a class="link" href="http://www.decitre.fr/livres/Maine-de-Biran-la-vie-interieure.aspx/9782228889193">Maine de Biran (1995)</a> on peut considérer que l’acte d’entreprendre est " une sortie permanente de soi pour se tendre vers un but ". Totalement engagé dans cette quête prométhéenne qui relève d’un Idéal du Moi exacerbé <a class="link" href="http://www.decitre.fr/livres/Le-cout-de-l-excellence.aspx/9782020889988">(Aubert, Gaulejac, 2007)</a> il peut paraître, parfois, monstrueux pour l’homme ordinaire car il sort des conventions <a class="link" href="http://www.decitre.fr/livres/Psychologie-de-la-motivation.aspx/9782228896078">(P. Diel, 2002)</a>. Mais, en même temps,  il peut aussi susciter une fascination sur ceux qui l’entourent et créer, par l’intensité de son ardeur un rassemblement autour de son projet. De l’extérieur, cette possession peut ressembler peut - être à une " transe " ?  <a class="link" href="http://www.decitre.fr/livres/Le-reve-la-transe-et-la-folie.aspx/9782020566599">(Bastide, 2003)</a>.        <br />
              <br />
       Cette manière d’exister plonge l’être dans le risque. Pour atteindre son but, l’entrepreneur met en jeu son patrimoine, son énergie, sa réputation, sa santé, son temps, bref sa vie : " C’est seulement dans le risque de sa vie qu’on éprouve sa liberté " <a class="link" href="http://www.decitre.fr/livres/Phenomenologie-de-l-esprit.aspx/9782070421176">disait Hegel (2002)</a>.       <br />
              <br />
       Cette lecture anthropologique de l’entrepreneur explique sans doute les sources incessantes de la créativité entrepreunariale. Un entrepreneur vit toujours, même si celle-ci, n’est pas toujours formalisée avec une ou des visions du futur. Il échafaude, simule sans cesse des projets d’avenir pour son entreprise. Il est porteur d’une espérance inconditionnelle qui le pousse chaque fois qu’il en rencontre l’opportunité à actualiser ses rêves. Le véritable entrepreneur ne supporte pas les équilibres quasi-stationnaires. Il a besoin pardessus de tout de créer les déséquilibres qui lui donneront la sensation d’un mouvement. C’est donc un être de projet toujours en effervescence <a class="link" href="http://www.amazon.fr/Sociologie-lesp%C3%A9rance-Desroche-Henri/dp/B0000DTNJ6/ref=sr_1_12?ie=UTF8&s=books&qid=1270461918&sr=1-12">(Desroches ,1973)</a>, puisqu’il ne se contente pas de l’instant présent.       <br />
              <br />
       Mais son action ne se limite pas à lui-même. Par ce désir effervescent du futur, il rassemble et inspire la communauté toute entière. Sa passion est généralement contagieuse. Elle contribue à transformer l’organisation en un lieu de " fomentation " de projets <a class="link" href="http://www.amazon.fr/Anthropologie-du-projet-Jean-Pierre-Boutinet/dp/2130547087/ref=sr_1_1?ie=UTF8&s=books&qid=1270462047&sr=1-1">(Boutinet, 2004)</a>.       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.decitre.fr/livres/Les-jeux-du-pouvoir-et-du-desir-dans-l-entreprise.aspx/9782220040158">Eugène Enriquez (1999)</a> nous rappelle à ce propos " qu’une organisation qui ne rêve pas est une organisation qui meurt ". Une organisation vivante est donc traversée  du désir de ceux qui l’habitent. C’est de celui-ci qu’elle tire sa capacité d’action. On comprend à la lumière de cette théorie qu’une organisation soit aussi un espace où l’activité de l’imaginaire est intense <a class="link" href="http://www.decitre.fr/livres/La-dynamique-des-groupes-restreints.aspx/9782130558873">(Anzieu, 2007)</a>.  Elle contient toujours un grand nombre de projets potentiels qu’elle tentera constamment d’actualiser <a class="link" href="http://www.amazon.fr/Principe-dAntagonisme-Logique-l%C3%A9nergie/dp/2268006069/ref=sr_1_1?ie=UTF8&s=books&qid=1270462341&sr=1-1">(Lupasco, 1987)</a>. Parmi ces projets non actualisés, certains sont en phase d’émergence attendant qu’une opportunité permette de les réveiller.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>6. L’expérience Emergence : réveiller les projets économiques dormants sur un territoire</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/1988702-2743617.jpg" alt="3.25 Création d’emplois et réveil des projets économiques dormants innovants " title="3.25 Création d’emplois et réveil des projets économiques dormants innovants " />
     </div>
     <div>
      L’expérience Emergence s’est développée sur 1 an en Auvergne. Elle s’est inspirée du modèle <a class="link" href="http://www.ardan.fr/index.php?option=com_content&task=view&id=12&Itemid=110&regFlash=4">ARDAN</a> en Lorraine (Agence Régionale pour le Développement d’Activité Nouvelles). Elle a fonctionné avant l’heure comme un mini cluster, en réunissant des acteurs diversifiés souvent dispersés : <a class="link" href="http://www.drtefp-paysdelaloire.travail.gouv.fr/drtefp_ddtefp/id-43/Nos_services_/DRTEFP_Pays_de_la_Loire/Missions_de_la_DRTEFP.htm">DRTEFP</a>, <a class="link" href="http://www.esc-clermont.fr/">ESC Clermont</a>, <a class="link" href="http://www.pole-emploi.fr/accueil/">ANPE, ASSEDIC</a>, <a class="link" href="http://www.apec.fr/Accueil/ApecIndexAccueil.jsp">APEC</a> et ACTAN (société de conseil).       <br />
              <br />
       Le concept était simple. Il s’agissait de mettre en relation des entrepreneurs porteurs de projets économiques dormants innovants avec des cadres au chômage de longue durée disposant de compétences et de temps, dans le but de créer des activités nouvelles et à partir de là des " emplois durables ".       <br />
              <br />
       L’originalité de cette recherche action reposait sur une sélection rigoureuse des projets à partir de 4 critères :       <br />
              <br />
       1) Les projets devaient constituer une activité réellement innovante pour l’entreprise. Les démarches qualités, les restructurations organisationnelles et même l’optimisation des processus existants étaient, systématiquement, éliminés.       <br />
              <br />
       2) Ces projets innovants devaient avoir un impact significatif  sur la valeur ajoutée globale de l’entreprise et contribuer à orienter la stratégie de l’entreprise vers la " compétitivité hors prix ".       <br />
              <br />
       3) L’entrepreneur devait évidemment s’engager à embaucher le cadre au chômage, chargé de faire passer le projet de sa phase d’émergence à sa phase de mise en œuvre. Le cadre bénéficiait pour cela du statut de stagiaire de formation pendant 9 mois.       <br />
              <br />
       4) Le dispositif ne devait, par ailleurs, en aucun cas servir à financer un emploi lié au développement normal de l’entreprise.       <br />
              <br />
       Pour faire émerger 30 projets économiques dormants crédibles, il a fallu contacter 2200 entreprises dont les indicateurs économiques révélaient une dynamique de croissance (par exemple 10% de croissance du CA et ou de l’effectif). 120 projets ont été modélisés par des consultants juniors de l’<a class="link" href="http://www.esc-clermont.fr/fr_htm/groupe_esc/index.htm">ESC  Clermont</a>. Les projets retenus étaient ensuite présentés par l’entrepreneur lui-même à un comité d’experts. Les hypothèses théoriques se sont avérées concluantes puisque l’opération s’est concrétisée par la création de 20 emplois de cadres qui ont généré 45 emplois de non cadres. Elle s’est poursuivie sur 5 ans avec succès dans le cadre d’un dispositif animé par la <a class="link" href="http://www.auvergne.cci.fr/">CRCI d’Auvergne</a>.        <br />
              <br />
       Les entreprises choisies se situaient entre 10 à 100 salariés, là où la dynamique de création d’emplois est la plus forte <a class="link" href="http://www.insee.fr/fr/default.asp">(source Insee)</a>. C’est également dans cette catégorie d’entreprises qu’ont été recensées aussi les intentions d’embauches les plus nombreuses; ce qui est sans doute l’expression d’une dynamique de projets plus intense même si toutes ces intentions ne se transforment pas toutes en recrutement ferme.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>7. Les entrepreneurs : la  richesse d’une nation.</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/1988702-2743619.jpg" alt="3.25 Création d’emplois et réveil des projets économiques dormants innovants " title="3.25 Création d’emplois et réveil des projets économiques dormants innovants " />
     </div>
     <div>
      Un de nos clients a racheté il y a quelques années une PME industrielle de 30 salariés spécialisés dans la fabrication de pylônes à structure métallique pour la téléphonie mobile. Après deux ans de croissance, l’entreprise a connu des pertes significatives qui ont entrainé une disparition quasi-totale de ses fonds propres. Les experts financiers avaient estimé que cette entreprise était économiquement morte. Selon les canons de l’académie, ce point de vue pouvait même paraître sans appel). Mais le dirigeant était persuadé qu’un retour vers la croissance était possible, même si ses idées étaient encore confuses. Il était habité par une sorte de conviction intrinsèque tout aussi réelle que l’anéantissement de ses ressources financières. Durant cette période de crise, cette entreprise a été maintenue en vie uniquement par la conviction  et la détermination inébranlable du dirigeant. Pour survivre et obtenir un répit momentané, il a plaidé un plan de redressement qui a été accepté davantage à cause de son charisme qu’à l’analyse rationnelle de la situation de l’entreprise.        <br />
              <br />
       Aujourd’hui, celle-ci s’est diversifiée dans la fabrication d’éoliennes et de panneaux solaires.  Elle a su transférer ses savoir-faire dans d’autres domaines à forte croissance. Elle a non seulement retrouvé une croissance à deux chiffres mais aussi une rentabilité qui lui a permis de reconstituer ses fonds propres. Cette expérience extrême montre que derrière les ressources mobilisées, ce qui importe, avant tout, c’est l’esprit de l’entrepreneur. Il ne se voit pas toujours dans les tableaux de bord froids de la gestion, mais il s’éprouve en le vivant.        <br />
              <br />
       L’entrepreneur de <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Joseph_Schumpeter">Schumpeter</a> n’est pas l’homme du calcul ou du profit. Il " crée sans répit " parce qu’il est mû par un ensemble de mobiles irrationnels  dont les principaux sont : la volonté de puissance, le goût sportif de la victoire, la joie de créer et donner forme à ses conceptions <a class="link" href="http://www.amazon.fr/Oeuvres-compl%C3%A8tes-histoire-%C3%A9conomique-Schumpeter/dp/2706105437/ref=sr_1_4?ie=UTF8&s=books&qid=1270536856&sr=1-4">(François Perroux, 1993)</a>. Pour atteindre ses buts, il doit souvent vaincre des résistances, s’opposer aux circonstances. Il est celui qui est capable de sortir des routines pour faire des combinaisons nouvelles favorisant le surgissement de l’innovation : innovation produits, de procédés, de technique inédite, de marchés…       <br />
              <br />
       La renaissance illustre parfaitement cet idéal type. Les navigateurs, comme <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Christophe_Colomb">Christophe Colomb</a>, <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Vasco_de_Gama">Vasco de Gama</a>, ne se sont pas contentés du confort douillet des honneurs de la cour. Leur volonté de découvrir le monde et d’ouvrir de nouveaux espaces commerciaux était plus forte que tout. Ils ne concevaient leur accomplissement personnel qu’à travers l’aventure.        <br />
              <br />
       Comme les explorateurs de cette époque les entrepreneurs sont visiblement animés par les mêmes valeurs d’aventure et de liberté. Diverses enquêtes menées par <a class="link" href="http://www.lecca.com/accueil.html">le CCA</a> (Centre de Communication Avancée) et <a class="link" href="http://www.sociovision.com/index.php">la Cofremca</a> ont confirmé que la motivation première d’un entrepreneur était le besoin d’indépendance et d’autonomie.        <br />
              <br />
       Ces valeurs entrent en contradiction avec les valeurs dominantes de la société actuelle qui semble, paradoxalement, face à l’angoisse du lendemain et un monde complexe, plus que  jamais se tourner vers des valeurs de sécurité et d’ordre. C’est sans doute ce qui explique l’opposition fréquente que peut rencontrer un entrepreneur lorsqu’il expose son projet, sollicite des fonds ou pire encore lorsqu’il échoue.        <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>8. Quelques interrogations sur la formation de nos élites</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/1988702-2743620.jpg" alt="3.25 Création d’emplois et réveil des projets économiques dormants innovants " title="3.25 Création d’emplois et réveil des projets économiques dormants innovants " />
     </div>
     <div>
      A la lumière de ces quelques lignes, l’entrepreneur apparaît comme une figure salvatrice indispensable à notre développement économique. Cette fonction, d’ailleurs, ne peut se limiter à seule sphère économique. Ceux qui créent du bien être pour leurs concitoyens, ceux qui contribuent au développement de leurs  connaissances comme ceux qui œuvrent à diminuer leur misère devraient être aussi considérés comme tels.        <br />
              <br />
       Des chercheurs renommés  <a class="link" href="http://www.amazon.fr/Quand-capitalisme-perd-Joseph-Stiglitz/dp/2253109312/ref=sr_1_1?ie=UTF8&s=books&qid=1270539274&sr=1-1">(Stiglitz, 2005</a> - <a class="link" href="http://www.decitre.fr/livres/Qu-est-ce-que-la-richesse.aspx/9782080814623">Meda, 2000)</a> nous invitent déjà à reconsidérer notre conception de la " Valeur " sous un angle plus globale que celui que les financiers nous ont jusqu’à présent imposé. <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Produit_int%C3%A9rieur_brut">Le PIB</a> et les indicateurs quantitatifs associés ne seront bientôt plus suffisants pour mesurer la richesse d’un pays. La création de valeur doit être désormais envisagée sous un angle beaucoup plus global. Le Bonheur Intérieur Brut fait aussi partie de la création de richesse d’un pays. L’entreprenariat a donc une fonction sociale déterminante pour l’évolution d’une société.        <br />
              <br />
       Il est par ailleurs difficile de cantonner la notion d’entreprenariat à la seule création d’entreprise. Il existe aussi " l’intraprenariat " à l’intérieur des entreprises.        <br />
              <br />
       Mais alors si l’entrepreunariat, quelle que soit sa forme, est une fonction si vitale pour une nation et pour les organisations qui la composent, pourquoi notre système éducatif produit-elle si peu d’entrepreneurs ?  Selon certaines études, 60% des entrepreneurs seraient des autodidactes. Même si ce chiffre diminue, on peut effet être étonné de ce nombre.         <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.decitre.fr/livres/Le-talent-qui-dort.aspx/9782020283212">Patrick Fauconnier (1996)</a> avance un chiffre encore plus étonnant sur le nombre d’étudiants d’écoles de commerce qui décident de se lancer dans la création d’entreprise à la sortie de leurs études. Ils semblent pourtant, en théorie du moins, les mieux équiper pour se lancer dans l’aventure. Ils ne seraient d’après ses informations que de 3%.        <br />
              <br />
       Il se demande si nous ne formerions pas trop de gestionnaires et pas assez d’entrepreneurs. Les compétences gestionnaires reposent sur des fondements complètement opposés aux compétences entrepreneuriales. Les premières visent à favoriser la rationalité, la maîtrise, l’ordre, la prudence tandis que l’entrepreneur doit précisément faire preuve d’intuition, d’adaptabilité, de créativité et d’audace. Cette question est d’autant plus préoccupante que l’économie aura besoin demain de managers innovants et inventifs pour trouver des sources de différenciation à offrir aux clients. Pour sortir de ce dilemme, il estime qu’il  devient urgent de transformer " nos écoles de gestion en écoles d’entrepreneurs ".        <br />
              <br />
       Il ne faudrait pas seulement selon lui apprendre à réfléchir mais aussi apprendre à agir. Il propose pour cela une pédagogie qui devrait prendre en compte au moins 7 dimensions :       <br />
       - L’imagination       <br />
       - La curiosité        <br />
       - La souplesse       <br />
       - Le sens pratique       <br />
       - L’esprit d’équipe       <br />
       - L’audace       <br />
       - L’humilité       <br />
              <br />
       D’autres auteurs <a class="link" href="http://www.decitre.fr/livres/Les-sept-savoirs-necessaires-a-l-education-du-futur.aspx/9782020419642">(Morin 2000</a>, <a class="link" href="http://www.amazon.fr/Repenser-lentreprise-Saisir-commence-regards/dp/2749111668/ref=sr_1_1?ie=UTF8&s=books&qid=1270539686&sr=1-1">Lebraty (2008)</a>, partagent ce point de vue et invitent les dirigeants à adopter de nouveaux modes de raisonnement pour naviguer dans  la nouvelle réalité complexe et incertaine du monde dans lequel nous sommes brusquement entrés.         <br />
              <br />
       De nombreuses grandes écoles ont pris conscience de ces contradictions et ont fait évoluer leur pédagogie en :        <br />
       - Valorisant les responsabilités associatives de leurs étudiants.       <br />
       - Leur proposant d’accompagner en vraie grandeur des entrepreneurs en création d’activités ou en développement de projets <a class="link" href="http://www.espacegrandesecoles.com/home.php?idRubrique=601&Id=4835">(projet " Pépinières " de l’ESC Clermont)</a>.       <br />
       - Offrant des enseignements complémentaires en histoire, psychologie, sociologie, philosophie, géopolitique, éthique, etc..considérés à tort comme les " sciences molles " du <b>management</b>.        <br />
       - Organisant de nombreux travaux de groupes ou de projets.       <br />
       - Alternant enseignement académique théorique et expériences en entreprise.       <br />
              <br />
       Cependant, il reste encore beaucoup à faire pour passer restaurer la noble figure de l’entrepreneur  trop souvent encore confondue avec celle du gestionnaire. Au-delà de sa fonction économique, rappelons simplement qu’il contribue à :       <br />
       - Créer des emplois à partir d’activités économiques.        <br />
       - Favoriser le lien social en rassemblant des individus en communauté.       <br />
       - Procurer aux individus une identité en leur confiant des rôles et des responsabilités.       <br />
       - Satisfaire les besoins d’un marché en produisant des produits et des services correspondants à une demande réelle.       <br />
       - Faire vivre un territoire.       <br />
              <br />
       Il est temps en effet de sortir de la confusion entre le gestionnaire qui administre et l’entrepreneur qui transforme le monde. Sans son action, dans quel monde serions-nous ?        <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Présentation de l'auteur :</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/1988702-2743625.jpg" alt="3.25 Création d’emplois et réveil des projets économiques dormants innovants " title="3.25 Création d’emplois et réveil des projets économiques dormants innovants " />
     </div>
     <div>
      <a class="link" href="http://www.viadeo.com/fr/profile/jc.casalegno">JC Casalegno</a> est professeur permanent en <b>Management</b> et Développement des Ressources Humaines au <a class="link" href="http://www.esc-clermont.fr/">groupe ESC Clermont</a> où il dirige également le Mastère Spécialisé en <b>Management</b> Européen et Développement des Ressources Humaines. Il a par ailleurs été consultant pendant plus d'une vingtaine d'années, notamment dans le cadre de l'Institut de l'Expansion où il s’est spécialisé dans l’accompagnement social de PME à forte  croissance.        <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Bibliographie :</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/1988702-2743641.jpg" alt="3.25 Création d’emplois et réveil des projets économiques dormants innovants " title="3.25 Création d’emplois et réveil des projets économiques dormants innovants " />
     </div>
     <div>
      <a class="link" href="http://www.decitre.fr/livres/La-dynamique-des-groupes-restreints.aspx/9782130558873">Anzieu D, Martin J-Y (2007), La dynamique des groupes restreints,397 p</a>       <br />
       <a class="link" href="http://www.decitre.fr/livres/Le-cout-de-l-excellence.aspx/9782020889988">Aubert N, V. de Gaulejac (2007), Le coût de l’excellence, Editions du Seuil, 342 p</a>       <br />
       <a class="link" href="http://www.decitre.fr/livres/Le-reve-la-transe-et-la-folie.aspx/9782020566599">Bastide R. (2003), Le rêve, la transe, la folie, Edition du Seuil, 313 p</a>       <br />
       <a class="link" href="http://www.decitre.fr/livres/La-France-qui-tombe.aspx/9782262021634">Baverez N. (2004), La France qui tombe, Edition Librairie Académique Perrin, Collection Tempus, 136 p</a>       <br />
       <a class="link" href="http://www.amazon.fr/Pens%C3%A9e-Mouvant-Henri-Bergson/dp/2130537812/ref=sr_1_1?ie=UTF8&s=books&qid=1270461215&sr=1-1">Bergson H. (2003), La pensée et le mouvant, Edition PUF, 291 p</a>       <br />
       <a class="link" href="http://www.ladocumentationfrancaise.fr/rapports-publics/044000181/index.shtml">Blanc C. (2004), Pour un écosystème de la croissance, Rapport au premier Ministre, Edition La Documentation Française, 81 p</a>       <br />
       <a class="link" href="http://www.amazon.fr/Anthropologie-du-projet-Jean-Pierre-Boutinet/dp/2130547087/ref=sr_1_1?ie=UTF8&s=books&qid=1270462047&sr=1-1">Boutinet J.P (2004), Anthropologie du Projet, Edition PUF, 405 p</a>       <br />
       Casalegno JC (1997) Etude - Action " Création d’emplois et émergence de projets économiques dormants ", Rapport DRTEFP Auvergne, 43 p.       <br />
       <a class="link" href="http://www.decitre.fr/livres/Repenser-l-entreprise.aspx/9782749111667">Chaize J. et Torres F. (Dir) (2008), Repenser l’entreprise, Edition Le Cherche-Midi, 344 p</a>       <br />
       <a class="link" href="http://asso.nordnet.fr/adreg/chevalier%20miccaelli.pdf">Chevalier F., Michaëlli I, (2008) Comment devient-on innovateur ? Etude exploratoire sur une population de chercheurs-entrepreneurs, Congrès AGRH Dakar Juillet 2008</a>       <br />
       <a class="link" href="http://www.amazon.fr/Sociologie-lesp%C3%A9rance-Desroche-Henri/dp/B0000DTNJ6/ref=sr_1_12?ie=UTF8&s=books&qid=1270461918&sr=1-12">Desroche H. (1973), Sociologie de l’espérance, Edition Calman Levy, 279 p</a>       <br />
       <a class="link" href="http://www.decitre.fr/livres/Psychologie-de-la-motivation.aspx/9782228896078">Diel P (2002), Psychologie de la motivation, Edition Payot, 434 p</a>       <br />
       <a class="link" href="http://www.decitre.fr/livres/Le-talent-qui-dort.aspx/9782020283212">Fauconnier P. (1996), Le talent qui dort, Editions du Seuil, 299 p</a>       <br />
       <a class="link" href="http://www.decitre.fr/livres/L-elan-sociodynamique.aspx/9782708130388">Fauvet J-C, Fourtou J-R (2004), L'élan sociodynamique, Edition d'Organisation, 355 p</a>       <br />
       <a class="link" href="http://www.decitre.fr/livres/Les-jeux-du-pouvoir-et-du-desir-dans-l-entreprise.aspx/9782220040158">Enriquez E. (1999), Les jeux du pouvoir et du désir dans les organisations, Edition Desclée de Brouwer, 411 p</a>       <br />
       <a class="link" href="http://www.decitre.fr/livres/La-Passion-d-entreprendre.aspx/9782708106697">Fauvet J-C et Fourtou J-R (1985), La passion d’entreprendre, Les éditions d’Organisation, 162 p</a>       <br />
       <a class="link" href="http://www.decitre.fr/livres/Phenomenologie-de-l-esprit.aspx/9782070421176">Hegel G.W.F (2002), Phénoménologie de l’Esprit, Edition Gallimard, collection Folio, 799 p</a>       <br />
       <a class="link" href="http://www.amazon.fr/Repenser-lentreprise-Saisir-commence-regards/dp/2749111668/ref=sr_1_1?ie=UTF8&s=books&qid=1270539686&sr=1-1">Lebraty J. ( 2008), Etre entrepreneur au XXI° siècle, in Repenser l’entreprise, Edition Le Cherche – Midi, pp 106-122</a>       <br />
       <a class="link" href="http://www.amazon.fr/Principe-dAntagonisme-Logique-l%C3%A9nergie/dp/2268006069/ref=sr_1_1?ie=UTF8&s=books&qid=1270462341&sr=1-1">Lupasco S. (1987), Le principe d’antagonisme et la logique de l’énergie, Edition du Rocher, collection L’esprit et la matière, 137 p</a>       <br />
       <a class="link" href="http://www.decitre.fr/livres/Maine-de-Biran-la-vie-interieure.aspx/9782228889193">Maine de Biran P. (1995), Maine de Biran, La vie intérieure, Edition Payot, 307 p</a>       <br />
       <a class="link" href="http://www.decitre.fr/livres/Qu-est-ce-que-la-richesse.aspx/9782080814623">Meda D. (2000), Qu’est-ce que la richesse ?, Edition Flammarion, 425 p</a>       <br />
       <a class="link" href="http://www.decitre.fr/livres/Les-sept-savoirs-necessaires-a-l-education-du-futur.aspx/9782020419642">Morin E. (2000), Les 7 savoirs nécessaires à l’éducation du futur, Edition du Seuil, 130 p</a>       <br />
       <a class="link" href="http://www.amazon.fr/Oeuvres-compl%C3%A8tes-histoire-%C3%A9conomique-Schumpeter/dp/2706105437/ref=sr_1_4?ie=UTF8&s=books&qid=1270536856&sr=1-4">Perroux F. (1993), Oeuvres complètes, tome 6 : Théorie et histoire de la pensée économique : Marx, Schumpeter, Keynes, Edition Presse Universitaire de Grenoble, 424 p</a>       <br />
       <a class="link" href="http://www.amazon.fr/LExistentialisme-est-humanisme-Jean-Paul-Sartre/dp/2070329135/ref=sr_1_fkmr0_1?ie=UTF8&qid=1270461324&sr=1-1-fkmr0">Sartre J.P (1996), L’existentialisme est un humanisme, Edition Gallimard, 108 p</a>       <br />
       <a class="link" href="http://www.decitre.fr/livres/Quand-le-capitalisme-perd-la-tete.aspx/9782253109310">Stiglitz J.E (2005), Quand le capitalisme perd la tête, Edition LGF - Collection " Livre de Poche ", 571 p</a>       <br />
       Trouve Ph (1999), " Stratégies concurrentielles et comportements d'emploi dans les PME. Un état de la littérature ", Documents d'Etudes, n° 26, avril, 57 p.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Sources documentaires :</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/1988702-2743651.jpg" alt="3.25 Création d’emplois et réveil des projets économiques dormants innovants " title="3.25 Création d’emplois et réveil des projets économiques dormants innovants " />
     </div>
     <div>
      <a class="link" href="http://www.insee.fr/fr/themes/theme.asp?theme=3">Insee</a>       <br />
       <a class="link" href="http://www.emploi.gouv.fr/">Ministère de l’économie, de l’industrie et de l’emploi</a>       <br />
       <a class="link" href="http://www.apce.com/">APCE</a>       <br />
       <a class="link" href="http://www.ladocumentationfrancaise.fr/rapports/index.shtml">La documentation française</a>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Selon Tom Peters, il est facile d'innover </b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <object width="432" height="342"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/8AGTpu_i8sc&hl=fr_FR&fs=1&rel=0&color1=0x006699&color2=0x54abd6"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/8AGTpu_i8sc&hl=fr_FR&fs=1&rel=0&color1=0x006699&color2=0x54abd6" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="432" height="342"></embed></object>     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      
<CENTER>

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</CENTER>


     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
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       </script>       <br />
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       _uacct = "UA-2159480-1";       <br />
       urchinTracker();       <br />
       </script>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Les 4 Temps du Management : Une lettre au service du développement de la Compétence Managériale</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/imagette/1988702-2743600.jpg</photo:imgsrc>
   <link>http://www.4tempsdumanagement.com/3-25-Creation-d-emplois-et-reveil-des-projets-economiques-dormants-innovants_a3511.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:www.4tempsdumanagement.com,2012:rss-1716933</guid>
   <title>3.24 La Valeur Client :  Le cas des entreprises du luxe en période de crise </title>
   <pubDate>Fri, 20 Nov 2009 00:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Michel et Guillaume Montebello - Patrice Le Luel</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Le Temps de la Strategie]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div><b>Lorsqu’une entreprise du Luxe se met à parler à ses clients de prix, c’est qu’elle a, enfin, compris son problème… ou bien, qu’elle est déjà en grande difficulté !</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/1716933-2323371.jpg" alt="3.24 La Valeur Client :  Le cas des entreprises du luxe en période de crise " title="3.24 La Valeur Client :  Le cas des entreprises du luxe en période de crise " />
     </div>
     <div>
      Parler de prix à leurs clients, c’est ce qu’ont fait, il y a déjà quelques années, les constructeurs automobiles Allemands de haut de gamme, comme <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/BMW">BMW</a> ou <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Mercedes-Benz">Mercedes</a>, et c’est ce qu’avaient fait bien avant eux, les grands couturiers Français, avec le Prêt à Porter. Mais, lorsqu’on parle de prix à des clients de produits haut de gamme, c’est qu’on estime que le prix est important pour eux, ou en d’autre termes, qu’ils sont devenus sensibles au prix, et donc, qu’on ne s’adresse plus à des clients Premium pour lesquels, le prix a peu d’importance.       <br />
              <br />
       Ce virage, bien négocié, annonçait la problématique stratégique actuelle qu’il est impossible de comprendre, sans faire référence aux stratégies qui ont dominé les quarante dernières années, car se réfugier derrière La Crise, en priant pour qu’elle se résorbe rapidement et que tout revienne à l’état initial, est illusoire. Cette fameuse crise n’a été que l’accélérateur d’un changement antérieur, clairement annoncé par le consommateur, depuis le début des années 1990 !       <br />
              <br />
        Amis golfeurs, nous savons bien que ce n’est pas le vent qui donne cet effet détestable à notre balle… mais qu’il augmente très fortement celui que nous lui avons donné. Nous continuerons pourtant, à blâmer le vent pour tous nos coups ratés, tout comme ces dirigeants qui ont trouvé un moyen bien commode de justifier leurs erreurs stratégiques par le vent de la crise.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>1. Constat : La plupart des entreprises ne s’intéressaient pas suffisamment à leurs clients pour voir naître le Nouveau Consommateur </b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/1716933-2463084.jpg" alt="3.24 La Valeur Client :  Le cas des entreprises du luxe en période de crise " title="3.24 La Valeur Client :  Le cas des entreprises du luxe en période de crise " />
     </div>
     <div>
      Il aurait pourtant suffi, à leurs dirigeants, de se poser deux questions simples, pour comprendre les nouvelles conditions de leur performance. La première : mon client est-il plus informé et plus sensible à la qualité ? et la seconde, ce même client ne devient-il pas, en même temps, de plus en plus sensible au prix ?        <br />
              <br />
       Pratiquement sans exception, qu’il s’agisse de client final ou intermédiaire, du bas de gamme ou du haut de gamme, ils auraient pu répondre positivement à ces deux questions et anticiper ce changement. Ils auraient pu aussi, dès le milieu des années 1980, constater le succès de créateurs d’entreprises partis de rien et atteignant le leadership mondial, dans leur domaine, en donnant une réponse adaptée au nouveau défi que leur posait ce consommateur, la qualité ET le prix.        <br />
              <br />
       Le créateur d’<a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Ikea">IKEA</a>, au tout début des années 1950, avait ouvert le chemin à ceux de <a class="link" href="http://fr.decathlon.com/">Décathlon</a>, <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Dell">Dell</a>, et plus près de nous, <a class="link" href="http://en.wikipedia.org/wiki/Zara_(clothing)">Zara</a>. Sans ressources financières - 1000 € pour <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Ingvar_Kamprad">Ingvar Kamprad</a> créateur d’<a class="link" href="http://www.ikea.com/">Ikea</a>, un magasin pour <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Michel-%C3%89douard_Leclerc">Michel Leclercq</a> et Décathlon et 20 000$ pour <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Michael_Dell">Michael Dell</a> - ni notoriété, et qui plus est, contre des concurrents puissants et solidement ancrés dans une stratégie de Premium, ils ont dominé en une vingtaine d’années leur marché, et laissé à leurs prestigieux concurrents la portion congrue. Ce nouveau consommateur, qu’ils ont si bien compris et servi, se distinguait de l’ancien ou, devrions-nous dire des anciens, en ce que, ceux-ci voulaient la qualité OU le prix, et qu’ils acceptaient de bon gré, au prétexte d’avoir l’un, de ne pas avoir l’autre.        <br />
              <br />
       Soit ils payaient très cher la qualité, car le marketing et la communication leur avaient enseigné que la qualité, ça coûte cher… évidemment, soit, lorsque le prix était faible, ils acceptaient que la qualité ne soit pas au rendez-vous car, que voulez-vous, à ce prix, on ne peut pas en demander plus !        <br />
              <br />
       Les entreprises profitaient donc de la coexistence de deux consommateurs, aussi différents que sympathiques, car ils n’en voulaient que pour leur argent et permettaient le développement de deux logiques <b>managériales</b> simples à comprendre et non concurrentes, le Volume et le Premium.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>2. La satisfaction de la consommation par le Prix</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/1716933-2463085.jpg" alt="3.24 La Valeur Client :  Le cas des entreprises du luxe en période de crise " title="3.24 La Valeur Client :  Le cas des entreprises du luxe en période de crise " />
     </div>
     <div>
      L’une de ces demandes, que les Japonais avaient été les premiers à cibler, au milieu des années 1970, était celle de la majorité des consommateurs occidentaux qui voulaient, simplement, pouvoir accéder au produit. Disposant de moyens réduits et, peu à même d’évaluer la qualité de produits de haut de gamme qu’ils connaissaient mal et qu’ils n’avaient, de toute manière, pas les moyens d’acquérir, ils se contentaient de ce qu’on leur permettait d’acheter.        <br />
              <br />
       Le baron <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Bic">Bic</a> dans les stylos à bille, aussi bien que dans les briquets jetables ou la planche à voile, s’adressait à ce consommateur, dont les parents sortaient tout juste de la guerre et qui utilisait encore des crayons ou des allumettes. Sur ce marché où la demande, en très forte croissance, excédait l’offre, les entreprises n’avaient qu’à… réduire le coût de leur produit pour séduire ce consommateur, qui n’avait pas les moyens d’être exigeant, ni sur la sécurité, ni sur la pollution, ni même sur la qualité technique des produits ou des services qui les accompagnaient. S’il voulait une ligne téléphonique, il attendait deux ans pour recevoir enfin un téléphone, dont il avait choisi la magnifique couleur noire, et en plus, il disait merci ! Merci aux Entreprises de lui permettre d’accéder à un produit, auquel il avait tant rêvé et ne pensait pas avoir droit !       <br />
              <br />
       Me trouvant en Asie à la fin des années 1970, et particulièrement intéressé par les outils analytiques de la stratégie, j’ai eu la surprise d’entendre le responsable de la stratégie d’un grand groupe Japonais me répondre, " oui, nous faisons des études de marché ", puis après un long silence d’ajouter, " mais nous n’attachons pas trop d’importance à leurs résultats… car c’est notre prix qui va créer la demande ". Créer la demande par le prix et augmenter ainsi la production, pour répondre à la demande, et réduire ainsi ses coûts pour pouvoir encore réduire son prix et toucher d’autres consommateurs et…, cycle vertueux ou infernal ? La question ne se posait ni pour l’entreprise engagée dans l’engrenage de la croissance folle, ni pour le consommateur se régalant dans celui de la folle consommation.        <br />
              <br />
       Il faut quand même reconnaitre qu’en l’absence de cette logique, peu d’entre nous auraient aujourd’hui, un ou plusieurs ordinateurs, un ou plusieurs téléviseurs ou n’importe quel appareil électronique, dont le coût est très sensible au volume de production, car c’est bien leur prix qui nous les a rendus accessibles, et c’est notre consommation qui a permis en retour d’en réduire le coût. Mais, il faut aussi voir, dans ces stratégies, la première cause de la société de surconsommation car, comment voulez-vous ne pas consommer leur produit, quand les entreprises sont tellement gentilles avec vous ? qu’elles vous le donnent ? ainsi que l’illustre plus près de nous, le téléphone mobile.        <br />
              <br />
       Combien d’entre nous en ont-ils vraiment besoin ? Combien de ces conversations prioritaires, qui envahissent pourtant toute notre vie, ont-elles la moindre importance et n’auraient pu être retardées ? Combien de ces communications auraient-elles eu des conséquences graves si elles n’avaient pas eu lieu ? Et même si l’importance de ces conversations était avérée, combien d’entre nous, qui ont pourtant plusieurs appareils aujourd’hui, en auraient seulement un s’il était vendu, disons à seulement 1 000 € ? Mais, combien d’entre nous peuvent refuser cet appareil si on le leur donne ?        <br />
              <br />
       Cette création d’une consommation facturée dans le futur, par un opérateur qui préfinance votre appareil et vous l’offre aujourd’hui, pour vous permettre de consommer plus, est étonnante… Une stratégie similaire avait été interdite, en d’autres temps par le gouvernement Américain à <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Kodak">Kodak</a> qui souhaitait donner à chaque citoyen américain, un appareil de photos " Instamatic ", car à cette époque, neuf pellicules sur dix vendues dans le monde étaient produites par <a class="link" href="http://shop.kodak.fr/store/ekconseu/fr_FR/home?cm_mmc=Google_MarketForce-_-Store-_-Kodak-_-kodak">Kodak</a>. Précisons, que cette interdiction avait été prononcée, à la demande des concurrents de <a class="link" href="http://www.kodak.com/eknec/PageQuerier.jhtml?pq-path=2/6868&pq-locale=fr_CA&_requestid=3070">Kodak</a>, dont les producteurs Japonais, non pas les producteurs de pellicules mais ceux des appareils photographiques, pour concurrence illégale et dumping ; <a class="link" href="http://www.kodak.com/eknec/PageQuerier.jhtml?pq-path=2/6868&pq-locale=fr_FR">Kodak</a> aurait du s’entendre avec les producteurs Japonais !        <br />
              <br />
       Les concurrents ont appris la leçon et, ils sont tous aujourd’hui les partenaires de cette magnifique entente <span style="font-style:italic"> (1)</span>. Grace à elle, les producteurs écoulent une quantité phénoménale d’appareils du fait du renouvellement permanent, organisé par leurs partenaires, distributeurs, qui ont eux-mêmes tout à gagné car ils vendent ainsi, beaucoup plus d’abonnements, beaucoup plus chers, puisque le client " ne paye " pas l’appareil, mais surtout, ils l’entraînent dans des dépenses difficilement contrôlables et se l’attachent pour une longue période, à l’issue de laquelle, un nouveau téléphone gratuit viendra le " fidéliser encore."        <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>3. La satisfaction par la différence</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/1716933-2463086.jpg" alt="3.24 La Valeur Client :  Le cas des entreprises du luxe en période de crise " title="3.24 La Valeur Client :  Le cas des entreprises du luxe en période de crise " />
     </div>
     <div>
      Pourtant, alors qu’ils auraient pu avoir un stylo <a class="link" href="http://www.bicworld.com/inter_fr/index.asp">Bic</a> ou une montre <a class="link" href="http://www.timex.ca/fr/about.aspx">Timex</a> certains consommateurs, beaucoup moins nombreux que les premiers, s’obstinaient à payer cinq cents fois plus cher une <a class="link" href="http://www.rolex.com/fr/index.jsp#/fr/index">Rolex</a> un <a class="link" href="http://www.montblanc.fr/#">Mont Blanc</a> ou un <a class="link" href="http://www.st-dupont.com/">Dupont</a> ! Le service de base, qu’ils en retiraient, était pourtant le même et certains iconoclastes allaient même jusqu’à prétendre, par exemple, qu’une <a class="link" href="http://www.timex.ca/en/">Timex</a> était plus fiable qu’une <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Rolex">Rolex</a>, quant à comparer la flamme d’un <a class="link" href="http://www.briquets-bic.fr/">Bic</a> à celle d’un <a class="link" href="http://boutique.st-dupont.fr/frfr/13/briquets/universe.html?srcid=165&mctag=gg_goog_880&gclid=COeF-vmhqZ8CFU0B4wodzBnv0g">Dupont</a> !        <br />
              <br />
       Pour d’autres produits, quand même, la différence était plus notable et les consommateurs de <a class="link" href="http://www.chateaunet.com/vins-PETRUS-284-8-marque-PETRUS.html?xtor=sec-1142">Pétrus</a> ou de <a class="link" href="http://www.chateau-margaux.com/Website/site/fra_accueil.htm">Margaux</a> le savaient bien, tout comme ceux de <a class="link" href="http://www.mercedes-benz.fr/content/france/mpc/mpc_france_website/fr/home_mpc/passengercars/home/new_cars/models.flash.html">Mercedes</a> ou autre <a class="link" href="http://www.bmw.fr/fr/fr/">BMW</a>, mais l’écart de prix, avec les produits de base, restait quand même considérable et certains prétendaient, qu’après tout, une voiture avait quatre roues ou que seuls les œnologues pouvaient vraiment apprécier la complexité des grands vins.       <br />
              <br />
       Ces consommateurs qui avaient les moyens de payer, le prix du luxe, étaient évidemment beaucoup plus sensibles à la qualité qu’au prix, pas uniquement à la qualité technique du produit, à sa fonction de base, donner l’heure, allumer une cigarette ou aller d’un point à un autre, mais à la Qualité Perçue par Eux. Elle comprenait la fonction de base mais aussi tous les services associés, dont l’image et la reconnaissance. Une Rolex ne sert pas à donner l’heure, ce qu’elle fait aussi accessoirement, mais à signaler, comme tous les produits dont nous avons parlés et comme, l’a récemment rappelé avec humour Monsieur <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_S%C3%A9gu%C3%A9la">Séguéla</a>, une réussite professionnelle associée à une certaine aisance financière.       <br />
              <br />
       Les économistes ont démontré que la demande était une fonction inverse du prix, il s’agissait pour l’entreprise et dans une optique très malthusienne, de fixer son prix au niveau le plus élevé, lui permettant d’écouler la totalité de sa production, une production forcément limitée, puisqu’elle avait, elle-même limité le nombre de consommateurs potentiels… par le prix qu’il lui fallait payer.        <br />
              <br />
       Outre la qualité perçue, la condition de la réussite était la rareté, qu’elle découle de la rareté naturelle du produit, comme pour les pierres précieuses, ou qu’elle soit organisée, voulue ou décrétée, comme pour les grands vins, limités en appellation et en territoire aussi bien qu’en production. Elle permettait de rentabiliser une demande faible, par un prix très élevé qui autorisait une marge unitaire excessive, en même temps qu’il signalait la qualité du produit et de son acquéreur car, si c’est cher c’est bon, mais même si ce n’est pas forcément bon, je suis forcément riche !       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>4. Quand avez-vous rencontré un client pour la dernière fois ?</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/1716933-2463087.jpg" alt="3.24 La Valeur Client :  Le cas des entreprises du luxe en période de crise " title="3.24 La Valeur Client :  Le cas des entreprises du luxe en période de crise " />
     </div>
     <div>
      L’un des meilleurs exemples actuels est celui de cette grande chaine de distribution dominante, qui ne semble exister que pour satisfaire le client, au nom duquel elle ruine ses fournisseurs. A-t-elle jamais demandé à son client s’il n’accepterait pas de payer quelques centimes plus cher ses fruits, ses légumes ou son lait, pour permettre à l’agriculteur local et plus largement à l’Agriculture Française de survivre sans subvention ?        <br />
              <br />
       Est-ce pour satisfaire le client qu’elle vend plus de cinq fois plus cher un produit, qu’elle ne payera aux producteurs que plusieurs mois après l’avoir vendu, utilisant leur argent pour réaliser des profits financiers ? Lorsqu’elle augmente ses prix, est-ce pour mieux rémunérer le producteur ou pour augmenter sa marge ?  En résumé, le client n’est-il pas simplement le moyen commode de légitimer sa pression sur le fournisseur et le reste de ses partenaires internes et externes ?        <br />
              <br />
       Quoi de plus approprié pour justifier le prix, les délais de paiement ou les conditions commerciales faites aux fournisseurs ou encore les conditions de travail que ce client chéri, objet unique de ses préoccupations ?        <br />
              <br />
       De même, est-ce pour satisfaire le client ou pour augmenter la rentabilité des entreprises de volume que nous avons connu la vache folle, l’hologramme du poulet aux hormones, les produits transgéniques, mais aussi à la réduction des services de base, de la sécurité dans les transports  aériens ou routiers ou la sur-réduction du personnel en contact dans les services ?        <br />
              <br />
       La logique de Premium, diamétralement opposée à la première, semble à l’abri de toutes critiques, mais en fait, elle revient au même. Il s’agit d’offrir au client le meilleur  et plus exactement  la meilleure qualité définie par le producteur pour le client et qu’importe son coût, il payera ! Qu’importe en effet que le conditionnement, les frais publicitaires, la distribution et les bonus des dirigeants coûtent neuf fois plus que le produit puisque, par définition, compte tenu du niveau des marges unitaires, il suffira de peu de clients pour rentabiliser le produit ? Lorsque les marges atteignent de tels niveaux, peut-on encore prétendre que c’est dans l’intérêt du client qu’on fixe un prix aussi élevé ?       <br />
              <br />
       Dans ces deux approches, l’intérêt du client n’est pris en compte que pour maximiser celui de l’entreprise. Ceci suppose un client peu informé, stupide ou sans alternative, ce qui est de moins en moins vrai aujourd’hui, au grand étonnement des entreprises : le client est exigeant car il est de plus en plus intelligent et informé, qu’il s’agisse d’un client fortuné ou non, il a compris qu’il existait une alternative, celle longtemps réfutée par les stratèges dont le plus célèbre <a class="link" href="http://en.wikipedia.org/wiki/Michael_Porter">Michael Porter</a> affirmait pourtant que <span style="font-style:italic">les entreprises devaient choisir entre le Prix et la Qualité, faute d’être coincées dans la voie médiane</span>. C’est pourtant précisément cette voie médiane qui offre à la fois le prix ET la qualité, qui est l’avenir de nos entreprises si elles veulent satisfaire ces Nouveaux Consommateurs.        <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>5. Un point commun : des excès commis au nom du client mais en son absence</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/1716933-2463089.jpg" alt="3.24 La Valeur Client :  Le cas des entreprises du luxe en période de crise " title="3.24 La Valeur Client :  Le cas des entreprises du luxe en période de crise " />
     </div>
     <div>
      Bien qu’à l’opposé l’une de l’autre, ces deux logiques stratégiques, qui ont dirigé le monde dans les quarante dernières années, ont un point commun : l’absence du client dans les décisions de l’entreprise et les excès commis en son nom !        <br />
              <br />
       Mais, comment, me direz-vous, le client est Roi (!) et c’est toujours pour le client que les entreprises réduisent leur coûts ou augmentent leur qualité, c’est toujours pour son bénéfice qu’elles progressent. Soyons sérieux, la majeure partie des entreprises utilisent le client pour légitimer des décisions, visant simplement à accroître leur profit, mais au fait,        <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>6. Des stratégies adaptées à leur époque, mais les temps ont bien changé</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/1716933-2463133.jpg" alt="3.24 La Valeur Client :  Le cas des entreprises du luxe en période de crise " title="3.24 La Valeur Client :  Le cas des entreprises du luxe en période de crise " />
     </div>
     <div>
      Les deux stratégies, décrites précédemment, permettaient aux entreprises de répondre aux besoins des deux populations qui dominaient les pays de l’Ouest, dans les années 1970, à l’époque où, elles ont été développées, populations d’ailleurs, toujours prédominantes dans les pays en voie de développement : celle d’une classe supérieure servie par la qualité et celle des plus défavorisés servie par le prix.        <br />
              <br />
       Elles négligeaient totalement, en revanche, les besoins des clients appartenant à la classe émergente qui allait dominer, en croissance aussi bien qu’en nombre, les pays industrialisés ou très peuplés (2), la Classe Moyenne.        <br />
              <br />
       Plus éduquée que ses parents, plus informée des offres accessibles, plus habituée au choix, disposée à parcourir 10 000 km pour acheter un produit (par le Web), plus capable donc, de comparer et de choisir, cette population exige un niveau de qualité élevé et qui plus est, elle ajoute aux critères traditionnels de la qualité perçue par ses parents de nouveaux critères, comme la protection de l’environnement, le respect du commerce équitable, la protection de l’enfance, etc.       <br />
              <br />
       Encore ignorée des leaders politiques, sous la pression du travail, du chômage, des taxes de toute sorte et, pressurée par la fiscalisation car elle est quand même la source des recettes les plus importantes, les riches étant peu nombreux et les pauvres ne rapportant rien, de plus en plus incertaine sur son avenir et se rapprochant du seuil dangereux du minimum vital, la classe moyenne devient de plus en plus sensible au prix et elle le restera même après la crise.        <br />
              <br />
       Il ne s’agit plus, à la différence du passé de deux populations distinctes pouvant être traitées comme indépendantes, mais d’une seule et même population, exigeant la satisfaction simultanée de deux exigences jusqu’ici traitées comme antagonistes, le Prix ET la Qualité Perçue, ce que nous appelons la Valeur Perçue Relative : Valeur, car elle combine la qualité et le prix, Perçue par les clients et non pas par l’entreprise , et Relative car elle ne s’établit pas dans l’absolu mais par comparaison aux autres offres qui leurs sont accessibles.        <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>7. Que reste-t-il à nos entreprises ?</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/1716933-2463090.jpg" alt="3.24 La Valeur Client :  Le cas des entreprises du luxe en période de crise " title="3.24 La Valeur Client :  Le cas des entreprises du luxe en période de crise " />
     </div>
     <div>
      L’espace libre pour nos entreprises se réduit comme peau de chagrin, mais, faut-il encore qu’elles l’occupent ! Nous le savons déjà, les marchés de volume, basés sur une logique de prix, sont inéluctablement occupés par les pays à structures économiques, mais surtout sociales et sociétales qui leur donnent un avantage de coût déterminant sur les nôtres. Nous avons déjà pu en constater les effets sur l’emploi industriel et nous allons continuer à les constater pour l’industrie comme pour tous les services délocalisables, et bientôt les autres.        <br />
              <br />
       N’espérez pas non plus que ces concurrents se cantonneront au volume et au bas de gamme. Vous pouvez déjà le constater dans l’automobile, l’électronique et bien d’autres secteurs, ils ont tiré les enseignements du passé et ils visent le même client que vous, avec la même stratégie mais avec une autre entrée : ajouter de la qualité à leur prix pour conquérir le marché de valeur. Le client, je veux dire chacun de nous, en sera encore responsable, car sa grande sensibilité au prix ne lui permettra pas de bouder ces offres.        <br />
              <br />
       La fuite vers le haut de gamme, comme l’ont fait les industriels d’Europe de l’Ouest face aux envahisseurs Japonais, d’abord, puis Asiatiques, est toujours possible mais limitée. Elle est limitée, d’abord parce que ces segments sont déjà occupés par des entreprises à forte notoriété, dont l’agressivité va forcément croître, car leur réservoir de clients est stagnant, voire en déclin.        <br />
              <br />
       Elle est aussi limitée par le temps, car la construction d’une position solide dans ces marchés, par croissance organique et concurrence frontale, est bien trop longue et coûteuse. Ce n’est d’ailleurs pas sans raison que la croissance des grands groupes du Luxe se fait, par rachat pur et simple de parts de marché, par acquisition de concurrents potentiellement rentables mais ne pouvant plus amortir la croissance de leurs coûts fixes sur un volume de ventes aussi faible.        <br />
              <br />
       Mais surtout cette fois, vos clients ne vous suivront pas en Premium ! Il ne s’agit pas de mauvaise volonté de leur part, ils ne vous suivront pas dans le très haut de gamme, tout simplement par ce qu’ils n’ont pas les moyens de le faire et que les offres concurrentes, évoquées ci-dessus, leur permettront de ne pas le faire. Ils apprécieront certainement la qualité que vous pourrez leur offrir mais, ils refuseront de la considérer comme un luxe !        <br />
              <br />
       Nier ces évidences ou les ignorer est suicidaire, alors, autant les considérer comme une opportunité de repositionner vos entreprises, pour les unes en <b>augmentant la qualité de leur offre sans vouloir en faire supporter le coût à leurs clients</b>, et pour les autres <b>en réduisant le coût de leur qualité sans la détruire</b>. Nous nous intéresserons ici, plus particulièrement, au second volet de la problématique.        <br />
              <br />
       En effet, les conditions du succès des stratégies de Premium et de Volume sont largement connues <span style="font-style:italic">(3)</span>, et la conquête du marché de Valeur par les producteurs de Volume concerne peu d’entreprises Françaises, alors que le positionnement en valeur d’entreprises, jusqu’ici positionnées en Premium, intéresse particulièrement les entreprises françaises, et en particulier, les entreprises de moyenne taille, pour lesquelles cette stratégie n’est pas un choix mais la condition de leur survie, même quand la crise sera passée.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>8. Réduire le prix de la qualité sans la détruire tout en augmentant sa rentabilité !</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/1716933-2463091.jpg" alt="3.24 La Valeur Client :  Le cas des entreprises du luxe en période de crise " title="3.24 La Valeur Client :  Le cas des entreprises du luxe en période de crise " />
     </div>
     <div>
      L’équation est apparemment insoluble car, réduire son prix en conservant une marge suffisante implique de réduire d’abord ses coûts et ceci risque de se faire au détriment de la qualité, alors que réduire son prix sans réduire sa qualité produite, semble ne pouvoir se faire qu’au détriment de la marge unitaire, comme en période de soldes, par exemple.        <br />
              <br />
       L’équation est en effet insoluble si vous n’oubliez pas toutes ces idées reçues et toutes ces associations aussi acceptées que fausses. Repensez votre entreprise en prenant radicalement un autre point de vue, celui du client que vous voulez servir : il vous demande simplement de lui proposer cette qualité à un prix inférieur, de ne pas simplement vous aligner sur vos concurrents pour lui offrir le même rapport qualité/prix qu’eux, mais de vous placer au dessus du marché, au dessus de la mêlée si vous le préférez.        <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>9. Repositionnement d’une offre en Valeur </b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/1716933-2463092.jpg" alt="3.24 La Valeur Client :  Le cas des entreprises du luxe en période de crise " title="3.24 La Valeur Client :  Le cas des entreprises du luxe en période de crise " />
     </div>
     <div>
      La création de Valeur pour le client par la réduction du coût sans réduction de la qualité est représentée sur le graphique ci-contre ainsi que la valeur créée pour le client par ce nouveau positionnement.        <br />
              <br />
       L’offre anciennement positionnée en premium était satisfaisante puisqu’elle se situait sur la ligne des offres concurrentes et qu’elle proposait au client le même rapport qualité prix. Son repositionnement en valeur serait évidemment fortement créateur de valeur pour le client qui accèderait à la même qualité à un prix nettement inférieur et on peut penser qu’il sera très satisfait.        <br />
              <br />
       Le problème pour l’entreprise reste de savoir comment elle peut, elle aussi, rentabiliser ce positionnement et elle peut le faire de deux manières, d’une part en réduisant ses coûts proportionnellement à la réduction de ses prix pour conserver le même pourcentage de marge unitaire, et d’autre part en augmentant le nombre d’unités vendues pour compenser une marge unitaire réduite par un plus grand nombre d’unités vendues.        <br />
              <br />
       Ce dernier effet sur le nombre d’unités vendues sera quasi mécanique. Un positionnement en valeur, à condition qu’il soit communiqué et compris par le client, entraînera d’abord l’augmentation immédiate des ventes et ensuite la fidélité accrue d’un client très satisfait, avec tous les effets bénéfiques en résultant. On se rapportera en annexe aux points 2 et 3 pour plus de détails, mais rappelons ici que, non seulement les ventes du produit lui-même augmenteront, mais que celles des autres produits de la gamme aussi, car l’une des conséquences les plus intéressantes d’une plus grande fidélisation des clients est que la confiance du client réduit sa sensibilité au prix et l’incite à consommer plus facilement les autres produits de l’entreprise.        <br />
              <br />
       Il est moins sensible au prix ce qui ne veut pas dire qu’il payera n’importe quel prix, mais que très satisfait de la combinaison (qualité perçue * prix) offerte par l’entreprise, il aura moins tendance à comparer le prix des produits de l’entreprise à celui de ses concurrents mais surtout que, même s’il constate un écart en leur faveur, il trouvera de bonnes raisons de ne pas changer de fournisseur (4).        <br />
              <br />
       Pour ce qui concerne la protection de votre marge unitaire par la réduction proportionnelle des coûts elle demande des efforts et de l’imagination mais surtout une rupture avec l’ancienne façon de penser et de faire, et nous allons tenter d’en décrire les grandes lignes, sans prétention à l’exhaustivité       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/1716933-2463093.jpg" alt="3.24 La Valeur Client :  Le cas des entreprises du luxe en période de crise " title="3.24 La Valeur Client :  Le cas des entreprises du luxe en période de crise " />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">Contexte de la décision managériale :</span>       <br />
       PREMIUM : toute décision managériale vise à améliorer la qualité produite ou au moins sa perception par le consommateur ; communication et marketing sont les deux vecteurs indispensables de la réussite et le client supportera l’ensemble de ces coûts. Il n’y a pas grand-chose à ajouter et lorsque le coût du flacon et de la publicité provocante l’emportent largement sur celui du parfum, nous savons que nous sommes dans le Luxe bien Français !        <br />
              <br />
       VALEUR : Toute proposition, toute décision managériale et toute action doivent systématiquement avoir un résultat doublement positif, la plus grande sa satisfaction du client en même temps que la plus forte rentabilité de l’entreprise. Si <a class="link" href="http://en.wikipedia.org/wiki/IKEA">Ikea</a> vous offre des meubles non montés c’est bien sur pour vous faire économiser environ 30% de leur prix, vous permettre de les transporter plus facilement et vous donner le plaisir de les monter vous-même, mais c’est aussi pour réduire et optimiser ses espaces de commercialisation en les stockant verticalement et avoir ainsi toujours des produits disponibles à la vente, à la différence de ses concurrents traditionnels.        <br />
              <br />
       De même si elle vous offre des services de restauration à prix réduit et de prise en charge des enfants, c’est évidemment pour votre plus grande satisfaction, mais c’est aussi pour réduire ses coûts en implantant ses magasins en dehors des villes et vous permettre de rester plus longtemps et, au cours de votre promenade familiale d’acheter plus. Si tous les managers d’<a class="link" href="http://www.ikea.com/fr">Ikea</a>, y compris leur président, voyagent en classe économique, et jamais en business ou en first, c’est parce que cela n’apporte rien à la qualité perçue par leurs clients, et sans doute aussi… par ce qu’ils arrivent à peu près en même temps que les autres à destination.        <br />
              <br />
       Enfin, si <a class="link" href="http://www1.euro.dell.com/content/topics/topic.aspx/emea/segments/splitter_page1?c=fr&l=fr&s=gen&CID=41204&LID=1069566&DGC=ST">Dell</a> n’a que trois jours de stocks de composants et vous offre toujours les meilleurs, c’est, bien sur, pour vous offrir les derniers composants d’un produit à obsolescence rapide et vous vendre le système que vous voulez précisément, mais c’est aussi pour réduire ses frais financiers et diminuer ses coûts de SAV en intervention gratuite sur site (l’écueil majeur des entreprises de vente par correspondance ou par le Web) par des composants de meilleure qualité, et ce faisant augmenter encore la satisfaction du client pour qui un bon SAV est important mais pas de SAV du tout l’est encore plus.        <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/1716933-2463094.jpg" alt="3.24 La Valeur Client :  Le cas des entreprises du luxe en période de crise " title="3.24 La Valeur Client :  Le cas des entreprises du luxe en période de crise " />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">Fixation du Prix :</span>       <br />
       PREMIUM : Votre prix est fixé en fin de processus, aux dépends de votre client ou comme la résultante des coûts que vous avez générés. Venant du Premium, vous ne devez pas faire exception à la règle en matière de prix toujours fixé au niveau ou VOUS ferez une " bonne affaire ". Si vos coûts de production et de commercialisation sont faibles, vous avez fixé ce prix au niveau maximum que vous pensez que le client peut supporter, sans référence réelle à vos coûts.        <br />
              <br />
       Dans le cas contraire vous avez multiplié le résultat de l’empilement de vos coûts par un " multiple " qui peut atteindre des niveaux extravagants, pour vous garantir une marge très conséquence, justifiée dans votre esprit par le caractère unique de votre offre. Et bien, commencez par oublier tout cela si vous souhaitez évoluer vers la valeur et ne conservez qu’une seule idée : votre offre doit rester unique aux yeux de vos client par la Valeur qu’elle crée pour lui.        <br />
              <br />
       VALEUR : Votre prix est le point de départ de votre raisonnement ; il est fixé au niveau qui crée de la valeur pour le client c'est-à-dire au niveau ou IL fait une bonne affaire ! Reconnaissons que nous vous demandons la un changement de pensée radical mais indispensable et finalement logique car votre client n’est ni responsable de vos coûts, ni chargé de subventionner votre entreprise.        <br />
              <br />
       Le prix est exogène, il dépend de Lui plus que de Vous. Loin de dépendre de votre performance il la conditionne et doit être votre première décision. Votre client est la pour faire une bonne affaire et c’est cela qui vous rendra unique à ses yeux. Lorsque vous allez chez <a class="link" href="http://www.zara.com/">Zara</a>, <a class="link" href="http://www.ikea.com/">Ikea</a> ou <a class="link" href="http://www.decathlon.fr/">Décathlon</a>, vous savez que vous allez faire une bonne affaire, et c’est cette conviction qui fait de vous un client inconditionnel et fidèle, presqu’un ami de la marque.        <br />
              <br />
       Difficile me direz vous ? Pas tellement et techniquement facile même, à condition de disposer de quelques informations indispensables (Annexe - 1) pour pouvoir évaluer le prix " normal " de votre qualité perçue et en déduire celui qui créera de la valeur pour votre client.        <br />
              <br />
       Compte tenu de la qualité relative perçue (position de l’offre sur chaque critère de la qualité perçue par ce groupe de clients pondérée par l’importance de critère pour ce groupe de clients) de l’offre représentée ci-contre, elle pourrait être positionnée en Premium à un prix qui ne vous donnerait aucun avantage, ni par rapport à des concurrents qui offrent un rapport qualité/prix similaire, ni aux yeux d’un client qui en aurait simplement pour son argent.        <br />
              <br />
       Elle peut même être positionnée très à droite de cette position, à un prix très excessif, même si ceci s’appelle liquider sa position sur le marché, car si la rentabilité à court terme est votre seule préoccupation, si vous avez une avance dont vous savez qu’elle ne durera pas (du fait de la copie, par exemple) et que vous n’avez pas l’intention de rester sur ce marché, pourquoi pas ?        <br />
              <br />
       Si en revanche c’est une stratégie à long terme que vous mettez en œuvre c’est à gauche de ce point, le plus à gauche possible que vous devez vous positionner. Combien plus à gauche...? Le plus possible en combinant les deux conditions de cette décision. D’abord créer un écart de prix significatif avec le marché, car le consommateur n’est pas sensible à de petites différences, il ne les perçoit pas ou elles ne modifient pas son comportement, qu’il s’agisse de qualité ou de prix.        <br />
              <br />
       Votre prix doit idéalement être fixé au niveau qui fera basculer le consommateur vers votre offre, et sans en faire une règle nous rappellerons que dans les luttes concurrentielles sur le prix qui, dans le passé ont fait balancer le consommateur vers une offre nouvelle, l’écart de prix était de l’ordre de 30%. La seconde condition est votre capacité à réduire vos coûts de manière aussi significative mais nous avons peu d’inquiétude à ce sujet et nous allons y venir.        <br />
              <br />
       En tout état de cause si, pour une raison ou une autre vous ne pensez pas pouvoir créer un écart significatif de prix, n’y allez pas ! Restez en Premium et ne vous engagez pas dans une stratégie de valeur frileusement car alors oui, vous réduirez vos marges sans augmenter vos ventes et sans construire un positionnement solide en valeur.        <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/1716933-2463095.jpg" alt="3.24 La Valeur Client :  Le cas des entreprises du luxe en période de crise " title="3.24 La Valeur Client :  Le cas des entreprises du luxe en période de crise " />
     </div>
     <div>
      <b>Gestion des coûts :</b>       <br />
       PREMIUM : Vos coûts ne sont pas " décidés ", ils sont le résultat de votre qualité et plus précisément des différentes activités que vous remplissez pour produire la meilleure qualité possible ; ils sont absents de votre cahier des charges et surtout de l’esprit de vos managers. Ceci n’est ni une exagération ni une caricature ; par définition dans une entreprise de Premium, ce qui importe, c’est la qualité, dont les coûts ne sont qu’une conséquence abstraite.        <br />
              <br />
       Nous avons même rencontré dans une grande entreprise de produits de très haut de gamme un manager qui avait inventé la totalité des produits de l’entreprise dans les vingt dernières années et qui a répondu, fort embarrassé et sans aucune mauvaise volonté ni intention maligne, à la question suivante : - Pouvez nous parler de vos coûts ? - je ne comprends pas votre question ! Et pourquoi l’aurait-il comprise, lui dont l’activité consistait à produire la qualité parfaite pour un client totalement insensible au prix et avec comme seul impératif le zéro-défaut.        <br />
              <br />
       Nous avons aussi rencontré, dans un environnement pourtant plus concurrentiel, chez l’un des plus fameux producteurs Européens d’appareils photographiques de très haut de gamme, aujourd’hui hélas défunt, des managers refusant collégialement et unanimement de " downgrader " leur produit, ce qui était pourtant techniquement parfaitement réalisable et aurait permis un positionnement en valeur, et préférer la faillite au " déshonneur " !        <br />
              <br />
       Ce problème aura d’autant plus d’importance pour vous que la réussite de votre entreprise en Premium aura été grande, car toutes vos actions passées, de votre recrutement à votre gestion courante, auront eu pour objectif unique, et c’est tout à fait normal, la Qualité.        <br />
              <br />
       VALEUR : le niveau de vos coûts est votre second objectif qui découle directement du premier, votre prix, duquel vous aurez soustrait la marge que vous devez réaliser ; le coût est intégré dans le cahier des charges au même titre que les composantes de la qualité.        <br />
              <br />
       Comme la plus grande partie du coût d’un produit, on parle de 80 ou 90% est déterminé par sa conception, c’est à ce niveau qu’il faut introduire le coût de la qualité et en faire une obsession à tous les autres niveaux. Il s’agit d’un autre changement culturel qui, pour ne pas rester vœux pieux doit obligatoirement s’accompagner de la compréhension des variables déterminantes de la qualité perçue pour :        <br />
       - Investir sur ce qui rapporte à l’entreprise et au client (cf. plus haut exemple SAV/composants)        <br />
       - Investir sur ce qui ne coûte rien à l’entreprise, un sourire…        <br />
       - Désinvestir sur ce qui n’est pas perçu ou perçu comme moins important par le client, sans toutefois tomber dans l’excès (cf. annexe 4 à 6)        <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/1716933-2463096.jpg" alt="3.24 La Valeur Client :  Le cas des entreprises du luxe en période de crise " title="3.24 La Valeur Client :  Le cas des entreprises du luxe en période de crise " />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">Communication :</span>       <br />
       PREMIUM : La communication est simple, l’excellence ou la Meilleure Qualité, et elle peut être symbolique ou générique. Le prix en est absent et le consommateur sait que si c’est le meilleur c’est aussi le plus cher, et il l’accepte.        <br />
              <br />
       VALEUR : la communication est complexe, ni la meilleure qualité, ni le prix le plus bas, mais la meilleure affaire pour vous, la meilleure combinaison qualité * prix disponible sur le marché, la meilleure solution pour vous. Cette complexité est réelle et le message à transmettre n’est ni simple à formuler ni facile à comprendre.        <br />
              <br />
       Dans sa formulation il implique une double communication sur la qualité ET le prix, ce qui rend le message plus lourd. Dans sa compréhension, il suppose des consommateurs et des partenaires intelligents ne cherchant pas à maximiser leur satisfaction sur l’une ou l’autre des variables, mais à l’optimiser sur les deux variables : avoir une qualité pas tout à fait aussi bonne que la meilleure pour un prix un peu plus élevé que le moins cher.        <br />
              <br />
       Fort heureusement la crise a un rôle moteur à cet égard et il suffit maintenant d’écouter le consommateur ou de lire n’importe quelle revue pour y trouver de plus en plus souvent accolés la qualité et le prix et même de plus en plus la valeur. Il n’en reste pas moins que si vos clients ne comprennent pas ce que vous faites, qu’ils ne soient pas assez intelligents ou que votre communication soit mauvaise, ils ne vous suivront pas et l’érosion de vos prix ne sera pas compensée par le volume de ventes.        <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/1716933-2463122.jpg" alt="3.24 La Valeur Client :  Le cas des entreprises du luxe en période de crise " title="3.24 La Valeur Client :  Le cas des entreprises du luxe en période de crise " />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">Philosophie et logique de Gestion :</span>       <br />
       PREMIUM : la logique est claire et sa transmission est aisée, ce qui permet la permanence du concept dans l’entreprise au travers ses managers, même si leur rotation est rapide.        <br />
              <br />
       VALEUR : la permanence d’un dirigeant convaincu et persévérant à la tête de l’entreprise est indispensable. C’est d’ailleurs la conclusion qui nous semble la plus importante de notre étude publiée en 2003 (5) : le point commun des entreprises ayant mis en œuvre avec succès une stratégie de Création de Valeur est la permanence de leurs dirigeants et en particulier de leur Président. Ceci résulte du problème de communication et de compréhension déjà évoqué, car la communication est aussi difficile à l’externe qu’à l’interne.        <br />
              <br />
       Cette combinaison de qualité et de prix est difficile à expliquer au client mais il est peut être encore plus difficile d’expliquer aux managers que maximiser la rentabilité aux dépends de ses clients au lieu de le faire en réduisant ses coûts n’est plus d’actualité, même si c’est plus facile, même si on a toujours fait comme ça, et même si c’est encore possible !        <br />
              <br />
       Il faut arriver à expliquer à un directeur financier qu’un retour sur investissement de 36% dans un marché très concurrentiel avec une marge nette de 18% est peut être un peu excessif et que même en l’absence provisoire de concurrents sur ce produit nouveau, le prix devrait être réduit et les actifs devraient tourner plus vite car ce prix très élevé à un double effet pervers, créer des clients potentiels insatisfaits de ne pouvoir accéder à l’offre (ce sont déjà les clients de vos concurrents) et attirer et faciliter l’entrée des concurrents sur le marché et il vous répondra, dans une autre logique que la votre, on perd de l’argent sur presque tous nos produits, alors si on n’en gagne pas un maximum sur les autres… car il n’a jamais vu et ne verra jamais un client !        <br />
              <br />
       Un dirigeant convaincu et permanent est le seul garant de la mise en œuvre d’une stratégie de valeur, d’autant que celle-ci remet aussi en cause quantités d’avantages acquis. Un leader charismatique est suivi par tous, a fortiori s’il est le dirigeant unique, mais il n’arrive pas toujours à communiquer sa foi, car en cette matière aussi tout est question de foi, que ses successeurs n’auront peut être pas. Il suffit alors que ceux-ci perdent de vue l’essence de la religion - que la réduction de prix doit se faire sans réduction de qualité - pour entrainer l’entreprise vers le volume et se trouver très rapidement confrontés çà des clients déçus et des concurrents agressifs sur le prix, et c’est le risque actuel d’<a class="link" href="http://www.ikea.com/ms/fr_CA/about_ikea/index.html">Ikea</a>.        <br />
              <br />
       A l’opposé s’ils oublient le second commandement - que l’augmentation de qualité ne doit pas entraîner de hausse des coûts ou tout au moins qu’ils ne devront pas la répercuter sur leur prix - ils vont tout aussi rapidement évoluer vers le premium et se confronter à des concurrents à plus forte notoriété. Ainsi <a class="link" href="http://en.wikipedia.org/wiki/Michael_Dell">Michael Dell</a>, après avoir quitté la direction de l’entreprise qu’il avait créée et conduite à la première place mondiale, a-t-il du revenir aux commandes au bout de quelques mois pour réinsuffler la ligne directrice de son développement.        <br />
              <br />
       La remise en cause des avantages acquis est une autre difficulté que nous connaissons bien en France et mais aussi dans d’autre pays…, et pour l’illustrer par seul un exemple, <a class="link" href="http://www.ytbioteknik.uu.se/Staff/jan_carlsson/index.shtm">Jan Carlsson</a>, a réussi à transformer en deux ans <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Scandinavian_Airlines_System">SAS Airlines</a>, entreprise en banqueroute en 1981, en l’une des compagnies aériennes les plus appréciées des hommes d’affaires, par la mise en œuvre parfaite d’une stratégie de création de valeur pour les clients visés, les hommes d’affaires en déplacement professionnels, catégorie la plus rentable.       <br />
              <br />
       Cependant il n’a jamais réussi à convaincre ses employés au premier rang desquels les pilotes de la nécessité de sa stratégie, et malgré un incontestable succès, il n’a pas survécu aux turbulences sociales qu’à entraîné la remise en cause des statuts et des salaires qui avaient pourtant en partie provoqué la faillite.        <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Conclusions : Des écueils, bien sur, mais aussi un océan d’opportunités </b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/1716933-2463124.jpg" alt="3.24 La Valeur Client :  Le cas des entreprises du luxe en période de crise " title="3.24 La Valeur Client :  Le cas des entreprises du luxe en période de crise " />
     </div>
     <div>
      La logique de Premium est tellement confortable, la plus confortable de toute, pour tous les partenaires de l’entreprise, de ses dirigeants et employés à ses fournisseurs et même à ses consultants…, tous bénéficient d’un positionnement dans le luxe. Elle définit le standard de l’industrie ou plus souvent encore elle devient le standard de l’industrie, à la fois détestée, jalousée et enviée, <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Xerox">Xerox</a>, <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/International_Business_Machines">IBM</a>, mais aussi <a class="link" href="http://www.cartier.fr/">Cartier</a>, <a class="link" href="http://www.ysl.com/">Saint Laurent</a>, <a class="link" href="http://www.dior.com/prehomeFlash.htm">Dior</a>, <a class="link" href="http://www.millesima.fr/F-1002-Vins/K-110-Appellation~Pauillac/K-115-Producteurs~Chateau-Mouton-Rothschild?gclid=CN_k1fKWqZ8CFUGZ2AodQBDh1A">Mouton Rothschild</a>, <a class="link" href="http://www.fauchon.com/fr/fr/?gclid=CIqk0pSXqZ8CFY8A4wodpQxw1g#">Fauchon</a> et tellement d’autres noms, souvent français d’ailleurs, sont connus de tous et partout.        <br />
              <br />
       L’évolution vers la valeur de tout ou partie de l’activé peut paraître dangereux car il entraîne un double positionnement mais il est surtout très inconfortable car il introduit les plus détestable des variables de <b>management</b>, le coût et le prix.        <br />
              <br />
       Il est tellement inconfortable qu’il peut même sembler impossible à réaliser et ce n’est ni une question de taille, ni une question de secteur mais une question de culture qui nous a fait conclure dans un précédent ouvrage que plus une entreprise a réussi dans une stratégie de Premium ou de volume et moins elle est à même de développer ou de s’opposer à une stratégie de création de valeur pour le client. <a class="link" href="http://www.ibm.com/fr/fr/">IBM</a>, The Big Blue, Le symbole de l’Entreprise Américaine, après avoir assisté impuissante au succès fulgurant de <a class="link" href="http://www1.euro.dell.com/content/topics/global.aspx/about_dell/home_page/about_dell?c=fr&amp;l=fr&amp;s=corp">Dell</a>, a quand même finalement préféré se débarrasser de sa division Ordinateurs Portables en la cédant au Chinois <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Lenovo">Lenovo</a> plutôt que d’entreprendre les changements qui lui auraient permis de concurrencer <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Dell">Dell</a>… dont elle était et reste pourtant l’un des principaux fournisseurs de composants !        <br />
              <br />
       La stratégie était connue, l’entreprise avait tous les moyens financiers et technologiques indispensables à sa mise en œuvre, mais les modifications structurelles à réaliser étaient telles qu’il ne s’agissait pas d’une évolution mais d’une révolution, dont personne n’a voulu prendre le risque.        <br />
              <br />
       Le seul vrai problème réel d’une évolution du Premium vers la Valeur est celui du changement de culture nécessaire car, pour ce qui concerne le danger supposé d’un double positionnement Premium-Valeur, il n’est que le prétexte de l’inaction : <a class="link" href="http://www.cartier.fr/#/home">Cartier</a> avec le <a class="link" href="http://www.cartier.fr/#/cr%C3%A9ations/accessoires/69817440-eau-de-toilette-must-de-cartier">Must</a>, <a class="link" href="http://www.porsche.com/france/">Porsche</a> avec sa <a class="link" href="http://www.porsche.com/france/models/boxster/">Boxter</a>, <a class="link" href="http://www.chateaunet.com/">Mouton Rothschild</a> avec ses vins de cépage, tous les Grands Couturiers avec le Prêt à Porter, et bien d’autres, sont les preuves éclatantes que ces stratégies peuvent coexister et la notoriété se maintenir.        <br />
              <br />
       Non seulement leurs produits haut de gamme n’ont pas souffert de la comparaison, mais leur produit de valeur a renvoyé l’ascenseur à ses prestigieux ainés ; profitant largement de leur notoriété pour favoriser l’accession des uns au luxe à un prix raisonnable, il a été pour les autres le marche pieds de leur parcours vers le Luxe.        <br />
              <br />
       La clé du succès reste la volonté réelle et durable d’orienter son entreprise vers les marchés d’aujourd’hui, non pas par des mots, des discours ou une communication qui, bien qu’elle mette le client a toutes les sauces n’engendre pas pour autant une entreprise créant de la valeur pour lui, car la &quot; com &quot; ne sert à rien si elle ne s’accompagne pas d’une conviction servie par des informations et des méthodes.        <br />
              <br />
       L’avantage des moyennes entreprises ou des entreprises en création est à cet égard évident, elles n’ont rien à perdre, un management stable et aucune alternative à cette stratégie !        <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Annexe </b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/1716933-2463130.jpg" alt="3.24 La Valeur Client :  Le cas des entreprises du luxe en période de crise " title="3.24 La Valeur Client :  Le cas des entreprises du luxe en période de crise " />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">Sur le rapport entre les Perceptions de votre Client et la Rentabilité de votre entreprise</span>       <br />
        a) Seule la Qualité Relative Perçue par le client est associée à la rentabilité de l’entreprise et en conséquence, prétendre réduire vos coûts sans réduire votre qualité perçue est impossible sans la connaissance des composantes de la qualité perçue par le client que vous servez. Chaque client perçoit la qualité, d’une manière différente peut être, mais chacun évalue en permanence la qualité des produits ou des services, même de ceux qu’il ne connait pas*, et toutes les études publiées depuis 1972, notamment par le <a class="link" href="http://en.wikipedia.org/wiki/Profit_impact_of_marketing_strategy">PIMS</a> (Profit Impact of Market Strategy), arrivent à cette même conclusion que seule compte la perception du client. Qu’il ait tort ou raison n’a aucune importance, c’est SA perception de la qualité de votre offre qui détermine VOTRE rentabilité. Cette qualité perçue englobe votre produit de base et tous les services associés et elle est évaluée par rapport aux offres qu’IL prend en compte lors de son choix, et que ces offres proviennent de ceux que vous considérez ou non comme vos concurrents n’a pas d’importance non plus.        <br />
              <br />
       Comment votre client forme-t-il sa perception de la qualité de vos produits ?        <br />
       - Quelles sont les variables qu’il prend en compte lors de sa décision d’achat ?        <br />
       - Quelle est leur importance relative ?        <br />
              <br />
       Comment votre client perçoit-il votre offre ?        <br />
       - Quelles sont les offres concurrentes dans son esprit ?        <br />
       - Comment vous positionne-t-il par rapport à vos concurrents ?        <br />
              <br />
       b) Sa fidélisation du client est une source essentielle de la rentabilité de votre entreprise, tout particulièrement dans les marchés matures et en période de croissance faible. Il coûte moins cher, il achète plus et il rapporte plus et pendant plus longtemps.        <br />
              <br />
       Quel est le budget que vous consacrez à la conquête de nouveaux clients :        <br />
       - Quel est le coût moyen d’acquisition du client gagné ?        <br />
       - Quelle est sa durée de vie ?        <br />
              <br />
       Quel est le budget que vous consacrez à vos clients actuels        <br />
       - Quel est le coût moyen de fidélisation par client ?        <br />
       - Quelle est sa durée de vie ?        <br />
              <br />
       c) Seule sa très grande satisfaction est associée à la fidélité du client. Sauf cas très particulier d’un client captif (lié par un contrat dont il ne peut se dégager et qui permet de l’exploiter sur la période du contrat sans se préoccuper de le satisfaire jusqu’à l’époque qui précède la fin du contrat), un client satisfait d’en avoir eu pour son argent, que ce soit en payant très cher un " bon " produit ou beaucoup moins cher un " produit moyen ", en a eu pour son argent et pas plus. Il sera satisfait mais il n’aura aucune raison de vous être fidèle car il ne vous doit rien. Selon les études les plus récentes, en Europe environ deux tiers des clients qui ont quitté leur fournisseur s’en disent pourtant satisfaits ! Au contraire, la très grande satisfaction d’un client en fait le champion de votre entreprise, celui qui la recommandera chaudement et vous amènera de nouveaux clients à coût d’acquisition nul. Elle résulte, non pas du fait d’en avoir pour son argent, ce qui, après tout, n’a rien que de très normal, mais d’en avoir plus qu’il ne l’espérait, une qualité perçue supérieure pour ce prix, un prix inférieur pour ce niveau de qualité perçue ou les deux à la fois, et pour être concret, ce rêve se réalise au moins deux fois par an pour tous les clients, au moment des soldes auxquelles le client devient d’ailleurs de plus en plus fidèle…        <br />
              <br />
       - Quel est le pourcentage de vos clients qui sont les champions de votre entreprise ?        <br />
       - Quel est le pourcentage de vos clients qui sont les détracteurs de votre entreprise ?        <br />
       * Avez-vous déjà conduit une <a class="link" href="http://www.ferrari.com/Pages/Country_Selector.aspx">Ferrari</a> ? Quelle est votre perception de sa qualité ?        <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <span style="font-style:italic">Sur la réduction des coûts sans réduction de la qualité perçue</span>       <br />
       d). Certains attributs de la qualité perçue par le client ne coutent rien (un sourire par exemple) et il est donc souvent possible d’accroître ou au moins de maintenir la qualité à moindre coût ! Alors investissez d’abord sur ce qui ne vous coute rien ou vraiment pas grand-chose, un sourire, un horaire d’ouverture, un service additionnel.        <br />
              <br />
       Certaines améliorations dans le produit ou les services associés sont-elles possibles sans coût additionnel ?        <br />
              <br />
       e). La qualité de votre performance finale, perçue par vos clients, résulte d’activités réalisées en amont. Raisonnez par rapport aux activités qui engendrent les couts plus que par rapport aux coûts eux-mêmes qui n’en sont que le résultat. Si le SAV est une source de coûts importants pour votre entreprise, vaut-il mieux augmenter le nombre d’intervenants sur site ou la qualité des composants que vous utilisez et qu’ils vont remplacer ?        <br />
              <br />
       Quelles sont les activités qui contribuent peu à la augmenter la qualité perçue par le client ?        <br />
              <br />
       Peuvent elles être réalisées par d’autres ou quelles sont les " bonnes " raisons de les maintenir ?        <br />
              <br />
       f) Si certains composants de votre qualité ne sont pas perçus ou sont relativement peu importants pour vos clients, la qualité perçue de votre offre ne souffrira pas exagérément d’une réduction du coût des activités qui en sont à l’origine. Réduisez d’abord le coût des attributs de la qualité qui ne sont pas perçus ou relativement peu importants pour le client ou alors investissez sur ceux qui le sont. Attention cependant, relativement moins important ne veut pas dire sans importance mais moins importants que d’autres. Si aujourd’hui la taille d’un téléphone portable n’apparait pas dans les critères de décision les plus importants pour le client, c’est par ce qu’elle a été réduite par tous les producteurs, mais cela ne veut pas dire qu’un appareil plus grand se vendrait.        <br />
              <br />
       - Quels sont les critères de la qualité les moins importants pour le client ?        <br />
       - Comment en réduire le coût significativement sans descendre au niveau minimum exigé par le client.        <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <span style="font-style:italic">Sur la mesure de votre Rentabilité</span>       <br />
       g) La réduction de votre prix à qualité constante, la création de Valeur pour votre client donc, entraînera peut être une baisse de la marge unitaire de ce produit, mais elle augmentera pourtant la rentabilité de votre entreprise… Mais comment pouvez-vous nous dire que nous augmenterons notre rentabilité en vendant moins cher nos produits actuels, dont vous nous conseillez en outre d’augmenter la qualité perçue ? s’interrogeait ce directeur financier d’une grande entreprise pendant une présentation du concept de valeur. Il avait raison, bien sur, car il parlait d’une autre rentabilité que celle qui importe vraiment à l’entreprise. A la clôture annuelle des comptes, ce n’est pas le ratio de marge unitaire réalisé sur un produit qui déterminera le potentiel de croissance de l’entreprise et de rémunération de ses actionnaires, c’est le profit total généré par l’ensemble des produits de l’entreprise. Or un client fidélisé achètera une quantité plus grande du produit de base mais il achètera aussi plus facilement les autres produits de votre gamme et il en achètera plus longtemps, sans vous coûter plus cher. Ce n’est pas sur le ratio de marge unitaire qui importe pour évaluer l’intérêt d’une stratégie de création de valeur, mais le profit annuel total de l’entreprise et le profit total par client sur sa durée de vie.        <br />
              <br />
       - Quel est le profit annuel moyen réalisé avec un client, profit total/ nombre de clients ?        <br />
       - Connaissant sa durée de vie, quelle est le profit moyen total réalisé avec un client ?        <br />
       - Connaissant celui-ci et le nombre de vos clients, quelle est la valeur de votre entreprise ?        <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.perval.com/">Michel Montebello - Patrice Le Luel</a>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Notes de bas de page</b></div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">(1) Confère par exemple l’amende infligée par la</span> <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Communaut%C3%A9_%C3%A9conomique_europ%C3%A9enne">CEE</a> <span style="font-style:italic">aux opérateurs français pour entente illégale sur le prix.       <br />
       (2) Même si en Chine, la classe moyenne ne représente que 5 à 7 % de la population totale en 2010, d’une part, la croissance de ses besoins est exponentielle, et d’autre part, elle comprendra 75 à 100 Millions de clients potentiels !       <br />
       (3) S’il le souhaite, le lecteur en aura une vue synthétique en consultant l’ouvrage publié chez</span> <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Economica">Economica</a> <span style="font-style:italic">en 2004, Création d'entreprise : connaissances et analyses stratégiques, par l’auteur de cet article</span>.       <br />
       <span style="font-style:italic">(4) Tel client fidélisé de</span> <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Darty">Darty</a>, <span style="font-style:italic">particulièrement satisfait par le service et en particulier le</span> <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Service_apr%C3%A8s-vente">SAV</a> <span style="font-style:italic">qu’il a eu l’occasion d’expérimenter pour un autre produit, envisage l’achat, important pour lui, d’un gros appareil électroménager de haut de gamme. Très peu sensible au prix il ira directement l’acheter en souscrivant à l’option d’extension de la garantie. Plus sensible au prix, il utilisera le Web et les enseignes concurrentes pour s’informer, mais même s’il constate un écart de prix sur le modèle choisi, il utilisera plutôt l’information pour négocier un prix plus favorable avec</span> <a class="link" href="http://www.darty.com/">Darty</a>, <span style="font-style:italic">qu’il obtiendra facilement d’ailleurs mais il payera quand même plus cher qu’il ne l’aurait pu, que pour changer de fournisseur, justifiant sa décision par l’importance du SAV ou de variables autres que le prix.</span>        <br />
       <span style="font-style:italic">(5)</span> <a class="link" href="http://www.amazon.fr/Strat%C3%A9gie-cr%C3%A9ation-valeur-pour-client/dp/2717846905">Economica, 2003, Stratégie de création de valeur pour le client, Michel Montebello</a>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Présentation des auteurs </b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/1716933-2463172.jpg" alt="3.24 La Valeur Client :  Le cas des entreprises du luxe en période de crise " title="3.24 La Valeur Client :  Le cas des entreprises du luxe en période de crise " />
     </div>
     <div>
      <a class="link" href="http://www.iae-aix.com/en/cv/teachers/montebello-michel/">Michel Montebello est professeur d'université</a>, Docteur en Sciences de gestion, <a class="link" href="http://www.utexas.edu">PhD Texas</a>, Agrégé en Sciences de Gestion . Il dirige l'<a class="link" href="http://www.iae-aix.com/fr/">IAE d'Aix en provence</a> depuis 1983. Il a écrit de nombreux ouvrages sur la stratégie d'entreprise et s'affirme comme un des meilleurs spécialiste de la " Valeur Client '.        <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.perval.com/dir/297143/">Guillaume Montebello</a> est ingénieur de formation et fondateur du cabinet <a class="link" href="http://www.perval.com/">Perval</a>. Il est spécialisé dans l' analyse stratégique.       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.perval.com/dir/297145/">Patrice Le Luel</a> est directeur du réseau d'une vingtaine de consultants, franchisés sous la marque <a class="link" href="http://www.perval.com/">Perval</a>.        <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Bibliographie et sitographie </b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/1716933-2463173.jpg" alt="3.24 La Valeur Client :  Le cas des entreprises du luxe en période de crise " title="3.24 La Valeur Client :  Le cas des entreprises du luxe en période de crise " />
     </div>
     <div>
      <a class="link" href="http://images.google.com/imgres?imgurl=http://ecx.images-amazon.com/images/I/51BBDPDHCCL._SL500_AA240_.jpg&imgrefurl=http://www.amazon.fr/Strat%25C3%25A9gie-cr%25C3%25A9ation-valeur-pour-client/dp/toc/2717846905&usg=__6w3-xX-8cohiA2XzMfYkk50mUx4=&h=240&w=240&sz=13&hl=fr&start=10&um=1&itbs=1&tbnid=RBmVpHUf0Bh1uM:&tbnh=110&tbnw=110&prev=/images%3Fq%3Dmichel%2Bmontebello%26hl%3Dfr%26rls%3Dcom.microsoft:fr:IE-SearchBox%26rlz%3D1I7GZEF_fr%26sa%3DG%26um%3D1">Montebello M. (2003), Stratégie de création de valeur pour le client, Editions Economica, 223 pages</a>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.blog-crm.com/valeur-client.html">Le site de René Lefebure " Valeur Client "</a>       <br />
       <a class="link" href="http://www.manager-go.com/valeur-client.htm">Manager Go</a>       <br />
       <a class="link" href="http://www.relationclient.net/LE-MANAGEMENT-DE-LA-VALEUR-CLIENT-Comment-optimiser-la-rentabilite-de-vos-investissements-en-Relation-Client_a437.html">Le management de la valeur client sur le site RelationClient.net</a>       <br />
       <a class="link" href="http://www.atelier.fr/conferences/3/26052009/marketing-relationnel-vers-optimisation-valeur-client-banque-38274-.html">La valeur client vu par les banquiers (BNP)</a>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Pour certains clients, ce qui compte ce n'est pas le prix - 390 000 français et plus encore dans le monde</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <div><object width="432" height="342"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/x7jnpc&colors=foreground:0033CC;special:E8E6E1;"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowScriptAccess" value="always"></param><embed src="http://www.dailymotion.com/swf/x7jnpc&colors=foreground:0033CC;special:E8E6E1;" type="application/x-shockwave-flash" width="432" height="342" allowfullscreen="true" allowscriptaccess="always"></embed></object><br />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La  Valeur Client vue par La Poste</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <object name="iLyROoafM-rH" id="iLyROoafM-rH" type="application/x-shockwave-flash" data="http://sa.kewego.com/swf/p3/epix.swf" width="432" height="342">  <param name="movie" value="http://sa.kewego.com/swf/p3/epix.swf" />  <param name="allowFullScreen" value="true" />  <param name="allowscriptaccess" value="always" />  <param name="flashVars" value="language_code=fr&playerKey=9c37f60da51b&skinKey=a7ad6feec87d&sig=iLyROoafM-rH&autostart=false&advertise=1" /></object><div style="width: 432px;"><a href="http://www.kewego.fr/video/iLyROoafM-rH.html">
</div>
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <CENTER>

<script type="text/javascript"><!--
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/* Blocfev2011 */
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//-->
</script>
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</script>

</CENTER>



     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <script src="http://www.google-analytics.com/urchin.js" type="text/javascript">       <br />
       </script>       <br />
       <script type="text/javascript">       <br />
       _uacct = "UA-2159480-1";       <br />
       urchinTracker();       <br />
       </script>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Les 4 Temps du Management : Une lettre au service du développement de la Compétence Managériale</div>
   ]]>
   </description>
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 	<itunes:summary><![CDATA[]]></itunes:summary>
 	<itunes:author>Michel et Guillaume Montebello - Patrice Le Luel</itunes:author>
   <link>http://www.4tempsdumanagement.com/3-24-La-Valeur-Client-Le-cas-des-entreprises-du-luxe-en-periode-de-crise_a960.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>3.23 Scénarios de sortie de crise : Quelles perspectives stratégiques pour les entreprises ?</title>
   <pubDate>Thu, 22 Oct 2009 21:04:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Pierre Pascallon et Pascal Hortefeux</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Le Temps de la Strategie]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div><b>1. Une reprise perceptible mais encore très incertaine</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/1659018-2236085.jpg" alt="3.23 Scénarios de sortie de crise : Quelles perspectives stratégiques pour les entreprises ?" title="3.23 Scénarios de sortie de crise : Quelles perspectives stratégiques pour les entreprises ?" />
     </div>
     <div>
      La " reprise ", il faut savoir de quoi on parle, se situe dans une perspective cyclique de courte période, celle du cycle court " <a class="link" href="http://www.amazon.fr/s/ref=nb_ss?__mk_fr_FR=%C5M%C5Z%D5%D1&url=search-alias%3Dstripbooks&field-keywords=cl%E9ment+juglar&x=18&y=22">Juglar</a> ", d’une durée moyenne de 6 à 11 ans, avec ses quatre phases (cf. tableau n°1) 1)  " l’expansion " ; 2) le " point de retournement haut " ou la " crise stricto sensu " ; 3) la " contraction ", avec la " récession " [on a une diminution du taux de croissance du Produit Intérieur Brut (PIB) qui en valeur absolue continue à augmenter sur l’année], puis la " dépression " [il n’y a plus croissance mais " décroissance " du PIB, contraction du PIB] ; et enfin 4) la " reprise " : elle démarre lorsqu’on a passé le point bas de la dépression, préparant la phase de hausse d’un nouveau cycle.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/1659018-2236086.jpg" alt="3.23 Scénarios de sortie de crise : Quelles perspectives stratégiques pour les entreprises ?" title="3.23 Scénarios de sortie de crise : Quelles perspectives stratégiques pour les entreprises ?" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      C’est cette " reprise " dans le cadre d’un cycle court " Juglar " qui paraît se dessiner en particulier aux Etats-Unis (cf. tableau 2). On a eu en effet Outre Atlantique une expansion  à partir de fin 2001 (après la crise " internet "). Cette phase ascendante va avoir son " pic ", la crise " stricto sensu "  en septembre-octobre 2008.       <br />
              <br />
       Après ce point de retournement, les Etats-Unis sont entrés dans la phase de contraction économique (phase), avec la récession (2008), puis la dépression (2009).       <br />
              <br />
       Il semble, en septembre 2009, que la reprise soit là aux Etats-Unis. Après un repli, en effet, du PIB de 6.4 % sur les premiers mois de cette année, la chute s’est ralentie Outre-Atlantique à 1 % au 2ème trimestre. Et les indicateurs les plus récents, ventes de logements neufs, commandes de biens durables, … marquent de forts rebonds. L’industrie américaine recommence à croître. Les  chiffres du 3° trimestre 2009 de la croissance du PIB américain le confirment en se situant à 3%.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/1659018-2236088.jpg" alt="3.23 Scénarios de sortie de crise : Quelles perspectives stratégiques pour les entreprises ?" title="3.23 Scénarios de sortie de crise : Quelles perspectives stratégiques pour les entreprises ?" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Mais, à dire le vrai, la reprise économique paraît, au début septembre, se dessiner sur tous les continents, ce qui permet à <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Olivier_Blanchard">Olivier Blanchard</a>, Chef économiste du <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Fonds_mon%C3%A9taire_international">FMI</a>, d’assurer (dans Finances et développement de septembre 2009) que la " reprise économique mondiale a commencé ". <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Organisation_de_coop%C3%A9ration_et_de_d%C3%A9veloppement_%C3%A9conomiques">L’OCDE</a> dans son dernier rapport de conjoncture de septembre 2009 adopte le même point de vue.       <br />
              <br />
       Il est certain que le " rebond " est particulièrement sensible en Europe notamment. En France et en Allemagne, le <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Produit_int%C3%A9rieur_brut">PIB</a> a progressé de 0.3 % au 2ème trimestre 2009… contre toute attente. Chez nous, la production manufacturière s’est stabilisée au second trimestre ; l’immobilier d’entreprise connaît un léger dégel après un début d’année catastrophique ; l’immobilier neuf est reparti à la hausse au second trimestre. Et l’espoir est ainsi affiché d’une sortie de crise accélérée dans la zone euro à partir du troisième trimestre 2009.       <br />
              <br />
       Mais les statistiques ont également " rosi " au Japon. En Amérique Latine, le Brésil paraît déjà, en juillet 2009, sur le chemin de la reprise. De même que l’Asie où, en Chine, la croissance a déjà rebondi à près de + 8 %, ce 8 % de croissance fatidique… en-dessous duquel ce pays redoute des émeutes ! !       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>2. Ce sont les gouvernements qui ont limité la crise et  accéléré la reprise </b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/1659018-2236101.jpg" alt="3.23 Scénarios de sortie de crise : Quelles perspectives stratégiques pour les entreprises ?" title="3.23 Scénarios de sortie de crise : Quelles perspectives stratégiques pour les entreprises ?" />
     </div>
     <div>
      Que dire face à cette reprise économique qui paraît bien, on vient de le voir, s’être installée sur l’ensemble de la planète ?       <br />
              <br />
       Force est de reconnaître que le " commencement ", le " démarrage " de cette reprise, si c’est confirmé sur les prochains mois et au-delà, est une " surprise ", une " bonne " surprise. Car le rebond serait en effet d’une rapidité historique sans précédent, et on va le dire, on n’avait pas, même dans les prévisions les plus optimistes, imaginé une reprise aussi précoce.       <br />
              <br />
       Souvenons-nous, ce n’est pas si vieux, la sévérité de la crise fin 2008-début 2009 aux Etats-Unis et dans nos pays européens, au niveau en particulier de toutes les branches clefs : l’automobile, l’immobilier, … et par la suite, en mars 2009, on voyait nos pays s’enfoncer dans une dépression forte et longue… avec donc une reprise qui ne pouvait venir que bien plus tard que septembre 2009 : beaucoup d’observateurs la situait en 2010, au début ou à la fin de 2010 ; d’autres encore l’envisageait seulement en 2011, voire en 2012, ce qui se rapprochait de l’horizon théorique du<a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Cycle_Juglar"> cycle JUGLAR</a> (avec une durée moyenne de baisse de 4 ans, 4 ans ½).       <br />
              <br />
       Se pose donc la question : pourquoi la reprise a-t-elle été beaucoup plus précoce, beaucoup plus rapide que ce que l’on pouvait envisager raisonnablement face à la sévérité de la dépression et que l’analyse théorique paraissait indiquer ? La réponse à cette question est quasiment unanime chez tous les commentateurs : ce sont les mesures gouvernementales qui ont sans aucun doute limité l’ampleur de la dépression et accéléré la reprise ; et ceci de partout, de part et d’autre de l’Atlantique, de part et d’autre de la Manche, de part et d’autre du Rhin. Il faudrait ici détailler le catalogue des actions conduites par les Pouvoirs Publics, pour le secteur automobile, pour le secteur bâtiment et travaux publics, … Pour le secteur automobile ? C’est bien sûr, avec des modalités voisines ici et là, la prime à la casse automobile dont il faudrait parler. C’est elle qui a amené le redressement des marchés automobiles. Ainsi, dans la progression du PIB de 0.3 % au second trimestre en France et en Allemagne, on l’a consigné plus haut, on peut noter que c’est la prime à la casse qui a permis l’essentiel du rebond de la production industrielle et des exportations (le secteur automobile explique à lui seul la moitié de l’amélioration de la production industrielle chez nous). Le secteur bâtiment et Travaux publics ? C’est ici le soutien apporté par les investissements publics dans le cadre des plans de relance qu’il faudrait développer. C’est ainsi qu’en France, en septembre 2009, 800 chantiers d’Etat sur les 1 000 prévus, auront été ouverts.       <br />
              <br />
       On peut donc, au total, affirmer avec assurance que c’est bien l’action très forte des Pouvoirs Publics lancés dans une course de vitesse contre la dépression, contrairement à ce qui avait été le cas, dans un premier temps en 1929, qui a conduit et va continuer tout un temps, à coups de milliards (100 milliards d’euros pour le plan de relance français), à amortir l’ampleur " normale " du recul économique sous le seul jeu des forces du marché et à avancer la reprise.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>3. Les fondations de la reprise sont fragiles</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/1659018-2236103.jpg" alt="3.23 Scénarios de sortie de crise : Quelles perspectives stratégiques pour les entreprises ?" title="3.23 Scénarios de sortie de crise : Quelles perspectives stratégiques pour les entreprises ?" />
     </div>
     <div>
      Bien sûr, l’interrogation qu’on ne peut éluder à ce point de la réflexion est bien la suivante : si la reprise a bien commencé, ce rebond va-t-il être durable ?       <br />
              <br />
       On voudrait montrer que la " bonne " surprise qu’a été le démarrage de la reprise de façon aussi précoce doit être pris avec précaution. Nous y invite déjà <a class="link" href="http://www.amazon.fr/s/?ie=UTF8&keywords=macroeconomics+blanchard&tag=googhydr0a8-21&index=english-books&hvadid=698671509&ref=pd_sl_1ygwkjz7ux_b">Olivier Blanchard</a> lui-même qui, on l’a cité, après nous avoir assuré que " la reprise économique mondiale a commencé " ajoute dans le même article : " le redressement ne sera pas simple, la crise ayant laissé des cicatrices profondes pour plusieurs années ". Il est vrai que la majorité des experts incitent à la prudence en reconnaissant, on reprend les termes le plus usités ces derniers temps, que les signes de reprise sont " timides " ; que les fondations de la reprise sont " fragiles " ; qu’il reste des " facteurs incertains et volatiles " dans le processus de reprise ; bref que rien ne garantit vraiment qu’il ne s’agira pas d’un simple rebond …qui ne nous permettra donc pas de déboucher sur une croissance forte et durable.       <br />
              <br />
       On a vu, en effet, que la reprise actuelle est en grande partie " dopée " par l’intervention des Pouvoirs Publics… Lorsque l’économie privée aura moins de soutien public, sera-t-elle prête à prendre le relais et à assurer une croissance auto-entretenue, sans " béquille " ? On comprend les hésitations des gouvernements face à la situation actuelle. C’est ainsi que chez nous les mesures exceptionnelles qui devaient s’arrêter au 31 décembre 2009 (prime à la casse, dispositif " zéro charge " dans les TPE, …) ont été prolongées au-delà et on essaiera, pour citer le Ministre de l’Economie : <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Christine_Lagarde">Christine LAGARDE</a>, de sortir de ces dispositifs " sur la pointe des pieds " !!!       <br />
              <br />
       Il s’agit bien en effet d’éviter une rechute de l’activité dès mi 2010, compte tenu du fait que l’investissement, la production, la consommation privés paraissent encore trop " plombés " pour assurer dès cette époque une croissance auto-entretenue suffisamment robuste, sans aide budgétaire. D’autant que, et cela n’est bien sûr pas favorable pour la consommation, le pouvoir d’achat, se prépare, semble-t-il sur les prochains mois une détérioration significative du marché du travail.       <br />
              <br />
       " L’avenir " de la reprise <b>on le perçoit, est loin d’être définitivement assuré</b>. Et on devine bien la possibilité de différents scénarios de reprise plus ou moins optimistes sur la capacité de la reprise actuelle de déboucher, ou non, sur une nouvelle expansion forte et durable. Quatre scénarios sont le plus souvent mis en avant (cf. tableau 3).       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>4. Les différents scénarios de la reprise</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/1659018-2236104.jpg" alt="3.23 Scénarios de sortie de crise : Quelles perspectives stratégiques pour les entreprises ?" title="3.23 Scénarios de sortie de crise : Quelles perspectives stratégiques pour les entreprises ?" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      1) Le scénario en " V " dit encore scénario du "saut à l’élastique "       <br />
       Dans cette perspective, on a une chute brutale de l’activité en 2009, suivie d’une reprise forte à la charnière 2009-2010. La probabilité de ce scénario est jugée faible, la majorité des observateurs le trouvant peu convaincant.       <br />
              <br />
       2) Le scénario en " U " dit encore scénario " en cuvette "       <br />
       On le voit, la plongée initiale de l’activité est suivie d’une longue période de stagnation … avant une reprise tardive mais forte. Ce scénario est désormais de plus en plus évoqué et sa probabilité est jugée moyenne pour beaucoup.       <br />
              <br />
       3) Le scénario en " W " dit encore scénario de " la tôle ondulée " (on parle encore de scénario " à double creux ")       <br />
       On envisage ici une reprise interrompue un temps par une rechute… avant une nouvelle reprise. Il y aura donc des reprises momentanées et de nouveaux reculs, tout cela donnant une courbe " zigzaguant " sur le temps long.       <br />
       	       <br />
       Il ne faut donc pas se précipiter pour déclarer la fin de la crise… au premier signe d’éclaircie… puisque reste malheureusement le spectre de la rechute. La probabilité de ce scénario est jugée " moyenne ", les défenseurs de cette hypothèse paraissant se renforcer ces derniers temps.       <br />
              <br />
       4) Le scénario en " L " dit scénario de " la chaise longue "       <br />
       Après une " récession-dépression ", il n’y a pas retour à la croissance, mais une stagnation durable… d’économies embourbées dans les difficultés et incapables de secréter à nouveau, de longtemps, un développement significatif. La probabilité de ce scénario est, pour beaucoup d’observateurs, une probabilité forte.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>5. Une reprise encastrée dans des cycles économiques de faible croissance </b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/1659018-2236141.jpg" alt="3.23 Scénarios de sortie de crise : Quelles perspectives stratégiques pour les entreprises ?" title="3.23 Scénarios de sortie de crise : Quelles perspectives stratégiques pour les entreprises ?" />
     </div>
     <div>
      Quel scénario s’avèrera être, au final, le " bon " scénario ? On aurait tendance à penser que demain sera fait pour nos pays d’un " mixte " du scénario en " W " et du scénario en " L " comme on va le voir en élargissant notre horizon temporel pour passer de la courte période à la moyenne et longue période. Il faut envisager en effet, comme nous y invitent les scénarios précédents, à replacer la reprise envisagée jusqu’ici dans le cadre du cycle court <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Cycle_Juglar">JUGLAR</a> dans le cycle long  " <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Cycle_Kondratieff">Kondratieff</a> " qui apporte la tendance " lourde ". Car, au vrai, <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Cycle_%C3%A9conomique#Le_cycle_court_d.27une_dizaine_d.27ann.C3.A9es">le cycle court JUGLAR</a> est " enchâssé " dans <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Cycle_%C3%A9conomique#Les_cycles_longs_.28ou_de_Kondratieff.29">le cycle long  " Kondratieff  "</a>  (cf. tableau n°4).       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/1659018-2236142.jpg" alt="3.23 Scénarios de sortie de crise : Quelles perspectives stratégiques pour les entreprises ?" title="3.23 Scénarios de sortie de crise : Quelles perspectives stratégiques pour les entreprises ?" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Nous avons eu, dans l’évolution du capitalisme contemporain XIXème-XXème  siècles, quatre cycles longs " <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Nikolai_Kondratiev">Kondratieff</a> " d’une durée moyenne de 40 à 60 ans. Nous sommes aujourd’hui dans un cinquième <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Cycle_Kondratieff">cycle long " Kondratieff "</a>  (cf. tableau n°5).       <br />
              <br />
       - La phase ascendante de ce cinquième cycle long, phase " A ", a couru sur la période 1990-2007. On a eu en effet aux Etats-Unis une expansion économique record qui a duré, c’est sans précédent pour ce pays, même durant les années 60, cent-vingt mois d’affilé dans les années 1990, suivie, on l’a vu, de novembre 2001 à décembre 2007 d’une nouvelle phase d’essor de l’activité qui devait durer soixante treize mois de suite.       <br />
              <br />
       - Nous sommes à entrer, les Etats-Unis plus particulièrement sont à rentrer, dans la phase descendante de ce 5ème cycle long, phase descendante marquée malheureusement par les traits habituels du " <a class="link" href="http://www.amazon.fr/grands-conjoncture-Nicola%C3%AF-Dimitrievitch-Kondratieff/dp/2717823182/ref=sr_1_1?ie=UTF8&s=books&qid=1257852369&sr=1-1">Kondratieff</a> "  en phase " B ", à savoir le recul économique, une croissance lente, un chômage accusé (cf. tableau n°6).       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/1659018-2236149.jpg" alt="3.23 Scénarios de sortie de crise : Quelles perspectives stratégiques pour les entreprises ?" title="3.23 Scénarios de sortie de crise : Quelles perspectives stratégiques pour les entreprises ?" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>6. Nous allons vers une croissance molle</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/1659018-2236159.jpg" alt="3.23 Scénarios de sortie de crise : Quelles perspectives stratégiques pour les entreprises ?" title="3.23 Scénarios de sortie de crise : Quelles perspectives stratégiques pour les entreprises ?" />
     </div>
     <div>
      On s’oriente bien en effet, aux Etats-Unis en particulier et dans nos pays, vers une période de croissance " basse ", de faible ampleur, avec un scénario qui pourrait ressembler à celui des années 30 ou à celui du Japon des années 1990-2000.       <br />
              <br />
       - Un scénario dans l’esprit des années 30 ?       <br />
       Nos pays n’échapperont pas, pour certains observateurs, à une évolution dépressive qui rappelle celle de la décennie 30.       <br />
              <br />
       - Mais si l’on veut éviter absolument la référence aux années 30, un scénario est de plus en plus souvent mis en avant : le scénario japonais : la croissance annuelle moyenne japonaise n’a pas dépassé les 1.6 % de 1990 à 2002, avec pourtant pas moins de 12 plans de relance durant cette période.       <br />
              <br />
       Vision pessimiste, vision trop pessimiste objecteront certains face à cette période annoncée de marasme économique. Et pourtant, une telle phase descendante " B " telle que celle-ci envisagée est possible, plausible, voire peut-être inéluctable.       <br />
              <br />
       Il faut bien voir en effet que dans nos pays, le Privé ne peut plus pour longtemps se permettre les délices pervers d’une croissance à crédit. Et que les Etats (le Public) ne pourront pas malheureusement régler les difficultés… par la croissance indéfinie de l’endettement public : ce serait trop simple, trop miraculeux. Oui, la croissance par endettement privé infini est terminée, et le relais par endettement public infini est impossible. Les années que nous vivons, celles qui s’annoncent seront donc pour les Etats-Unis et nos pays (les pays émergents seront proportionnellement moins touchés par ce ralentissement) des années de croissance " molle ", les particuliers, les entreprises, les Etats étant confrontés au " mur de la dette ".       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/1659018-2236158.jpg" alt="3.23 Scénarios de sortie de crise : Quelles perspectives stratégiques pour les entreprises ?" title="3.23 Scénarios de sortie de crise : Quelles perspectives stratégiques pour les entreprises ?" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>7. Quelles stratégies envisager dans cette période de croissance molle ? </b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/1659018-2236163.jpg" alt="3.23 Scénarios de sortie de crise : Quelles perspectives stratégiques pour les entreprises ?" title="3.23 Scénarios de sortie de crise : Quelles perspectives stratégiques pour les entreprises ?" />
     </div>
     <div>
      A la lumière de cette analyse, on comprend que la croissance qui s'annonce sera faible (tout au plus 1% c'est à dire qu'on passerait de -2,2% à -1,2%) et tardive (2012) puisque cette reprise s'inscrit dans le redémarrage d'un cycle " <a class="link" href="http://www.wikiberal.org/wiki/Cl%C3%A9ment_Juglar">Juglar</a> ".        <br />
              <br />
       On peut s'interroger sur les perspectives de développement stratégique que peuvent envisager les entrepreneurs dans un tel contexte. Selon les secteurs, plusieurs hypothèses apparaissent :       <br />
       - Les industries positionnées sur la compétitivité prix connaîtront un déclin probablement, hélas, inexorable. L'analyse des coûts cachés permettra sans doute de résister quelques temps, mais elle ne sera pas suffisante pour se maintenir en vie. Il y a un signe qui ne trompe pas : un des cabinets les plus prestigieux en Europe spécialisé dans la réduction de coûts doit envisager prochainement de se séparer de plus de 1000 collaborateurs. A l'évidence, cette orientation en Europe occidentale en tout cas, semble définitivement compromise.        <br />
       - La grande distribution est confrontée à l'affaiblissement du pouvoir d'achat des ménages. Elle devra par contre se battre sur les prix. Ce qui ne contribuera pas à relancer l'économie française puisque cela entraînera une augmentation des importations et donc du déficit du commerce extérieur et aura bien sûr des conséquences sur les emplois, notamment industriels qui continueront de décroître. Rappelons qu'il ne reste plus que 12,2% des salariés dans le secteur industriel..... La grande distribution devra également être vigilante sur les nouvelles formes de distribution passant par le E-commerce  qui connaît une croissance à deux chiffres.        <br />
       - Le E-commerce pourrait également tenter les producteurs soucieux d'augmenter leur marge en supprimant un intermédiaire.        <br />
              <br />
              <br />
       Cependant les stratégies les plus prometteuses dans cet environnement hyperconcurrentiel sont ailleurs.        <br />
              <br />
       Sur le marché intérieur :        <br />
       - La recherche de niches correspondant à des besoins potentiels, encore mal identifiés mais émergents, pourront constituer une alternative intéressante. On peut citer par exemple le développement des énergies alternatives : solaire ou éolienne.        <br />
       - La fidélisation des clients avec l'offre de nouveaux services qui créent de la valeur pour le client : le prêt de voiture pour le client qui emmène sa voiture à réparer.        <br />
       - L'innovation produits ou services à forte valeur ajoutée, reste évidemment, une solution déterminante mais demande des ressources sur la durée pour financer la Recherche Développement dont les résultats sont rarement immédiats.        <br />
       - Prendre en considération la vague du Développement Durable qui correspond à une demande sociale aujourd'hui bien réelle       <br />
              <br />
       Sur les marchés extérieurs :       <br />
       Nous disposons de larges marges de manœuvres à ce niveau: certaines  zones de croissance connaissent une croissance de 6 à 8% comme la Chine ou l'Inde. L'augmentation du niveau de vie des populations permet d'envisager  la création de nouveaux marchés pour le moyen de gamme français. Le segment " des nouveaux riches " ne sera pas insensible aux produits français haut de gamme (gastronomie, produits de luxe, parfums de marque, etc.). Il est intéressant de noter que seulement 5% de nos entreprises ont une dynamique d'exportation repérée, dont 90% relève de grandes entreprises. Les pouvoirs publics ne s'y sont pas trompés en réorganisant leurs services d'aide à l'export <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Ubifrance">(UbiFrance)</a> et en offrant des aides bien adaptées, en particulier aux PME.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Conclusion</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/1659018-2236165.jpg" alt="3.23 Scénarios de sortie de crise : Quelles perspectives stratégiques pour les entreprises ?" title="3.23 Scénarios de sortie de crise : Quelles perspectives stratégiques pour les entreprises ?" />
     </div>
     <div>
      La <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Navigation_maritime">navigation </a> désigne l'ensemble des techniques et méthodes qui permettent au navire :       <br />
       - de déterminer sa position,        <br />
       - de calculer la route à suivre pour se rendre à sa destination, en toute sécurité       <br />
       En <b>mer nuageuse</b>, la navigation qui consiste à prendre la route la plus courte et la plus droite (dite navigation loxodromique) n'est évidemment plus possible. Il faut changer de méthode et passer à la <b>" navigation à l'estime " </b>, c'est à dire au flair et à l'intuition.        <br />
              <br />
       Pour les entrepreneurs qui sauront saisir avec habilité et audace les bons vents, de belles opportunités sont encore possibles. Quand <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Fernand_de_Magellan">Magellan</a> le célèbre navigateur portugais, trouva le 21 Octobre 1520 le passage (Le cap Virgènes) qui lui permettait de passer de l'Océan Atlantique à l'Océan pacifique, il dut faire preuve des mêmes qualités, mais il y parvint. C'est en effet en mobilisant de nouvelles manières de penser, qu'il sera possible trouver des solutions nouvelles adaptées à la situation complexe dans laquelle nous sommes.        <br />
              <br />
       La crispation actuelle sur le contrôle " obsessionnel " des coûts ne permettra pas d'échapper au déclin. C'est en mobilisant les capacités d'imagination de tous que nous pourrons nous dégager du " détroit étroit  " dans laquelle nos économies sont coincées. " Quand l'avenir ne peut plus se prévoir, il s'invente... " affirme <a class="link" href="http://www.amazon.fr/s/ref=nb_ss?__mk_fr_FR=%C5M%C5Z%D5%D1&url=search-alias%3Dstripbooks&field-keywords=jo%EBl+de+rosnay&x=9&y=19">Joël de Rosnay</a>. La souffrance si aigue des salariés au travail ne témoigne t- elle pas qu'il est peut - être temps de sortir des solutions toutes faites du passé.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Bibliographie et sitographie </b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/1659018-2236161.jpg" alt="3.23 Scénarios de sortie de crise : Quelles perspectives stratégiques pour les entreprises ?" title="3.23 Scénarios de sortie de crise : Quelles perspectives stratégiques pour les entreprises ?" />
     </div>
     <div>
      <a class="link" href="http://www.amazon.fr/Sorties-crise-quon-nous-attend/dp/2262030170/ref=sr_1_1?ie=UTF8&s=books&qid=1258029292&sr=8-1">Patrick Arthus et Olivier Pastré (2009), Sorties de crise : Ce qu'on ne nous dit pas, ce qui nous attend, Editions Librairie Académique Perrin, 330p</a>       <br />
       <a class="link" href="http://www.amazon.fr/Fin-monde-ou-sortie-crise/dp/2262030669/ref=sr_1_2?ie=UTF8&s=books&qid=1258029292&sr=8-2">Cercle des économistes (Auteur), Pierre Dockès (Sous la direction de), Jean-Hervé Lorenzi (2009), Fin de monde ou sortie de crise ?, Editions Librairie Académique Perrin, 378 p</a>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://dechiffrages.blog.lemonde.fr/2009/03/06/en-europe-pas-de-sortie-de-crise-en-2010/">Déchiffrage - Le blog de Jean - François Couvrat du Monde: En Europe, pas de sortie de crise avant 2010 </a>       <br />
       <a class="link" href="http://www.insee.fr/fr/indicateurs/analys_conj/archives/octobre2009_ve.pdf">Revue de conjoncure de l'Insee</a>       <br />
       <a class="link" href="http://www.insee.fr/fr/themes/theme.asp?theme=17&sous_theme=1&nivgeo=0&type=2">Insee: Indicateurs conjoncture</a>       <br />
       <a class="link" href="http://www.strategie.gouv.fr/article.php3?id_article=1064">Sortie de crise: Emergence d'un nouveau modèle de croissance par le Centre d'Analyse Stratégique</a>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Pierre Pascallon</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/1659018-2236162.jpg" alt="3.23 Scénarios de sortie de crise : Quelles perspectives stratégiques pour les entreprises ?" title="3.23 Scénarios de sortie de crise : Quelles perspectives stratégiques pour les entreprises ?" />
     </div>
     <div>
      Pierre Pascallon est Professeur Agrégé de Sciences Economiques à la Faculté de Clermont-Ferrand.        <br />
       Maire d’Issoire depuis 1989.et Député RPR du Puy-de-Dôme de 1993 à 1997, il est également Président, depuis 1985 de “ Participation et Progrès ”, Club qui a orienté une grande partie de sa réflexion autour des thèmes de Défense. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Pascal Hortefeux</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/1659018-2237329.jpg" alt="3.23 Scénarios de sortie de crise : Quelles perspectives stratégiques pour les entreprises ?" title="3.23 Scénarios de sortie de crise : Quelles perspectives stratégiques pour les entreprises ?" />
     </div>
     <div>
      <a class="link" href="http://www.esc-clermont.fr/fr_htm/profs_recherche/cvpopup.php?userc=horp">Pascal Hortefeux</a> est professeur en <b>Management</b> et Développement des Ressources Humaines. Titulaire d'un double DEA en Marketing et <b>Management</b> des Organisations (Dauphine), il est responsable du pôle " Ressources Humaines " de l'ESC Clermont. Ses recherches portent sur le changement dans les organisations.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Certains économistes et non des moindres partagent le point de vu des auteurs  </b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <div><object width="320" height="240"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/x8n6lh&colors=foreground:0033CC;special:EBE8E1;&related=0"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowScriptAccess" value="always"></param><embed src="http://www.dailymotion.com/swf/x8n6lh&colors=foreground:0033CC;special:EBE8E1;&related=0" type="application/x-shockwave-flash" width="320" height="240" allowfullscreen="true" allowscriptaccess="always"></embed></object><br />
</div>     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Guillaume Duval, rédacteur en chef d'Alternatives Economiques n'est pas d'accord ! Le débat est ouvert !</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <div><object width="320" height="240"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/xa800d"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowScriptAccess" value="always"></param><embed src="http://www.dailymotion.com/swf/xa800d" type="application/x-shockwave-flash" width="320" height="240" allowfullscreen="true" allowscriptaccess="always"></embed></object><br /><b>
</div>
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La reprise, une illusion d'optique selon le Directeur du Centre de Prévision de l'Expansion</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <div><object width="320" height="240"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/xakawr&colors=foreground:0033CC;special:E6E3DA;&related=0"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowScriptAccess" value="always"></param><embed src="http://www.dailymotion.com/swf/xakawr&colors=foreground:0033CC;special:E6E3DA;&related=0" type="application/x-shockwave-flash" width="320" height="240" allowfullscreen="true" allowscriptaccess="always"></embed></object><br />
</div>     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <script src="http://www.google-analytics.com/urchin.js" type="text/javascript">       <br />
       </script>       <br />
       <script type="text/javascript">       <br />
       _uacct = "UA-2159480-1";       <br />
       urchinTracker();       <br />
       </script>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Les 4 Temps du Management : Une lettre au service du développement de la Compétence Managériale</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/imagette/1659018-2236085.jpg</photo:imgsrc>
   <link>http://www.4tempsdumanagement.com/3-23-Scenarios-de-sortie-de-crise-Quelles-perspectives-strategiques-pour-les-entreprises_a904.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>3.22 L'Océan bleu : une nouvelle conception de la stratégie d'entreprise </title>
   <pubDate>Tue, 11 Aug 2009 09:26:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>JC Casalegno</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Le Temps de la Strategie]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div><b>1. Sortir de la conception " sanglante " des stratégies basées sur la théorie des avantages concurrentiels. </b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/1533385-2046479.jpg" alt="3.22 L'Océan bleu : une nouvelle conception de la stratégie d'entreprise " title="3.22 L'Océan bleu : une nouvelle conception de la stratégie d'entreprise " />
     </div>
     <div>
      Nous sommes peut-être à la fin du paradigme de la compétitivité. C’est le point de vue audacieux développé par <a class="link" href="http://en.wikipedia.org/wiki/Blue_Ocean_Strategy">W.Chan Kim et Renée Mauborgne</a>, tous deux professeurs de stratégie  et de management à l’Insead, dans leur livre <a class="link" href="http://www.evene.fr/livres/livre/w-chan-kim-et-renee-mauborgne-strategie-ocean-bleu-35808.php">" L’Océan bleu ".</a>       <br />
       La conception stratégique développée par <a class="link" href="http://www.amazon.fr/s/ref=nb_ss?__mk_fr_FR=%C5M%C5Z%D5%D1&url=search-alias%3Dstripbooks&field-keywords=MICHAEL+PORTER&x=20&y=19">Michaël Porter</a> posant l’hypothèse qu’une entreprise doit développer des avantages concurrentiels significatifs par rapport à ses concurrents semble avoir fait son temps.        <br />
              <br />
       On peut sérieusement se le demander quand on voit la bataille concurrentielle sans merci que se livrent certaines entreprises transformant l’espace économique en océan rouge où chacun s’entretue.        <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.amazon.fr/s/ref=nb_ss?__mk_fr_FR=%C5M%C5Z%D5%D1&url=search-alias%3Dstripbooks&field-keywords=kim+mauborgne&x=12&y=17">W. Chan Kim et Renée Mauborgne</a> se sont, durant une dizaine d’années penchés sur les entreprises faisant l’expérience durable du succès et ils sont arrivés à la conclusion que la meilleure stratégie consisterait, à l’inverse, à ne pas entrer en concurrence avec les autres acteurs d’un secteur, mais à chercher " à faire ce que les autres ne font pas ".        <br />
              <br />
       Dans " l’océan rouge ", chaque entreprise essaie de faire mieux que les autres pour s’approprier une part importante de la demande existante. Comme l’espace du marché est de plus en plus encombré, les perspectives de croissance rentables se réduisent. Pour survivre la seule solution dans le paradigme de la compétitivité basée sur la concurrence consiste à prendre des parts de marché aux autres compétiteurs. Si cette solution permet en cas de réussite de prolonger la vie de l'entreprise, elle ne permet, généralement, qu'un sursis de courte durée. Le secteur informatique illustre parfaitement cette conception entraînant une multiplicité de restructuration pour se conclure, la plupart du temps, par la mort programmée d'un des concurrents. Ex. <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Compaq">(Compaq)</a>.        <br />
              <br />
       Lorsque la concurrence entre les acteurs est acharnée, l’univers économique devient rouge du sang des guerres qu’ils se livrent et on assiste à une disparation massive des emplois. Les deux auteurs nous conseillent de nous orienter, au contraire vers la création de nouveaux espaces stratégiques en répondant à des demandes nouvelles encore mal identifiées.        <br />
              <br />
       L’océan rouge ne peut que générer qu’une compétition assassine car l’offre dépasse la demande. Plutôt, donc, que de se battre à plusieurs sur des marchés à peau de chagrin, il faut explorer les terra incognita.        <br />
              <br />
       Les exemples d’entreprises qui ont su sortir de ce paradigme guerrier sont nombreux. On peut citer <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/EBay">EBay</a> avec son site de vente aux enchères, <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Google">Google</a> en proposant plus qu’un moteur de recherche avec une gamme très diversifiée de service, <a class="link" href="http://www.thebodyshop.com/_en/_ww/index.aspx">Body Shop</a> avec ses cosmétiques fabriquées à partir de plantes cultivées et achetées par des coopératives d’autochtones et élaborées sans expérimentation animale, <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Pixmania">Pixmania</a>, <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/PriceMinister">Priceminister</a>, <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Cdiscount">Cdiscount</a>, et dans d’autres domaines <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/McDonald's">Mac Do</a>, <a class="link" href="http://www.century21.fr/">Century 21</a>, <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Swatch_Group">Swatch</a>, <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Nespresso">Nespresso</a>, etc…       <br />
              <br />
       Jusqu’à présent le marché a été étudié comme un champ de bataille où les concurrents s’affrontent avec violence. Les auteurs suggèrent de chercher les nouvelles sources de création de valeur en  se concentrant sur de nouveaux besoins émergents qui constituent " de nouveaux espaces stratégiques non disputés ". <b>La capacité à créer ces nouveaux espaces devient aujourd’hui une compétence managériale à part entière à cultiver</b>.        <br />
              <br />
       Les théories en stratégie et en management se sont construites par rapport à un univers concurrentiel où tout l’art consistait à pouvoir se différencier soit par les prix, soit par les services. Aujourd’hui, à mesure que les océans rouges se remplissent de sang, les managers devraient porter davantage leur effort sur la manière de faire émerger des océans bleus.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>2. Faire une avancée stratégique c'est créer de nouveaux marchés</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/1533385-2046480.jpg" alt="3.22 L'Océan bleu : une nouvelle conception de la stratégie d'entreprise " title="3.22 L'Océan bleu : une nouvelle conception de la stratégie d'entreprise " />
     </div>
     <div>
      <a class="link" href="http://en.wikipedia.org/wiki/Tom_Peters">Thomas Peters</a> et <a class="link" href="http://en.wikipedia.org/wiki/Robert_H._Waterman,_Jr">Robert  H. Waterman</a>., auteurs de 2 bestsellers, " <a class="link" href="http://www.amazon.fr/prix-lexcellence-Tom-Peters/dp/2100044257/ref=sr_1_2?ie=UTF8&s=books&qid=1257784724&sr=8-2">Le prix de l’excellence</a> " et " Bâties pour durer " ont particulièrement étudié les entreprises à succès des années 1990. Ils ont constaté que 5 ans après la parution de leur ouvrage, les entreprises n’étaient plus leaders dans leur secteur. Pire même, 20 ans après un grand nombre avait disparu.        <br />
              <br />
       Kim et Mauborgne en sont arrivés à penser que l’entreprise ne serait plus " l’unité d’analyse appropriée ". Pour eux, la réussite d’une entreprise ne dépend plus de sa capacité à construire des avantages concurrentiels mais au contraire à sortir du champ concurrentiel en offrant des produits et ou des services correspondants à une demande potentielle forte mais peu encore actualisée.        <br />
              <br />
       Le concept d’avancée stratégique est défini comme " l’ensemble des initiatives managériales qui concourent à l’élaboration d’une offre commerciale capable de créer un nouveau marché, appelé océan bleu ". Pour survivre et se développer, les entreprises doivent donc constamment faire des avancées stratégiques. Il faut pour cela considérer le marché comme un espace très vivant, qui comme tout processus stratégique se caractérise par des processus de destruction (catabolisme) et des processus de construction (anabolisme).        <br />
              <br />
       Cette conception dynamique des marchés rappelle celle du philosophe roumain <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/St%C3%A9phane_Lupasco">Stéphane Lupasco</a> qui considère que tout univers qu’il soit physique, psychologique, sociologique ou encore économique est en permanence traversé par des processus d’actualisation et des processus de potentialisation. En d’autres termes, on peut considérer que les besoins actualisés des consommateurs sont toujours en lien avec d’autres besoins qui sont encore à l’état de potentiel, qu’il s’agit de " deviner " puis de révéler.        <br />
              <br />
       La créativité et l’intuition deviennent ici des qualités essentielles à développer.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>3. L’innovation Valeur : Le concept clé de la démarche stratégique de l’océan bleu</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/1533385-2046481.jpg" alt="3.22 L'Océan bleu : une nouvelle conception de la stratégie d'entreprise " title="3.22 L'Océan bleu : une nouvelle conception de la stratégie d'entreprise " />
     </div>
     <div>
      Tant que les entreprises sont en compétition avec leurs concurrents, les entreprises sont dans l’océan rouge. " Les créateurs d’océan bleu ne se comparent pas à leurs compétiteurs ". Ils pratiquent " l’innovation valeur ", c'est-à-dire qu’ils s’efforcent de faire une offre nouvelle correspondant à une demande émergente encore mal identifiée . Au lieu de subir les points d’inflexion stratégiques, il s’agit de les deviner en proposant des stratégies alternatives aux modèles existants.        <br />
              <br />
       Dans l’océan rouge, les stratégies concurrentielles se structurent autour de 2 axes : Le prix ou la différenciation. Dans une stratégie s’inspirant de la théorie de " l’Océan bleu ", il ne s’agit pas seulement de proposer des produits ou des services nouveaux mais un nouveau modèle de consommation. Plutôt que d’acheter une voiture, <a class="link" href="http://www.opelrent.fr/">Opel Rent </a> par exemple, propose une alternative à l’achat d’une voiture en proposant un système de location hyper flexible où il est possible de varier l’utilisation des véhicules en fonction de ses besoins. <a class="link" href="http://www.google.fr/options/">Google</a> offre un grand nombre de services gratuits en finançant ses activités par de la publicité. En France, Florian Benoit, fondateur de l'entreprise <a class="link" href="http://www.cosmeticar.fr/fr/index.php">Cosmeticar</a> (Lavage de voiture sans eau à domicile) a monté un réseau de lavage de voiture sans eau en utilisant des produits écologiques spécifiques et en faisant appel exclusivement à des personnes en difficulté d’insertion auxquelles il propose un système de franchise accessible.        <br />
              <br />
       Les stratégies de « <a class="link" href="http://www.amazon.fr/Strat%C3%A9gie-Oc%C3%A9an-Bleu-nouveaux-strat%C3%A9giques/dp/2744063177">l’Océan bleu</a> » ne cherchent pas à se conformer aux structures existantes (actualisées) du marché mais inventent de nouvelles règles.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>4. Redessiner le canevas (trame) stratégique de l’entreprise avec la matrice  Exclure-Atténuer- Renforcer-Créer</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/1533385-2046482.jpg" alt="3.22 L'Océan bleu : une nouvelle conception de la stratégie d'entreprise " title="3.22 L'Océan bleu : une nouvelle conception de la stratégie d'entreprise " />
     </div>
     <div>
      Les auteurs de " l’Océan bleu " remettent radicalement en question les 5 forces concurrentielles de <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Michael_Porter">Michaël Porter</a>. La priorité n’est donc plus de se comparer aux concurrents comme le propose le benchmarking mais de se consacrer à la recherche " d’alternatives ". Ils nous proposent pour cela quelques outils conceptuels innovants comme la matrice Exclure – Atténuer – Renforcer – Créer.        <br />
              <br />
       Cette opération consiste " à réinventer les éléments de valeur pour le client qui dépasse le cadre habituel ". Elle a été appelée par Kim et Mauborgne " construction du canevas stratégique ". Pour tenter de " percevoir le futur dans le présent ", ils nous proposent une démarche en 5 étapes :       <br />
              <br />
       - 1°) Identifier les critères autour desquels se joue la concurrence : produits, services, vitesse d’exécution, avantages concrets proposés aux clients.        <br />
       - 2°) Se demander quels sont les critères qui pourraient être exclus parce qu’ils présentent peu d’intérêt  pour les clients.       <br />
       - 3°) Atténuer certains critères pour les mêmes raisons.       <br />
       - 4°) Renforcer d’autres critères plus essentiels aux yeux des clients.       <br />
       - 5°) Créer de nouveaux critères si besoin.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Etude de cas : La compagnie Ryan air</span>        <br />
              <br />
       La compagnie <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Ryanair">Ryan air</a> est un cas intéressant car elle a présenté un nouveau modèle d’accès aux transports aériens en jouant sur la variable Prix et en proposant un minimum de services aux clients. Ce cas est intéressant dans la mesure où il va à contre courant des idées reçues. Ce modèle repose sur une gestion rigoureuse des coûts et des processus. Si le client n’est pas averti, il peut être surpris mais c’est un modèle alternatif, finalement très innovant et audacieux qui crée une valeur nouvelle pour le client : rendre le  voyage aérien possible à un plus grand nombre de personnes, quels que soient leurs moyens financiers.        <br />
              <br />
       1°) Les critères autour desquels se jouent la concurrence :       <br />
       - Prix.       <br />
       - Confort (Les compagnies concurrentes offrent une diversité de confort).       <br />
       - Services à bord (Des salles d’attente sont disponibles selon les catégories avec des niveaux de confort différents selon la classe choisie, possibilité de suppléments variés).       <br />
       - Services avant et après vol (Transport de bagage, réservation de voitures, de taxi, de chambres d’hôtel, changement de devises, etc.).       <br />
              <br />
       2°) Les critères qui peuvent être exclus :       <br />
       - Services avant et après vol (Le client peut porter lui-même ses bagages en  soute ; il ne peut utiliser qu’un seul mode de paiement : la CB (Ce qui n'est pas sans inconvénients quand le client n'en est pas averti!) ; pas de salle d’attente spécifique avant le vol, un seul type de confort minimum).       <br />
              <br />
       3°) Les critères qui peuvent être atténués :       <br />
       - Une seule catégorie de confort.        <br />
       - Services à bord limités à une collation avec supplément en cas de variante.       <br />
       - Services avant vol réduits au minimum.       <br />
              <br />
       4°) Les critères qui peuvent être renforcés :       <br />
       - Le Prix.       <br />
              <br />
       5°) Créer de nouveaux critères :       <br />
       - Modulariser au maximum le service.       <br />
              <br />
       Grâce à la matrice Exclure – Atténuer – Renforcer – Créer le but est de construire " une courbe " de valeur sans équivalent. Cette courbe se caractérise par 3 facteurs :       <br />
               1. La focalisation sur des points précis sur lesquels les clients seront très sensibles (Pour éviter la dispersion sur les autres critères).       <br />
               2. La divergence visant créer une singularité.       <br />
               3. Un slogan percutant.       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.4tempsdumanagement.com/file/54713/">Un exemple de modélisation de la méthodologie " Océan bleu "</a> (Réservé à nos abonnés)       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>5. Redessiner les frontières entre les marchés </b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/1533385-2046483.jpg" alt="3.22 L'Océan bleu : une nouvelle conception de la stratégie d'entreprise " title="3.22 L'Océan bleu : une nouvelle conception de la stratégie d'entreprise " />
     </div>
     <div>
      La stratégie de l’océan bleu repose essentiellement sur la nécessité de sortir du cadre concurrentiel classique. Kim et Mauborgne nous propose 6 pistes d’actions pour cela.        <br />
              <br />
       1°) Explorer les solutions alternatives présentes sur le marché.       <br />
       Cet aspect de la théorie développée par les auteurs de la stratégie de l’Océan bleu peut sembler contradictoire avec le scepticisme qu’ils affichent à propos du benchmarking dans la mesure où ils nous incitent à observer les autres offres faites par les concurrents (p : 57), en particulier les offres qu’ils qualifient d’alternatives. Mais cette observation ne doit pas déboucher sur une imitation. Elle doit permettre, au contraire, de créer une différence encore plus significative.       <br />
              <br />
       Les questions qui peuvent faire émerger des idées alternatives sont les suivantes :       <br />
              <br />
       - " Quels sont les secteurs alternatifs qui existent dans votre secteur ?        <br />
       - Pourquoi les clients optent tantôt pour une solution, tantôt pour une autre ? C’est en se penchant sur les raisons de leurs choix et en atténuant ou excluant tout le reste qu'il devient possible de créer un nouvel espace stratégique ".        <br />
              <br />
       2°) Explorer les solutions stratégiques présentes sur le marché.       <br />
       La 2° piste proposée constitue, elle aussi une invitation à sortir du cadre. Il s’agit maintenant d’observer non pas les concurrents isolément mais " les groupes stratégiques ". Ces groupes désignent " chaque ensemble d’entreprises d’un même secteur qui suivent une stratégie similaire ".        <br />
              <br />
       Au lieu de se contenter de chercher à améliorer sa position concurrentielle au sein d’un même groupe, il est important de " comprendre les facteurs qui incitent les clients à changer de groupe ", en sens ascendant ou en sens descendant. <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Daimler_Benz_DB_600">Daimler Benz</a>, <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/BMW">BMW</a>, <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Jaguar_(automobile)">Jaguar</a>, positionnés principalement sur le marché des voitures de luxe, auraient donc tout intérêt à chercher des idées chez les constructeurs de petites cylindrées.        <br />
              <br />
       Les questions qui peuvent faire émerger des idées alternatives sont les suivantes :       <br />
       - " Quels sont les groupes stratégiques de votre secteur d’activités ?        <br />
       - Qu’est-ce qui pousse les clients à changer de groupe, en sens ascendant ou en sens descendant ? "       <br />
              <br />
       3°) Explorer la chaîne des clients utilisateurs.       <br />
       Le client n’est pas toujours celui qui paye. Il est important de bien identifier qui sont les utilisateurs finaux du produit et leurs prescripteurs. " Un regard transversal sur les multiples groupes d’acheteurs en présence conduit parfois à changer de cible et donc à modifier la courbe de valeur de l’entreprise ".        <br />
       <a class="link" href="http://en.wikipedia.org/wiki/Novo_Nordisk">Novo Nordisk</a> est un laboratoire danois qui a bouleversé le marché de l’insuline. Au lieu de se concentrer sur les médecins, le laboratoire a choisi de se concentrer sur les patients eux-mêmes. C’est ainsi qu’il a inventé le stylo Novo Pen en 1985 qui permet aux patients diabétiques eux-mêmes de s’injecter, en toute discrétion, les doses d’insuline dont ils ont quotidiennement besoin. Le Novo Pen a remplacé la gêne occasionnée par l’utilisation compliqué et spectaculaire des seringues médicales. Novo Pen en 1999 a même perfectionné son système en lançant sur le marché un stylo avec une mémoire électronique affichant la dose de la dernière injection et le temps écoulé. <a class="link" href="http://www.novonordisk.fr/documents/article_page/document/A_proposNN_Histoire.asp">Novo Pen </a> a redessiné le paysage pharmaceutique en passant de fabricant d’insuline à une société spécialisée dans le traitement du diabète. Aujourd’hui, le laboratoire Novo Pen détient plus de 60% du marché européen et près de 80% du marché japonais.        <br />
              <br />
       Les questions qui peuvent faire émerger des idées alternatives sont les suivantes :       <br />
              <br />
       - " Quelle est la chaîne des clients dans votre secteur d’activité ?        <br />
       - Quel groupe de clients les entreprises de votre secteur ciblent-t-elles en priorité ?        <br />
       - Comment pourrions-nous libérer un potentiel inexploité si on changeait de cible ? ".        <br />
              <br />
       Si nous appliquons cette piste à la Lettre les 4 Temps du Management, il apparaît que les managers ne sont finalement pas les seuls groupes de clients. Les formateurs et enseignants en management peuvent constituer également un autre segment à développer. Nous envisageons d’ailleurs prochainement de faire une offre spécifique à cette catégorie de clients à laquelle nous n’avions absolument pas pensé au départ en éditant cette lettre.        <br />
              <br />
       4°) Explorer les produits et les services complémentaires.       <br />
       Lorsque la <a class="link" href="http://www.fnac.com/Magazine/entreprise_fnac/concept_fnac.asp?NID=0&RNID=0&bl=ong">FNAC</a> lance dans ses magasins un espace détente café et un espace conférence, elle devient plus qu’une librairie car elle propose aux clients de passer aussi un bon moment de détente dans une ambiance culturelle inédite.        <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/James_Dyson">Dyson</a> vend des aspirateurs sans sac qui évite aux clients le renouvellement fastidieux et toujours incertain de l’achat de sac de remplacement.        <br />
              <br />
       L’entreprise <a class="link" href="http://www.nespresso.com/#/fr/fr">Nespresso</a> invente les petites dosettes de café pour rendre plus facile et moins salissante l’utilisation d’une cafetière.        <br />
              <br />
       Il s’agit ici de proposer des produits ou des services complémentaires qui créent une valeur supplémentaire pour le client. Il suffit, pour cela, de définir la solution d’ensemble que recherche implicitement le client. " Un moyen simple pour y parvenir, consiste à réfléchir à tout ce qui se passe avant, pendant, et après l’utilisation du produit ou du service ". Si on prend cet axe de réflexion, par exemple, en l’appliquant dans le domaine du cinéma, on s’aperçoit qu’il existe encore des marges de manœuvres encore inexplorées, comme prendre en charge la garde des enfants pendant la séance ou réserver une place de stationnement avant la séance pour réduire la recherche souvent crispante d’une place pour se garer ; surtout en milieu urbain.        <br />
              <br />
       Les questions qui peuvent faire émerger des idées alternatives sont les suivantes :       <br />
              <br />
       - Dans quel cadre votre produit est-il utilisé ?        <br />
       - Que se passe-t-il avant, pendant et après l’utilisation ?        <br />
       - Avez-vous identifié les sources de désagréments ?        <br />
       - Pourriez-vous les supprimer au moyen d’une offre produits ou de services complémentaires ?        <br />
              <br />
       5°) Explorer le contenu fonctionnel et émotionnel du secteur       <br />
       La réflexion sur le degré de rationalité ou d’affectivité mis en jeu dans les activités stratégiques de l’entreprise est aussi un moyen de sortir de l’océan rouge et peut permettre de trouver des alternatives intéressantes.        <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.swatch.com/fr_fr/home.html">Swatch</a> a contribué à transformer les montres bas de gamme en accessoire de mode à forte charge affective. <a class="link" href="http://www.mcdonalds.fr/?xtor=SEC-349-GOO/#/company/">Mac Do</a> en rationalisant à l’extrême son processus de fabrication a pu offrir des prix attractifs et une offre produits de qualité alimentaire stable quel que soit le pays dans le monde.        <br />
              <br />
       Les questions qui peuvent faire émerger des idées alternatives sont les suivantes :       <br />
       - " Qu’en est-il de votre secteur d’activité ?        <br />
       - Les efforts compétitifs tournent-ils autour du fonctionnel ou de l’émotionnel ?        <br />
       - Si c’est l’émotionnel, quels éléments pourriez-vous éliminer pour accentuer le coté fonctionnel de votre offre ?        <br />
       - Si c’est le fonctionnel, quels éléments pourriez-vous ajouter ou retrancher pour accentuer le coté émotionnel de votre offre ? "       <br />
              <br />
       6°) Explorer le temps par projection des grandes tendances.       <br />
       Aucun secteur n’échappe évidemment au futur. Il est important d’identifier les grandes tendances pour prévoir les nouveaux produits, services ou modes de consommation. " Il ne s’agit pas de prédire le futur, mais d’extraire le sens des tendances observables ". C’est ce qu’a très bien fait <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Apple_Inc">Apple</a>. en proposant avec le logiciel <a class="link" href="http://www.apple.com/fr/itunes/overview/">Itunes</a> et ses<a class="link" href="http://store.apple.com/fr/browse/home/shop_ipod?mco=MTM3NTY0MjY"> Ipod </a> un accès facile et légal aux fichiers de musique. C’est peut-être, à l’inverse une insuffisance de prospective qui a généré la crise du secteur automobile qu’on connaît ; cette industrie continuant à proposer des modèles de plus en plus sophistiqués et puissants alors que la clientèle se tourne vers l’achat de véhicules plus propres et utilisant des énergies moins polluantes.        <br />
               <br />
       - Quelles tendances actuelles vous semble irréversibles, susceptibles clairement d’influencer l’avenir de votre secteur d’activité ?        <br />
       - En quoi cette influence consisterait-elle ?        <br />
       - Et comment en profiter pour offrir au client une utilité sans précédent ?        <br />
              <br />
       Les 6 pistes évoquées ici n’ont qu’un seul but, permettre aux concepteurs de la stratégie de " sortir des limites habituelles du champs compétitif pour redessiner de nouveaux espaces stratégiques ou pour  recomposer les réalités des marchés existants ". L’essentiel est surtout de sortir d’une concurrence frontale.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>6. Donner la priorité aux questions de fond pas aux chiffres</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/1533385-2101091.jpg" alt="3.22 L'Océan bleu : une nouvelle conception de la stratégie d'entreprise " title="3.22 L'Océan bleu : une nouvelle conception de la stratégie d'entreprise " />
     </div>
     <div>
      <a class="link" href="http://www.lesechos.fr/info/inter/300371347.htm">Felix Rohatyn, diplomate et ancien banquier d’affaires aux Etats Unis</a> a déclaré récemment que les financiers étaient des dangers publics. Cette expression est sans doute un peu radicale mais elle exprime que l’approche quantitative qui a été longtemps privilégiée n’est assurément pas suffisante, selon Kim et Mauborgne la bonne façon de créer des océans bleus.        <br />
              <br />
       Pour donner la priorité aux questions de fond, ils nous proposent la méthode du " canevas stratégique ". Le canevas stratégique a 3 fonctions :       <br />
       - D’abord il révèle le profil stratégique du secteur d’activité en explicitant les critères ou facteurs présents et futurs qui régissent la concurrence sur le marché.        <br />
       - Il montre le profil stratégique des acteurs actuels et potentiels et permet de faire émerger les critères prioritaires.       <br />
       - Enfin, il permet de positionner le profil stratégique ou courbe de valeur de l’entreprise en identifiant les critères sur lesquels elle se concentre et les possibilités de les aborder différemment à l’avenir.        <br />
              <br />
       Un profil stratégique à fort potentiel se caractérise par 3 éléments : Focalisation sur des critères qui permettent de développer une réelle singularité ; divergence par rapport à la concurrence et slogan percutant.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>7. Méthodologie de conception du canevas stratégique :</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/1533385-2101090.jpg" alt="3.22 L'Océan bleu : une nouvelle conception de la stratégie d'entreprise " title="3.22 L'Océan bleu : une nouvelle conception de la stratégie d'entreprise " />
     </div>
     <div>
      Les auteurs nous proposent un processus visuel en 7 étapes       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Etape 1 : La segmentation stratégique</span>       <br />
       Cette étape correspond à la segmentation stratégique de l’entreprise. Elle ne présente pas d’originalité particulière. Elle vise simplement à bien identifier les différentes activités de l’entreprise. On peut d’ailleurs compléter ce premier travail avec la classique analyse portefeuille d’activité  du BCG qui reste un moyen simple mais intéressant pour positionner les différentes activités stratégiques de l’entreprise.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Etape 2 : Liste des critères ou facteurs de compétitivité du secteur de l’activité</span>       <br />
       Il s’agit ici de lister tous les critères de concurrence ou encore les facteurs de compétitivité propres au secteur.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Etape 3 : Modélisation graphique et visualisation de la courbe de valeur du secteur  de l’activité</span>       <br />
       Une fois les facteurs ou critères identifiés, on réalise un dessin en plaçant deux lignes parallèles espacées d’environs 4 cm. La ligne du bas représente l’intensité faible d’un critère tandis que la ligne du haut représente une intensité élevée. L’intensité d’un critère est en lien avec son importance pour le client. Si le critère a une importance forte il sera placé sur la ligne du haut. Si au contraire son intensité est faible, il sera placé sur la ligne du bas. S’il est en position moyenne on le placera entre le deux lignes.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Etape 4 : Modélisation et visualisation de la courbe de valeur des concurrents </span>       <br />
       On dessinera ensuite la courbe de valeur des acteurs les plus compétitifs. Quoiqu’en disent Kim et Mauborgne, nous sommes bien ici dans une démarche de benchmarking. La seule différence réside dans le fait que nous chercherons ensuite à nous singulariser alors que la démarche benchmarking classique visera au contraire à imiter le concurrent là où il réussit le mieux.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Etape 5 : Modélisation et visualisation de la courbe de valeur de l’activité de l’entreprise</span>       <br />
       Après avoir dessiné la courbe de valeur des concurrents, on pourra ensuite dessiner celle de l’entreprise. Cela permettra d’avoir une vision claire du positionnement de l’entreprise. Nous aurions pu être tentés d'utiliser à ce sujet le terme de positionnement concurrentiel mais cela aurait été un détournement de la pensée de Kim et Mauborgne qui réalisent cette étude non pour se comparer mais pour créer une vision panoramique du secteur d'activité.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Etape 6 : Hiérarchiser des critères de compétitivité </span>       <br />
       Cette étape nous emmène en effet à nous séparer radicalement de la démarche de benchmarking classique dans la mesure où nous allons nous appuyer sur la matrice Exclure – Renforcer – Atténuer – Créer. Nous avons déjà évoqué plus haut la mise en place de cette matrice. Elle permet finalement de hiérarchiser définitivement le poids des critères.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Etape 7 : Visualisation de la stratégie et scénarii d’actions </span>       <br />
       Pour Kim et Mauborgne, cet exercice vise en fait à développer non pas des stratégies de simple différenciation mais à faire émerger de nouveaux marchés où l’entreprise sera probablement amenée à adopter un comportement de pionnier. Ces nouvelles activités sont d’ailleurs appelées les activités pionnières. Elles correspondent à de nouvelles (grandes) sources de croissance.        <br />
       A coté de celles-ci, les auteurs distinguent  2 autres types d’activités :       <br />
       - Les activités sédentaires qui ont une courbe de valeur qui correspondent aux normes du secteur. Elles relèvent généralement d’un comportement de suiveurs       <br />
       -  Les activités migratoires qui se situent entre les deux précédentes.        <br />
              <br />
       Il s’agit alors ici de représenter les 3 activités sur une carte appelée PMS (Pionniers - Migrateurs - Sédentaires). Si toutes les activités figurent dans l’espace sédentaire, cela signifie que l’entreprise aura une stratégie de croissance modeste et hasardeuse dans la mesure où elle risque de rester bloquer dans l’océan rouge de la guerre des prix et dans l’imitation. Cependant, ces activités peuvent avoir leur utilité, celle de financer le fonctionnement de l’entreprise. Tout l’art du dirigeant consistera à créer un portefeuille cohérent en intégrant des activités pionnières innovantes qui constituent la seule façon pour les auteurs d’avoir une source de valeur importante et durable.        <br />
              <br />
       La démarche proposée par les auteurs est essentiellement visuelle. Elle mobilise davantage le cerveau droit (ou cerveau intuitif) que le cerveau gauche. Mais rien n’empêche dans un second temps de vérifier certaines intuitions par le biais d’études.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le processus visuel de la conception d'une stratégie Océan bleu selon Kim et Mauborgne</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/1533385-2124124.jpg" alt="3.22 L'Océan bleu : une nouvelle conception de la stratégie d'entreprise " title="3.22 L'Océan bleu : une nouvelle conception de la stratégie d'entreprise " />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>8. Comment sécuriser la vision stratégique « Ocean bleu »</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/1533385-2101095.jpg" alt="3.22 L'Océan bleu : une nouvelle conception de la stratégie d'entreprise " title="3.22 L'Océan bleu : une nouvelle conception de la stratégie d'entreprise " />
     </div>
     <div>
      Lorsque la vision stratégique du futur apparaît clairement dans l’esprit des décideurs et mobilisent leur convictions, les auteurs nous conseillent de la valider en explorant 4 aspects :        <br />
       1. Utilité pour le client : Le produit ou service comporte-t -il une utilité exceptionnelle pour l’acheteur ?       <br />
       2. Prix : Le prix est-il bien accessible à la masse des acheteurs ?       <br />
       3. Coût : Le prix permet-il de couvrir les charges sans sacrifier la rentabilité ?       <br />
       4. Adoption : Pourquoi est-ce que l’idée ne serait pas adoptée ? Quels sont les obstacles à l’adoption du concept ?         <br />
              <br />
       S’il est possible de répondre par l’affirmative à chaque fois, on peut considérer qu’il s’agit bien d’une idée d’océan bleu commercialement viable.        <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>9. Approche historique de la création d’océans bleus à travers un exemple : le secteur informatique.</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/1533385-2101096.jpg" alt="3.22 L'Océan bleu : une nouvelle conception de la stratégie d'entreprise " title="3.22 L'Océan bleu : une nouvelle conception de la stratégie d'entreprise " />
     </div>
     <div>
       En 1890, <a class="link" href="http://en.wikipedia.org/wiki/Herman_Hollerith">Herman Hollerith</a> quitte le bureau du recensement pour fonder la <a class="link" href="http://en.wikipedia.org/wiki/Tabulating_machine">TMC</a> (Tabulating Machine Company). Il a inventé un modèle de tabulatrice qui permet de traiter les données beaucoup plus rapidement que le traitement manuel. Cependant, sa machine se vend exclusivement aux organismes de recensement et Hollerith a beaucoup de mal à rentabiliser son invention du fait d’un coût élevé de la machine.        <br />
              <br />
       En 1911, sa société de fabrication fusionne avec deux autres concurrents pour donner la compagnie <a class="link" href="http://en.wikipedia.org/wiki/Thomas_J._Watson_Research_Center">CTR</a>, dirigée par un dénommé <a class="link" href="http://en.wikipedia.org/wiki/Thomas_J._Watson">Thomas Watson</a> qui réalisera une réelle avancée stratégique en mettant au point une tabulatrice qui sera adoptée par les entreprises. Il propose à ses clients de louer ses machines plutôt que de les acheter. Grâce à cette double innovation à la fois technologique et  commerciale, CTR détient en 1920 plus de 85% du marché. En 1924, il rebaptise sa société <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/International_Business_Machines">International Business Machine</a> (IBM).        <br />
              <br />
       En 1952, apparaît le 1° ordinateur électronique commercial de l’histoire. C’est la société <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Remington_Rand">Remington Rand</a> qui l’a lancé, mais celui-ci est trop volumineux et trop cher pour se développer. Seulement 3 ordinateurs de ce type ont été vendus toujours aux seuls organismes de recensement. Le fils de Thomas Watson pressent le rôle que peut jouer l’ordinateur dans l’entreprise et lance en 1953 <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/IBM_650">l’IBM 650</a>. C’est un succès car entre 1953 et 1959, le chiffre d’affaires de la société passera de 412 millions  à 1,16 milliards de dollars. En 1964 apparaît <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/IBM_360_et_370">l’IBM 360</a> encore plus petit, moins cher et avec plus de puissance. IBM commence à vendre également séparément des logiciels.        <br />
              <br />
       En 1978 apparaît un nouvel acteur <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Apple_Inc">Apple</a>. qui fournit une solution complète qui permet de toucher le grand public. Apple a transformé l’idée-même qu’on pouvait se faire de l’informatique. En trois ans, le fondateur de l’entreprise se situe parmi les 500 plus grands fortunes du monde. IBM s’engouffre aussi dans ce qui pouvait au départ apparaître comme une niche. En 1985, elle a en vendu plus de 1,3 millions de PC IBM, soit 5 fois plus que prévu. En 1992, <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Compaq">Compaq</a> bouleverse la donne en créant un nouvel océan bleu : celui des serveurs. 4 ans après sa naissance, la société réalise un chiffre d’affaires global de 3,8 milliards de dollars.        <br />
              <br />
       En 1990, apparaît aussi un nouvel acteur qui va à nouveau bousculer  les règles établies en proposant un nouveau mode de distribution : la vente directe. Avec cette innovation commerciale, les clients peuvent recevoir en 4 jours leur ordinateur et 40% moins cher. En 1995 <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Dell">Dell</a> devient le leader incontesté de la micro-informatique avec un chiffre d’affaires qui est passé de 5,3 milliards de dollars à 35 milliards de dollars entre 1990 et 1995.        <br />
              <br />
       En analysant ces quelques événements marquants, on constate qu’à chaque fois qu’un océan bleu se crée, cela génère une vague de croissance rentable non seulement pour celui qui l’a initiée mais aussi pour l’ensemble du secteur. On pourrait constater le même phénomène quelque soit le secteur.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Conclusion : Sortir de la conception concurrentielle des marchés pour se mettre à l’écoute  des besoins potentiels des clients et inventer des solutions nouvelles</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/1533385-2122186.jpg" alt="3.22 L'Océan bleu : une nouvelle conception de la stratégie d'entreprise " title="3.22 L'Océan bleu : une nouvelle conception de la stratégie d'entreprise " />
     </div>
     <div>
      Les stratégies d’océans bleus ne consistent pas, selon <a class="link" href="http://www.amazon.fr/s/?ie=UTF8&keywords=kim+mauborgne&tag=googhydr0a8-21&index=english-books&hvadid=698680989&ref=pd_sl_6pw5jrldi4_b">Kim et Mauborgne</a>, à entrer en compétition directe avec les concurrents par le prix ou la différenciation. Leur ambition est de sortir de l’espace rouge de la compétition frontale en s’efforçant de créer <b>" une demande nouvelle offrant au client un saut de valeur à un prix abordable ". </b>       <br />
              <br />
       Plutôt donc, que de chercher à se situer dans les conditions habituelles de la loi de l’offre et de la demande, qui repose sur une conception exogène du marché, il s’agit de faire émerger de façon endogène des solutions nouvelles en reconstruisant le réel.        <br />
              <br />
       Ce modèle dit " reconstructiviste " s’oppose au modèle dit " structuraliste " qui pousse les acteurs à s’entretuer pour prendre des parts de marché aux concurrents. Il prône, au contraire, de s’intéresser davantage aux demandes potentielles du marché, que de se laisser capter par les demandes actualisées.        <br />
              <br />
       Au lieu donc de chercher à affaiblir les concurrents en cherchant à les imiter ou les contrer, le vrai enjeu consiste à trouver de nouveaux espaces encore inexplorés : les océans bleus. Cela suppose aussi un autre comportement managérial : de requin il faut devenir dauphin !       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Comparaison des deux modèles de stratégie : Océan rouge et Océan bleu</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/1533385-2124085.jpg" alt="3.22 L'Océan bleu : une nouvelle conception de la stratégie d'entreprise " title="3.22 L'Océan bleu : une nouvelle conception de la stratégie d'entreprise " />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Bibliographie :</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/1533385-2101097.jpg" alt="3.22 L'Océan bleu : une nouvelle conception de la stratégie d'entreprise " title="3.22 L'Océan bleu : une nouvelle conception de la stratégie d'entreprise " />
     </div>
     <div>
      <a class="link" href="http://www.amazon.fr/Strat%C3%A9gie-Oc%C3%A9an-Bleu-nouveaux-strat%C3%A9giques/dp/2744063177/ref=sr_1_1?ie=UTF8&s=books&qid=1263757136&sr=1-1">W. Chan Kim et Renée Mauborgne (2008), Stratégie Océan Bleue, Pearson, Village Mondial, 272 p</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Etes-vous rouge ou bleu par Zunaira Munir, consultante en stratégie Océan Bleu</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
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     </div>
     <div>
      
     </div>
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       </script>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Les 4 Temps du Management : Une lettre au service du développement de la Compétence Managériale</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/imagette/1533385-2046479.jpg</photo:imgsrc>
   <link>http://www.4tempsdumanagement.com/3-22-L-Ocean-bleu-une-nouvelle-conception-de-la-strategie-d-entreprise_a802.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>3.21 Le Développement Durable : De nouvelles pistes pour repenser les stratégies et les organisations</title>
   <pubDate>Sat, 11 Jul 2009 21:36:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>JC Casalegno</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Le Temps de la Strategie]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div><b>1.  L'entreprise ultralibérable : un modèle en voie d'essoufflement ? </b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/1487027-1978749.jpg" alt="3.21 Le Développement Durable : De nouvelles pistes pour repenser les stratégies et les organisations" title="3.21 Le Développement Durable : De nouvelles pistes pour repenser les stratégies et les organisations" />
     </div>
     <div>
      La presse nous apprend que le nombre de chômeurs d'ici la fin de l'année 2009 pourrait s'accroître de 800 000 personnes. Il ne se passe un jour sans que soit annoncé des fermetures d'usines ou des restructurations qui se traduisent par des réductions d'emplois significatives. Tout semble confirmer que nous entrons dans une ère de déclin.        <br />
              <br />
       Mais d'un autre coté, certains secteurs connaissent des développements prometteurs comme les services à la personne, les énergies alternatives, les bio technologies etc.... comme si, en même temps que s'annonçait la fin d'un monde, émergeait un nouveau avec des fondements tout différents.        <br />
              <br />
       L'engouement presque soudain du <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9veloppement_durable">Développement Durable</a> semble cristalliser avec lui de nouvelles représentations du marché et de règles du jeu économique.        <br />
              <br />
       Nous nous proposons dans ce cours article d'identifier les propositions apparemment prometteuses du développement durable pour en tirer quelques hypothèses sur la façon dont nous pourrions reconsidérer en partie l'économie et l'entreprise de demain. Nous nous inspirons pour cela largement des travaux réalisés par nos collègues de l'<a class="link" href="http://www.esc-clermont.fr/index.htm">ESC Clermont</a>  <a class="link" href="http://www.esc-clermont.fr/fr_htm/recherche/cahiers/Cahierrecherche_Asselineau-Pire_08-08.pdf">Pierre Piré Lechalard et Alexandre Asselineau </a> qui ont publié un cahier de recherche dans le cadre du CER de l'ESC Clermont sur le thème : Développement Durable et entreprise responsable : une voie pour l'innovation de rupture ?       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Interview de Michel Quatrepoint, journaliste, auteur de la Crise globale </b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <object width="270" height="260"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/f9X9FsuwuYQ&hl=fr&fs=1&"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/f9X9FsuwuYQ&hl=fr&fs=1&" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="270" height="260"></embed></object>     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>2. Quelques aspects essentiels des théories du  DD</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/1487027-1978751.jpg" alt="3.21 Le Développement Durable : De nouvelles pistes pour repenser les stratégies et les organisations" title="3.21 Le Développement Durable : De nouvelles pistes pour repenser les stratégies et les organisations" />
     </div>
     <div>
      C'est le <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Rapport_Brundtland">rapport Brundtland (1987)</a> qui a proposé une première définition du DD en le considérant comme " un développement qui permet de satisfaire les générations présentes sans compromettre la capacité des générations futures à satisfaire les leurs ".        <br />
              <br />
       Cependant le concept de Développement Durable reste encore un peu confus. Il est souvent associé à la notion de produits équitables, voire " bio ". On parle aussi à ce sujet d'entreprise socialement responsable. Cette confusion tient sans doute essentiellement au fait que c'est surtout le Marketing qui s'en est emparé et à contribué à sa notoriété.        <br />
              <br />
       Cependant, au delà des clichés à la mode, on peut considérer que la notion de Développement Durable véhicule quelques principes très originaux qui pourraient amener à repenser non seulement les stratégies, mais aussi ce qui est plus nouveau, l'organisation-même des entreprises.       <br />
              <br />
       1. Le Développement Durable invite les managers à transformer leur relation au temps et à l'espace car il ne s'agit pas seulement de projeter à 2, 3, 4 ou 5 ans, mais à prendre en compte l'impact d'une stratégie sur la génération future. Sur le plan de l'espace, il s'agit d'évaluer les conséquences des choix stratégiques sur l'ensemble de la planète et de prendre en compte les <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Externalit%C3%A9">externalités négatives</a> inévitables des décisions pour se demander si les conséquences des actions envisagées n'ont pas un coût supérieur aux gains espérés.        <br />
              <br />
       2. Le Développement Durable est donc une approche systémique qui tente de prendre en compte, de façon équilibrée et symétrique, au moins 3 niveaux du réel: environnemental, économique et social ou sociétal. Sur chacun d'entre eux, il invite au questionnement :       <br />
       - Environnemental : Quels sont les effets iatrogènes des activités et pratiques de l'entreprise ? C'est le niveau le plus évoqué dans les discours. Le film <a class="link" href="http://www.home-2009.com/fr/index.html">Home</a> du célèbre photographe <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Yann_Arthus-Bertrand">Yann Arthus Bertrand</a> illustre avec pertinence cet aspect.        <br />
       - Economique : Quelles activités stratégiques pourront rémunérer l'ensemble des parties prenantes : l’Etat, les actionnaires, les salariés, sans léser les clients ?        <br />
       - Social ou sociétal : l'ambiguïté sémantique à ce sujet exprime sans doute la grande difficulté que les acteurs ont à cerner ce niveau. La dimension sociale renverrait davantage aux membres de la communauté de travail, tandis que, la dimension sociétale ferait davantage référence à la vie de la cité. La dimension sociale pourrait renvoyer sur le plan quantitatif à la notion d'emplois durables et sur le plan qualitatif aux conditions de travail : pouvoir gagner sa vie sans la perdre. Sur ce plan, c'est le sens même du travail qui est sollicité. Le rapport de la commission Sud, illustre bien cette dimension en présentant le DD comme un processus qui permet aux être humains de développer leur personnalité, de prendre confiance en eux-mêmes et de mener une existence digne et épanouie. C'est un processus qui libère les populations de la peur du besoin et de l'exploitation et qui fait reculer l'oppression politique, économique et sociale.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le Développement Durable : une autre conception de la vocation de l'entreprise</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <object width="270" height="260"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/Qz8NYOiQnRk&color1=0xb1b1b1&color2=0xcfcfcf&hl=fr&feature=player_embedded&fs=1"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowScriptAccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/Qz8NYOiQnRk&color1=0xb1b1b1&color2=0xcfcfcf&hl=fr&feature=player_embedded&fs=1" type="application/x-shockwave-flash" allowfullscreen="true" allowScriptAccess="always" width="270" height="260"></embed></object>     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>3. Une autre conception de la Valeur </b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/1487027-1978752.jpg" alt="3.21 Le Développement Durable : De nouvelles pistes pour repenser les stratégies et les organisations" title="3.21 Le Développement Durable : De nouvelles pistes pour repenser les stratégies et les organisations" />
     </div>
     <div>
      Jusqu'à présent, l'entreprise a été dominée par le paradigme financier. Son existence se justifie uniquement par le profit qu'elle dégage. Cette conception de la valeur est en train de trouver ses limites. La valeur créée par une entreprise ne peut plus se limiter à la seule satisfaction de l'actionnaire au détriment parfois des salariés. Elle ne peut se réduire à ce que les sciences calculatrices <a class="link" href="http://www.amazon.fr/exec/obidos/search-handle-url?%5Fencoding=UTF8&search-type=ss&index=books-fr&field-author=Philippe%20Trouv%C3%A9">(Philippe Trouvé)</a>  en ont fait.        <br />
              <br />
       En l'inscrivant dans l'écosystème naturel et la société, le DD redonne à l'action entreprenariale une grandeur qu'avait touchée du doigt les grands entrepreneurs qualifiés parfois d'utopiques comme <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Adriano_Olivetti">Adriano Olivetti</a> <a class="link" href="http://www.esc-clermont.fr/fr_htm/outils/evenements/News_2009/Hommage_Novara.pdf">(F. Novarra)</a>. Pour <a class="link" href="http://www.amazon.fr/exec/obidos/search-handle-url?%5Fencoding=UTF8&search-type=ss&index=books-fr&field-author=Jean-Ren%C3%A9%20Fourtou">Jean-René Fourtou</a>, s'inspirant des philosophes comme <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Gottfried_Wilhelm_Leibniz">Leibniz</a> et <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Aristote">Aristote</a>, l'entrepreneur est un agent de transformation du réel : " entreprendre c'est changer la forme de la matière, c'est continuer la création et peut-être l'accomplir " (1985:21). Entreprendre c'est donc tenter  d’achever l'acte de la création. C'est  donc  une activité éminemment sociale.        <br />
              <br />
       Mais si dans ce modèle, entreprendre prend une toute autre dimension, l'acte d'achat, se trouve lui aussi éclairé. Acheter ne consiste plus seulement à satisfaire un besoin de consommation personnelle et égocentrique mais contribue à participer à la transformation de la société toute entière.        <br />
              <br />
       Ainsi, à travers le DD c'est donc toute la vocation de l'économie qui se trouve réenchantée. A quoi sert l'économie sinon à faire évoluer la condition humaine. Le DD en retrouvant le chemin de l'humanité constitue une véritable logothérapie <a class="link" href="http://www.youtube.com/watch?v=9EIxGrIc_6g">(V.Frankl)</a> pour l'économie toute entière. Elle permet de remettre en circulation les idéaux des individus fatigués de ces dérives douteuses <a class="link" href="http://www.amazon.fr/exec/obidos/search-handle-url?%5Fencoding=UTF8&search-type=ss&index=books-fr&field-author=Alain%20Ehrenberg">(Ehrenberg)</a> qui si elles persistent pourraient conduire la société toute entière au désespoir. <a class="link" href="http://www.amazon.fr/s/?ie=UTF8&keywords=tony+anatrella&tag=googhydr0a8-21&index=stripbooks&hvadid=698271969&ref=pd_sl_4it79vbtmo_e">(Tony Anatrella</a> : <a class="link" href="http://www.amazon.fr/Non-soci%C3%A9t%C3%A9-d%C3%A9pressive-Tony-Anatrella/dp/2080813218/ref=sr_1_2?ie=UTF8&s=books&qid=1257799653&sr=1-2">1997)</a>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>4. Développement Durable et stratégies de rupture </b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/1487027-1978753.jpg" alt="3.21 Le Développement Durable : De nouvelles pistes pour repenser les stratégies et les organisations" title="3.21 Le Développement Durable : De nouvelles pistes pour repenser les stratégies et les organisations" />
     </div>
     <div>
      Les deux auteurs rappellent que dans un contexte d'hyper compétition, " les entreprises les plus performantes sont celles qui s'affranchissent des approches concurrentielles classiques ". Cette affirmation rejoint celle de <a class="link" href="http://recherche.fnac.com/ia71290/Michel-Marchesnay">Michel Marchesnay</a> qui recommande de cultiver la singularité et celle de <a class="link" href="http://www.amazon.fr/exec/obidos/search-handle-url?%5Fencoding=UTF8&search-type=ss&index=books-fr&field-author=Jean-Jacques%20Pluchart">Jean-Jacques Pluchart </a> qui constatent aussi que les entreprises qui réussissent sont souvent des entreprises qui sont capables de sortir du conformisme.        <br />
              <br />
       Nombreux sont les auteurs aujourd'hui qui encouragent les managers à faire le choix de " l'innovation de rupture ". Celle-ci, selon ces auteurs, se distinguent de l'innovation de produits ou de services, et encore plus de l'innovation de procédés. Ils encouragent davantage l'innovation stratégique centrée sur l'offre d'un nouveau modèle économique, ex : <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/EBay">(EBay)</a> ou l'innovation managériale (ex : Patagonia) qui se caractérise par la capacité d'une entreprise à mobiliser des ressources et des savoir-faire " difficiles à identifier et à dupliquer par un concurrent  " <a class="link" href="http://www.esc-clermont.fr/fr_htm/recherche/cahiers/Cahierrecherche_Asselineau-Pire_08-08.pdf">(Alexandre Asselineau, Pierre Piré Lechalard : 2008)</a>.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les innovations scientifiques de demain et le Développement Durable</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <object width="270" height="260"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/91g_Ni08u3k&color1=0xb1b1b1&color2=0xcfcfcf&hl=fr&feature=player_embedded&fs=1"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowScriptAccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/91g_Ni08u3k&color1=0xb1b1b1&color2=0xcfcfcf&hl=fr&feature=player_embedded&fs=1" type="application/x-shockwave-flash" allowfullscreen="true" allowScriptAccess="always" width="270" height="260"></embed></object>     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>5. Développement Durable et Gestion des Ressources Humaines</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/1487027-1978754.jpg" alt="3.21 Le Développement Durable : De nouvelles pistes pour repenser les stratégies et les organisations" title="3.21 Le Développement Durable : De nouvelles pistes pour repenser les stratégies et les organisations" />
     </div>
     <div>
      Cette nouvelle définition de la valeur, comme élément visant à satisfaire de façon équitable et équilibrée l'ensemble des parties prenantes, engage les entrepreneurs qui se revendiqueraient du DD à repenser radicalement leur stratégie autour de la compétitivité hors prix.        <br />
              <br />
       Celle-ci, rappelons, ne peut se faire sans la contribution et la participation intelligente des salariés. Les théories du Développement Durable ne peuvent donc se limiter au seul respect de normes environnementales ou à une simple démarche marketing visant à séduire les consommateurs, elles impactent aussi la gestion des ressources humaines.       <br />
              <br />
       Cependant, pour que cette intelligence s'exprime, il est nécessaire de faire évoluer les règles organisationnelles et managériales qui régissent les relations de travail. Comment, en effet, bénéficier de la logique de don des acteurs dans des systèmes verticaux, autoritaires et inéquitables ?        <br />
              <br />
       Les théories du Développement Durable semblent encore en être, à ce niveau, à leur balbutiement. Il paraît en tout cas difficile d'imaginer que cette logique de don puisse réellement se mettre en place sans un changer la relation des salariés au Capital. L'exemple des scops est, à ce sujet, prometteur.        <br />
              <br />
       Cette réflexion sur le social rejoint d'une certaine façon les réflexions que nous avons menées avec <a class="link" href="http://www.4tempsdumanagement.com/4-4-Les-utopies-de-la-dirigeance-par-Philippe-Trouve_a35.html">Philippe Trouvé (2008)</a> sur les utopies. Il est difficile de dire à ce jour si les théories du Développement Durable iront jusque-là. Elles sont porteuses visiblement d'un nouveau paradigme économique, organisationnel et social. Mais celui-ci est encore à l'état de potentiel. Comment s'actualisera t-il ? S’agira t-il d’un aménagement de l’existant ou de l’émergence encore incertaine d’un  nouveau monde, avec de nouvelles règles de marché et d'organisation ?       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La croissance par le Développement Durable en Suède</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <div><object width="270" height="260"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/x8y1uc_le-developpement-durable-face-a-la_news&colors=foreground:0033CC;special:D9D7D2;&related=0"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowScriptAccess" value="always"></param><embed src="http://www.dailymotion.com/swf/x8y1uc_le-developpement-durable-face-a-la_news&colors=foreground:0033CC;special:D9D7D2;&related=0" type="application/x-shockwave-flash" width="270" height="260" allowFullScreen="true" allowScriptAccess="always"></embed></object><br /><b>     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Bibliographie - sitographie et vidéographie</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/1487027-1978756.jpg" alt="3.21 Le Développement Durable : De nouvelles pistes pour repenser les stratégies et les organisations" title="3.21 Le Développement Durable : De nouvelles pistes pour repenser les stratégies et les organisations" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">Bibliographie :</span>       <br />
       <a class="link" href="http://www.amazon.fr/Non-soci%C3%A9t%C3%A9-d%C3%A9pressive-Tony-Anatrella/dp/2080813218/ref=sr_1_1?ie=UTF8&s=books&qid=1263822909&sr=1-1">Anatrella (1997), Non à la société dépressive, Flamarion, 306 p</a>       <br />
       <a class="link" href="http://www.amazon.fr/Home-Yann-Arthus-Bertrand/dp/2732439223/ref=sr_1_1/279-0907542-2351560?ie=UTF8&s=books&qid=1248005869&sr=1-1">Bertrand Y. A (2009), Home, Editions de la Martinière, 190 pages</a>       <br />
       <a class="link" href="http://www.wikilivres.info/wiki/Rapport_Brundtland">Rapport Brundland en Français</a>       <br />
       <a class="link" href="http://www.amazon.fr/passion-dentreprendre-Jean-Christian-Fauvet/dp/2708106694/ref=sr_1_3?ie=UTF8&s=books&qid=1248011865&sr=1-3">Fauvet, J-C; Fourtou, J-R., La passion d'entreprendre, Éditions d'organisation, Paris, 1985.</a>       <br />
       <a class="link" href="http://www.amazon.fr/D%C3%A9couvrir-sens-vie-avec-logoth%C3%A9rapie/dp/2761907094/ref=sr_1_1?ie=UTF8&s=books&qid=1263822984&sr=1-1">Franckl V (1988), Donnez un sens à sa vie avec la logothérapie, Editions de l'Homme, 264 p</a>       <br />
       <a class="link" href="http://www.cairn.info/revue-management-et-avenir-2004-2-page-7.htm">Marchenay  M (2004), Hypermodernité, hypofirme, et singularité in Management et Avenir , numéro 2 (p 2 : 26)</a>       <br />
       <a class="link" href="http://www.arip-ics.org/cnx_det.php?id_public=25">Novara F (1978), La transformation du Travail chez Olivetti in Actions sur les conditions de travail in Arip n° 26 </a>       <br />
       <a class="link" href="http://www.4tempsdumanagement.com/4-20-Et-si-les-entreprises-non-conformistes-etaient-porteuses-d-un-nouveau-modele-de-management_a736.html">Pluchart JJ (2009), Et si les entreprises non conformistes étaient porteuses d'un autre modéle de management ? In Les 4 Temps du Managemennt n°20</a>       <br />
       <a class="link" href="http://www.4tempsdumanagement.com/4-4-Les-utopies-de-la-dirigeance-par-Philippe-Trouve_a35.html">Trouve Ph (2008), Les Utopies de la Dirigeance, Les 4 Temps du Management N°4</a>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Sitographie :</span>       <br />
       <a class="link" href="http://www.cerna.ensmp.fr/index.php?option=com_content&task=view&id=82&Itemid=53">Matthieu Glachant (Cours), Centre d’Economie Industrielle </a>       <br />
       <a class="link" href="http://www.developpement-durable.gouv.fr/rubrique.php3?id_rubrique=768">Ministere de l'Ecologie, de l'Energie, du Développement Durable et de la Mer</a>       <br />
       <a class="link" href="http://www.cjd.net/Default.aspx?tabid=92">L'approche CJD du Développement Durable</a>       <br />
       <a class="link" href="http://www.slideshare.net/jeremydumont/nouvelles-utopies-innovantes-collision-de-reves2-presentation">Quelles utopies innovantes avant la crise économique et finançière de 2008</a>       <br />
              <br />
       Vidéos :       <br />
       <a class="link" href="http://www.omegatv.tv/rubrique-10-118-Developpement-durable.php">Plus de 50 vidéos sur le développement durable</a>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Face à la crise : Développement Durable et mondialisation par Luc Ferry </b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <embed type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.canal-u.tv/extension/source_commune/design/standard/flash/flvPlayer.swf" style="" id="mediaplayer" name="mediaplayer" quality="high" allowfullscreen="true" allowscriptaccess="always" flashvars="width=320&height=320&starttime=0&endtime=3514&file=http://www.canal-u.tv/layout/set/xml/content/view/xml_config_programme/179151&showdigits=total&recommendations=http://www.canal-u.tv/layout/set/xml/content/view/xml_config_programme_recommendations/179151&logo=http://www.canal-u.tv/extension/smilecanalu/design/canalu/images/img_html/logo_video.png&logolinkto=http://www.canal-u.tv" height="320" width="320">     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <CENTER>

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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
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       urchinTracker();       <br />
       </script>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Les 4 Temps du Management : Une lettre au service du développement de la Compétence Managériale</div>
   ]]>
   </description>
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   <link>http://www.4tempsdumanagement.com/3-21-Le-Developpement-Durable-De-nouvelles-pistes-pour-repenser-les-strategies-et-les-organisations_a763.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:www.4tempsdumanagement.com,2012:rss-1415946</guid>
   <title>3.20 Les stratégies de différenciation</title>
   <pubDate>Sat, 06 Jun 2009 08:39:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>JC Casalegno</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Le Temps de la Strategie]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Pendant très longtemps la différenciation s'est faite sur le prix. Les entreprises qui ont opté pour cette orientation se sont trouvées confrontées de plein fouet avec la concurrence mondiale. Certaines n'ont pu résister et ont disparu. Celles qui survivent et se développent ont su développer des avantages spécifiques originaux et singuliers : elles ont cultivé leur différence. Le concept de différenciation constitue un concept utile dont les managers ont besoin pour s'interroger sur la meilleure direction à prendre.     <div><b>1. Se distinguer de la concurrence par la Valeur Client</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/1415946-1877818.jpg" alt="3.20 Les stratégies de différenciation" title="3.20 Les stratégies de différenciation" />
     </div>
     <div>
      Parmi les nombreuses formules stratégiques de développement, les stratégies de différenciation constituent une solution reconnue. Pour commencer, voici quelques définitions :        <br />
              <br />
       " On appelle différenciation la mise en évidence de spécificités porteuses de valeur pour le client et destinées à distinguer l'offre d'une entreprise de celle de ses concurrents " (<a class="link" href="http://www.amazon.com/Marketing-Management-Quadri-French-Dubois/dp/2744070408/ref=sr_1_1?ie=UTF8&s=books&qid=1245575590&sr=1-1">Kotler, Dubois, 2004</a> : 339).       <br />
              <br />
       " La stratégie de différenciation rassemble les stratégies dont l'objectif est d'obtenir une valeur perçue comme supérieure à celle de ses concurrents " (<a class="link" href="http://www.amazon.com/Management-strat%C3%A9gique-concurrentiel-Jean-Charles-Mathe/dp/2711769984/ref=sr_1_1?ie=UTF8&s=books&qid=1264586224&sr=1-1">JC Mathé, 2001</a> : 102).        <br />
              <br />
       Les stratégies de différenciation se distinguent des stratégies prix. Elles visent à capter le client en lui offrant d'autres avantages que le seul coût d'acquisition du produit. Malgré la présentation de certains manuels académiques, nous ne classons pas la différenciation par le prix comme une réelle stratégie de différenciation dans la mesure où cette approche ne s'appuie pas sur le concept fondamental qui est celui de la " Valeur Client ". L'avantage concurrentiel qui repose sur la Valeur Client passe par une exploration de ce que peut désirer un client à propos d'un produit ou d'un service qui le rendra justement moins sensible au prix. Cette identification repose à la fois sur une plus grande intelligence des besoins des clients et une plus grande créativité puisqu'il s'agit de réaliser des combinaisons de solutions pour faire une offre pertinente.        <br />
              <br />
       Pour cultiver cette différence, l'entreprise doit être capable d'offrir des avantages aux clients :       <br />
       - distinctifs : qui démarquent nettement le produit des produits rivaux.       <br />
       - communicables : le client doit pouvoir comprendre clairement les avantages du produit.       <br />
       - rentables : la valeur ajoutée crée doit être significative pour l'entreprise.        <br />
              <br />
       Cette question de la différenciation reprend notre réflexion sur la compétitivité " Hors Prix " qui s'efforçait de trouver des solutions visant à mettre sur le marché des produits et services dont l'attrait repose davantage sur la valeur d'usage ou d'estime que sur la valeur économique du produit.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>2.  Les principales formes de différenciation selon Jean-Charles Mathé</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/1415946-1878294.jpg" alt="3.20 Les stratégies de différenciation" title="3.20 Les stratégies de différenciation" />
     </div>
     <div>
      <a class="link" href="http://www.decitre.fr/recherche/resultat.aspx?criteres=Jean-Charles+Mathe&typeCritere=">Jean-Charles Mathé</a> distingue 5 formes principales de différenciation :       <br />
              <br />
       - 1°) <b>La différenciation par sophistication</b> qui consiste à offrir un ensemble de produits ou services dont la valeur perçue est supérieure à la valeur des produits/services des concurrents. Le surcoût engendré par cette offre, qui se caractérise par un effort de qualité supérieure, justifiera alors un prix plus élevé. On pourra citer pour illustrer cette catégorie des entreprises comme :        <br />
       - <a class="link" href="http://www.dedietrich-thermique.fr/de_dietrich/nos_valeurs">De Dietrich</a> dans le chauffage qui se caractérise par la volonté de distribuer des produits de qualité, fiables et durables.        <br />
       - <a class="link" href="http://www.miele.fr/fr/electromenager/entreprise/13572_13384.htm">Miele</a> dans l'électroménager qui offre aux clients des produits dont la durée de vie est supérieure de 6 ans en moyenne par rapport aux produits de la concurrence.       <br />
       - <a class="link" href="http://beostores.bang-olufsen.fr/france/undefined1">Bang &amp; Olfusen</a> dans l'audiovisuel qui cherche à combiner en permanence excellence technologique et design.       <br />
       - <a class="link" href="http://www.montblanc.fr/3508.php">Mont-Blanc</a> dans les stylos qui associe le savoir artisanal avec l'esthétique de l'objet.       <br />
       - <a class="link" href="http://france.asus.com/aboutasus.aspx">Asus</a> dans les ordinateurs portables qui concilie Innovation et usages.       <br />
       - <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Intel_Corporation">Intel</a> dans les composants électroniques, résolument orienté vers la recherche permanente d'innovations technologiques.       <br />
              <br />
       2°) <b>La différenciation par épuration</b> qui consiste à rechercher le produit le plus simple et souvent avec un coût plus bas du fait de cette simplification. Pour illustrer cette catégorie, on pourra penser à :       <br />
       - <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Ikea">Ikea</a> qui propose aux clients des meubles à monter soi-même tout en associant un design particulier.       <br />
       - <a class="link" href="http://www.bicworld.com/inter_fr/corporate/vision_n_value/our_value.asp">Bic</a> avec ses produits jetables (Stylos, rasoirs, briquets, téléphones, etc.).       <br />
       - <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Citro%C3%ABn_2CV">Citroën</a> avec la 2 CV        <br />
       - <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/EasyJet">Easyjet</a>       <br />
       - Les selfs services comme <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/McDonald's">Mac Do</a>       <br />
       Cette seconde catégorie rappelle, il est vrai,  les stratégies fondées sur les coûts mais, sa spécificité repose sur l'association de plusieurs avantages offerts aux clients dont le prix n'est qu'une composante.        <br />
              <br />
       3°) <b>La différenciation par spécialisation</b> qui consiste à rechercher un segment de marché spécifique, c'est à dire délimité en termes de comportement d'achat, en termes géographiques ou les deux. On peut penser par exemple à la société <a class="link" href="http://www.distriborg.com/monde_distriborg/groupe_histoire.htm">Distriborg</a> qui fut une des premières sociétés à distribuer en gros des produits alimentaires provenant de l'agriculture biologique, ou encore à <a class="link" href="http://www.tooxl.com/relevejambes-leglifter-tooxl-p-55.html">TooXl,</a> boutique spécialisée pour la distribution de vêtements destinés à des personnes obèses, ou <a class="link" href="http://www.lcf-rothschild.com/fr/groupe/groupe/lettre.asp">La Compagnie Financière Edmond de Rothschild</a>, banque spécialisée dans la gestion de patrimoine familiaux.        <br />
              <br />
       4°) <b>La différenciation par le temps</b> : il s'agit ici de se différencier en jouant sur les délais. <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Chronopost">Chronopost</a>, <a class="link" href="http://lamarque.pizzahut.fr/tout-sur-pizza-hut/rejoignez-nous">Pizza hut</a>, <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/United_Parcel_Service">UPS</a> ou encore <a class="link" href="http://h40046.www4.hp.com/hprenew/fr/fr/hprenew.html">HP Renews </a>  peuvent illustrer par exemple cette formule.        <br />
              <br />
       5°) <b>La différenciation par la marque</b> qui oblige l'entreprise à mener des actions de recherche développement permettant de garantir un certain niveau de qualité aux clients. L'utilisation de cette ressource donne une identité aux produits de l'entreprise mais nécessite également un budget de communication significatif. Le site <a class="link" href="http://www.prodimarques.com/sagas_marques/sagas.php">" La Saga des Marques "</a> permettra au lecteur de retrouver l'ensemble des marques qui ont marqué notre esprit ces derniers mois.        <br />
              <br />
       La <b>fidélité</b> pour la marque se mesure par la répétition dans le temps d'une même décision d'achat tandis que la <b>sensibilité</b> à la marque se mesure en analysant les décisions prises par les consommateurs face à un nombre donné de marques. Investir dans plusieurs marques permet d'atteindre des segments différents. La marque <a class="link" href="http://www.fido-chien.fr/">Fido</a> recouvre par exemple les produits pour chiens tandis que la marque <a class="link" href="http://www.purina-felix.fr/default.aspx">Félix </a> concerne ceux pour chats.         <br />
              <br />
       De manière générale, on peut distinguer 4 grandes catégories de politique de marques :       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <table style="width: 500px;border-spacing: 1px;background-color: #3300CC;" class="texte">
      	 <tr>
      		 <th style="background-color: #FFFFFF;">       Typologie</th>
      		 <th style="background-color: #FFFFFF;"> Exemple</th>
      		 <th style="background-color: #FFFFFF;"> Caractéristiques       <br /></th>
      	 </tr>
      	 <tr>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;">       Marque Entreprise</td>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;"> <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Procter_&_Gamble">Procter et Gamble</a></td>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;"> Valoriser l'image institutionnelle par rapport aux produits       <br /></td>
      	 </tr>
      	 <tr>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;">       Marque produit</td>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;"> <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Bic">Bic</a>, <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Pernod_Ricard">Pernod Ricard</a>, <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Adidas">Adidas</a></td>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;"> Identifier l'entreprise et ses produits       <br /></td>
      	 </tr>
      	 <tr>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;">       Marque ombrelle</td>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;"> <a class="link" href="http://www.bicworld.com/inter_fr/corporate/history/baron.asp">Bic</a>, <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Sony">Sony</a></td>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;"> Identifier l'entreprise lorsque les produits sont très différents       <br /></td>
      	 </tr>
      	 <tr>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;">       Marque caution</td>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;"> <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Microsoft">Microsoft</a>, <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/International_Business_Machines">IBM</a></td>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;"> Identifier l'entreprise pour authentifier l'origine des produits.       <br /></td>
      	 </tr>
       </table>
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>3. Les 5 principaux leviers de différenciation selon kotler et Dubois</b></div>
     <div>
      <a class="link" href="http://books.google.com/books?lr=&um=1&hl=fr&q=philippe+kotler%2C+Bernard+dubois&btnG=Chercher+des+livres">Kotler et Dubois</a>       <br />
              <br />
       <table style="width: 500px;border-spacing: 1px;background-color: #3300CC;" class="texte">
      	 <tr>
      		 <th style="background-color: white;">       Produit</th>
      		 <th style="background-color: white;"> Services</th>
      		 <th style="background-color: white;"> Personnel</th>
      		 <th style="background-color: white;"> Point de vente</th>
      		 <th style="background-color: white;"> Image       <br /></th>
      	 </tr>
      	 <tr>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;">       La forme</td>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;"> La facilité d'accès</td>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;"> La compétence</td>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;"> La couverture</td>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;"> Les symboles       <br /></td>
      	 </tr>
      	 <tr>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;">       Les fonctionnalités</td>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;"> La livraison</td>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;"> La courtoisie</td>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;"> L'expertise</td>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;"> Les médias       <br /></td>
      	 </tr>
      	 <tr>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;">       La performance</td>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;"> L'installation</td>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;"> La crédibilité</td>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;"> La performance</td>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;"> Les atmosphères       <br /></td>
      	 </tr>
      	 <tr>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;">       La conformité</td>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;"> La formation du client</td>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;"> La fiabilité</td>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;"> Les évènements       <br /></td>
      	 </tr>
      	 <tr>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;">       La durabilité</td>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;"> Le conseil</td>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;"> La serviabilite       <br /></td>
      	 </tr>
      	 <tr>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;">       La fiabilité</td>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;"> La reparation</td>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;"> La communication       <br /></td>
      	 </tr>
      	 <tr>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;">       La reparabilite</td>
      		 <td style="padding: ;background-color: white;"> Les autres services       <br /></td>
      	 </tr>
       </table>
       Le design       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/1415946-1879603.jpg" alt="3.20 Les stratégies de différenciation" title="3.20 Les stratégies de différenciation" />
     </div>
     <div>
      <b>3.1 La différenciation par le produit :</b>       <br />
              <br />
       C'est sans doute à ce niveau que la différenciation est la plus aisée. On distingue au minimum 8 possibilités :       <br />
              <br />
       1°) Au niveau de la <b>forme</b>, les comprimés d'un antidépresseur connu, peuvent être remplacés par des gouttes; ce qui permet de doser le produit et facilite notamment la réduction progressive dans la période de sevrage. On retrouve le même processus pour l'aspartame qui peut se présenter en comprimés ou en poudre.        <br />
              <br />
       2°) Offrir des <b>fonctionnalités</b> adaptées aux besoins des consommateurs, ces auteurs conseillent aux fabricants de se poser les questions suivantes :        <br />
       - Qu'est-ce qui plait ou déplait dans ce produit aux consommateurs ?        <br />
       - Quelles-sont les autres caractéristiques du produit qui pourrait plaire aux consommateurs ?        <br />
       - Combien seraient-ils prêts à payer pour chacune d'entre-elles ?        <br />
       - Nous envisageons 3 améliorations, qu'en pensez-vous ?        <br />
       - Seriez-vous prêts à payer pour ces améliorations et combien ?        <br />
              <br />
       L'analyse dite fonctionnelle est également souvent utilisée pour identifier des fonctionnalités nouvelles, susceptibles de retenir l'attention du client. Elle consiste à croiser les besoins des clients en comprenant mieux son activité et son environnement avec les fonctions du produit. Cette méthode permet ainsi de faire émerger de nouvelles fonctionnalités pouvant conduire à des innovations attractives.  Nous avons notamment utilisé cette méthode pour lancer en 2004 un agenda destiné à des managers présentant de nombreuses nouvelles fonctions encore peu développées. Outre la gestion des rendez vous et des micro-activités, fonctions habituellement existantes dans un agenda classique, d'autres supports ont pu être proposés, comme la gestion et le suivi des objectifs professionnels et personnels, la déclinaison des objectifs en plans d'actions et petits projets, la synthèse des réunions et des entretiens et la possibilité d'avoir sur soi 20% de l'information permettant de traiter 80% des sollicitations. On pourra citer, comme autre exemple, le parapluie dont la fonction ne sert pas seulement à se protéger de la pluie mais peut constituer aussi une surface de communication intéressante. On pourra parler alors de parapluies publicitaires.        <br />
              <br />
       3°) Pour la plupart des produits, il est également possible d'envisager différents <b>niveaux de performance</b>. On retrouve ce principe par exemple dans la vente d'ordinateurs, d'appareils photographiques numériques ou dans le monde automobile. La performance correspond à un niveau de résultats obtenu avec les fonctionnalités du produit. Il ne s'agira pas ici de valoriser les attributs techniques du produit mais les résultats que le client peut en attendre.        <br />
              <br />
       4°) <b>La conformité aux spécifications</b> vendues constitue aussi un élément de différenciation. On sait par exemple qu'en achetant une voiture allemande <a class="link" href="http://www.volkswagen.fr/">(Volkswagen</a>, <a class="link" href="http://www.mercedes-benz.fr/content/france/mpc/mpc_france_website/fr/home_mpc/passengercars/home/passenger_cars_world/heritage.html">Mercedes</a>, <a class="link" href="http://www.audi.fr/fr/brand/fr/entreprises/actualites.html#source=http://www.audi.fr/fr/brand/fr/entreprises/philosophie.html&container=page">Audi)</a>, on aura une voiture présentant un certain niveau de qualité correspondant aux promesses de vente.        <br />
              <br />
       5°) <b>La durabilité</b> a été déjà été évoquée à propose de la marque Miele qui a fait de la durée de vie des produits un élément clé de sa stratégie de différenciation.        <br />
              <br />
       6°) <b>La fiabilité</b> rejoint la notion de qualité. Elle offre la probabilité qu'un produit peut fonctionner sans connaître de défaillance pendant une période donnée. C'est souvent ce qui est évoqué à propos des pneus <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Michelin">Michelin</a> par exemple, ou des machines à laver de grandes marques comme <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Brandt_(marque)">Brandt</a>       <br />
              <br />
       7°) <b>La réparabilité</b> définit la facilité avec laquelle on peut résoudre un dysfonctionnement du produit. Celle-ci est généralement plus facile si le produit comprend un nombre de pièces standards suffisants. Les produis chinois souvent peu chers sont parfois perçus comme peu fiables et peu réparables du fait de la fragilité des pièces. La compétitivité prix n'est en effet pas toujours compatible avec un certain niveau de qualité et de durabilité.        <br />
              <br />
       8°) <b>Le design</b> fait référence à l'apparence extérieure du produit et aux émotions esthétiques qu'il engendre. Un entrepreneur a conçu par exemple des pylônes pour la téléphonie mobile en faisant appel à un designer pour leur donner une allure plus écologique. Ce pylône se vend aujourd'hui aux collectivités locales soucieuses de protéger leur environnement. Les produits de luxe, notamment les fabricants de parfums n'hésitent pas à investir sur le contenant pour convaincre leurs clients de la qualité de leurs parfums. <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Paul_Gaultier">Jean Paul Gauthier</a> a lancé son premier parfum en mettant celui-ci dans un flaconnage en forme de corps féminin. L'horloger <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Nicolas_Hayek">Nicolas Hayek</a>, PDG du groupe <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/ASUAG">Asuag</a> lança en 1979, un nouveau type de montre, la <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Swatch_Group">Swatch</a> pour enrayer le déclin des montres suisses mises en difficultés par les productions japonaises notamment. Le succès de la Swatch n'est pas seulement lié à son rapport qualité prix mais aussi à l'apparence de la montre. Le constructeur automobile <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Saab">Saab</a> a fait également son succès non seulement en jouant sur la fiabilité des moteurs de ses voitures mais aussi sur son " look " caractéristique, notamment la <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Saab_900">Saab 900</a>.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/1415946-1879624.jpg" alt="3.20 Les stratégies de différenciation" title="3.20 Les stratégies de différenciation" />
     </div>
     <div>
      <b>3.2 La différenciation par le service :</b>       <br />
              <br />
       De plus en plus de fabricants ont compris qu'il fallait associer à leurs produits des services. Total associe par exemple à la distribution de carburant un service de dépannage. On pourra repérer à ce niveau, au moins 6 éléments :       <br />
              <br />
       - 1°) <b>La facilité de commande</b> : Les enveloppes T constituent une illustration de ce souci. De nombreux sites de E-commerce sont parvenus à les rendre très accessibles. On peut penser à <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/PayPal">Paypal</a> qui a visiblement amélioré cet aspect et connait depuis son rachat par <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/EBay">EBay</a> une nette progression.        <br />
              <br />
       - 2°) <b>La livraison avec la possibilité</b> par exemple pour le client de bénéficier d'une aide à la mise en route d'un ordinateur ou d'un produit technologique <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Darty">(Darty)</a>, <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Fnac">(Fnac)</a> ou encore d'un service de montage dans le cas d'achat de meubles <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Conforama">(Conforama)</a>.        <br />
              <br />
       - 3°) <b>L'installation géographique</b> permettant une plus ou grande proximité aux clients.       <br />
              <br />
       - 4°) <b>La formation au client</b> : <a class="link" href="http://www.loreal.fr/_fr/_fr/html/groupe/histoire-de-l-oreal.aspx">L'Oréal</a> offre à ses distributeurs des formations leur permettant d'augmenter leur efficacité et leurs capacités commerciales.       <br />
              <br />
       - 5°) Le <b>conseil</b> dans le cas notamment du système de franchise.       <br />
              <br />
       - 6°) La <b>réparation</b> : <a class="link" href="http://www.darty.com/achat/assistance/assistance.html">Darty</a> propose par exemple un SAV fonctionnant 7 jours sur 7 avec la promesse d'une intervention dans la journée si l'appel est reçu avant 10h du matin.       <br />
       S'interroger sur les services à associer aux produits, fait partie aujourd'hui, des fondamentaux de la stratégie commerciale des entreprises.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/1415946-1879626.jpg" alt="3.20 Les stratégies de différenciation" title="3.20 Les stratégies de différenciation" />
     </div>
     <div>
      <b>3.3 La différenciation par le personnel :</b>       <br />
              <br />
       Il est possible d'acquérir aussi un avantage concurrentiel substantiel en investissant sur l'attitude du personnel de contact et la compétence des salariés.6 domaines sont généralement investis à ce niveau :        <br />
              <br />
        - 1°) <b>La compétence</b>, c'est à dire la maîtrise des savoir-être professionnels.       <br />
              <br />
        - 2°)  <b>La courtoisie</b> qui passe par le respect et la considération des clients.       <br />
              <br />
        - 3°) <b>La crédibilité</b> qui est nécessaire pour inspirer la confiance.       <br />
              <br />
        - 4°) <b>La fiabilité</b> pour apporter une sécurité aux clients.       <br />
              <br />
        - 5°) <b>La serviabilité</b> qui est nécessaire pour prendre en charge les soucis des clients.       <br />
              <br />
        - 6°) <b>La communication</b> à travers l'écoute client et le souci de clarté des messages.       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Disneyland">Disneyland</a>, <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Novotel">Novotel</a>, la compagnie de transport <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Scandinavian_Airlines_System">SAS</a> et en général toutes les entreprises de service, dignes de ce nom, développent des programmes visant à faire de la Qualité de la Relation Client,  un élément central de leur stratégie de différenciation.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>3.4 La différenciation par les points de vente :</b>       <br />
              <br />
       La <b>proximité</b> du fournisseur, son <b>expertise</b> et sa <b>capacité à réagir rapidement </b> sont évidemment aussi des facteurs de différenciation intéressants. C'est la stratégie qu'adoptent généralement les réseaux de franchise comme Century 21 par exemple, les concessionnaires automobiles des grandes marques, etc.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/1415946-1879633.jpg" alt="3.20 Les stratégies de différenciation" title="3.20 Les stratégies de différenciation" />
     </div>
     <div>
      <b>3.5 La différenciation par l'image :</b>       <br />
              <br />
       On pourra, à ce niveau, mettre en évidence deux dimensions au moins :       <br />
              <br />
       - 1°) L'identité de l'entreprise qui s'exprime à travers ses marques et logos enrichis d'une phrase vocation comme "Je le vaux bien" de <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/L'Or%C3%A9al">l'Oréal</a>. La marque a pour but d'accroître la reconnaissance par le client de l'entreprise de ses produits ou de ses services.        <br />
              <br />
       - 2°) La réputation d'une entreprise ou d'une marque peut se développer par diverses actions de communication.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>4. Comment construire une stratégie intelligente de différenciation</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/1415946-1879634.jpg" alt="3.20 Les stratégies de différenciation" title="3.20 Les stratégies de différenciation" />
     </div>
     <div>
      Toutes les sources de différenciation ne sont pas significatives ni mêmes souhaitables. Un de nos clients, fabriquant des capteurs de pression pour des compagnies pétrolières, avait conçu un capteur très sophistiqué avec des fonctions très nombreuses n'intéressant pas le client. La différenciation, doit reposer sur des besoins réels des clients et non les fantasmes des concepteurs.       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.amazon.ca/Customer-Centered-Reengineering-Edwin-T-Crego/dp/0786302984/ref=sr_1_1?ie=UTF8&s=books&qid=1257871546&sr=1-1">Crego et Schiffrin</a> proposent la méthode suivante pour trouver les bonnes sources de différenciation :       <br />
              <br />
       - 1°) Identifier tous les éléments créateurs de valeur pour les clients (quels problèmes concrets le produit ou le service peut-il résoudre pour le client).        <br />
              <br />
       - 2°) Classer tous ses éléments en 4 catégories :       <br />
       - Basiques : par exemple pour un restaurant il s'agira de la qualité de la nourriture.       <br />
       - Attendus : par exemple une disposition des tables agréable, avec des fleurs et un service discret et prévenant.       <br />
       - Désirés : par exemple, une atmosphère calme et détendue.       <br />
       - Inattendus : des mises en bouche offertes en début de repas et des mignardises avec le café.        <br />
              <br />
       3°) Elaborer la configuration des éléments qui composeront l'offre et permettront de construire un avantage concurrentiel significatif.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Bibliographie</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/1415946-1879635.jpg" alt="3.20 Les stratégies de différenciation" title="3.20 Les stratégies de différenciation" />
     </div>
     <div>
      <a class="link" href="http://www.amazon.com/Management-strat%C3%A9gique-concurrentiel-Jean-Charles-Mathe/dp/2711769984/ref=sr_1_1?ie=UTF8&s=books&qid=1264586224&sr=1-1">Jean-Charles Mathé (2001), Vuibert, 199p. " Management stratégique concurrentiel "</a>.       <br />
       <a class="link" href="http://www.amazon.com/Marketing-Management-Quadri-French-Dubois/dp/2744070408/ref=sr_1_1?ie=UTF8&s=books&qid=1245575590&sr=1-1">Kotler &amp; Dubois (2004), Pearson Education, 833 p. " Marketing Management "</a>.       <br />
       <a class="link" href="http://www.amazon.com/Customer-Centered-Reengineering-Remapping-Total-Customer/dp/0786302984">Crego &amp; Schiffrin (1994), Irwin Professional Publishing , 240 p." Customer-Centered Reengineering : Remapping for Total Customer Value "(Hardcover)</a>.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Fréquence Plus Service : Un exemple de différenciation</b></div>
     <div>
      <CENTER> <object width="320" height="240"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/kzPZYTLzxY0&hl=fr&fs=1&color1=0x006699&color2=0x54abd6"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/kzPZYTLzxY0&hl=fr&fs=1&color1=0x006699&color2=0x54abd6" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="320" height="240"></embed></object> <CENTER>       <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <CENTER>

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</CENTER>


     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Les 4 Temps du Management : Une lettre au service du développement de la Compétence Managériale</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/imagette/1415946-1877818.jpg</photo:imgsrc>
   <link>http://www.4tempsdumanagement.com/3-20-Les-strategies-de-differenciation_a735.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:www.4tempsdumanagement.com,2012:rss-1365519</guid>
   <title>3.19 Prévention des risques économiques et Intelligence économique</title>
   <pubDate>Fri, 08 May 2009 10:45:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jérôme Bondu - JC Casalegno</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Le Temps de la Strategie]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div><b>1. Les points d'inflexions stratégiques ou la fin des certitudes</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/1365519-1803714.jpg" alt="3.19 Prévention des risques économiques et Intelligence économique" title="3.19 Prévention des risques économiques et Intelligence économique" />
     </div>
     <div>
      Déjà évoqué par <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Bill_Gates">Bill Gates</a>, le concept de <b>points d'inflexions stratégiques</b>, développé par <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Andrew_Grove">Andrew Grove</a>, ancien fondateur (1968) et PDG d'<a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Intel_Corporation">Intel</a> (1997), traduit bien <b>les nouvelles incertitudes</b> auxquelles les acteurs économiques et institutionnels sont désormais confrontés. C'est un concept qui devient aujourd'hui <b>essentiel</b> pour repenser <b>l'attitude stratégique</b> adoptée par les dirigeants d'entreprise.        <br />
              <br />
       Dans le domaine de la <b>vente par correspondance, par exemple</b>, la Redoute, les 3 Suisses et la Camif ont largement sous estimé la montée du <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Commerce_%C3%A9lectronique">E-Commerce</a>. En quelques mois, leurs chiffres d'affaires se sont brutalement effondrés, ce qui a entraîné <b>des milliers de perte d'emplois</b>.        <br />
              <br />
       Plus récemment dans le <b>domaine automobile</b>, on a constaté un phénomène du même type. Les voitures produites <b>ne correspondent plus aux besoins</b>. Elles sont aux yeux de l'opinion publique trop volumineuses, trop consommatrices d'énergie et trop polluantes. <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Ford">Ford</a> aux Etats-Unis a perdu plus de 40% de son chiffre d'affaire tandis que la plupart des constructeurs européens annoncent des pertes en moyenne  de 18%. Seule la <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Swatch_Group">Swatch</a> connait une croissance réelle alors que la plupart des experts <b>avaient souri avec condescendance</b> lorsque le manager visionnaire <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Nicolas_Hayek">Nicolas Hayek</a>, dirigeant d'une société de fabrication de montres haut de gamme avait lancé ce véhicule sur le marché.        <br />
              <br />
       Dans le domaine de l'énergie, on assiste à la montée progressive <b>des énergies de substitution</b> comme l'énergie solaire ou l'éolienne, tandis que dans le domaine agro-alimentaire les produits " bio " connaissent une belle expansion.        <br />
              <br />
       L'économie ressemble davantage à une mer agitée qu'à un long fleuve tranquille. Ses processus ne reposent pas sur <b>une logique linéaire</b>. Les règles du jeu qui gouvernent le raisonnement et les modes de prises de décision des acteurs changent de plus en plus rapidement et <b>génèrent des nouveaux risques</b> pas toujours faciles à identifier.        <br />
              <br />
       C'est surtout le <b>caractère soudain du changement qu'il est important de mettre en œuvre</b> qui caractérise un point d'inflexion stratégique. Cette <b>soudaineté</b> parait souvent si étrange que les acteurs ont tendance <b>à minimiser les phénomènes et à retarder</b>, quand ce n'est pas négliger de prendre les <b>décisions qui conviennent</b>.        <br />
              <br />
       Tout le monde se souvient de <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Kodak">Kodak</a>, un temps déstabilisé par le passage des technologies analogiques aux technologies numériques. <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/International_Business_Machines">IBM</a> aussi a dû rapidement passer de la fabrication d'ordinateurs aux services, etc.       <br />
              <br />
       Etre capable de percevoir <b>les signes annonciateurs de ces ruptures</b> devient une <b>compétence managériale</b> essentielle à développer. Cette capacité <b>d'anticipation</b> peut, soit permettre de préparer le redéveloppement des activités concernées, soit leur abandon s'il agit d'un déclin inéluctable. Un point d'inflexion stratégique se caractérise par <b>une intensité de la rupture</b> qui  se différencie radicalement des évolutions <b>classiques ou ordinaires</b>.         <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.amazon.fr/exec/obidos/search-handle-url?_encoding=UTF8&search-type=ss&index=books-fr&field-author=Andrew%20Grove">Andrew Grove</a> conçoit l'entreprise comme un ensemble de forces antagonistes en équilibre instable. Il suffit qu'une des forces s'affaiblisse ou s'accroisse pour que l’entreprise soit mise en péril :       <br />
       Il a identifié au moins 5 forces en équilibre par définition contradictoire <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/St%C3%A9phane_Lupasco">(S.Lupasco)</a> :       <br />
       - Puissance et compétence des concurrents actuels       <br />
       - Puissance et compétence des complémenteurs (co-fabricants)       <br />
       - Puissance et compétence des clients       <br />
       - Puissance et compétence des fournisseurs       <br />
       - Puissance et compétence des concurrents potentiels       <br />
       Quand un des éléments de cet ensemble entre en déséquilibre, cela peut contribuer à remettre en question la cohérence des activités ou de la vocation des entreprises avec son environnement. C'est à ce moment qu'on peut parler de " point d'inflexion stratégique ".       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>2. Appel à la vigilance : Seuls les paranoïaques survivent </b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/1365519-1803711.jpg" alt="3.19 Prévention des risques économiques et Intelligence économique" title="3.19 Prévention des risques économiques et Intelligence économique" />
     </div>
     <div>
      <a class="link" href="http://www.decitre.fr/recherche/resultat.aspx?recherche=refine&auteur=Andy+Grove">Andrew Grove</a>, auteur du livre <a class="link" href="http://www.amazon.fr/Seuls-parano%C3%AFaques-survivent-Andrew-Grove/dp/2842110846">" Seuls les paranoïaques survivent "</a> nous exhorte à la vigilance et nous propose de développer <b>10 attitudes clés</b> :        <br />
       " 1) Sachez que <b>les règles du jeu</b> selon lesquelles votre entreprise fonctionne peuvent se modifier <b>profondément à tout moment</b>.       <br />
       2) Limitez les <b>risques</b> de vous faire surprendre en vous mettant constamment à <b>l'écoute du client</b>, mais aussi du discours tenu sur votre compagnie <b>par les médias et la communauté financière</b>.       <br />
       3) Agissez <b>avant</b> d'avoir toutes les données quand <b>votre intuition vous signale</b> que votre entreprise est confrontée à un changement de grande ampleur. <b>Si vous attendez d'avoir des certitudes, vous n'aurez peut être plus les moyens d'inverser le cours du destin.</b>       <br />
       4) Ayez toujours à l'esprit l'exemple d'<a class="link" href="http://www.ibm.com/fr/fr/">IBM</a> : lorsque la physionomie du secteur s'est transformée, notamment sous l'impact du PC, la firme n'a pas voulu  remettre en cause les schémas stratégiques qui avaient fait sa puissance, attribuant ses difficultés à la mauvaise conjoncture. <b>Un travers dont elle aurait pu mourir.</b>       <br />
       5) Examinez, avec un soin tout particulier, <b>les comportements d'achat de vos clients</b>. Leurs évolutions sont les plus importantes mais aussi les plus difficiles à déceler. En effet, de tels changements sont à la fois lents et inexorables.       <br />
       6) Diriger une entreprise, surtout en période de crise, est une chose extrêmement personnelle. Le piège mortel, pour le PDG, <b>c'est de trop s'identifier à sa société</b>, au point de ne plus pouvoir adopter, à son égard, l'objectivité intellectuelle <b>d'une personne extérieure</b>.       <br />
       7) Prêtez toujours attention à ce que vous disent les Cassandres de votre entreprise : ces cadres intermédiaires, particulièrement les <b>commerciaux</b>, sont généralement mieux informés des changement qui se préparent que la direction, car <b>ils passent plus de temps en dehors de la société</b>.       <br />
       8) Suscitez un <b>débat large et intensif</b> dans votre entreprise, vous-même avec des éléments extérieurs à celle-ci, lorsque vous êtes confronté à une innovation dont vous mesurez la portée.       <br />
       9) N'hésitez pas dans les moments d'interrogation stratégique, à faire régner le chaos, en laissant une large place à l'expression et à l'expérimentation individuelles. N'hésitez pas <b>à renouveler votre équipe de direction</b> si c'est le prix à payer pour se mettre en ligne avec les nouvelles orientations stratégiques qui s'imposent.       <br />
       10) <b>Donnez l'exemple</b> et soyez le premier à adapter votre style de gestion, une fois que la nouvelle stratégie a été adoptée. Souvenez-vous que votre premier outil stratégique c'est votre <b>agenda</b> : l'emploi du temps de la majorité des patrons est trop souvent façonné par l'inertie d'actions antérieures. "       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>3. La nécessité d'une veille stratégique permanente </b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/1365519-1804266.jpg" alt="3.19 Prévention des risques économiques et Intelligence économique" title="3.19 Prévention des risques économiques et Intelligence économique" />
     </div>
     <div>
      Au moment du basculement, la rupture est souvent <b>brutale</b> mais celle-ci a généralement été préparée par de nombreux <a class="link" href="http://veille-strategique.eolas-services.com/vasic/signal.htm">" signaux faibles "</a>.La plupart du temps ces <b>" signaux "</b> sont tellement <b>discrets</b> qu'ils ne sont pas perçus par la <b>raison</b> et avant d'apparaître dans les comptes de résultats, ils se diffusent dans <b>la subjectivité des acteurs</b> sous la forme d'une <b>inquiétude diffuse</b>.        <br />
              <br />
       Pour les percevoir,  il est donc nécessaire de faire preuve d'un certain <b>discernement</b>.  A ce stade de <b>perception " infinitésimale "</b> celui-ci repose sur <b>l'intuition</b>. Cette qualité souvent décriée par l' <b>académie</b> obsessionnellement <b>positiviste</b> ne <b>prépare pas</b> beaucoup les managers à ce niveau de réalité. Les entrepreneurs <b>autodidactes</b> semblent, à ce niveau, beaucoup plus efficaces.        <br />
              <br />
       Pour développer cette sensibilité, il existe <b>plusieurs solutions</b> mais celle qui parait la plus simple à mettre en œuvre consiste à valoriser <b>l'accès à l'information</b>. C'est le fait que <b>la conscience du dirigeant soit bien imprégnée de la réalité des marchés et des technologies dans lesquels il est impliqué</b> qui permet de prendre au bon moment <b>les bonnes décisions</b>.        <br />
              <br />
       Pour réveiller cette sensibilité, cette <b>hyper vigilance</b>, caractéristique de la paranoïa, il est important de <b>nourrir le cerveau</b> du décideur des informations utiles dont il a besoin pour conserver et aiguiser cette ressource précieuse appelée <b>" l'intelligence de l'Action "</b>.        <br />
              <br />
       Cette fonction relève du <b>niveau 4 du management</b>. Cependant, elle est souvent suspecte. Lire le journal pendant les heures de travail est mal perçu. Dans <b>un monde incertain</b>, c'est pourtant un bon réflexe. Aujourd'hui <b>avec les agents numériques</b> intelligents et les <b>nombreux moteurs de recherche</b> il est possible de se construire soi-même un système d'information stratégique <b>pertinent</b>.        <br />
              <br />
       Ce terme <b>" pompeux "</b> peut inquiéter le lecteur. Nous montrerons plus loin qu'il s'agit  avant tout d'un b [système de relation collaboratif]b entre les acteurs centré <b>sur l'échange et le partage d'informations</b> vitales pour le devenir de l'entreprise.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>4. Les points clés d'un système d'informations stratégiques</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/1365519-1807569.jpg" alt="3.19 Prévention des risques économiques et Intelligence économique" title="3.19 Prévention des risques économiques et Intelligence économique" />
     </div>
     <div>
      La veille stratégique est une activité qui doit se pratiquer <b>quotidiennement</b> ou au minimum <b>deux fois par semaine.</b> C'est une activité qui relève d'abord de la <b>responsabilité de la direction générale</b> et de ses <b>cadres de direction</b>. Il est important également de <b>mobiliser les salariés en contact avec les clients et les fournisseurs.</b>       <br />
              <br />
       Il y a selon <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Jo%C3%ABl_de_Rosnay">Joël de Rosnay</a>, directeur des Sciences de la Villette <b>deux façons d'observer</b> la réalité : soit de façon <b>convergente</b> sur des <b>questions précises</b>, soit de façon <b> panoramique</b> sur <b>l'ensemble de l'environnement.</b> Ces deux modes d'observation ne doivent pas être envisagés de façon exclusive mais de <b>manière complémentaire</b>. On peut envisager d'ailleurs de <b>spécialiser certains collaborateurs</b> sur des points précis ; d'autres sur <b>une observation plus holistique </b> en tenant compte soit de leur <b>mission</b> et ou de leur <b>préférence cognitive</b>. La <b>focalisation</b> pourra se faire par exemple sur les <b>clients, les fournisseurs, les technologies, les législations, les concurrents</b> tandis que <b>la veille globale</b> passera par <b>l'observation plus générale des tendances actualisées ou en voie d'émergence</b>.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>5. Les outils gratuits de veille stratégique</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/1365519-1807571.jpg" alt="3.19 Prévention des risques économiques et Intelligence économique" title="3.19 Prévention des risques économiques et Intelligence économique" />
     </div>
     <div>
      Aujourd'hui, il existe de nombreux outils de veille gratuits. Ils sont dans un premier temps largement suffisants pour développer une plus grande vigilance. Par ailleurs, on peut penser que toutes les informations nécessaires sont présentes sur le net. Le problème est plutôt la réserve de temps disponible que les dirigeants peuvent consacrer à cette activité.        <br />
              <br />
       De façon schématique, on peut distinguer deux formes de recherche d'informations :        <br />
       - L’abonnement à des sources qui permettent de recevoir de manière automatisée et régulière des informations. Une fois le paramétrage initial réalisé, l’internaute se place dans une position de réception. On peut citer dans ce cas :        <br />
       - Les <a class="link" href="http://www.google.fr/alerts">Google Alerts</a>, que tout le monde connait, qui permettent de recevoir par e-mail à un rythme défini des informations articulées sur des mots clés choisis par l'internaute.       <br />
       - <a class="link" href="http://www.netvibes.com/">Netvibes</a> qui permet de construire un portail d’information en s’abonnant à des fils RSS.       <br />
       - Si un site vous intéresse, mais ne propose pas de flux RSS, vous pouvez en créer un à partir d’un outil spécifique comme <a class="link" href="http://www.ponyfish.com/">Ponyfish</a>       <br />
              <br />
       On parle parfois de technique " pull ".       <br />
       - La recherche " pusch " qui consiste à faire des explorations systématiques sur des moteurs de recherche ou des méta-moteurs.        <br />
       Parmi les moteurs reconnus comme étant les plus efficaces on peut citer :        <br />
       - <a class="link" href="http://www.google.fr/">Google</a> célèbre pour avoir indexé le plus grand nombre de pages web, <a class="link" href="http://www.iseek.com/iseek/home.page">Iseek</a>, dont la spécialité est de détecter automatiquement les thèmes issus des réponses. Vous pouvez ainsi trier les réponses en sélectionnant des critères proposés dans une fenêtre de gauche : thème, personnes, place, structure, date, sigle, …       <br />
       - <a class="link" href="http://wii.clusty.com/qui">Clusty</a> propose une répartition des réponses par catégories (technique appelée clusterisation, d’où le nom de l’outil)       <br />
       - <a class="link" href="http://www.exalead.fr/search/">Exalead</a> qui apporte une interface de visualisation des résultats est très riche, avec notamment une vignette des sites proposés en réponse à votre requête.       <br />
              <br />
       Parmi les méta moteurs (il s’agit d’outils qui vont interroger plusieurs moteurs), on peut citer :       <br />
       - <a class="link" href="http://www.metacrawler.com/">Metacrawler</a>, qui est un des tous premiers métamoteurs.       <br />
       - <a class="link" href="http://www.kartoo.com/fr_index.htm">Kartoo</a>, qui présente les résultats sous forme de cartographie.       <br />
       - <a class="link" href="http://www.ixquick.com/fra/">Ixquick</a> qui anonymise vos recherches sur le net.       <br />
       - <a class="link" href="http://www.lexxe.com/">Lexxe</a>, que l’on peut interroger en langage naturel.        <br />
       Le choix de ses outils se fera à partir des fonctionnalités recherchées, du type de recherche, mais aussi de la qualité de l’interface (désign, ergonomie) qui paraîtra le plus confortable pour l'internaute.        <br />
              <br />
       Parmi les outils de recherche active et volontaire, on pourra également faire appel à des moteurs spécialisés sur la recherche de blogs, groupes de discussions et forums, comme :        <br />
       - <a class="link" href="http://blogsearch.google.fr/">blogsearch.google.fr </a>, pour rechercher dans les blogs, comme son nom l’indique.       <br />
       - <a class="link" href="http://groups.google.fr/">Groups.google.fr</a>, pour rechercher dans les groupes de discussion.       <br />
       - <a class="link" href="http://technorati.com/blogs/directory/">Technorati.com</a> spécialisé dans les blogs.       <br />
       - <a class="link" href="http://www.blogpulse.com/tools.html">Blogpulse </a>, qui offre une visualisation graphique (Trend Search) du volume de réponses sur un axe chronologique.       <br />
       - <a class="link" href="http://google.omgili.com/">Omgili </a> (service similaire).       <br />
       - <a class="link" href="http://www.backtype.com/people">Backtype</a>, qui permet de rechercher dans les commentaires sur les blogs.        <br />
              <br />
       La recherche par personne ou des marques pourra se faire avec :        <br />
       - <a class="link" href="http://pipl.com/">Pipl </a> ou  <a class="link" href="http://www.123people.fr/">123poeple</a>       <br />
       - <a class="link" href="http://boardreader.com/">Boardreader</a>, qui offre une restitution sous forme d’un graphique.       <br />
       - <a class="link" href="http://howsociable.com/">Howsociable</a>, qui permet de mesurer la présence d’un mot (par exemple une marque) au sein des outils sociaux.       <br />
              <br />
       La recherche active d'information par la presse avec :        <br />
       - <a class="link" href="http://news.google.fr/">Google actualités</a>       <br />
       - <a class="link" href="http://fr.news.yahoo.com/">Yahoo Actualités</a>       <br />
       - <a class="link" href="http://marumushi.com/">Marumushi</a>, qui donne une cartographie très intéressante des flux d’actualité.       <br />
       - <a class="link" href="http://www.eufeeds.eu/fr">Eufeeds</a>, qui permet d’avoir les débuts de chaque titre d’article de plus de 1000 sources européennes (dont 30 sources françaises).       <br />
       - <a class="link" href="http://www.wikio.fr/">Wikio</a>, qui puise ses informations de 85699 médias et blogs.       <br />
              <br />
       En plus de ces outils, il sera intéressant de se construire une bibliothèque de sites utiles. En voici six incontournables :        <br />
       <a class="link" href="http://www.arist.fr/">Arist </a>, réseau national des Chambres de Commerce et d’Industrie pour l’aide à l’innovation.       <br />
       <a class="link" href="http://www.inpi.fr/">Inpi </a>, pour la protection de la propriété industrielle.       <br />
       <a class="link" href="http://www.infogreffe.fr/infogreffe/index.jsp">Infogreffe</a>, registre national du commerce et des sociétés pour des recherches sur des entreprises.       <br />
       <a class="link" href="http://www.societe.com/">societe.com</a>, pour des informations entreprises.       <br />
       <a class="link" href="http://www.journal-officiel.gouv.fr/">Le Journal Officiel </a>, pour tout ce qui a trait aux appels d’offres.       <br />
       <a class="link" href="http://www.marchesonline.com/mol/front/homepage/dispatcher.do">Appels d'offres</a>, de même pour tout ce qui a trait aux appels d’offres.       <br />
              <br />
       Pour découvrir encore d'autres outils gratuits de veille stratégique, nous conseillons la <a class="link" href="http://www.inter-ligere.com/article-30587376.html">lecture du livre blanc</a> des outils gratuits de veille stratégique de <a class="link" href="http://www.inter-ligere.net/">Jérôme Bondu </a>, Expert en Intelligence Economique.       <br />
              <br />
       Si vous voulez aller plus loin, vous pourrez vous tourner utilement vers les plateformes de veille, édités par <a class="link" href="http://www.amisw.com/fr/">AMI Software</a>, <a class="link" href="http://www.arisem.com/">Arisem</a>, <a class="link" href="http://www.digimind.fr/">Digimind</a>, <a class="link" href="http://www.isope.org/">Isope</a>, <a class="link" href="http://www.ixxo.fr/">Ixxo,</a>, <a class="link" href="http://www.lexisnexis.fr/solutions/gestionrisque/lexisnexis_analytics/">Lexisnexis Analytics</a>, … L’offre est abondante et de qualité.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>6. Comment implanter une culture du risque dans l'entreprise </b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/1365519-1807572.jpg" alt="3.19 Prévention des risques économiques et Intelligence économique" title="3.19 Prévention des risques économiques et Intelligence économique" />
     </div>
     <div>
      Les travaux du <b>CCA</b>, déjà abordés précédemment, ont bien mis en évidence la difficulté des entreprises françaises à concevoir l'environnement économique comme un <b>champs de bataille</b>. Pourtant, <b>les nombreux licenciements</b> qui ont eu lieu massivement ces dernières années pourraient aisément justifier <b>cette vision</b> qui se trouve confirmer par les chiffres puisqu'en 2008 notre économie a détruit plus d'emplois qu'elle n'en a crées.        <br />
              <br />
       Développer une <b>culture concurrentielle</b> parait aujourd'hui une nécessité. Cela est rendu possible par différentes <b>méthodes</b> déjà expérimentées dans le passé lorsqu'il a fallu expliquer aux salariés pourquoi il fallait d'un modèle <b>d'organisation taylorien à un modèle matriciel</b>. On peut citer :       <br />
       - La mise en place de <b>pratiques de " benchmarking "</b> plus généralisées. Rappelons qu'il s'agit de se comparer en permanence aux meilleurs du secteur.        <br />
       - La <b>formation</b> du personnel à <b>l'économie d'entreprise</b> permettrait certainement une meilleure <b>compréhension des enjeux stratégiques</b> auxquels une entreprise est confrontée.        <br />
       - Le <b>dialogue social</b> trop souvent réduit à un simple rituel légal pourrait être lieu <b>d'une vision plus concertée et plus négociée</b> d'une organisation intelligente du travail       <br />
              <br />
       Cette démarche <b>d'acculturation</b> relève à l'évidence de la <b>pédagogie</b>. Il faut bien admettre que  certains managers s'en sont crus sans doute dispenser, trop obnubilés, sans doute,  par la fabrication de <b>ratios de gestion</b> visant à rassurer l'actionnaire. Pourtant <b>la pédagogie à un pouvoir</b> : Celui de <b>rendre l'autre plus " intelligent "</b>, dans le sens où il peut mieux <b>comprendre le monde</b> dans lequel il vit. Cette <b>orientation</b> pourrait constituer une <b>heureuse alternative</b> à la posture parfois <b>moralisatrice</b> de certains d'entre eux. Ce n'est plus en effet par <b>la terreur ou l'arrogance hiérarchique</b> qu'il est possible de <b>mobiliser durablement</b> les énergies des collaborateurs.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>7. La veille stratégique : La nécessité d'une mobilisation collective</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/1365519-1807573.jpg" alt="3.19 Prévention des risques économiques et Intelligence économique" title="3.19 Prévention des risques économiques et Intelligence économique" />
     </div>
     <div>
      La <b>veille stratégique</b> ne peut relever en effet d'un <b>seul homme</b>, même s'il est possible de <b>spécialiser</b> certains acteurs à cette fonction. Le <b>nombre de variables</b> à observer est tellement important que cette fonction ne peut être que <b>partagée et distribuée.</b> <b>L'information stratégique est un exercice d'intelligence collective :</b> c'est donc l'affaire de tous. Chacun à son niveau peut être producteur d'informations clés. <b>Chaque salarié à son niveau</b> a une compréhension fine du réel auquel il est quotidiennement confronté.        <br />
              <br />
       <b>L'expérience innovante</b> en son temps <b>" Vigilance "</b> menée avec l'appui de la CCIP et des financements européens auprès de plus de 1200 entreprises en Europe le confirme. Cette expérimentation propose un modèle structurant. Elle décompose l'entreprise en <b>7 équilibres</b> :       <br />
       - Equilibre Produits/Marché/Technologie       <br />
       - Equilibre entre l'entreprise et son environnement institutionnel        <br />
       - Equilibre entre besoins et ressources de financement       <br />
       - Equilibre entre structure d'organisation et style de management       <br />
       - Equilibre entre besoins et ressources en emplois et compétences       <br />
       - Equilibre entre dirigeants, actionnaires, salariés       <br />
       - Equilibre projet de développement, histoire et culture de l'entreprise       <br />
              <br />
       Chaque <b>équilibre</b> contient un certain nombre de variables gérées par <b>7 responsables référents</b> qui peuvent généralement des managers ou des experts d'un domaine. Ces référents animent un réseau de <b>veilleurs volontaires</b> qui fournissent aux régulièrement des informations utiles que le référent est chargé de synthétiser dans le cadre d'une note et <b>présenter à un comite de veille stratégique.</b>  qui rassemble tous les veilleurs volontaires.        <br />
              <br />
       Cette démarche qu'il serait possible de qualifier de <b>knowledge management</b> repose à la fois sur un <b>réseau social de personnes mobilisées</b> par la veille stratégique et sur <b>l'utilisation des NTIC</b>. Chaque poste de travail des <b>veilleurs concernés est équipé de fils RSS liés aux thèmes</b> qu'ils sont chargés de surveiller.  Les outils gratuits comme <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Netvibes">Netvibes</a> ou <a class="link" href="http://en.wikipedia.org/wiki/Google_Alerts">Google alerts</a> peuvent très bien convenir pour cette activité. D'autres informations spécifiques, provenant de l'activité même des acteurs, sont évidemment associées à cette récolte.       <br />
              <br />
       La <b>difficulté de mise en œuvre</b> d'un tel système de veille stratégique, on le voit, <b>ne repose pas sur sa technologie</b> qui est d'une simplicité enfantine ou <b>de son coût qui est minime</b> mais sur la <b>capacité des managers</b> à considérer l'entreprise comme une <b>communauté</b>. La réussite d'une telle démarche suppose en effet de <b>transformer en profondeur les  relations collectives de travail</b>. Cependant, à travers cette démarche, l'entreprise peut devenir <b>" une  cité intelligente " en armes</b> <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Michel_Authier">(M.Authier)</a>. C'est aujourd'hui l'attitude qu'il est collectivement nécessaire d'adopter dans une <b>économie de combat</b> qui élimine de façon impitoyable les plus faible.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Conclusion</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/1365519-1812683.jpg" alt="3.19 Prévention des risques économiques et Intelligence économique" title="3.19 Prévention des risques économiques et Intelligence économique" />
     </div>
     <div>
      Nous avons envisagé la veille stratégique dans une <b>perspective défensive</b>. C'est une première approche. Il est important de signaler qu'elle constitue par ailleurs <b>une ressource précieuse </b> pour développer <b>des projets innovants</b> et prendre ainsi <b>un temps d'avance sur ses concurrents</b>. Nous mettrons en évidence son intérêt vital dans un prochain numéro, à travers <b>une étude de cas</b>. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Bibliographie et sitographie</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/1365519-1816707.jpg" alt="3.19 Prévention des risques économiques et Intelligence économique" title="3.19 Prévention des risques économiques et Intelligence économique" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">Rapport documentation française :</span>       <br />
       <a class="link" href="http://www.ladocumentationfrancaise.fr/rapports-publics/064000741/index.shtml">Intelligence économique,risques financiers et stratégie d'entreprise</a> Rapport de René Mongereau - Conseil Economique et Social (2008),       <br />
       <a class="link" href="http://www.ladocumentationfrancaise.fr/rapports-publics/074000410/index.shtml">Intelligence économique et stratégie d'entreprise</a> Rapport de Martre Henri, Clerc Philippe, Harbulot Christian, Commissariat Général du Plan (1994)       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Sites internet :</span>       <br />
       <a class="link" href="http://www.lyon.cci.fr/site/cms/18424/L-intelligence-economique-a-la-CCI-de-Lyon?selectedMenu=20060213115829">L'intelligence économique - CCI Lyon</a>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Bibliographie :</span>       <br />
       <a class="link" href="http://veille-strategique.eolas-services.com/">Les ouvrages d'Humbert Lesca</a>       <br />
        LESCA, H. (2003) - Veille stratégique : La méthode L.E.SCAnning ®, Editions EMS. 180 p <a class="link" href="http://veille-strategique.eolas-services.com/docs/livre.htm">(Livre gratuit à télécharger)</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Comment Airbus surveille Boieng</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <div><object width="320" height="240"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/x93hmy_reportage-intelligence-economique-a_news&related=1"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowScriptAccess" value="always"></param><embed src="http://www.dailymotion.com/swf/x93hmy_reportage-intelligence-economique-a_news&related=1" type="application/x-shockwave-flash" width="320" height="240" allowFullScreen="true" allowScriptAccess="always"></embed></object><br /></div>     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une excellente initiative de veille stratégique en Lozère avec un partenariat PME - institutions - Ecole de Management de Normandie</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <div><object width="320" height="240"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/x7fcup_une-mission-de-veille-strategique-p_news&colors=foreground:0033CC;special:DBD9D3;&related=1"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowScriptAccess" value="always"></param><embed src="http://www.dailymotion.com/swf/x7fcup_une-mission-de-veille-strategique-p_news&colors=foreground:0033CC;special:DBD9D3;&related=1" type="application/x-shockwave-flash" width="320" height="240" allowFullScreen="true" allowScriptAccess="always"></embed></object><br /></div>     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Blogs et fils RSS au service de la Veille Stratégique</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <div><object width="320" height="240"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/x2c0nt_blogs-et-rss-pour-votre-veille-stra_events&colors=foreground:0033CC;special:DBD9D3;&related=1"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowScriptAccess" value="always"></param><embed src="http://www.dailymotion.com/swf/x2c0nt_blogs-et-rss-pour-votre-veille-stra_events&colors=foreground:0033CC;special:DBD9D3;&related=1" type="application/x-shockwave-flash" width="320" height="240" allowFullScreen="true" allowScriptAccess="always"></embed></object><br /></div>     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
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       </script>       <br />
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       _uacct = "UA-2159480-1";       <br />
       urchinTracker();       <br />
       </script>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Les 4 Temps du Management : Une lettre au service du développement de la Compétence Managériale</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/imagette/1365519-1812683.jpg</photo:imgsrc>
   <link>http://www.4tempsdumanagement.com/3-19-Prevention-des-risques-economiques-et-Intelligence-economique_a710.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:www.4tempsdumanagement.com,2012:rss-1296852</guid>
   <title>3.18 L'impact de la perception du Temps sur la réflexion stratégique des dirigeants </title>
   <pubDate>Sun, 29 Mar 2009 09:34:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Pascal Auregan, Maître de conférences </dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Le Temps de la Strategie]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   L’étude de l’impact des facteurs psychologiques sur les comportements et les perceptions des dirigeants d’entreprise fait l’objet d’un courant de recherche particulièrement actif. De multiples composantes de la personnalité (intelligence, besoin d’accomplissement, propension à la prise de risque, système de valeurs) ont ainsi été analysées. Cependant, l’influence de la perception du temps sur la réflexion stratégique des managers reste un domaine peu exploré par les recherches académiques. Cet article, en présentant une revue de la littérature et les résultats d’une enquête menée auprès de 52 dirigeants du secteur du cartonnage, s’attache à décrire l'influence des représentations temporelles sur la réflexion stratégique du dirigeant.     <div><b>Introduction 1 : Les individus ne réagissent pas aux évènements de façon mécanique  mais pro-agissent en fonction de buts préalablement établis</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/1296852-1702982.jpg" alt="3.18 L'impact de la perception du Temps sur la réflexion stratégique des dirigeants " title="3.18 L'impact de la perception du Temps sur la réflexion stratégique des dirigeants " />
     </div>
     <div>
      L’idée selon laquelle l’individu est conduit à traiter des stimuli objectifs en provenance de son environnement et à répondre à ceux-ci <b>de manière mécanique</b> est aujourd’hui <b>largement remise en cause</b>. <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Francisco_Varela">(F. J. Varela</a>, <a class="link" href="http://www.decitre.fr/livres/INVITATION-AUX-SCIENCES-COGNITIVES.aspx/9782020287432">1996</a>, <a class="link" href="http://en.wikipedia.org/wiki/Humberto_Maturana">H. Maturana</a>, <a class="link" href="http://grace.evergreen.edu/~arunc/texts/cybernetics/cognitive.pdf">1974, p. 157)</a> considère que " si nos organes sensoriels fonctionnent comme des filtres, nous ne pouvons énoncer à partir d’eux aucune assertion objective sur le monde extérieur ". Si la réalité n’existe pas en tant que telle, <b>elle devient alors une construction fondée sur des représentations individuelles et collectives</b> <a class="link" href="http://aims.uniservice.fr/index.php?option=com_content&task=view&id=64&Itemid=1">(R. Calori</a>, <a class="link" href="http://recherche.univ-lyon2.fr/greps/spip.php?article48">P. Sarnin</a>, <a class="link" href="http://www.lavoisier.fr/notice/fr2866018310.html">1993</a> ; <a class="link" href="http://books.google.fr/books?q=+inauthor:%22Jacques+Lauriol%22">J. Lauriol</a> <a class="link" href="http://cat.inist.fr/?aModele=afficheN&cpsidt=3276003">1995</a> ; <a class="link" href="http://www.escpeurope.eu/nc/faculty-research/the-escp-europe-faculty/professor/name/laroche/-/biography/">H. Laroche</a>, <a class="link" href="http://ecole.org/orateurs/230/view">J. P. Nioche</a>, <a class="link" href="http://www.cairn.info/revue-francaise-de-gestion-2006-1-p-81.htm">1994)</a>.       <br />
              <br />
       Mais il est un mécanisme de perception que l’on néglige trop souvent dans le processus de construction de la réalité : <b>la perception du temps</b>. Pourtant, le sens du temps est considéré par les psychologues comme l'un des éléments les plus structurants de la personnalité <a class="link" href="http://www.rqpsy.qc.ca/resume/resumev08.htm#v8n1p2">(L. Bouffard, al. 1987 </a> ; <a class="link" href="http://www.abebooks.fr/9789061860952/Motivation-Perspectives-Davenir-Nuttin-Joseph-9061860954/plp">J. R. Nuttin 1980</a> ; <a class="link" href="http://openlibrary.org/b/OL4788068M/A_chacun_son_temps">L. Colonna 1975)</a>. Des recherches expérimentales ont mis en évidence des aspects spécifiques de <b>cette relation temps/personnalité</b> et ont démontré que la manière dont <b>une personne utilise le temps, est étroitement liée à la structure de sa personnalité</b> <a class="link" href="http://psycnet.apa.org/journals/abn/73/5/431/">(R. Calabresi, J. Cohen 1968</a> ; <a class="link" href="http://www.rqpsy.qc.ca/ARTICLE/V17/17_2_110.pdf">L. Bouffard, E. Bastin 1992</a> ; <a class="link" href="http://psycnet.apa.org/index.cfm?fa=buy.optionToBuy&id=1989-01423-001&CFID=5371186&CFTOKEN=82251926">M. J. Bond, N. T. Feather 1988)</a>. Selon <a class="link" href="http://openlibrary.org/b/OL3910743M/Motivation_et_perspectives_d'avenir">J. R. Nuttin (1980)</a>, <b>l’individu ne se limite pas à réagir à son environnement comme le voulait le courant béhavioriste ; il pro-agit en ce sens qu’il agit en fonction de buts et de représentations préalablement fixés qui constituent une source de motivation engageant l’individu à agir.</b>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Introduction 2 : Le dirigeant est avant tout le manager du temps </b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/1296852-1702991.jpg" alt="3.18 L'impact de la perception du Temps sur la réflexion stratégique des dirigeants " title="3.18 L'impact de la perception du Temps sur la réflexion stratégique des dirigeants " />
     </div>
     <div>
      En <b>management</b> stratégique, les recherches sur le temps psychologique s’inscrivent dans une tradition relativement ancienne, mais également très malthusienne. Pourtant, si on admet l’idée que <b>les représentations du temps ont une influence sur les perceptions et les comportements des individus</b>, il est sans doute utile de mieux appréhender cette relation <b>dans le cas particulier du dirigeant.</b> En outre, cette étude est rendue d’autant plus nécessaire qu’il apparaît clairement que <b>le dirigeant est avant tout un gestionnaire du temps</b>. <b>En effet, c’est à lui qu’il revient d’articuler différents types de temps et d’en faire la synthèse</b> <a class="link" href="http://www.cairn.info/revue-francaise-de-gestion-2006-1-p-31.htm">(A. C. Martinet 1991)</a>. Comme le relève <a class="link" href="http://tas.sagepub.com/cgi/content/abstract/2/3/313">M. Hay, J. C. Usunier, (1993 p. 2)</a> : " Considérons ce que fait un manager : il planifie, fait des choix, prend des décisions, met en œuvre ces décisions, contrôle les résultats, mesure les progrès, etc. Par définition, ces actions <b>prennent place dans le présent, mais elles sont également enracinées dans le passé et orientées vers le futur</b> (comme la planification) ou <b>vers le passé et le présent</b> (comme lors de la mesure de la performance) ".       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>1. Les différents types de réflexion stratégique</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/1296852-1703002.jpg" alt="3.18 L'impact de la perception du Temps sur la réflexion stratégique des dirigeants " title="3.18 L'impact de la perception du Temps sur la réflexion stratégique des dirigeants " />
     </div>
     <div>
      Nous utilisons le terme de <b>" réflexion stratégique "</b>, emprunté à <a class="link" href="http://cat.inist.fr/?aModele=afficheN&cpsidt=10045712">R. Calori, al. (1997)</a>. Cette expression pourra sembler trop imprécise. En réalité, elle est suffisamment générale pour prendre en compte l’ensemble des processus stratégiques mis en œuvre par les dirigeants et ne fait que traduire la diversité des processus de diagnostic et de décision stratégique.       <br />
              <br />
       Deux dimensions sont généralement utilisées pour définir <b>cette notion de réflexion stratégique</b>. La première <b>est le degré de formalisation</b> <a class="link" href="http://www.amazon.com/Management-Planning-Studies-Modern-Corporation/dp/0029311209">(G. Steiner,  1969</a> ; <a class="link" href="http://www.cnam.fr/lipsor/dso/articles/fiche/mintzberg3.html">H. Mintzberg, 1994</a> ; <a class="link" href="http://www.jstor.org/pss/2486081">R. Robinson, J. Pierce 1983)</a>. <b>La planification formelle</b> s’appuie sur un ensemble de supports tels que des plans écrits, des budgets ou encore des procédures. <a class="link" href="http://www.abebooks.com/servlet/BookDetailsPL?bi=838200829&searchurl=afn_sr%3Dgan%26bi%3D0%26bx%3Doff%26ds%3D30%26isbn%3D0029311209%26pfxid%3Da_145679234%26sortby%3D2%26sts%3Dt%26x%3D79%26y%3D15">G. Steiner, (1969, p. 20)</a> considère que " lorsqu’ils établissent les objectifs et spécifient les moyens de les atteindre, les plans devraient être, et peuvent être, le plus possible <b>objectifs, factuels, logiques et réalistes</b> ".        <br />
              <br />
       En revanche, <b>la planification informelle</b> se fonde sur une <b>démarche intuitive</b>, sur l'’expérience et sur l’implicite <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Henry_Mintzberg">(H. Mintzberg</a>, <a class="link" href="http://www.cnam.fr/lipsor/dso/articles/fiche/mintzberg.html">1990</a> ; <a class="link" href="http://hbr.org/product/experts-in-your-midst/an/89108-PDF-ENG?Ntt=Michael+J.+Prietula">M. J. Prietula, H. A. Simon, 1989)</a>. <a class="link" href="http://hbr.org/product/art-of-action-planning/an/486029-PDF-ENG?Ntt=Daniel+J.+Isenberg&Nao=30">D. J. Isenberg (1985)</a> montre que <b>l'intuition permet de faire face à de multiples situations</b> (par exemple, de déceler d'une manière diffuse l'existence de problèmes, de mettre en œuvre des schémas de comportements conditionnés, ou encore de replacer une information isolée dans un contexte lui donnant du sens). <a class="link" href="http://www.biggerbooks.com/book/9780324483017">M. J. Prietula, H. A. Simon (1989)</a> confirment la capacité des experts à analyser rapidement et d'une manière pertinente les problèmes.       <br />
              <br />
       <b>La seconde dimension</b> prend en considération <b>l’horizon temporel ou le degré d’anticipation</b> dans lequel s’inscrit la démarche stratégique  <a class="link" href="http://en.wikipedia.org/wiki/Karl_E._Weick">(K. E. Weick</a>, <a class="link" href="http://www.amazon.com/Social-Psychology-Organizing-Topics/dp/0201085917">1979</a> ;  <a class="link" href="http://en.wikipedia.org/wiki/Russell_L._Ackoff">R. L. Ackoff</a>, <a class="link" href="http://www.abebooks.com/servlet/BookDetailsPL?bi=1387172704&searchurl=isbn%3D0471002909">1970)</a>. <a class="link" href="http://en.wikipedia.org/wiki/C._K._Prahalad">C. K. Prahalad</a>, <a class="link" href="http://www.garyhamel.com/">G. Hamel</a> <a class="link" href="http://hbr.org/product/core-competence-of-the-corporation/an/90311-PDF-ENG?Ntt=Hamel+Gary">(1990, p.7)</a> estiment que " les entreprises qui sont parvenues au leadership au cours de ces dernières années, ont toujours commencé <b>avec des ambitions disproportionnées par rapport à leurs ressources et capacités mais toutes avaient une intention stratégique, une vision, une volonté de gagner</b> ". La notion de temps intervient d’ailleurs dans de nombreuses typologies proposées par les auteurs en stratégie : la notion de " futurité " chez <a class="link" href="http://mansci.journal.informs.org/cgi/content/abstract/24/9/921">D. Miller, P. H. Friesen (1978)</a>, la notion de prise de risque chez <a class="link" href="http://www3.interscience.wiley.com/journal/119452556/abstract">J. C. Covin, D. P. Slevin (1988)</a> ou encore chez <a class="link" href="http://www.anilkgupta.com/biography.html">A. K. Gupta</a> <a class="link" href="http://www.jstor.org/pss/258281">(1984)</a>.        <br />
              <br />
       En croisant ces deux dimensions <b>anticipation et formalisation</b>, <a class="link" href="http://www.lavoisier.fr/fr/livres/index.asp?texte=REVUE%20FRANCAISE%20DE%20GESTION&select=motcle&exact=on&togo=&support=NULL&from=">Calori, al. (1997)</a> distinguent quatre types de réflexion stratégique (Voir tableau 1 sur PDF) :       <br />
       - le type <b>adaptatif</b> (anticipation et formalisation faible).       <br />
       - le type <b>entreprenarial</b> (anticipation forte et formalisation faible).       <br />
       - le type <b>planification stratégique</b> (anticipation forte et formalisation forte).       <br />
       - le type <b>planification opérationnelle à court terme</b> (anticipation faible mais formalisation forte).       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.henrymintzberg.com/about.htm">H. Mintzberg</a> <a class="link" href="http://cmr.berkeley.edu/search/articleDetail.aspx?article=4149">(1973)</a> détermine, quant à lui, <b>trois grands styles de réflexion stratégique</b> :       <br />
        - le mode <b>adaptatif</b> : le processus de prise de décision est politique, l’horizon stratégique est de court terme, la stratégie réactive et l’évaluation fondée sur le jugement ;       <br />
        - le mode <b>entrepreneurial</b> : le processus de prise de décision est le fait d’un leader, l’horizon stratégique est de long terme, la stratégie pro-active et l’évaluation est fondée sur l’analyse d’informations ;       <br />
        - le mode <b>planificateur</b> : le processus de prise de décision rationnel conduit à la formulation de stratégies explicites. Un découpage plus fin fait apparaître deux sous-groupes au sein de ce mode        <br />
       "  planificateur " : la planification stratégique à long terme et la prévision budgétaire à court terme.       <br />
              <br />
       Dans notre recherche, pour chacune des deux dimensions de la réflexion stratégique, trois items ont été utilisés (Voir Tableau 2 – Mesure de la conception stratégique du dirigeant en version PDF).       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>2. Les différentes composantes de la variable temporelle </b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/1296852-1703041.jpg" alt="3.18 L'impact de la perception du Temps sur la réflexion stratégique des dirigeants " title="3.18 L'impact de la perception du Temps sur la réflexion stratégique des dirigeants " />
     </div>
     <div>
      La variable temporelle est <b>multidimensionnelle</b>. Les travaux en psychologie du temps témoignent d’ailleurs de cette diversité1. Dans le cadre de cet article, nous avons décidé de retenir <b>deux</b> dimensions essentielles de cette variable qui nous semblent avoir des implications particulièrement fortes sur l’activité managériale. Il s’agit de <b>l’orientation temporelle</b> (" vers le passé ", " vers le présent ", " vers le futur ", " vers le cycle ") et du degré de <b>poly chronicité</b> dont nous allons préciser le contenu.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>2. Les différentes composantes de la variable temporelle </b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/1296852-1703043.jpg" alt="3.18 L'impact de la perception du Temps sur la réflexion stratégique des dirigeants " title="3.18 L'impact de la perception du Temps sur la réflexion stratégique des dirigeants " />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">2. 1. L'orientation temporelle</span>       <br />
       Les recherches sur <b>l’orientation temporelle</b> tendent généralement à mettre en évidence <b>l’orientation prédominante ou préférentielle de l’individu</b> vers le passé, le présent, ou le futur <a class="link" href="http://www.thomascottle.com/bio.html">(T. J. Cottle</a> <a class="link" href="http://md1.csa.com/partners/viewrecord.php?requester=gs&collection=TRD&recid=200805B7035720MB&q=Cottle+The+Location+of+Experience+%3A+a+Manifest+Time+Orientation&uid=788862412&setcookie=yes">1968)</a>. Selon <a class="link" href="http://openlibrary.org/b/OL3910743M/Motivation_et_perspectives_d'avenir">J. R. Nuttin (1980)</a>, c'est le <b>caractère positif ou négatif, agréable ou désagréable</b> des objets passés, présents ou futurs, qui forme l'attitude du sujet à l'égard de son passé, de son présent ou de son avenir.       <br />
              <br />
       Ces <b>attitudes temporelles</b> sont essentielles par l'effet qu'elles exercent sur la <b>motivation</b> actuelle du sujet. En plus de <b>l'aspect affectif</b> proprement dit, l'attitude envers une perspective temporelle comprend d'autres éléments. Par exemple, le sujet peut avoir l'impression que <b>l'avenir est entre ses mains ou, au contraire, qu'il lui échappe complètement</b>. <b>Il peut percevoir son avenir comme très proche ou très éloigné, passionnant ou ennuyeux</b>. Ces composantes, elles aussi, affectent le degré d'activité motivationnelle du sujet (par exemple, l'anxiété peut avoir tendance à réduire la motivation du sujet à se créer des buts, donc à réduire son horizon temporel). À partir de cette réflexion, <a class="link" href="http://ppw.kuleuven.be/jrnuttin/bio.html">J. R. Nuttin</a> a élaboré <b>l'échelle d'attitudes temporelles pour le passé, le présent et le futur</b> (" Time Attitude Scale " ou TAS).       <br />
              <br />
       En sciences de gestion, les travaux traitant de la variable temporelle sont déjà anciens. Dès les années 1960, <a class="link" href="http://www.paulrlawrence.com/biography/">P. Lawrence</a>, <a class="link" href="http://drfd.hbs.edu/fit/public/facultyInfo.do;jsessionid=LMqYQ2TFCBfB8vJnnTsWTQpmJv93rrSMp2tNhyyNyp7TknYNMq7P!199626710!-546237312?facInfo=bio&facId=6502">J. Lorsch</a> <a class="link" href="http://livre.fnac.com/a1053156/P-Lawrence-Adapter-les-structures-de-l-entreprise">(1967, trad. fr. 1989)</a> <b>s’interrogent sur le fait de savoir comment une orientation temporelle2 différente, d'un service à l'autre, peut influer sur le niveau de différenciation de la firme</b>. Par différenciation, les auteurs veulent " exprimer les différences d'attitude et de comportement et non uniquement le simple fait du fractionnement et de la spécialisation " <a class="link" href="http://www.eyrolles.com/Entreprise/Livre/adapter-les-structures-de-l-entreprise-9782708110915">(P. Lawrence, J. Lorsch 1989, p. 27)</a>. Ils montrent que les laboratoires de recherche fondamentale, dont les travaux demandent plusieurs années d’efforts avant de déboucher sur un produit commercialisable (temps de réponse), s'inscrivent dans un temps long, alors que le département des ventes, dont les objectifs sont en général de court terme, s’inscrit dans un temps court. Par conséquent, il est clair que <b>le terme des objectifs de chaque département influence leur perception du temps</b>. <a class="link" href="http://cmr.berkeley.edu/search/articleDetail.aspx?article=4886">R. J. Ebert, D. J. Piehl, (1973)</a> constatent également que les désaccords entre des dirigeants trouvent souvent leur origine dans leur différence d’orientation temporelle. Selon les auteurs, le manager qui saura <b>anticiper le manque de congruence temporelle entre des individus ou des services</b> pourra prendre des mesures pour éviter ou limiter ces différences.       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://en.scientificcommons.org/31922261">R. D. Evered (1973)</a> cherche, quant à lui, à identifier la manière dont les dirigeants <b>pensent leur futur</b>. L’auteur distingue trois types d’individus selon leurs représentations du temps. Les " participants " considèrent que le futur est unique et prévisible. L’avenir est différent du passé, mais il est possible de le contrôler en faisant des <b>plans</b> (extrapolations). Les " prospecteurs " estiment quant à eux que <b>le futur n’est pas une extension du passé</b>; il est au contraire multiple et peut être <b>radicalement différent du présent</b>. Face à des futurs incertains, les prospecteurs tentent de ne pas trop fermer les options qui s’offrent à eux. Enfin, <b>les " producteurs " n’imaginent qu’un futur unique, contrôlable, qui peut être considéré comme un présent légèrement transformé</b>.       <br />
              <br />
       À l’instar de <a class="link" href="http://www.calstate.edu/administration/bios/presidents/Gonzalez.shtml"> A. Gonzalez </a>, <a class="link" href="http://zimbardo.socialpsychology.org/">P. G. Zimbardo</a> (1985), <a class="link" href="http://zicklin.baruch.cuny.edu/faculty/profiles/das.html">T. K. Das</a> <a class="link" href="http://aux.zicklin.baruch.cuny.edu/tkdas/publications/das_smj87_temporientation_203-209.pdf">(1987)</a>, utilisant la méthode imaginée par <a class="link" href="http://efolio.bu.edu/portfolio/renderView.do?shareId=124"> T. J. Cottle </a> <a class="link" href="http://psycnet.apa.org/psycinfo/1968-13783-001">(1968)</a>, démontre que <b>les managers sont orientés " futur "</b>. L’orientation " futur " est donc l’orientation prédominante. Cependant, <a class="link" href="http://aux.zicklin.baruch.cuny.edu/tkdas/biography.html">T. K. Das</a> <a class="link" href="http://cat.inist.fr/?aModele=afficheN&cpsidt=8281342">(1987)</a> constate que l’horizon de planification est en moyenne de 2,85 ans (donc inférieure à la période traditionnelle de cinq ans). Aussi, l’application d’un système formalisé à cinq ans, supérieur à l’horizon temporel du dirigeant, peut contrarier le processus de planification (en particulier son réalisme). Par ailleurs, l’auteur démontre que, contrairement à une idée largement répandue, <b>les décideurs n’ont pas tous les capacités requises pour apprécier de manière optimale tous les horizons temporels</b>. En particulier, <b>les dirigeants les plus élevés dans la hiérarchie n’ont pas davantage que leurs subordonnés de capacités</b> pour s’engager dans une planification de long terme. <a class="link" href="http://www.requisite.org/biography.html">E. Jaques</a> <a class="link" href="http://openlibrary.org/b/OL4271333M/form_of_time">(1982)</a> avance que <b>certaines personnes sont plus aptes à appréhender des horizons de court terme alors que d’autres seraient plus à l’aise avec des problèmes de long terme.</b> P. Clark (1985) a montré que certains managers disposaient de compétences leur permettant d’identifier <b>l’émergence de tendances dans l’environnement</b> de l’organisation. Il considère qu’ils jouent un rôle essentiel en influençant les actions de l’organisation.       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://aux.zicklin.baruch.cuny.edu/tkdas/">T. K. Das</a> <a class="link" href="http://www.jstor.org/pss/2485984">(1987</a> <a class="link" href="http://aux.zicklin.baruch.cuny.edu/tkdas/publications/das_lrp91_time.pdf">1991</a>, <a class="link" href="http://online.sagepub.com/cgi/searchresults?src=selected&andorexactfulltext=and&journal_set=sptas&fulltext=das">1993)</a> estime alors que le processus de planification est indéniablement lié à la perception du temps du dirigeant et notamment à sa vision du futur. Pourtant, l’auteur constate que la dimension temporelle de la planification est très rarement discutée, la conception dominante étant celle d’un temps linéaire <b>(temps irréversible, externe, économique, fortement mono chronique et programmé)</b>. <a class="link" href="http://www.cardiff.ac.uk/for/staff/obituaries/richardwhipp/index.html">R. Whipp</a> <a class="link" href="http://tas.sagepub.com/cgi/content/abstract/3/1/99">(1994)</a> regrette également que la plupart des auteurs <b>persistent dans l’utilisation d’un temps linéaire</b>. Tout se passe comme si les recherches en sociologie (W. Bergmann 1992 ; P. Clark 1985, N. Elias 1996, R. Sue 1994) ou en marketing (M. Bergadaà 1991 ; P. Valette-Florence, J. C. Usunier 1993) insistant sur <b>un temps multiple (temps psychologiques, réversibles et non synchrones) n’avaient jamais vu le jour</b>. Finalement, la planification stratégique est soumise à un ensemble de normes temporelles implicites <b>qui ne prennent nullement en compte la psychologie du dirigeant et la complexité temporelle de l’organisation.</b>       <br />
              <br />
       Pourtant, la " réalité " de l’entreprise met en jeu des temps hétérogènes et non linéaires. Par conséquent, la détermination de l’étendue de l’horizon stratégique devrait être considérée comme un acte essentiel dont l’impact sur l’efficacité de l’entreprise est primordial. Elle constitue en effet le fondement de l’allocation des ressources et de la coordination des activités entre le court et le long terme <a class="link" href="http://aux.zicklin.baruch.cuny.edu/tkdas/publications/das_smj87_temporientation_203-209.pdf">(T. K. Das 1987)</a>.  <a class="link" href="http://www.jstor.org/pss/4165090">D. E. Vinton (1992)</a> estime qu’il est utile pour le manager de connaître son horizon temporel, non seulement pour maîtriser la diversité des perspectives temporelles au sein de l’entreprise, mais également pour mieux comprendre l’horizon temporel des clients, surtout lorsqu’il s’agit d’un projet à long terme.       <br />
              <br />
       L’étude de <a class="link" href="http://www.ciosymposium2008.com/tiki-index.php?page=Omar%20El%20Sawy">O. A. El Sawy</a> <a class="link" href="http://www.jstor.org/pss/249273">(1983)</a>, qui portait sur 37 Présidents directeurs généraux de petites et de moyennes sociétés de haute technologie, a cherché à tester des hypothèses concernant les relations entre les perspectives temporelles des dirigeants et les différentes phases du processus d’attention stratégique, décrit comme la manière avec laquelle les dirigeants scrutent leur environnement externe pour y rechercher des signes relatifs à des opportunités ou à des menaces. L’étude a démontré plusieurs liens entre la perspective temporelle des dirigeants et leur attention stratégique. Notamment, les Présidents directeurs généraux disposant d’un horizon futur long utilisent plus de sources d’informations informelles que les dirigeants ayant un horizon plus court. À  la lumière de ces travaux, il apparaît que l’orientation prédominante " futur " a été particulièrement étudiée, au détriment des orientations temporelles secondaires (" passé ", " présent " et " cycle "). Or, si cette compétence " futur " est étroitement liée à l’activité managériale, cela ne signifie pas que les orientations secondaires sont sans influence. Elles nous semblent, au contraire, essentielles à la compréhension de la psychologie du dirigeant et du type de réflexion stratégique qu’il met en œuvre. D’ailleurs, les décisions stratégiques doivent s’appuyer en même temps sur le passé, source de référence et de stabilité, sur le futur, instrument de l’imagination et de la motivation, sur le cycle, qui permet de percevoir certains invariants, et sur le présent, lieu de la prise de décision et de l’action. Il n’y a donc aucune exclusivité entre les différentes orientations et un dirigeant fortement orienté " futur " peut être en même temps fortement orienté «passé». Plus encore, une orientation exclusivement portée sur l’une des compétences temporelles serait le signe d’une pathologie (L. Colonna 1975). Le tableau 3 présente des exemples d’items4 employés pour mesurer les différentes orientations temporelles. (Accessible en version PDF).       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/1296852-1703069.jpg" alt="3.18 L'impact de la perception du Temps sur la réflexion stratégique des dirigeants " title="3.18 L'impact de la perception du Temps sur la réflexion stratégique des dirigeants " />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">2. 2. Le degré de poly chronicité</span>       <br />
       Ce concept trouve sa source dans les travaux interculturels de <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Edward_T._Hall">E. T. Hall</a> <a class="link" href="http://esbcm.asp.visard.ca/Record.htm?idlist=1&record=10198562124929167449">(1984)</a> qui distingue les <b>cultures monochrones des cultures polychrones</b>. Dans les premières (cultures occidentales), les individus ne font qu'une seule chose à la fois, selon une démarche linéaire. Le temps <b>monochrone</b> se caractérise alors par des comportements séquentiels, organisés par des plans. L’avenir est appréhendé <b>en terme de succession d’intervalles</b> courts de quelques mois. En revanche, dans les cultures <b>polychrones</b>, l’individu effectue <b>plusieurs tâches en même temps et les horaires sont considérés de manière plus souple.</b>       <br />
              <br />
       Au niveau organisationnel, <a class="link" href="http://business.missouri.edu/1312/228.aspx">A. C. Bluedorn</a> <a class="link" href="http://www.jstor.org/pss/4165091">(1991)</a> montre que le degré de <b>polychronicité</b> est significativement et positivement corrélé avec une conception de l’entreprise comme <b>système ouvert</b> (tendant par exemple vers l’innovation) ou dans laquelle <b>l’accent est mis sur des buts rationnels</b> <b>clairement définis</b>, alors qu’il est corrélé négativement avec une conception de l’organisation considérée comme un processus interne (centré par exemple sur la recherche de la stabilité et la mise en œuvre de procédures de contrôle) ou insistant sur les relations humaines (engagement, participation). Par ailleurs, dans cette même étude, <b>l’auteur a montré que la longueur de l’horizon temporel est associée à une orientation polychronique</b>, à une vitesse de travail plus lente et à moins <b>d’exigence sur la ponctualité</b>. Ces résultats sont conformes à ceux déjà produits par les recherches interculturelles, puisqu’ils démontrent, au niveau organisationnel, que <b>le polychronisme est associé avec des cultures ouvertes sur l’extérieur, moins exigeantes sur la maîtrise du temps</b> alors que <b>le monochronisme est associé à des cultures centrées sur l’interne, sensibles au contrôle du temps.</b>       <br />
              <br />
       Une étude menée par <a class="link" href="http://econpapers.repec.org/article/ucpjconrs/v_3a18_3ay_3a1991_3ai_3a3_3ap_3a392-401.htm">C. F. Kaufman, P. M. Lane, J. D. Lindquist,  (1991)</a> a montré que les individus qui sont <b>capables de combiner des activités</b> (fort degré de polychronicité) et qui sont à l’aise dans cette pratique ressentent moins la surcharge de rôles. Les résultats établissent également que les <b>individus polychroniques agrègent davantage que les monochrones des tâches routinières</b>. Le tableau 4 présente les items5 utilisés pour mesurer le degré de polychronicité.       <br />
              <br />
       Ce tour d’horizon de la littérature permet de mieux appréhender l’enjeu d’une meilleure prise en compte de la temporalité en management stratégique, mais également la nécessité de la constitution <b>d’un champ de recherche plus actif dans ce domaine</b>. Cependant, les recherches en <b>management</b> stratégique s’intéressant à la perception du temps ont, pour l’essentiel, prêté une attention exclusive à <b>l’orientation future du dirigeant au détriment du degré de polychronicité et des orientations       <br />
       secondaires</b>. L’étude empirique présentée maintenant tente de focaliser la réflexion sur ces composantes. (Cf. Tableau 4 – La mesure du degré de polychronicité en version PDF).       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>3. L' étude</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/1296852-1703092.jpg" alt="3.18 L'impact de la perception du Temps sur la réflexion stratégique des dirigeants " title="3.18 L'impact de la perception du Temps sur la réflexion stratégique des dirigeants " />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">3. 1. Méthode de recherche</span>       <br />
       Un questionnaire a été soumis par voie postale à 202 dirigeants français de moyennes entreprises appartenant au secteur du cartonnage. Le choix d’un seul secteur se justifie par le souhait de contrôler au mieux la variable sectorielle. Le terme de moyenne entreprise a été préféré à celui de PME qui apparaît " confus et réducteur " <a class="link" href="http://www.devenir-consultant.fr/Partenaire-ScolaConsult-luc-boyer,fr,01,06,05.html">(L. Boyer</a>, <a class="link" href="http://www.creactiveplace.fr/fr/expert/view/patrick-joffre">P. Joffre</a>, <a class="link" href="http://www.amazon.fr/Livres/s?ie=UTF8&rh=n%3A301061%2Cp_27%3ASylvain%20Wickham&field-author=Sylvain%20Wickham&page=1">S. Wickham</a> <a class="link" href="http://cat.inist.fr/?aModele=afficheN&cpsidt=97514">1995)</a>. Ces moyennes entreprises6 ont été sélectionnées à partir de l'annuaire professionnel du cartonnage (<a class="link" href="http://www.paper-world.com/index.php?sprache=fr&menue=10">Birkner</a> n° 2, <a class="link" href="http://www.paper-world.com/index.php?sprache=fr&menue=10">" European and International PaperWorld "</a>, 1995). Leurs effectifs oscillent entre 30 et 800 salariés. 52 questionnaires ont été retournés (soit un taux de retour de 25,74%).       <br />
              <br />
       Deux thèmes, les représentations <b>temporelles</b> et la réflexion stratégique du dirigeant, ont fait parallèlement l’objet d’un traitement en deux phases. Tout d’abord, une analyse en composantes principales (ACP) a été menée. Elle avait pour objectif principal de déterminer des axes (par réduction des variables d’origine) dont l’indépendance est assurée (puisque, par construction, les facteurs sont indépendants). Puis, nous avons réalisé une classification ascendante hiérarchique (validée par une analyse discriminante) dans laquelle les axes indépendants de l’ACP sont traités comme variables quantitatives actives.       <br />
              <br />
       Les relations entre les différentes variables issues des deux partitions obtenues à partir des deux classifications ascendantes hiérarchiques ont été appréhendées par une analyse factorielle des correspondances multiples (AFCM). Enfin, une typologie des dirigeants, effectuée à l’aide d’une classification ascendante hiérarchique, permet de positionner les centres de gravité des trois classes obtenues sur le plan principal de l’AFCM.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">3. 2. Résultats et discussions</span>       <br />
       <span style="font-style:italic">3. 2. 1. L’analyse de la perception temporelle</span>       <br />
       Dans cette étude, cinq dimensions ont été prises en compte : <b>les orientations " passé ", " présent ", " cycle " et " futur " et le degré de polychronicité</b>, opérationnalisées par un certain nombre d’items présentés précédemment. Pour chacune des dimensions, nous avons construit un indicateur synthétique, moyenne des items s’y rapportant. À l’issue de l’analyse typologique, il est apparu une partition en trois classes. Le tableau 5 résume les caractéristiques de ces différentes classes. Les différences significatives entre les moyennes d’une variable ont été identifiées à l’aide du <a class="link" href="http://en.wikipedia.org/wiki/Scheff%C3%A9's_method">test de Scheffé</a>. La lecture en ligne du tableau permet d’analyser les différents <b>paramètres temporels</b> un à un alors que la lecture en colonne met en évidence <b>la combinaison</b> de variables temporelles qui caractérise chacune des classes de la partition.       <br />
              <br />
       (Cf. Tableau 5 Caractérisation de la typologie temporelle en version PDF)       <br />
       À la lecture en ligne de ce tableau, il apparaît que la classe 2 est composée de dirigeants moins polychroniques que ceux appartenant aux classes 1 et 3. Des orientations " passé ", " présent " et " cycle " faibles sont associées à la classe 3. La moyenne de ce groupe est significativement inférieure aux deux autres. Enfin, la moyenne de la variable orientation «futur» est plus faible pour la classe 2 que pour les deux autres groupes.       <br />
              <br />
       La lecture en colonne du tableau 5, qui résume la configuration des facteurs associés à chaque classe de la partition, appelle quelques remarques préalables. D’une part, en étudiant le profil d’orientation temporelle de chaque classe, nous observons qu’elles obtiennent toutes la plus forte note sur l’orientation " futur ". L’analyse confirme donc les résultats des travaux antérieurs selon lesquels l’orientation temporelle «futur» constitue l’orientation temporelle prédominante. Les orientations " passé ", " cycle ", " présent " seront alors qualifiées de secondaires. D’autre part, ces orientations secondaires opposent les dirigeants de la classe 1 et 2 qui obtiennent des notes très proches ou supérieures à la moyenne de l’échantillon à ceux de la troisième classe ayant des notes inférieures à cette moyenne globale.       <br />
              <br />
       La classe 1, composée de quatorze individus, obtient les scores les plus élevés sur toutes les dimensions temporelles sauf la dimension " futur ", pour laquelle les individus de la classe 3 obtiennent une moyenne légèrement supérieure. Le degré de polychronicité élevé et l’orientation " futur " sont particulièrement caractéristiques dans la constitution du profil de cette classe. Ces dirigeants disposent donc de compétences temporelles riches et équilibrées (par rapport aux caractéristiques moyennes de l’échantillon) et peuvent donc appréhender l’ensemble de " l’éventail " temporel. Cette première classe est qualifiée de " spectre temporel équilibré " (STE).       <br />
              <br />
       Avec vingt-cinq individus, la deuxième classe a l’effectif le plus important. Elle est composée de dirigeants ayant des orientations secondaires équilibrées. Cependant, l’orientation " futur " est inférieure à celle des deux autres groupes et finalement faible compte tenu du fait que les dirigeants sont a priori orientés " futur " <a class="link" href="http://www.csus.edu/president/">(A. Gonzales</a>, <a class="link" href="http://zimbardo.socialpsychology.org/">P. G. Zimbardo</a> 1985). De même, le degré de polychronicité de cette classe est peu élevé. Il s’agit finalement de dirigeants aux compétences temporelles relativement pauvres. La deuxième classe est alors qualifiée de " spectre temporel pauvre " (STP).       <br />
              <br />
       Enfin, les onze individus de la classe 3 sont les plus orientés " futur ". Ils se montrent également fortement polychroniques. En revanche, ils réalisent sur les trois autres dimensions les scores les plus modestes de la partition. Cette dernière classe est qualifiée " orientation future et polychronique " (OFP).       <br />
              <br />
       Ce résultat est conforme à la typologie agrégée proposée par <a class="link" href="http://cmr.berkeley.edu/search/articleDetail.aspx?article=4149">H. Mintzberg (1973)</a>. Cependant, à un niveau de détail plus fin, H. Mintzberg [1973], <a class="link" href="http://cat.inist.fr/?aModele=afficheN&cpsidt=10045712">R. Calori, al. (1997)</a> ont suggéré un quatrième mode : le mode planification stratégique à court terme qui n’apparaît pas dans notre analyse. La taille relativement modeste de notre échantillon et le choix du secteur d’activité expliquent sans doute cette absence.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/1296852-1703101.jpg" alt="3.18 L'impact de la perception du Temps sur la réflexion stratégique des dirigeants " title="3.18 L'impact de la perception du Temps sur la réflexion stratégique des dirigeants " />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">3. 2. 2. L’analyse de la réflexion stratégique</span>       <br />
       À l’issue de l’analyse typologique, une partition en trois classes est apparue. Ces caractéristiques sont présentées dans le tableau 6.       <br />
              <br />
       (Cf. Tableau 6 – Caractérisation de la typologie " réflexion stratégique " en version PDF, réservée à nos abonnés)       <br />
              <br />
       La variable " Vision à long terme " est associée à la classe C. La moyenne de ce groupe est supérieure aux deux autres. La variable " Horizon du projet " est associée à la classe A. Les dirigeants appartenant à ce groupe préfèrent ainsi s’engager dans des projets dont la rentabilité est faible mais à plus court terme. La variable " Orientation réflexion " est associée à la classe C. Les individus appartenant à cette classe se considèrent comme plutôt orientés vers la réflexion. Enfin, les variables " Évaluation formalisée " et " Sources formelles " sont associées à la classe C.       <br />
              <br />
       La variable " Horizon de la stratégie " n’est pas associée de façon significative à une classe de la partition. En lisant le tableau 6 en colonne, on peut mettre en évidence la configuration des facteurs associés à chaque classe de la partition :       <br />
       - Les dirigeants appartenant à la classe A préfèrent s’engager dans des projets dont la rentabilité est faible mais à plus court terme. La vision stratégique a d’ailleurs relativement peu d’importance. Ils considèrent que le manager efficace est plutôt orienté vers l’action, évaluent leurs projets de manière intuitive et les sources d’informations qu’ils utilisent sont plutôt informelles. Selon la typologie de <a class="link" href="http://www.amazon.fr/exec/obidos/search-handle-url?_encoding=UTF8&search-type=ss&index=books-fr&field-author=Roland%20Calori">R. Calori</a>, al. [1997], cette classe correspond au mode " adaptatif " (ADAP).       <br />
       - Les dirigeants appartenant à la classe B accordent une importance relativement grande à la vision stratégique. Leurs préférences se portent sur des projets dont la rentabilité est forte mais à long terme. Ils considèrent que le dirigeant efficace est plutôt orienté vers l’action. L’évaluation des projets est intuitive et les sources d’information informelles. Cette classe recouvre le mode " entrepreneurial " (ENT).       <br />
       - Les individus appartenant à la classe C estiment que la vision stratégique est importante et ils portent d’ailleurs leur attention sur des projets à long terme dont la rentabilité est élevée. Ils pensent que le dirigeant efficace est orienté vers la réflexion plutôt que vers l’action et ils utilisent des méthodes formalisées pour étudier les chances de réussite d’un projet. De même, les sources d’informations qu’ils utilisent sont plutôt formelles. Cette classe s’apparente au mode " planificateur " (PLAN).       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/1296852-1703106.jpg" alt="3.18 L'impact de la perception du Temps sur la réflexion stratégique des dirigeants " title="3.18 L'impact de la perception du Temps sur la réflexion stratégique des dirigeants " />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">3. 2. 3. Synthèse</span>       <br />
       Afin d’illustrer les relations entre les différentes variables obtenues à partir des deux partitions, une analyse factorielle des correspondances multiples a été menée. Les deux axes principaux décrivent 63,39 % de la variance totale et toutes les variables sont correctement représentées.       <br />
       La classification, effectuée sur les données d’origine, est représentée sur le plan principal (figure 1).       <br />
       Les classes x, y, z indiquent les centres de gravité des classes issues de la typologie. L’axe 1 est corrélé positivement avec les variables PLAN, OFP et négativement avec STE et ENT. Les données semblent donc s’organiser principalement en fonction de l’opposition entre les planificateurs orientés " futur/polychroniques " et les entrepreneuriaux ayant un spectre temporel équilibré. Les variables ADAP, STE, STP et ENT participent à la formation de l’axe 2. Une opposition se crée entre les variables ADAP/STP d’une part et les variables ENT et SPE, d’autre part. Par conséquent, les adaptatifs ayant un spectre temporel pauvre s’opposent aux entrepreneuriaux ayant un spectre temporel équilibré.       <br />
              <br />
       La classe y présente des dirigeants ayant un spectre temporel bien équilibré et une réflexion stratégique de type " entrepreneurial ". Une orientation " futur " forte et un degré de polychronicité élevé les engagent dans une réflexion stratégique de long terme, alors que leurs orientations secondaires (" passé ", " présent " et " cycle ") équilibrées permettent l’utilisation d’approches faiblement formalisées, fondées sur l’expérience et l’intuition.       <br />
              <br />
       Enfin, la classe z est constituée de dirigeants plutôt " orientés futur et polychronique " adoptant un profil de planificateur. L’orientation " futur " très forte permet le développement d’un horizon à long terme, mais la faiblesse des orientations secondaires conduit le dirigeant vers une approche stratégique formalisée.       <br />
              <br />
       La classification ascendante hiérarchique réalisée (avec comme variables actives l’axe 1 et 2 de l’AFCM) fait apparaître trois classes. La classe x est caractérisée par des managers ayant un spectre temporel pauvre présentant une réflexion stratégique de type adaptatif. Leur orientation " futur " peu développée et leur degré de polychronicité faible ne leur permettent pas d’envisager un horizon stratégique de long terme, alors que leurs orientations secondaires équilibrées autorisent le recours à méthodes peu formalisées.       <br />
              <br />
       La classe y présente des dirigeants ayant un spectre temporel bien équilibré et une réflexion stratégique de type " entrepreneurial ". Une orientation " futur " forte et un degré de polychronicité élevé les engagent dans une réflexion stratégique de long terme, alors que leurs orientations secondaires (" passé ", " présent " et " cycle ") équilibrées permettent l’utilisation d’approches faiblement formalisées, fondées sur l’expérience et l’intuition.       <br />
              <br />
       Enfin, la classe z est constituée de dirigeants plutôt «orientés futur et polychronique» adoptant un profil de planificateur. L’orientation «futur» très forte permet le développement d’un horizon à long terme, mais la faiblesse des orientations secondaires conduit le dirigeant vers une approche stratégique formalisée.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Conclusion</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/1296852-1703146.jpg" alt="3.18 L'impact de la perception du Temps sur la réflexion stratégique des dirigeants " title="3.18 L'impact de la perception du Temps sur la réflexion stratégique des dirigeants " />
     </div>
     <div>
      Tous les dirigeants n’ont pas la même capacité à se projeter et à imaginer le temps. Cette aptitude, variable selon les sujets, a des répercussions en termes de perceptions et de comportements. Cet article a ainsi mis en évidence que le profil temporel du dirigeant avait une influence sur le type de réflexion engagée.       <br />
              <br />
       Au niveau épistémologique, l’introduction de la dimension temporelle comme variable active de la personnalité conduit à s’écarter du positivisme (et plus précisément du béhaviorisme), qui fait du sujet un individu strictement conditionné, au profit d’une approche constructiviste, reconnaissant le caractère subjectif de la temporalité et son rôle dans la construction des représentations individuelles et collectives.       <br />
              <br />
       En ce qui concerne les dirigeants en poste, certains auteurs considèrent qu’il est possible d’améliorer leurs capacités à se projeter dans le futur, notamment par une démarche rétrospective <a class="link" href="http://www.jstor.org/pss/249273">(O. A. El Sawy, 1983</a> ; <a class="link" href="http://www3.interscience.wiley.com/journal/119967802/issue">B. Rollier, J. Turner 1994).</a>. /De la même manière, <a class="link" href="http://www.amazon.com/Social-Psychology-Organizing-Topics/dp/0201085917">(K. E. Weick, 1979)</a> considère que prétendre que le futur est déjà arrivé facilite la visualisation de l’événement. En revanche, la manière dont il serait possible d’améliorer la qualité des orientations secondaires n’a pas, à ce jour, fait l’objet de recherches. Ce travail nous semble constituer un champ d’étude particulièrement utile à mettre en œuvre si l’on souhaite mieux comprendre et également mieux exploiter les dimensions formelles et informelles de l’activité managériale.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Bibliographie</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/1296852-1703157.jpg" alt="3.18 L'impact de la perception du Temps sur la réflexion stratégique des dirigeants " title="3.18 L'impact de la perception du Temps sur la réflexion stratégique des dirigeants " />
     </div>
     <div>
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Présentation de l'auteur</b></div>
     <div>
      Pascal Auregan est  maître de conférences et directeur délégué de <a class="link" href="http://www.iae.unicaen.fr/">l'IAE de Caen Basse-Normandie</a>. Il a déjà rédigé plusieurs ouvrages et articles de recherche.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Livres :</span>       <br />
       <a class="link" href="http://www.amazon.fr/Management-Strat%C3%A9gique-par-Projet/dp/2717852603/ref=sr_1_1ie=UTF8&s=books&qid=1238333713&sr=8-1">Le Management Stratégique par le Projet (2006) par Patrick Joffre, Pascal Aurégan, Frédérique Chédotel, et Albéric Tellier (Broché - Editions Economica - 282 p</a>       <br />
       L'influence des attributs temporels sur les perceptions et les comportements du dirigeant d'entreprise par P Aurégan, P Joffre (1996 )- ANRT, Université Pierre Mendes France (Grenoble II)       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Principaux articles :</span>       <br />
       Modèles d'analyse stratégique : contributions récentes par P Auregan, P Joffre, F Le Vigoureux - cat.inist.fr       <br />
       Faire face à la profusion des projets dans les organisations ! par P Aurégan, P Joffre - cairn.info       <br />
       Le temps et ses implications dans le cadre de pourparlers commerciaux bilatéraux par E Allix-Desfautaux, P Auregan - cat.inist.fr       <br />
       L’approche projet du <b>management</b> stratégique : quelles contributions pour quel positionnement ? P Aurégan, P Joffre, T Loilier, A Tellier - ideas.repec.org       <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <CENTER>

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       urchinTracker();       <br />
       </script>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Les 4 Temps du Management : Une lettre au service du développement de la Compétence Managériale</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/imagette/1296852-1702982.jpg</photo:imgsrc>
   <link>http://www.4tempsdumanagement.com/3-18-L-impact-de-la-perception-du-Temps-sur-la-reflexion-strategique-des-dirigeants_a645.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:www.4tempsdumanagement.com,2012:rss-1250009</guid>
   <title>3.17 Eloge de la singularité en stratégie</title>
   <pubDate>Thu, 26 Feb 2009 08:02:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Christian Marmuse </dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Le Temps de la Strategie]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div><b>Introduction</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/1250009-1631561.jpg" alt="3.17 Eloge de la singularité en stratégie" title="3.17 Eloge de la singularité en stratégie" />
     </div>
     <div>
      Les modèles, mais aussi les pratiques des <b>stratégies</b> d’entreprises ont tour à tour adopté des logiques de trajectoire (la planification), de positionnement (les matrices stratégiques) ou de stratégies concurrentielles ou génériques (dans l’axe des travaux de <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Michael_Porter)">M. Porter</a>. De tous temps, les entreprises et les stratèges-modélisateurs ont cherché et cherchent encore la pierre philosophale, celle qui leur fera découvrir la “ vraie bonne <b>stratégie</b> ”, soit en sondant le futur, soit en analysant le comportement de celles des entreprises qui ont réussi dans le passé. Ces modes de réflexion sont vains et nombre d’entreprises ont séduit par leur mode de développement original; elles ont pris une place enviée parce qu’elles avaient su et voulu choisir un “ autre mode de développement <b>stratégique</b> ”.       <br />
              <br />
       Notre conviction aujourd’hui est celle de la supériorité des approches de la <b>stratégie</b> qui privilégient la singularité plutôt que le conformisme. Les exemples sont nombreux de ces entreprises qui ont réussi parce qu’elles étaient différentes ou plutôt parce qu’elles avaient choisi d’adopter ou d’inventer un nouveau modèle de parcours <b>stratégique</b>. L’exemplarité de certaines trajectoires peut nous inciter à reposer en d'autres termes le paradigme des choix <b>stratégiques</b>.       <br />
              <br />
       Notre projet est ici de poser les bases de ce paradigme de la singularité, comme point de départ d’une réflexion basée non sur l’étude du plus grand nombre, mais sur celle de l’identification des particularismes spécifiques à chaque organisation. Pour cela, nous choisirons des situations qui, pour être exemplaires, n’en restent pas moins des cas choisis librement par le chercheur, sans qu’il faille y voir encore le résultat d’un processus discriminant. L’exemple est d’abord une mise en situation du propos; il nous conduira à une tentative de première définition de ce qu’il faut entendre par singularité.       <br />
              <br />
       Fort de cette convergence entre l’expérience et le concept, nous chercherons à mobiliser les courants théoriques qui nous incident ou nous induisent à faire de la singularité un concept central de toute <b>stratégie</b>. Le courant du <b>Management</b> basé sur les ressources sera au coeur de l’analyse, mais nous y associerons celui de la complexité, de la logique paradoxale, ou du débat toujours ravivé entre <b>stratégie</b> émergente ou <b>stratégie</b> planifiée.       <br />
              <br />
       Au delà de la mobilisation de ces courants pratiques ou théoriques, on s’attachera à décrire les contours de ce paradigme des stratégies de la singularité, prémices d’une investigation plus large et sans doute plus longue sur la “ méthode ” de décryptage des <b>stratégies de la singularité</b>. Il conviendra également de poser les contours d'une approche adaptée des choix <b>stratégiques</b>, vue comme une logique des changements systématiques.       <br />
       [
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>1. Les pratiques singulières des stratégies d’entreprise</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/1250009-1631563.jpg" alt="3.17 Eloge de la singularité en stratégie" title="3.17 Eloge de la singularité en stratégie" />
     </div>
     <div>
      L’analyste de la <b>stratégie</b> a sans doute trop souvent privilégié, dans son observation des pratiques d’entreprise, une recherche des points de convergence ou des similarités de conduites. Les modèles de l’analyse concurrentielle ont peut-être parfois poussé à des recherches systématiques de la “ bonne <b>stratégie</b> ”. Un autre regard est possible et nous en prenons pour témoin les exemples suivants qui illustrent de manière liminaire notre propos.       <br />
              <br />
              <br />
       • <span style="font-style:italic">Canal+ ou le risque de la différence</span>       <br />
       <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Canal%2B">Canal+</a>, chaîne de télévision cryptée, s’est construite sur l’idée même de singularité. Il ne s’agissait pas au départ de la chaîne de mener une simple <b>stratégie de différenciation</b> (dont nous verrons plus loin qu’elle relève d’une logique de positionnement concurrentiel plus que d’un choix stratégique a priori). <a class="link" href="http://www.canalplus.fr/index.php?pid=1744">Canal +</a> est né en 1983 d’une décision de l'Etat français de créer une quatrième chaîne de télévision sous la forme d’une société de droit privé, contrôlée par un actionnariat à l’origine principalement public. C’est ce statut de chaîne privée qui est à l'origine d’un choix de développement original : l’interdiction d’accès à la redevance (chaîne privée) et aux ressources publicitaires (réservées aux chaînes existantes) conduit à retenir le choix d’un financement par abonnement, en complément du cryptage de la chaîne.       <br />
              <br />
       L’évolution de <a class="link" href="http://www.canalplusgroup.com/">Canal+</a> est ensuite une succession de choix (et de renégociations du statut) qui s’inspire d’une logique singulière, pas seulement en termes de programmes, mais aussi et surtout en matière d’organisation, d’équilibre financier et de diversification. Citons notamment les éléments suivants : renégociation du cahier des charges, développement d’une fidélisation des clients, liberté de programmation par une indépendance relative vis à vis de l’audimat, investissements conséquents dans la production cinématographique, développement d’un savoir faire unique en matière de cryptage, investissement dans le sport (sponsoring) et forte internationalisation de l’entreprise permettant l’exportation du concept.       <br />
              <br />
       La singularité était à l’origine une contrainte (ne pas disposer des ressources financières des autres et s’engager à diffuser d’autres programmes). Elle est peu à peu devenue le fer de lance de la <b>stratégie</b> de l’entreprise qui est aujourd’hui reconnue comme un modèle " à part " dans le paysage audiovisuel européen. Qui l’aurait parié en 1983 ?       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/1250009-1631571.jpg" alt="3.17 Eloge de la singularité en stratégie" title="3.17 Eloge de la singularité en stratégie" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">British Airways, une stratégie à contre courant</span>       <br />
       Les 80-90 sont, pour beaucoup de transporteurs aériens des années noires qui ont conduit à la dérégulation et à de nombreuses faillites. Dans cet univers de rude concurrence, tous s’accordent à magnifier la réussite “ exemplaire ” de <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/British_Airways">British Airways</a>. Cette singularité apparente (B.A. est restée longtemps seule au monde à faire des bénéfices !) est due à un choix initial de redressement drastique. Hier (1981), c'était Bloody awful (salement miteux) avec 6,2 milliards de francs de pertes cumulées. Aujourd'hui (1994-95), c'est un chiffre d'affaires de 56,8 milliards de F et un bénéfice net de 3,6 milliards de F ! La clef de voûte du système B.A. a été sa privatisation, avec le licenciement de 20.000 personnes, la vente de 50 avions et la suppression de 62 lignes. Les bénéfices reviennent en 1983 (après 2 ans !) et utilisent notamment une stratégie orientée vers la conquête du client (la classe affaires est inventée par B.A.). Même au moment de la guerre du Golfe, B.A. continue son développement, non sans mesures d'urgence (vols non rentables supprimés, préretraites...).       <br />
       Un réseau d'alliances est tissé <a class="link" href="http://en.wikipedia.org/wiki/Dan-Air">(Dan Air</a>, <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Qantas">Qantas</a>, <a class="link" href="http://en.wikipedia.org/wiki/TAT_European_Airlines">TAT</a>, <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/US_Airways">US Air)</a>. Une belle santé dans un secteur en pleine mutation. mais aussi une <b>stratégie</b> à contre courant : amaigrissement radical quand les autres continuent à espérer une sortie de crise naturelle ; développement de la qualité et du partenariat lorsque les autres commencent à penser à réduire les coûts. L’entreprise est décalée ; elle réussit parce qu’elle est la première à inventer des <b>stratégies</b> que d’autres <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Lufthansa">(Lufthansa</a>, <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Air_France">Air France ?)</a> imiteront ensuite.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/1250009-1631577.jpg" alt="3.17 Eloge de la singularité en stratégie" title="3.17 Eloge de la singularité en stratégie" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">3M, l’investissement sur une culture de la différence</span>       <br />
       L’exemple de <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/3M">3M</a> peut se comparer au contre exemple de <a class="link" href="http://www.symantec-norton.com/default.aspx?lang=fr-FR&par=goo_fr_norton&gclid=CKzT9snRpJ8CFWlr4wod513HJA">Norton</a> <a class="link" href="http://drfd.hbs.edu/fit/public/facultyInfo.do?facInfo=bio&facEmId=cbartlett">(Bartlett</a> and <a class="link" href="http://en.wikipedia.org/wiki/Sumantra_Ghoshal">Ghoshal</a>, <a class="link" href="http://hbr.org/1995/05/changing-the-role-of-top-management/ar/1">1995)</a> : au début du boum économique de l’après-guerre, <a class="link" href="http://solutions.3mfrance.fr/wps/portal/3M/fr_FR/EU2/Country/">3M</a> et <a class="link" href="http://en.wikipedia.org/wiki/Norton_AntiVirus">Norton</a> avaient approximativement la même taille. Au milieu des années 80, <a class="link" href="http://video.google.com/videosearch?q=3M&rls=com.microsoft:fr:IE-SearchBox&oe=UTF-8&sourceid=ie7&rlz=1I7GGLJ_fr&um=1&ie=UTF-8&sa=N&hl=fr&tab=wv#">3M</a> pouvait annoncer un chiffre d’affaires représentant huit fois celui de son concurrent (racheté par <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint-Gobain)">Saint Gobain</a>. Ces deux entreprises, dont l’origine et les buts étaient relativement similaires, ont divergé sur le terrain de leur philosophie et sur leur style de management. Si <a class="link" href="http://www.symantecstore.com/dr/sat4/ec_Main.Entry17C?SID=27681&SP=10007&CID=0&PID=&PN=0">Norton</a> est restée un archétype d’une entreprise pilotée par un système, 3M a développé un modèle entrepreneurial centré sur l’homme. Le choix de <a class="link" href="http://video.google.com/videosearch?q=norton%20symantec&rls=com.microsoft:fr:IE-SearchBox&oe=UTF-8&sourceid=ie7&rlz=1I7GGLJ_fr&um=1&ie=UTF-8&sa=N&hl=fr&tab=wv#">Norton</a> s’inscrit dans une logique de type Stratégie-Structure : un système de planification-contrôle “ top-down ” basé sur l’idée qu’il n’était pas possible de faire confiance aux hommes. L’entreprise était ainsi gouvernée par le système, ce qui fonctionna fort bien pendant de nombreuses années. Ce fut également le modèle choisi par une grande majorité des entreprises industrielles de l'époque.       <br />
              <br />
       A l’opposé, chez <a class="link" href="http://www.3m.com/">3M</a>, le système de planification formelle et de budgétisation a été développé plus tardivement et a toujours joué un rôle secondaire dans la prise de décision du management. La société n’avait pas de système de planification formelle jusque dans les années 80 : les directeurs avaient la conviction que leur premier travail était de développer et d’encourager les entrepreneurs qui travaillaient sur des activités nouvelles. “ Senior management primary role is to create an internal environment in which people understand and value our way of operating… Our job is one of creation and destruction — supporting individual initiative while breaking down bureaucraty and cynism. It all depend on developing a personnal trust relationship between those at the top and those at lower levels ” .        <br />
              <br />
       La singularité se situe ici au plan du choix d’un mode de management qui a assuré à <a class="link" href="http://www.3m.com/product/index.html">3M</a> des possibilités de développement énormes sur la base d’un système d’encouragement plutôt que de contrôle. L’investissement dans un mode de management a été un choix déviant par rapport aux croyances de l’époque; il a permis de dépasser largement le concurrent qui, en raison même de ses choix de mode de gestion n’a pas pu s’adapter aux conditions de la nouvelle compétition des années 80-90.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/1250009-1631578.jpg" alt="3.17 Eloge de la singularité en stratégie" title="3.17 Eloge de la singularité en stratégie" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">Groupes stratégiques et singularités stratégiques</span>       <br />
       La caractérisation des groupes <b>stratégiques</b> est devenue une pratique courante (à la mode ?) pour spécifier les grandes manoeuvres qui peuvent se dérouler dans un secteur concurrentiel. L’idée de groupes stratégiques <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Michael_Porter">(Porter</a>, <a class="link" href="http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/rei_0154-3229_1983_num_24_1_2900">1982)</a> conduit à poser des frontières entre groupes d’entreprises qui adoptent des stratégies proches. On constate ainsi que les entreprises d’un même groupe stratégique sont protégées des agressions d’autres entreprises par les “ frontières ” du groupe. Elles subissent aussi des freins à la mobilité, l’appartenance à un groupe stratégique interdisant en principe l’accès à un autre groupe. Cette appartenance induirait ainsi une forte similarité des stratégies adoptées.       <br />
              <br />
       Cette analyse reste souvent fort théorique. En effet, lorsque l’on s’attache à définir des groupes stratégiques par des méthodes d’analyse de données multidimensionnelles (Bobowski et Odou, 1995), on fait le constat suivant :       <br />
       1. Les frontières des groupes <b>stratégiques</b> ne sont pas toujours très nettes et les tests mis en oeuvre ne montrent pas toujours une très grande validité statistique.       <br />
       2. Plus grave, lorsque l’on pénètre à l’intérieur des groupes <b>stratégiques</b>, on constate d’importantes différences de comportements stratégiques, un peu comme si les groupes stratégiques n’étaient que le plus petit commun multiple d’entreprises au demeurant fort différentes.       <br />
       De façon plus générale, on peut s’interroger sur l’intérêt méthodologique et théorique de recourir à l’analyse statistique, fut-elle multidimensionnelle, pour comprendre le comportement <b>stratégique</b> des entreprises : en effet, s’il peut être intéressant ou habile de repérer des constantes sur des grands ensembles statistiques, cela ne peut concerner que des variables simples et surtout des populations où la notion d’individu a un sens clair et homogène. L’individu statistique du marketing (le consommateur, le produit) peut être considéré, dans une certaine mesure, comme suffisamment précis pour servir de base à l’analyse statistique. Mais lorsque l’individu est une entreprise, laquelle peut présenter une infinité de morphologies différentes (secteur, taille, forme juridique, degré de spécialisation, forme de management, stratégie etc. …) il devient illusoire d’espérer déduire quelque chose de sérieux d’une analyse uniquement statistique Comme le disait <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Sun_Tzu">Sun Tsu</a> : Au combat, seules existent la force normale et la force extraordinaire, mais leurs combinaisons sont illimitées; nul esprit humain ne peut les saisir toutes <a class="link" href="http://en.wikipedia.org/wiki/Sun_Tzu">(Sun Tzu</a>, <a class="link" href="http://www.amazon.fr/Lart-guerre-Sun-Tzu/dp/product-description/2012790879">1972)</a>.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>2. De la singularité stratégique</b></div>
     <div>
      Forts des exemples cités, convenons de définir plus précisément les contours de l’idée de singularité, puis de lui apporter quelques connotations importantes dans le monde de la <b>stratégie</b>.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/1250009-1631584.jpg" alt="3.17 Eloge de la singularité en stratégie" title="3.17 Eloge de la singularité en stratégie" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">2.1 Définir la singularité stratégique</span>       <br />
       Le dictionnaire nous apprend que singulier se dit d’une “ chose ou quelquefois d’une personne qui se fait remarquer par quelque trait peu commun, extraordinaire ”. Mais l’idée de singulier (par opposition à pluriel) caractérise aussi l’unicité d’une pratique ou d’un comportement. Dès lors la singularité est le propre de ce qui fait remarquer (et nous verrons plus loin le lien avec les logiques du paradoxe - qui étonne) et qui caractérise, qui différencie un individu ou une chose.       <br />
              <br />
       En matière de <b>stratégie</b>, on conviendra de définir la singularité à la fois comme le résultat et comme la démarche d’une logique de choix non conforme aux pratiques ou aux modes de pensée habituels. Singularité s’oppose ainsi à conformisme, logique de comportement ou de décision qui se réfère à une pensée commune que l’on adopte par habitude ou par convention. Il s’agit ici tout autant d’un mode de pensée et d’un mode d’action qui régit les choix et les modèles de décision. Ainsi, les modèles hérités du PIM’S ou des matrices de positionnement stratégique sont-ils de nature conformiste en ce qu’ils induisent des comportements hérités d’une logique de pensée commune (matrices) ou des pratiques habituellement efficaces mises en oeuvre par d’autres entreprises (PIM’S) ?       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/1250009-1631586.jpg" alt="3.17 Eloge de la singularité en stratégie" title="3.17 Eloge de la singularité en stratégie" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">2.2 Singularité ou différenciation ?</span>       <br />
       La logique de singularité ne recouvre pas celle de <b>différenciation,</b> largement diffusée depuis les travaux de <a class="link" href="http://en.wikipedia.org/wiki/Michael_Porter">Michael Porter</a> <a class="link" href="http://www.amazon.fr/Choix-strat%C3%A9gique-concurrence-Porter-M-E/dp/2717809317">(Porter, 1986)</a>. Les stratégies de <b>différenciation</b> sont celles qui s’attachent à servir un segment particulier du marché en mettant en avant les spécificités d’un produit perçues par la clientèle. Elles s’opposent aux <b>stratégies</b> de domination par les coûts liées à des choix de standardisation de produits. Ces logiques de choix sont donc largement liées tant au cadre de logiques dominantes, qu’à une segmentation de clientèle; elles sont souvent trop proches de considérations marketing plus que stratégiques.       <br />
              <br />
       Un exemple permettra de mieux cerner la distance séparant différenciation et singularité. Dans le milieu des années 80, le secteur de la grande distribution a connu l’avènement du “ hard discount ”. Ces moyennes surfaces, profitant de la baisse du pouvoir d’achat de certaines catégories de clientèles de la distribution ont choisi une logique de prix bas (domination par les coûts), associée à une simplification de l'offre (standardisation) afin d’offrir les prix les plus réduits possibles dans une gamme restreinte. Il s’agit là manifestement d’une stratégie singulière en ce qu’elle a remis en cause une logique bien acceptée par tous les distributeurs, lesquels avaient quelque peu oublié le modèle sur lequel ils avaient eux-mêmes bâti leur développement originel il y a 25 ans. Mais il ne s’agit pas d’une stratégie de différenciation au sens de M. Porter puisque les produits sont, au contraire banalisés et vendus au moindre prix.       <br />
              <br />
       Il est clair que les stratégies singulières peuvent utiliser les modalités de la domination par les coûts ou celle de la différenciation. Leur originalité tient essentiellement dans le fait de choisir un nouveau modèle de choix stratégique, plus que dans celui de choisir l’une des branches de l’alternative Coûts-Différenciation. Ces stratégies sont dans la nature des choses, l’observation de la vie des entreprises montrant une constante attirance vers ces stratégies non conformes à la logique habituelle. <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/3M">3M</a> a utilisé la singularité de son mode de management pour construire son développement, tout en jouant les stratégies de différenciation (l’effet de la marque 3M apposée sur les produits, l’innovation du Post It) ou de domination par les coûts (par des stratégies de part de marché sur des produits grand public).       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/1250009-1631590.jpg" alt="3.17 Eloge de la singularité en stratégie" title="3.17 Eloge de la singularité en stratégie" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">2.3 Le rôle du temps</span>       <br />
       La stratégie de la singularité comporte une dimension essentielle liée au temps. En effet, la création d’une ressource stratégique originale (analyse en termes de ressources) implique de pouvoir construire la performance sur cette base et de pouvoir en conserver le bénéfice pendant un temps permettant l’amortissement des coûts de création de cette ressource. Les stratégies singulières ne peuvent se concevoir que dans leur unicité, et donc dans la possibilité de capter l’avantage stratégique de façon durable. Les choix stratégiques de Canal+ permettent d’asseoir la destinée de l’entreprise sur des avantages stratégiques à long terme : il serait extrêmement difficile de rebâtir une autre entreprise audiovisuelle sur le même modèle tant les choix réalisés sont spécifiques et difficilement imitables. De même, <a class="link" href="http://en.wikipedia.org/wiki/British_Airways">British Airways</a> s’est-elle dotée d’une capacité de rentabilité avant les autres, ce qui lui autorise tous les paris, toutes les nouveautés stratégiques. De la même manière, Nouvelles Frontières a choisi une très forte intégration de ses services et jouit aujourd’hui d’un avantage stratégique notable en matière de coûts. Cette stratégie reste unique en France pour des raisons historiques et structurelles.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/1250009-1631592.jpg" alt="3.17 Eloge de la singularité en stratégie" title="3.17 Eloge de la singularité en stratégie" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">2.4 Les risques du métier</span>       <br />
       Singularité ne rime pas avec sécurité, malgré les apparences ! L’usage d’une stratégie de l’ordre de la singularité implique la prise de risque liée à la recherche d’un effet de surprise.       <br />
       Les stratégies développées ainsi peuvent donc échouer, non parce qu’elles étaient intrinsèquement mauvaises, mais parce que, dans leur complexité, elles possédaient des germes de difficile mise en oeuvre.       <br />
       Il est aujourd’hui assez facile de donner des leçons de stratégie à <a class="link" href="http://www.airfrance.com/indexCOM.html">Air France</a> lorsqu’on a constaté le redressement exemplaire de British Airways ou, plus récemment de Lufthansa.       <br />
       Bien peu des analystes qui font aujourd’hui oeuvre de conseillers auraient parié sur les chances de B.A. à la veille de sa privatisation. Le risque a été beaucoup plus faible pour <a class="link" href="http://www.lufthansa.com/online/portal/lh/fr/homepage/!ut/p/c5/04_SB8K8xLLM9MSSzPy8xBz9CP0os3hnf0PLMI9QZzM_D0cjA09vI1djN1dHJxdvM30v_aj0nPwkoMpwkF7cak1MIfIGOICjgb6fR35uqn5BdnCQhaOiIgA2XGvB/dl3/d3/L2dBISEvZ0FBIS9nQSEh/">Lufthansa</a> qui a pu profiter des enseignements de la politique de son concurrent afin de mener son redressement. Par contre, quelle que soit la politique des autres compagnies, <a class="link" href="http://www.britishairways.com/travel/globalgateway.jsp/global/public/en_">British Airways</a>  restera un modèle d’engagement dans la voie étroite de la stratégie singulière, par exemple en inventant la classe affaires au moment où toutes les compagnies se battaient sur les prix…       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/1250009-1631595.jpg" alt="3.17 Eloge de la singularité en stratégie" title="3.17 Eloge de la singularité en stratégie" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">2.5 Une logique de la création de valeur</span>       <br />
       L’usage d’une stratégie de singularité repose sur la possibilité de créer de la valeur pour un marché (valeur client) alors même que ces marchés n’existent pas encore. Que faut-il pour créer de la valeur ?       <br />
       Trois composantes d’une activité qui concourent à la création d’une valeur <a class="link" href="http://drfd.hbs.edu/fit/public/facultyInfo.do;jsessionid=KpNQKVJL7vSQhlMGRr1BG73nxnhv6yJr3pFtTT0LQHlfV7JSy6GS!528537621!815275569?facInfo=bio&facId=6660">(Collis</a> and <a class="link" href="http://drfd.hbs.edu/fit/public/facultyInfo.do?facInfo=bio&facId=6516">Montgomery</a>, <a class="link" href="http://www.amazon.com/Competing-Resources-Classic-David-Collis/dp/B001GLLU56/ref=sr_1_3?ie=UTF8&s=books&qid=1263503421&sr=1-3">1995)</a>.       <br />
       • La demande doit pouvoir exister pour crédibiliser la stratégie, de manière réelle ou potentielle. Les études de marché sont ici insuffisantes pour permettre une bonne appréciation de cette demande. Il convient en fait d’anticiper sur l’apparition d’une demande et de postuler son existence à terme. La dimension risque de ce type de stratégie resurgit ici pour justifier pleinement la logique de singularité       <br />
       • La rareté est sans doute le trait dominant de ce type de stratégie car l’entreprise ne choisit pas la lutte frontale avec les concurrents, mais au contraire choisit le chemin difficile des voies détournées ou à tout le moins non-conventionnelles.       <br />
       • La pertinence se construit de façon problématique sous la forme de scénarios et de supputations quant à la plausibilité de la stratégie. Elle est un construit qui ne peut se valider au contact des faits, mais uniquement ex post.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>3. Les fondements épistémologiques de la singularité</b></div>
     <div>
      Les stratégies basées sur la singularité sont largement pratiquées par les entreprises de tous secteurs. Disons par “ certaines entreprises ”. On peut s’interroger sur les bases qui justifient le recours à cette logique de singularité. Nous en identifions (provisoirement sans doute) quatre qui nous paraissent majeures : la nature de la stratégie, le jeu sur les ressources rares, la composante fondamentalement paradoxale de la stratégie et la théorie des la complexité.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/1250009-1631599.jpg" alt="3.17 Eloge de la singularité en stratégie" title="3.17 Eloge de la singularité en stratégie" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">3.1 La nature de la stratégie</span>       <br />
       Dans un récent article, <a class="link" href="http://video.google.com/videosearch?q=michael%20porter&rls=com.microsoft:fr:IE-SearchBox&oe=UTF-8&sourceid=ie7&rlz=1I7GGLJ_fr&um=1&ie=UTF-8&sa=N&hl=fr&tab=wv#">Michael Porter</a> pose la question : “ What is strategy ? ” <a class="link" href="http://web.cenet.org.cn/upfile/44952.pdf">(Porter, 1996)</a>. Le constat est clair : “ Competitive strategy is about beeing different. It means deliberately choosing a different set of activities to deliver a unique mix of value ”. Sur cette lancée l’auteur définit ainsi la stratégie : “ la stratégie est la création d’une position unique et valorisable, ce qui implique un ensemble d’activités différent. S’il n’y avait qu’une seule position idéale, il n ’y aurait aucun besoin de stratégie. Les entreprises seraient ainsi confrontées à un impératif simple : gagner la course pour la découvrir et se l’accaparer .L’essence du positionnement stratégique est de choisir des activités qui sont différentes de celles des rivaux ”.       <br />
              <br />
       Pour parvenir à des logiques stratégiques nouvelles, l’histoire est ainsi d'un recours instructif : Camaïeu a échoué parce qu’il a réussi : le circuit court et les prix bas étaient fort bien adaptés à une clientèle féminine. Le concept n’était sans doute plus aussi efficient lorsque l’entreprise s’est attaquée au monde de l’homme ou de l’enfant. C’est en oubliant les choix historiques de son succès que cette entreprise s’est fourvoyée en voulant devenir généraliste comme les autres… <a class="link" href="http://www.decitre.fr/livres/Le-paradoxe-d-Icare.aspx/9782869111028">(Miller, 1993)</a>. Il en est certainement de même pour <a class="link" href="http://www.chevignon.com/">Chevignon</a> dans le même domaine ou pour <a class="link" href="http://www.vertbaudet.com/">Vert Baudet</a> dans la VPC pour enfants.       <br />
              <br />
       Tout comme dans les jeux de stratégie ou de société, la bonne stratégie d’entreprise est celle qui permet de se singulariser. La frontière entre singularité et conformisme est pourtant souvent fort ténue et ô combien facilement transgressée.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/1250009-1631602.jpg" alt="3.17 Eloge de la singularité en stratégie" title="3.17 Eloge de la singularité en stratégie" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">3.2 Les ressources rares et le “ Resources Based Management ”</span>       <br />
       C’est certainement dans le champ du courant du <b>Management</b> Basé sur les Ressources qu’il faut rechercher l’enracinement des stratégies de la singularité : ces stratégies prennent appui en effet sur la création d’une ressource rare que les concurrents auront des difficultés à imiter . Le courant du “ Resources Based <b>Management</b> ” est apparu à la fin des années quatre vingt sur la base des théories économiques de la rente, pour expliquer ce qui pouvait contribuer au succès et à la performance de la firme <a class="link" href="http://fr.linkedin.com/pub/jean-luc-arregle/a/487/3b2">(Arrègle</a>, <a class="link" href="http://www.lavoisier.fr/notice/fr2866018420.html">1995</a> et <a class="link" href="http://www.cairn.info/revue-francaise-de-gestion-2006-1-p-241.htm">1996)</a>.       <br />
              <br />
       Cette RBV <a class="link" href="http://www.wikiberal.org/wiki/Th%C3%A9orie_du_management_par_les_ressources">(“ Resources Based View ”)</a> de l’entreprise considère les entreprises comme des ensembles très différents d’actifs et de capacités. Deux entreprises ne seront jamais identiques en termes de ressources accumulées par l’expérience, basées sur des actifs ou liées à la culture. Les ressources de l’entreprise peuvent être de nature physique (des actifs réels), intangible (savoir-faire, brevets ou licences) ou organisationnelle (organisation, processus mis en oeuvre, styles de direction…).       <br />
              <br />
       C’est sur la base de ces ressources que se construit la stratégie de compétitivité : la ressource peut ainsi être assimilée à une rente au sens de <a class="link" href="http://en.wikipedia.org/wiki/Ricardo_Semler">Ricardo</a> <a class="link" href="http://www3.interscience.wiley.com/journal/113456369/abstract">(Mac Grath, Mac Millen and Venkataraman, 1995)</a>, un facteur de succès unique dont la seule possession permet d’atteindre une rentabilité : point n’est besoin d’exploiter un savoir-faire technologique si la cession de licence apporte une rentabilité suffisante. Bien plus, dans certains secteurs d’activité (domaine des marques de prestige, des logiciels ou matériels informatiques ou des médicaments par exemple), il peut s’avérer préférable de ne pas exploiter soi-même la ressource, les coûts de mise en production (et les risques liés) pouvant conduire à un affaiblissement significatif des taux de profits. Les grands couturiers gagnent sans doute plus en cédant le droit d’utilisation de leur marque à des licenciés qu’en mettant en place eux mêmes des outils de production intégrés. <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/International_Business_Machines">IBM</a>, en décidant de confier à <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Acer_Incorporated">ACER</a> la fabrication de sa gamme de micro-ordinateurs a sans doute compris qu’ainsi, elle pouvait mieux contrôler ses ressources rares tout en profitant de celle de son partenaire : une capacité industrielle sans doute unique aujourd’hui dans le monde de la microinformatique. Cette logique de rente est alors renforcée par des investissements importants sur la notoriété de la marque : collections, système juridique sophistiqué de protection des marques, utilisation des médias en cas de contrefaçon etc.…       <br />
       Le jeu sur le nom de Coca Cola est un exemple de la manière dont une société peut jouer de façon forte sur une rente créée avec le temps.        <br />
              <br />
       C’est la possession ou la création d’une ressource rare, tangible ou intangible qui permet la mise en oeuvre d’une logique de singularité : les accords de non-concurrence USA-Grande Bretagne pour <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/British_Airways">British Airways</a> (en association avec des abaissements conséquents des coûts de transport et avec des améliorations substantielles de qualité) ; l’expérience dans la gestion des hommes chez <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/3M">3M</a> ; les contraintes (utilisées comme source d’avantage concurrentiel) associées à la création d’une chaîne privée pour <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Canal%2B">Canal+</a>.        <br />
              <br />
       La qualité stratégique d’une ressource, dont dépend la stratégie de singularité repose sur le caractère difficilement imitable de la ressource. D’où la possibilité d’en tester les qualités en termes de rareté <a class="link" href="http://cat.inist.fr/?aModele=afficheN&cpsidt=3510707">(Mac Grath, Mac Millen and Venkataraman, 1995)</a> : Inimitabilité (la ressource est-elle difficilement copiable ?), durabilité (à quelle vitesse la ressource se déprécie-t-elle ?), appropriation (qui bénéficie de la valeur créée par la ressource ?), substituabilité (la ressource peut-elle être remplacée ?), supériorité concurrentielle (quelle est la ressource la meilleure ?).       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/1250009-1631605.jpg" alt="3.17 Eloge de la singularité en stratégie" title="3.17 Eloge de la singularité en stratégie" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">3.3 Paradoxe</span>       <br />
       Paradoxe, du grec paradoxos, se dit de ce qui est contraire à l’opinion commune, de doxa, opinion. Le dictionnaire nous livre ainsi deux définitions complémentaires du mot : " Opinion, chose ou être qui va contre la manière habituelle de pensée, qui heurte la raison ou la logique ". Cette idée reflète parfaitement la nature profonde du comportement stratégique. Si vis pacem, para bellum nous dit l’adage latin : si tu veux la paix, prépare la guerre. Cette maxime, qui ne semble pas heurter notre raison est pourtant fondamentalement paradoxale! Comment accepter de préparer la guerre lorsqu’on souhaite la paix, si ce n’est parce que l’esprit humain est prêt à accepter l’idée même du raisonnement paradoxal ?        <br />
              <br />
       On peut ici s’interroger sur l’intérêt d’utiliser cette idée de paradoxe en matière de stratégie tant il est parfois mal compris et tant il contient de ce mystérieux mélange d’irrationnel et d’impondérable. Il nous paraît que le concept de singularité, tout en reprenant l’essentiel de l’idée de paradoxe (singulier, qui étonne …) est plus à même d’être développé de façon opérationnelle dans l’entreprise. Après tout, le paradoxe nous vient soit de la logique, soit de la psychothérapie et rien ne dit que le pont entre individualité caractérielle et entreprise soit réellement toujours très solide. Par contre, la singularité comporte en elle même une dimension plus propice à une application en entreprise, celle de l’action. La singularité est le propre de l’homme (les hommes de marketing l’ont bien compris), même si elle reste souvent le pâle espoir de consommateurs finalement très conformistes. On constatera ainsi que la logique que nous continuerons pour l’instant à appeler paradoxale, par souci de repérage avec la littérature, dépeint très exactement le comportement singulier des entreprises en matière de stratégie.       <br />
              <br />
       En matière de stratégie (militaire bien sûr, mais d’entreprise également), la réflexion, la décision font ainsi appel à une logique de nature paradoxale. Comme le souligne <a class="link" href="http://en.wikipedia.org/wiki/Edward_Luttwak">E. Luttwak</a> <a class="link" href="http://www.amazon.fr/paradoxe-strat%C3%A9gie-Edward-N-Luttwak/dp/2738100481">(Luttwak, 1989)</a>, “ La stratégie contredit souvent la logique linéaire en suscitant la convergence, voire l’inversion, des contraires. Elle tend aussi à récompenser une conduite paradoxale, tout en pénalisant la conduite inspirée par la logique ”. Les concurrents cherchent ainsi à surprendre l’adversaire en adoptant une attitude nouvelle, non conformiste — singulière — et en identifiant d’autres voies d’action. <a class="link" href="http://www.hec.ca/profs/danny.miller.html">Danny Miller</a> utilise parfaitement cette idée en utilisant le paradoxe d’Icare (héros de la mythologie qui réussit si bien à voler avec ses ailes de cire qu’il se rapprocha du soleil qui fit fondre ses ailes et le précipita dans la mer Egée) <a class="link" href="http://alexweb.edhec.asso.fr/Record.htm?idlist=1&record=19111368124919395409">(Miller, 1993)</a>. “ Les héros qui ont inventé la formule gagnante sont portés au pinacle et obtiennent l’autorité suprême au sein de l’entreprise alors que les autres deviennent des citoyens de troisième classe. La culture d’entreprise devient de plus en plus monolithique, ce qui contraint la firme à ne considérer qu’un nombre sans cesse plus restreint de facteurs et à s’en tenir à une voie étroite qui mènerait supposément à la victoire. Les rôles, les politiques, les processus de décision et même les marchés cibles en viennent graduellement à refléter cette stratégie centrale à l’exclusion de toute autre considération. L’idéologie triomphante convertit peu à peu les politiques de l’entreprise en lois inaltérables et en rituels rigides ”.       <br />
              <br />
       La logique paradoxale, donc singulière est ainsi un mode de comportement essentiel en matière de management stratégique. Elle permet de développer des stratégies gagnantes car elle induit des positions favorables en système concurrentiel. Elle caractérise aussi des comportements décisionnels que l’on peut qualifier de “ non-rationnels ” mais qui peuvent se matérialiser en comportement suicidaires dans des entreprises ou la culture limite fortement la capacité à se remettre en question. Elle peut aussi être à l'origine d'erreurs stratégiques lorsque le paradoxe relève d'une impossible remise en question de pratiques bien établies.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/1250009-1631609.jpg" alt="3.17 Eloge de la singularité en stratégie" title="3.17 Eloge de la singularité en stratégie" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">3.4 - Les chemins de la complexité ou la stratégie “ chemin faisant ”</span>       <br />
       C’est dans un univers complexe que peuvent le mieux s’exprimer les stratégies utilisant les logiques de la singularité. La difficulté de décryptage d’un système concurrentiel est à la source de la multiplicité des choix de stratégie (unitas multiplex de <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Edgar_Morin">Morin</a> - <a class="link" href="http://www.amazon.fr/m%C3%A9thode-3-Edgar-Morin/dp/2020144409">Morin, 1986)</a>. Ce faisant, la complexité appelle la singularité liée à un énorme besoin de curiosité du stratège.       <br />
              <br />
       Comme le souligne <a class="link" href="http://www.iiac.cnrs.fr/cetsah/spip.php?article197">Edgar Morin</a> : “ L’intelligence est l’aptitude à s’aventurer stratégiquement dans l’incertain, l’ambigu, l’aléatoire en recherchant et utilisant le maximum de certitudes, de précisions, d’informations. L’intelligence est la vertu d’un sujet qui ne se laisse pas duper par les habitudes, craintes, souhaits subjectifs. C’est la vertu qui se développe dans la lutte permanente et multiforme contre l’illusion et l’erreur …  ” <a class="link" href="http://www.pedagopsy.eu/livre_morin_connaissance.htm">(Morin, 1986)</a>. La stratégie se satisfait ainsi d’une navigation dans l’ambigu <a class="link" href="http://cat.inist.fr/?aModele=afficheN&cpsidt=96181">(Landry, 1995)</a> voire même utilise l’ambiguïté comme source de singularité (ce que les autres compétiteurs n’auront pas détecté dans l’océan des bruits…).       <br />
              <br />
       Il n’y a pas de trajectoire prédéterminée pour la stratégie (comme le postulaient les approches planificatrices) mais la stratégie se construit “ chemin faisant ” comme le souligne <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Le_Moigne">Jean-Louis Le Moigne</a> (2). Cette idée cherche à réconcilier les deux courants de pensée classiques en stratégie : celui de la planification (école du design) et celui de l’émergence.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/1250009-1631612.jpg" alt="3.17 Eloge de la singularité en stratégie" title="3.17 Eloge de la singularité en stratégie" />
     </div>
     <div>
      [3.5 Les stratégies singulières, entre planification et émergence]i       <br />
       La logique de la singularité peut sans doute apporter une pierre au vieux débat (que nous ne décrirons pas ici tant il est devenu “ classique ”) entre design et émergence de la stratégie. Ce débat porte essentiellement sur la manière dont les stratégies apparaissent et l’on se plaira à constater que les entreprises ont bien souvent dépassé la querelle en utilisant tour à tour les deux modes d’action selon leurs besoins. Mais si l’on se place dans une perspective portant sur la valeur de la stratégie (ce qui lui confère une qualité intrinsèque) on admettra que l’essence même de la stratégie est pour chacun, et en particulier pour l’entreprise, de faire ce que les autres n’ont pas encore fait, utilisant en cela une bonne logique de positionnement dynamique.        <br />
              <br />
       Planifier une stratégie singulière peut apparaître au demeurant fort judicieux, si cela permet d’y impliquer tous les moyens nécessaires à la réussite. La prise de participation d’<a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Auchan">Auchan</a> dans les Docks de France ne constituait que l’annonce d’une O.P.A. complètement planifiée. La faiblesse de la participation a en fait masqué les intentions du raider, lui-même peu habitué à ces pratiques de croissance externe (comme dans l’ensemble de la grande distribution française). La <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_Raffarin">loi Raffarin</a> limitant les possibilités de création de nouvelles surfaces de vente en a sans doute été l’aiguillon, non planifié.       <br />
              <br />
       Choisir entre planification et émergence ne résout pas le problème de la stratégie ; il ne s'agit que d'en étudier les moyens apparents d’apparition. Peut-on rêver d’un management idéal ? <a class="link" href="http://www.cnam.fr/lipsor/dso/articles/fiche/mintzberg.html">(Mintzberg, 1996)</a>.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>4. Pour un paradigme de la singularité stratégique</b></div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/1250009-1631614.jpg" alt="3.17 Eloge de la singularité en stratégie" title="3.17 Eloge de la singularité en stratégie" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">4.1 L’entreprise comme auto-éco-organisation</span>       <br />
       “ Le propre d’un être vivant, c’est de se distinguer, par son individualité, sa singularité, des autres êtres et de son environnement ” <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/La_M%C3%A9thode_(Edgar_Morin)#La_vie_de_la_vie">(Morin, 1980)</a>.“ Alors que la machine artificielle est sise dans un environnement qui lui est extérieur, la machine vivante contient en elle, d’une certaine façon, cet environnement au sein duquel elle se situe. En effet, tout en étant singulière et autonome, l’auto-organisation vivante intègre en elle l’ordre et l’organisation se son environnement, l’ “éco-organisation”, et elle constitue en réalité une auto-éco-organisation. L’existence des machines vivantes semble donc beaucoup plus précaire et fragile que celle des machines artificielles puisqu’elle dépend de sa relation écologique et que l’auto-organisation dépend de l’éco-organisation. Mais c’est dans cette dépendance qu’elle puise une autonomie inconnue aux machines artificielles ” <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/La_M%C3%A9thode_(Edgar_Morin)#La_connaissance_de_la_connaissance">(Morin, 1986)</a>. Si l’on accepte de rapprocher l’entreprise d’une organisation vivante (du moins le stratège s’en rapproche-t-il), on peut poser le principe auto-éco-organisateur en énonçant la complémentarité ontologique entre la singularité nécessaire à l’identité de l’organisation et la symbiose de cette même entreprise par rapport au milieu que serait son environnement économique. “ La relation auto-écologique est à la fois d’opposition/distinction et d’implication/intégration, d’altérité et d’unité ” <a class="link" href="http://www.amazon.fr/m%C3%A9thode-2-Vie-vie/dp/2020056372/ref=sr_1_18?ie=UTF8&s=books&qid=1263553237&sr=8-18">(Morin, 1980)</a>. Ainsi, la logique de singularité s’analyserait en tant que nécessité existentielle; la logique de conformisme étant une déviation où la dimension écologique prend le dessus sur celle de l’auto-organisation.       <br />
              <br />
       Cependant la relation complexe entre nécessité de s’identifier soi-même (singularité) et nécessité d’être partie d’un environnement (implication-conformation) marque bien la difficile frontière entre choix individuels et contraintes collectives. Elle justifie le développement de stratégies conformistes quand les contraintes concurrentielles rendent encore plus difficiles les choix singuliers.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/1250009-1631618.jpg" alt="3.17 Eloge de la singularité en stratégie" title="3.17 Eloge de la singularité en stratégie" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">4.2 La logique des cas particuliers</span>       <br />
       En termes de méthodologie de recherche, il est trop souvent question de mettre en évidences les traits dominants, ressemblances, corrélations ou similarités. Parlant tour à tour des phénomènes et de leurs méthodes de mesure, on trouve ici une logique de pensée qui tend à reconnaître l’appartenance à des catégories identifiées, mais à exclure la différence ou la dissimilarité. Ainsi, dans les modèles de régression ou de classification, on rejette dans l’élément résiduel, tout ce que l’on ne parvient pas à insérer dans le modèle (quand on n’a pas préalablement évacué les “ points aberrants ” i.e. ceux qui nous gênent pour un traitement homogène). Même si cela peut être parfois caricatural, on constate à l’évidence que les méthodes de ce type ne fonctionnent bien que si les ensembles étudiés restent homogènes.       <br />
              <br />
       Peut-on faire ce type d’hypothèse sur des populations constituées d’entreprises ? Certes non, car ce cas particulier, pourra peut-être devenir demain un <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Coca-Cola">Coca Cola</a>, un <a class="link" href="http://en.wikipedia.org/wiki/3M">3M</a>, un <a class="link" href="http://en.wikipedia.org/wiki/IBM">IBM</a> (l’archétype du modèle unique !), un <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/McDonald's">Mac Donald's</a> ou un <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/L'Or%C3%A9al">L’Oréal</a>. La réalité stratégique est ainsi faite, que les plus belles révélations sont celles qui proviennent d’entreprises que l’on qualifiera d’atypiques; celles qui sont parvenues à se singulariser tout en étant souvent en forte compétition avec d’autres.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/1250009-1631621.jpg" alt="3.17 Eloge de la singularité en stratégie" title="3.17 Eloge de la singularité en stratégie" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">4.3 Au delà de la stratégie ordinaire</span>       <br />
       L’étude de la singularité n’est pas forcément plus facile que celle des stratégies convergentes et similaires. Mais on se hasardera à tenter le parallèle avec la fameuse règle des 20-80. Quatre-vingt pour cent des décisions stratégiques concernent sans doute la “ stratégie ordinaire ”, celle qui induit 20% de la réussite des entreprises. On retrouvera ici beaucoup de comportements d’imitation, de suiveurs ou en général de l’ordre de la tactique3. Par contre, on peut penser (cela resterait bien sûr à vérifier) que 20% des choix stratégiques relèvent de la “ stratégie extraordinaire ”, celle qui fait 80% des grandes réussites. Cette stratégie extraordinaire ne peut bien sûr ni se dérouler tous les jours, ni être systématique. Mais c’est sur sa base que se construisent les grands destins, dans tous les secteurs d’activité. Les changements nécessaires à cette “ grande stratégie ” ne sont sans doute pas de l’ordre de la continuité mais de celui de la reconstruction ou de la destruction créatrice <a class="link" href="http://www.lavoisier.fr/notice/fr2866018410.html">(Boisot et Mack, 1995)</a>.       <br />
       Les organisations doivent faire parfois de grands choix. De la qualité de ces choix dépendra leur pérennité. Ainsi en fut-il de <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Komatsu">Komatsu</a>, de <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Walt_Disney_Company_en_France">Disney</a>, de <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Toyota_(entreprise)">Toyota</a> ou de <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Cable_News_Network">CNN</a>. Ces choix singuliers doivent perdurer pour être à la source d’une compétitivité durable.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/1250009-1631623.jpg" alt="3.17 Eloge de la singularité en stratégie" title="3.17 Eloge de la singularité en stratégie" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">4.4 La reconnaissance des formes stratégiques</span>       <br />
       “ Les psychologues de la <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Gestalt-th%C3%A9rapie">Gestalt</a> nous ont appris que la perception que nous avons du monde n’est pas une somme d’éléments séparés. Notre perception se constitue en ensembles organisés des “ formes ” globales qui donnent sens à ce que nous voyons. ” <a class="link" href="http://www.scienceshumaines.com/index.php?lg=fr&id_article=7567">(Muchielli, 1995)</a>. L’idée d’appliquer la théorie de la forme au management n’est pas nouvelle <a class="link" href="http://cat.inist.fr/?aModele=afficheN&cpsidt=10045635">(Louart, 1996)</a>, mais elle nous paraît tout à fait pertinente en matière de recherche de singularité. L’émergence d’une forme (e.g. un nouveau chemin stratégique) peut s’expliquer par certaines “ lois ” de l’organisation perceptive. Les “ bonnes formes ” tendent à s’imposer à la perception. mais qu’en est-il des formes mal reconnues, nouvelles, dispersées, déviantes, dissymétriques ? Ne serait-ce pas là aussi la marque d’une difficile reconnaissance de formes stratégiques nouvelles, diffuses et que la plupart des entreprises ne vont pas détecter, mais que les stratèges, les vrais vont être capable d’identifier par des processus qui relèvent plus de la créativité imaginative que de la méthode.        <br />
              <br />
       La singularité rejoint ici le génie du stratège (Ohmae, 1991), celui qui est capables de “ reconnaître ” une forme stratégique, là où d’autres (tous les autres ?) ne voient que du bruit. Sans doute cette théorie doit elle permettre de mettre en parallèle singularité et difficile “ mise en forme ” d’un univers complexe. Comme le précise Alain Martinet, “ La forme permet pour partie d’accomplir la visée paradoxale de la stratégie : guider par des principes généraux une action qui est toujours contingente ” (Martinet, 1990).       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/1250009-1631624.jpg" alt="3.17 Eloge de la singularité en stratégie" title="3.17 Eloge de la singularité en stratégie" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">4.5 La singularité comme mode d’intention stratégique</span>       <br />
       La stratégie ne se conçoit pas sans intentionnalité. Les analyses proposées par <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Gary_Hamel">Hamel</a> et <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Coimbatore_Krishnao_Prahalad">Prahalad</a> ont bien mis en exergue cette nécessité d’une conception très globale des choix stratégiques qui met en avant la nécessité d’une ambition, bien avant que n’apparaissent les moyens concrets d’y parvenir <a class="link" href="http://www.valuebasedmanagement.net/methods_hamel_prahalad_strategic_intent.html">(Hamel and Prahalad, 1989)</a>. Il sera certes intéressant de relier le principe de singularité à celui plus directement opérationnel de “ strategic intent ”.       <br />
              <br />
       Retenons de cette approche qu’elle peut permettre de mettre en application la nécessaire auto-éco-organisation, dans sa dimension d’auto-organisation. L’entreprise se choisit un destin singulier qui lui permet d’entrevoir des modalités d’action efficace, sans qu’il soit besoin de les associer aux comportements actuels, même validés des entreprises en compétition. L’intention stratégique relie le concept de singularité à celui de vision à long terme de l’entreprise. Elle explique le fait que les stratégies non conformistes de l’entreprise ne sont pas “ visibles ” par ceux qui n’ont pas l’intelligence ou l’intelligibilité stratégique de la vision du décideur.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/1250009-1631626.jpg" alt="3.17 Eloge de la singularité en stratégie" title="3.17 Eloge de la singularité en stratégie" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">4.6 De la théorie des affaires à la singularité stratégique</span>       <br />
       L’idée de “ théorie des affaires ” a été proposée par <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Peter_Drucker">Peter Drucker</a>, <a class="link" href="http://www.amazon.com/Theory-Business-Peter-F-Drucker/dp/B00005RZ4T">(1994)</a> pour exprimer à la fois le malaise de certaines entreprises (à la recherche de leur modèle) et l’inefficacité des outils du nouveau management (downsizing, outsourcing, total quality management ou reengineering) en matière de développement d’entreprise. Selon cet auteur, la théorie des affaires explique à la fois le succès de sociétés comme <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/General_Motors">General Motors</a> ou <a class="link" href="http://www.ibm.com/fr/fr/?ca=swiotfr_hp-20090925&me=psearch&met=ibm_q4_ibm.com_keywd_fr&re=google&s_tact=&cm_mmc=swiotfr_hp-20090925-_--_-k-google-_-ibm_q4_ibm.com_keywd_fr">IBM</a>, qui ont dominé l’économie américaine pendant la dernière moitié du vingtième siècle, et les challenges auxquels elles ont été confrontées. En fait, ce qui sous-tend le malaise de tant de grandes organisations qui ont réussi de par le monde, c'est le fait que leur théorie des affaires ne fonctionne plus désormais.       <br />
              <br />
       Une théorie des affaires (celle que devrait posséder toutes les entreprises) comporte des hypothèses sur l'environnement de l'organisation, sur la mission spécifique de l'organisation et sur les compétences clés nécessaires à l'accomplissement de la mission. C’est au travers d’une théorie des affaires propre à l’entreprise que peut se révéler toute sa singularité. Étroitement associée à la recherche d’une position originale, cette conception générale des affaires induit une approche singulière du développement propre à assurer le succès et la pérennité à long terme. On notera ici l’association d’une mission spécifique et des compétences clés nécessaires à son accomplissement, relativement indépendamment des autres entreprises. Notons encore ici le rôle déterminant d’une réflexion sur l’histoire de l’entreprise et de ses choix majeurs.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>5. Changements, singularité et stratégie…</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/1250009-1631629.jpg" alt="3.17 Eloge de la singularité en stratégie" title="3.17 Eloge de la singularité en stratégie" />
     </div>
     <div>
      Le 20 janvier 1997, <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Boeing">Boeing</a> annonçait le gel de son projet de super-jumbo 747X pas assez nouveau, trop " conforme " au programme <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Boeing_747">B747</a> ont décrété les compagnies aériennes. A contrario, le choix d'<a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Airbus">Airbus</a> d'imaginer un modèle d'avion complètement nouveau <a class="link" href="http://www.techno-science.net/?onglet=articles&article=2&page=3">(A3XX)</a> semble mieux convenir car il pourrait constituer un changement majeur dans la manière de transporter des passagers… Un exemple de ce qu'il faut éviter (chez <a class="link" href="http://www.boeing.com/)">Boeing</a>, lorsque des changements majeurs sont attendus.       <br />
              <br />
       Si, au vu de cet exemple, il peut sembler attrayant de retenir l’idée de singularité comme logique fondamentale des stratégies efficaces, il reste à poser les principes de la découverte du chemin singulier conduisant à la découverte d’une “ autre stratégie ”. Le titre de ce paragraphe est, on l’aura remarqué, une paraphrase d’un ouvrage collectif signé de <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Paul_Watzlawick">P. Watzlawick</a>, <a class="link" href="http://en.wikipedia.org/wiki/John_Weakland">J. Weakland</a> et <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Richard_Fisch">R. Fisch</a>. Ces auteurs, membres de ce qu’il convient d’appeler <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89cole_de_Palo_Alto">l’école de Palo Alto</a> ont cherché à exprimer une vision du changement qui fut leur pratique de thérapie en matière de comportements humains et sociaux <a class="link" href="http://www.amazon.fr/Changements-paradoxes-psychoth%C3%A9rapie-Paul-Watzlawick/dp/B0000DOR5G/ref=sr_1_41?ie=UTF8&s=books&qid=1263558192&sr=1-41">(Watzlawick, Weakland et Fisch, 1975)</a>.        <br />
              <br />
       Ce travail d’analyse nous permet d’entrevoir une logique de changement applicable au domaine des choix stratégiques de l’entreprise, tout comme il permet d’envisager des stratégies de changements comportementaux dans des contextes parfois difficiles. Le modèle de base sur lequel repose cette analyse et celle de la théorie des groupes et des types logiques : “ la théorie des groupes nous fournit un modèle pour penser le type de changement se produisant à l’intérieur d’un système qui, lui-même reste invariant; la théorie des types logiques ne s’occupe pas de ce qui se passe à l’intérieur d’une classe, c’est à dire entre ses membres, mais nous fournit un modèle pour examiner la relation entre un membre et sa classe, ainsi que la transformation particulière que constitue le passage d’un niveau logique à un niveau supérieur ” <a class="link" href="http://www.pedagopsy.eu/livre_changement_paradoxes.htm">(Watzlawick, Weakland et Fisch, 1975)</a>.        <br />
              <br />
       Prenons un exemple du domaine de la stratégie : les constructeurs automobiles recherchent en permanence de nouveaux modèles de véhicules leur permettant de développer leur part de marché et leur performance globale. L’amélioration continuelle des modèles existant constitue ce que les tenant de l’école de Palo Alto nommeraient un changement de type 1 c’est à dire “ toujours plus de la même chose ”. Par contre, le phénomène monospace initié par le <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Renault_Espace">Renault Espace</a> a constitué un changement de type 2 en créant une nouvelle classe de besoins automobiles liée non plus à des critères de performance-confort-prix, mais à l’appartenance des acquéreurs de ces véhicules à une catégorie à part d’utilisateurs de voitures (convivialité, espace de vie, adaptation à de nombreux besoins, style de vie etc.…). Lors de la décision de lancement de ce véhicule, les dirigeants de <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Renault">Renault</a> ont estimé que le monospace serait le modèle de véhicule qui s’imposerait lorsque l’on aurait dépassé toutes les vanités automobiles… Trop engagé dans la recherche de solutions à des problèmes de court terme ( en référence à des changements de type 1), <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Peugeot">Peugeot</a> avait quant à lui refusé le concept novateur qui lui avait été proposé en premier par <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Matra_(entreprise)">Matra</a>. Deux attitudes fort différentes à l’égard du changement, à la source de toute stratégie.       <br />
              <br />
       Beaucoup de situations stratégiques d’entreprises peuvent s’analyser en termes de types de changement. La recherche de solutions à des problèmes (de pertes de parts de marché, de compétitivité, d’organisation) constitue sans doute l’essentiel du temps de réflexion des analystes au sein des entreprises. C’est alors la solution qui est le problème. Si l’on cesse de vouloir résoudre le problème (comme celui de l’insomniaque), on peut résoudre le problème.       <br />
              <br />
       Sans revenir en détail sur la démonstration de cette approche du changement (et en acceptant de faire nôtres, dans le champ de la stratégie, les conclusions validées dans le domaine du comportement individuel 4), rappelons les quelques conclusions que nous livrent <a class="link" href="http://en.wikipedia.org/wiki/Paul_Watzlawick">P. Watzlawick</a>, <a class="link" href="http://en.wikipedia.org/wiki/John_Weakland">J. Weakland</a> et <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Richard_Fisch">R. Fisch</a> :       <br />
       a) Le changement 2 modifie ce qui apparaît, vu du changement 1 comme une solution, parce que, vue dans la perspective du changement 2, cette “ solution ” se révèle être la clef de voûte du problème que l’on tente de résoudre (dans le cas du monospace, on mue le concept de voiture en produit associé à un mode de vie).       <br />
       b) Alors que le changement 1 semble toujours reposer sur le bon sens (par exemple sur une recette du genre “ plus de la même chose ”), le changement 2 apparaît bizarre, inattendu, contraire au bon sens : il existe un élément énigmatique et paradoxal dans le processus de changement. Il n’est que de se souvenir de la litanie de toutes les solutions qui ont été imaginées pour sortir du problème de l’emploi pour se convaincre que certains problèmes ne peuvent être résolus sans qu’il soit imaginé un changement (de société, de modèle social, de relations collectif-individuel etc.) appartenant à une autre classe logique, à une méta classe.       <br />
       c) Appliquer des techniques de changement 2 à la “ solution ” signifie s’attaquer à la situation ici-maintenant. Ces techniques s’occupent des effets et non des causes supposées; par conséquent, la question capitale est quoi ? Et non pourquoi ?       <br />
       d) Le recours à techniques de changement 2 dégage la situation du piège générateur de paradoxes que crée la réflexivité de la tentative de solution. Il place la situation dans un nouveau cadre.       <br />
              <br />
       Dans ce contexte de changement 2, le seul susceptible de conduire à des choix stratégiques novateurs, il nous parait important de proposer une première approche méthodologique de la singularité stratégique. Les quelques préceptes suivants devraient nous y aider.       <br />
       A. Les modèles d’aide au choix de stratégie reposent largement sur des approches explicatives qui, définissant les causes d’un résultat attendu enferment le stratège dans un champ de solutions qui relèvent du changement de type 1. A contrario, l’identification de choix souhaités relève bien plus d’une logique de compréhension5 de ce qui constitue une issue au problème. Le choix d’une logique de Trains à Grande Vitesse a ainsi constitué, pour la <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Soci%C3%A9t%C3%A9_nationale_des_chemins_de_fer_fran%C3%A7ais">SNCF</a>, une décision contribuant à faire entrer l’entreprise dans un champ de solutions radicalement nouveau. Même si cette orientation ne permet pas (bien au contraire) de résoudre la question du maillage serré du territoire (d’ailleurs largement réalisé par le réseau routier !), elle place la <a class="link" href="http://www.sncf.com/">SNCF</a> dans une situation stratégique tenable au sein du contexte européen tant en ce qui concerne le service offert (confort et rapidité) qu’en ce qui concerne la       <br />
       création d’une ressource rare génératrice de rente à long terme dans le domaine technologique (maîtrise de la vitesse sur rails comme vecteur de développement d'une ingénierie internationale).       <br />
       B. Le recours à la logique de changement 2 explique que certaines entreprises inventent des modalités stratégiques qui sortent des règles habituelles de pensée du moment. La dichotomie Volume-différenciation a contribué à enfermer les choix stratégiques dans un espace restrictif : “ Tant qu’on recherche la solution à l’intérieur de la dichotomie a et non-a, on est pris dans une illusion du choix possible, et on y reste pris aussi bien en choisissant l’une que l’autre des solutions possibles. C’est justement en acceptant la question qu’on doit faire un choix et qu’il n’y a pas d’autre moyen de sortir du dilemme, qu’on maintient le dilemme et qu’on ne peut voir la solution qui, bien que potentiellement disponible, contredit le bon sens.       <br />
       C. L’une des leçons importante du principe de changement 2 est celle de la nécessité du recadrage (n’est-ce pas là la source essentielle de ce que d’aucun on appelé le re-engineering ?). “ Recadrer signifie faire porter l’attention sur une autre appartenance de classe, tout aussi pertinente, d’un même objet, ou surtout introduire cette nouvelle appartenance de classe dans le système conceptuel des personnes concernées. Si, une fois de plus, nous résistons à la tentation habituelle de demander pourquoi il en est ainsi, nous pouvons voir ce qui est en cause dans le recadrage ” <a class="link" href="http://www.dicopsy.com/fiche-de-lecture-2.php">(Watzlawick, Weakland et Fisch, 1975)</a> :       <br />
       - Les classes, au travers desquelles nous voyons le monde sont des constructions de l’esprit, pas forcément des réalités du monde.       <br />
       - Lorsqu’un objet est affecté à une classe, il devient très difficile de l’affecter à une autre classe.       <br />
       - Dès que nous constatons l’autre appartenance possible (recadrage), il devient alors très difficile de revenir à l’ancienne conception de la réalité : un changement s’est produit qui s’impose à nous. Ce changement constitue en quelque sorte la nouvelle réalité6.       <br />
       Pratiquement, il devient essentiel de procéder sans cesse à des reformulations de situations stratégiques. Le dialogue permanent avec de multiples systèmes de représentation (les structures de classes de problèmes) est sans aucun doute à l’origine des choix stratégiques majeurs. Ainsi apparaissent les possibilités de stratégies de rupture, de stratégies non conformistes (de type 2) et donc de stratégies singulières.       <br />
       D. La pratique du changement de type induit une démarche en quatre temps qui, pour ressembler à première vue au modèle bien connu de H. Simon (intelligence, modélisation, choix) n’en est pas moins radicalement différente :       <br />
       1 - Définir clairement le problème en termes concrets : le problème ne peut être résolu que s’il est formulé et que s’il s’agit d’un réel problème. Il faut donc insister sur la nécessaire intelligence stratégique des problèmes au cours d’un processus de diagnostic stratégique.       <br />
       2 - Examiner les solutions déjà essayées (qui posent problème donc) : prise de conscience de l’impossibilité d’arriver à une solution par des changements de type 1.       <br />
       3 - Définir clairement le changement auquel on veut aboutir : Il s’agit sans doute ici d’une bonne manière de justifier les logiques du strategic intent <a class="link" href="http://hbr.org/1989/05/strategic-intent/ar/1">(Hamel et Prahalad, 1989)</a>.       <br />
       C’est par le moyen d’un objectif ambitieux, sortant largement du champ des possibilités actuelles que les choix stratégiques peuvent être envisagés (impossibilité de ne pas retenir des changements de type 2). L’objectif n’est alors généralement pas la solution à un problème, mais la découverte d’un champ d’action susceptible de rendre les problèmes antérieurs largement caducs. Les exemples donnés par <a class="link" href="http://en.wikipedia.org/wiki/Gary_Hamel">Hamel</a> et <a class="link" href="http://en.wikipedia.org/wiki/C._K._Prahalad">Prahalad</a> relèvent tous du changement de type 2.       <br />
       4 - Formuler et mettre en oeuvre un projet pour effectuer ce changement : le processus de changement intervient ici dans la conception du chemin pouvant conduire à une nouvelle stratégie : définition du contenu de la stratégie comme processus d’action dans la droite ligne de la rationalité procédurale de <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Herbert_Simon">H. Simon</a> <a class="link" href="http://mitpress.mit.edu/catalog/item/default.asp?ttype=2&tid=6744">(Simon, 1983)</a>.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Conclusion</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/1250009-1631632.jpg" alt="3.17 Eloge de la singularité en stratégie" title="3.17 Eloge de la singularité en stratégie" />
     </div>
     <div>
      Vouloir conclure sur le thème de la singularité peut paraître à la fois présomptueux et bien peu conforme à l’idée même de singularité qui voudrait peut-être que la présentation de cet article soit, elle aussi, non conformiste. Mais à vouloir pousser trop loin le goût ou le souci de l’originalité, on risquerait d’en perdre le sens de la mesure. Concluons donc sur ce qui faisait notre projet au début de ce texte : nous souhaitons avoir entrouvert une brèche dans la conception trop commune de l’unicité de la conception des modes de développement des entreprises. Nous ne sommes bien évidemment pas les premiers à faire oeuvre de pensée contingente.        <br />
              <br />
       Mais, au delà du mot que nous avons retenu comme fil directeur, il nous paraît essentiel de modifier l’attitude générale que nous devons avoir vis à vis de situations stratégiques qui demandent décision. Soyons en certains, la généralité n’est pas la meilleure garantie de bons choix stratégiques. Même si nous avons besoin d’une sécurité de décision, il nous paraît indispensable d’accepter que les cas particuliers sont peut être plus qu’on ne le croit la règle générale, même si cette expression peut paraître paradoxale (elle l’est, mais volontairement).       <br />
              <br />
       Les recherches dans le champ de la singularité peuvent nous conduire tout autant dans le domaine des modes d’organisation possibles pour faire face au temps toujours plus compté pour la réactivité stratégique (la chrono-compétition), de la manière dont les entreprises peuvent se construire ou s’inventer de nouvelles ressources rares, ou sur le rôle que peut jouer la technologie dans cette singularisation stratégique.       <br />
              <br />
       Gageons que les méthodes de recherche devront également être adaptées, laissant à l’analyse clinique et à la démarche ethnographique le soin d’apporter des enseignements, toujours particuliers et partiels, mais ô combien porteurs d’une nouvelle intelligence stratégique.       <br />
              <br />
       Dernier aspect, le concept de singularité semble englober nombre de problématiques développées dans le domaine du management stratégique depuis une décennie. Cette capacité de reformulation synthétique est peut-être l'un des traits essentiels de cette compréhension des logiques de choix comme méta-concept stratégique.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Bibliographie</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/1250009-1631642.jpg" alt="3.17 Eloge de la singularité en stratégie" title="3.17 Eloge de la singularité en stratégie" />
     </div>
     <div>
      Arrègle J-L.,"Le savoir et l’approche Resource Based : une compétence et une ressource ”, Revue Française de Gestion, septembre-octobre 1995.       <br />
       Arrègle J-L., “ Analyse Resource Based et identification des actifs stratégiques ”, Revue Française de Gestion, mars-avril-mai 1996       <br />
       Avenier M-J, “ La stratégie tâtonnante : des interactions récursives entre vision et action stratégiques ”, Actes de la Vème conférence de l’AIMS, Lille, mai 1996.       <br />
       Barlette C.A. &amp; Ghoshal S., “ Changing the rôle of Top Management : Beyond System to People ”, Harvard Business Review, May-June 1995.       <br />
       Boisot M. et Mack M., Stratégie technologique et destruction créatrice, Revue Française de Gestion, Mars-avril-mai 1995.       <br />
       Bobowski G. et Odou P., “ Le projet SESAME développé par la Banque de France. Rapport d’enquête stratégique sur l’industrie du Textile-Habillement ”, Mémoire de DEA de Sciences de Gestion, ESA Lille 1995.       <br />
       Collis D.J. &amp; Montgomery C.A.:, “ Competing on resources ”, Harvard Business Review, July-August 1995.       <br />
       Drucker P., “ The Theory of Business ” - Harvard Business Review - September-october 1994.       <br />
       Hamel G. and Prahalad C.K., “ Strategic Intent ”, Harvard Business Review, May-June 1989.       <br />
       Landry M., “ L’ambiguïté comme outil de gestion ”, Revue Française de Gestion, septembre octobre 1995.       <br />
       Louart P., " L'apparente révolution des formes organisationnelles", Revue Française de Gestion, Janvier-février 1996.       <br />
       Luttwak E., Le paradoxe de la stratégie, Editions Odile Jacob, 1989.       <br />
       MacGrath R.G., MacMillan I.C. &amp; Venkataraman S., ” Défining and Developing a competence : A Strategic Process Paradigm ”, Strategic Management Journal, Vol 16 1995.       <br />
       Miller D., Le paradoxe d'Icare, Eska, 1993.       <br />
       Martinet A, “ Epistémologie de la stratégie ” in Epistémologies en Sciences de Gestion, Economica, 1990.       <br />
       Mintzberg H., “ Musings on Management ”, Harvard Business Review, July-August 1996.       <br />
       Morin E., La méthode - La vie de la vie, Editions du Seuil, 1980.       <br />
       Morin E., La méthode, La connaissance de la connaissance, Editions du Seuil 1986.       <br />
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Pour faire connaissance avec l'auteur</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/1250009-1631645.jpg" alt="3.17 Eloge de la singularité en stratégie" title="3.17 Eloge de la singularité en stratégie" />
     </div>
     <div>
      Christian Marmuse est professeur des Universités à l'Université Lille 2 - Droit et Santé. Il est directeur du Master Entrepreneur.        <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://christian.marmuse.free.fr/">Pour accéder au site personnel de l'auteur</a>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.numilog.com/fiche_livre.asp?PID=26666">Le livre de Christian Marmuse en version numérique " La pensée stratégique "</a>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L'économie des singularités par Kuty Olgierd , Leverratto Jean-Marc , Karpik Lucien </b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Les 4 Temps du Management : Une lettre au service du développement de la Compétence Managériale</div>
   ]]>
   </description>
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   <link>http://www.4tempsdumanagement.com/3-17-Eloge-de-la-singularite-en-strategie_a609.html</link>
  </item>

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   <title>3.16 Le coût du travail est-il un handicap pour la compétitivité des entreprises françaises ?</title>
   <pubDate>Sun, 21 Dec 2008 16:18:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>JC Casalegno</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Le Temps de la Strategie]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Les charges sociales sont souvent présentées par les dirigeants comme des obstacles à la compétitivité des entreprises françaises. Dans ce raisonnement, le travail est perçu comme un coût. Il est souvent associé à une conception stratégique basé sur la guerre des prix. Dans une économie de la connaissance basée sur le Hors Prix, le travail devient un investissement puisque c'est l'intelligence des Hommes qui devient la première ressource de l'entreprise. Ainsi, l'acharnement gestionnaire à vouloir réduire les coûts apparaît d'abord comme le signe de la nécessité de revisiter le portefeuille d'activités stratégiques qui souffre d'un déficit de création de valeur. Cette interrogation collective au niveau des entreprises françaises devient indispensable si nous voulons continuer à financer notre système de protection sociale considérée comme une des meilleures du monde. Une fois de plus, les pays d'Europe du Nord montrent l'exemple : les salaires comme les PIB par habitant sont plus élevés. La crise financière nous rappelle durement que, quoi qu'il en soit, c'est encore par le travail qu'on espérer durablement créer une richesse durable. Plus que jamais, il faut le réinvestir avec confiance car il est porteur du génie des Hommes.     <div><b>Le Point de vue de l'économiste Philippe Arvisenet sur le coût du travail (BNP Paribas - Ecodico) </b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/1154458-1496360.jpg" alt="3.16 Le coût du travail est-il un handicap pour la compétitivité des entreprises françaises ?" title="3.16 Le coût du travail est-il un handicap pour la compétitivité des entreprises françaises ?" />
     </div>
     <div>
      <a class="link" href="http://ecodico.bnpparibas.com/le-cout-du-travail/">Voir cette vidéo en français</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>1 Le coût du travail plomberait la compétitivité de notre économie ? </b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/1154458-1486418.jpg" alt="3.16 Le coût du travail est-il un handicap pour la compétitivité des entreprises françaises ?" title="3.16 Le coût du travail est-il un handicap pour la compétitivité des entreprises françaises ?" />
     </div>
     <div>
      Il est fréquent d'entendre les dirigeants se plaindre de l'importance des charges sociales en France. Elles sont souvent présentées comme un lourd handicap pour la <a class="link" href="http://brises.org/notion.php/Competitivite/prix/couts-salariaux/cout-salarial-unitaire/taux-de-change/competitivite-structurelle/notId/116/notBranch/116/">compétitivité</a> de notre économie. Pour s'en convaincre, il suffirait de comparer les coûts du travail des économies avancées avec celles des pays en voie de développement. (Pour lire le diagramme, il suffit de cliquer sur l'image du paragraphe)       <br />
              <br />
       Nous posons l'hypothèse dans cet article que si le coût du travail est évoqué comme principal handicap dans la compétition mondiale c'est que notre économie est restée positionnée sur des formules dites de compétitivité Prix. Ce faisant, elle prend de plein fouet l'essor des économies des nouveaux pays industriels (NPI). Continuer à se battre sur ce terrain relève d'une forme de pathologie que nous avons appelée " la névrose managériale " dans la mesure où il s'agit d'une fixation à des modèles passés qui ont eu leur utilité mais qui sont aujourd'hui à l'évidence obsolète.        <br />
              <br />
       Dans cet article, nous évoquons un cas qui fut en son temps emblématique : celui de l'entreprise <a class="link" href="http://herve.nisic.free.fr/combats.de.femmes/comb.situation.html">Maryflo</a> que nous explorons en paragraphe 7. Ce cas met en évidence à la fois les symptômes d'un attachement  fanatique au modèle du passé et ses conséquences en termes de violence sur les salariés impliqués dans ce type de représentation.        <br />
              <br />
       La solution, si elle existe, se trouve en direction de ce que nous avons appelé " la compétitivité hors prix ". Dans ce modèle, le travail n'est plus un coût. Il devient un investissement dans la mesure où la performance de l'entreprise ne repose plus sur la force musculaire des travailleurs mais sur leur matière grise et leur capacité à collaborer. Dans ce cas, le travail devient un investissement mais ce ne sont , plus évidemment les mêmes acteurs qui sont en scène.        <br />
              <br />
       Par ailleurs cette conception productiviste du coût du travail ne tient pas compte des conséquences de la diminution des charges sociales sur la protection sociale. Dans la mesure, où il n'existe pour l'instant aucune alternative réelle pour son financement , la solution de la TVA sociale n'ayant finalement pas été retenue, la compétitivité hors prix reste une alternative sérieuse à explorer.        <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>2. Qu'est-ce la Valeur Travail ? </b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/1154458-1486420.jpg" alt="3.16 Le coût du travail est-il un handicap pour la compétitivité des entreprises françaises ?" title="3.16 Le coût du travail est-il un handicap pour la compétitivité des entreprises françaises ?" />
     </div>
     <div>
      Curieusement l'analyse par les coûts du travail ne prend pas en compte la " Valeur Travail " dans les économies avancées. Il semble utile de rappeler que le travail, en Europe occidentale, ne sert pas seulement à la rémunération des seuls salariés et à la valorisation des dividendes des actionnaires. En Occident, le travail a aussi une fonction sociétale. Il sert à financer la protection sociale et à travers elle les risques de l'existence humaine :        <br />
       - la maladie <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/S%C3%A9curit%C3%A9_sociale_en_France">(Sécurité Sociale)</a>       <br />
       - la perte d'emploi <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/P%C3%B4le_emploi">(Pôle-Emploi</a>, <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Association_pour_la_formation_professionnelle_des_adultes">Afpa)</a>       <br />
       - la retraite <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Caisse_r%C3%A9gionale_d%27assurance_maladie">(CRAM)</a>       <br />
       - la formation (<a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Fonds_d%27assurance_formation&action=edit&redlink=1">FAF)</a>       <br />
              <br />
       Par ailleurs, le travail constitue aussi un espace de construction des identités et du lien social. Réduire le travail aux seuls coûts engendrés par la rémunération des individus constitue une opération de réduction qui ne correspond pas à sa valeur réelle. Celle - çi dépasse le seul coût des salaires et des charges afférentes. Il permet  la solidarité entre les différentes générations d'un même pays. Pour <a class="link" href="http://www.democratie-socialisme.org/spip.php?article360">Jean Jacques Chavigné</a> et <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/G%C3%A9rard_Filoche">Gérard Filoche</a>, économistes socialistes, les charges sociales constituent un salaire indirect qui vient compléter le salaire direct. Le salaire direct peut être considéré comme la rémunération du travail de l'individu, tandis que le salaire indirect est une forme de redistribution collective des fruits du travail.        <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>3. Les cost - killers coutent chers : découvrez un concept prometteur : les externalités négatives !</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/1154458-1486422.jpg" alt="3.16 Le coût du travail est-il un handicap pour la compétitivité des entreprises françaises ?" title="3.16 Le coût du travail est-il un handicap pour la compétitivité des entreprises françaises ?" />
     </div>
     <div>
      Pendant la dernière décennie, les gestionnaires d'entreprise ont développé une énergie considérable à tenter de diminuer le coût du travail en externalisant sur la société une partie de leurs  pertes réelles ou potentielles. Pour préserver la confiance des actionnaires, les gestionnaires d'entreprises ont largement fait appel au système coûteux des préretraites ou des licenciements dont certains sont apparus plutôt comme suspects dans la mesure où ils étaient en lien avec une stratégie boursière.  Mais toutes ces pratiques " cosmétiques ", qui consistaient à présenter des comptes de résultats et bilans acceptables n'ont souvent pas suffit pour sauver certaines de ces entreprises du désastre: <a class="link" href="http://www.choeursdefondeurs.com/index.php">Metaleurop</a>, <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Moulinex">Moulinex</a>, <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Bata_(entreprise)">Bata</a>, etc. Pour elles ils étaient déjà trop tard depuis longtemps.        <br />
              <br />
       Le concept <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Externalit%C3%A9">d'externalités négatives</a> développé par <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Ronald_Coase">Ronald Coase</a> désigne " une situation économique dans laquelle l'acte de consommation ou de production d'un agent influe positivement ou négativement sur la situation d'un autre agent non-impliqué dans l'action, sans que ce dernier ne soit totalement compensé/ait à payer pour les dommages/bénéfices engendrés ". C'est un concept utile pour identifier les coûts cachés externalisés sur la société, en particulier lors des licenciements boursiers. Certes l'entreprise aura rétabli ses équilibres financiers mais elle aura externalisé ses pertes en partie sur la collectivité et en partie sur les individus qui verront leurs ressources diminuées d'autant plus que la durée de leur chômage sera importante. D'une certaine façon, l'état aura lui aussi tendance, à partir d'un certain moment à externaliser le coût de cet événement sur l'individu en lui demandant de retrouver un emploi dans des délais qui ne sont pas toujours pertinents par rapport à son âge et sa qualification et en le pénalisant s'il n'y parvient pas.        <br />
              <br />
       Ce concept d'externalité négative ouvre des perspectives nouvelles à tous ceux qui s'intéressent à la gestion socialement responsable encore trop cantonnée aux seuls aspects environnementaux. Une gestion socialement responsable devra davantage prendre en considération la dimension sociale et territoriale de son dévenir. Elle n'y parviendra, il est vrai pas seule ; cela passera aussi par un réagencement des institutions autour de l'entreprise et des individus.        <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>4. Vécu du travail et formes de compétitivité</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/1154458-1486424.jpg" alt="3.16 Le coût du travail est-il un handicap pour la compétitivité des entreprises françaises ?" title="3.16 Le coût du travail est-il un handicap pour la compétitivité des entreprises françaises ?" />
     </div>
     <div>
      Les risques psychosociaux font irruption dans la scène des médias rappelant que le travail est de plus en plus un espace de souffrance. Cependant, ce sentiment n'est pas généralisable. Il est essentiellement évoqué dans des entreprises inscrites dans des secteurs marqués par la <b>compétitivité prix</b>.  Cela se comprend aisément : dans les formules de compétitivité prix , le modèle de création de valeur repose sur l'effet de volume et la recherche de la productivité. On doit dans ce modèle largement faire appel aux <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Taylorisme">méthodes tayloriennes</a> dont on sait qu'elles ont tendance à " choséifier " les acteurs.        <br />
              <br />
       Dans les formules de compétitivité <b>hors prix,</b> il s'agit de proposer aux clients une <b>valeur</b>  qui ne soit pas basé sur le prix. La décision d'achat repose alors davantage sur les avantages fournis ou perçus par le client que le facteur prix. Par exemple, la notoriété de la marque, la qualité du produit, l'offre des services associés au produit, le design, la compétence du personnel, etc... L'exemple de l'entreprise <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Michelin">Michelin</a> est à ce sujet particulièrement éclairant. Pourquoi les clients achètent - ils les pneus <a class="link" href="http://www.michelin.com/portail/home/home.jsp?lang=FR">Michelin</a> alors que ce sont les plus chers du marché? Ils acceptent de payer un peu plus pour la confiance qu'inspire la marque, la longévité et la sécurité des pneus, les nombreux services associés.        <br />
              <br />
       La compétitivité <b>hors prix</b> repose, on le voit sur des facteurs essentiellement immatériels. Elle demande en général davantage d'ingénierie et donc de matière grise. Dans ce modèle, le facteur humain ne peut plus être considéré comme un coût mais comme un investissement. Cela se traduit nécessairement par une autre approche de la gestion des ressources humaines.        <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>5. Comparaison européenne des coûts du travail</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/1154458-1486425.jpg" alt="3.16 Le coût du travail est-il un handicap pour la compétitivité des entreprises françaises ?" title="3.16 Le coût du travail est-il un handicap pour la compétitivité des entreprises françaises ?" />
     </div>
     <div>
      <b>La comparaison européenne des coûts du travail ne confirme pas l'idée commune qui fait penser que le coût du travail pourrait compromettre la création de richesse</b>. Ce sont, paradoxalement, les pays qui ont les charges sociales les plus élevées qui ont un <a class="link" href="http://brises.org/notion.php/Produit-interieur-brut/PIB/croissance-economique/notId/32/notBranch/32/">PIB</a> par habitant supérieur à la moyenne européenne. On retrouve, comme toujours, en tête du classement, les pays d'Europe du Nord : Allemagne, Norvège, Suède et Finlande.        <br />
              <br />
       Comment pouvons nous expliquer cela ? Une fois de plus, la réponse parait évidente : ils dégagent une valeur ajoutée par heure travaillée plus importante. Cet écart serait il dû à une productivité insuffisante de notre part ? Les statistiques montrent que nous avons la productivité la plus élevée d'Europe après la Norvège. L'importance de cet écart ne peut pas s'expliquer que par la seule explication de la productivité du travail. Les salariés des pays d'Europe du Nord et leurs managers ont la capacité de produire une valeur client qui leur permet de mieux rémunérer leurs salariés. On peut citer pour exemple  <a class="link" href="http://www.nokia.fr/">les téléphones Nokia</a>, <a class="link" href="http://www.dyson.fr/">les aspirateurs Dyson</a> et d'une certaine façon <a class="link" href="http://www.ikea.com/fr">les meubles IKEA </a> (qui ne sont pas les meubles les moins chers du marché !).        <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>6. Les effets pervers de la réduction des charges sociales</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/1154458-1486431.jpg" alt="3.16 Le coût du travail est-il un handicap pour la compétitivité des entreprises françaises ?" title="3.16 Le coût du travail est-il un handicap pour la compétitivité des entreprises françaises ?" />
     </div>
     <div>
      La compétitivité fondée <b>exclusivement</b> sur les prix apparaît de plus en plus comme désuète (en dehors de l'automobile...). Nos systèmes de production ne peuvent rivaliser avec leurs concurrents des nouveaux pays industriels émergents (NPI). <b>Si le terme " stratégie " signifie " conduire les armées ", orienter les entreprises vers les approches productivistes, c'est les emmener au désastre</b>. Le cas du textile est à ce sujet particulièrement éclairant. En 1989, le secteur du textile faisait  vivre 580 000 salariés. En 2002, ils ne sont plus que 72000 et en 2012 on nous prédit qu'il n'en restera que 32000.  (Voir Rapport  <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Patrick_Artus)">P. Arthus</a>. Les seules entreprises qui survivent sur ce secteur sont celles qui ont délibérément choisi le créneau du design. L'entreprise <a class="link" href="http://www.devaultsports.com/devault.asp">Devaul</a>  un groupe de 600 salariés en région Rhônes-Alpes occupe 50% de son personnel à la création de dessins et modèles. L'entreprise <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/MANGO">Mango</a>, concurrente de <a class="link" href="http://en.wikipedia.org/wiki/Zara_(clothing)">Zara</a> qui produit des vêtements moins chers, occupe 500 salariés à cette fonction. Les entreprises qui ont investi sur la technologie parviennent aussi dans ce secteur à tirer leur épingle du jeu (ex : textiles à usages thérapeutiques).        <br />
              <br />
       De 1990 à 2002, les gouvernements en place ont proposé des aides destinées à réduire les charges sociales pour abaisser le coût du travail. Ce soutien a eu finalement un effet paradoxal : celui d'encourager les entreprises bénéficiaires à continuer à se battre sur les prix; Il aurait été certainement plus pertinent de les aider à innover avant qu'il ne soit trop tard (Rapport de <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Christian_Blanc">Christian Blanc</a> sur <a class="link" href="http://www.ecosysteme-croissance.com/rapport/)">" Pôle de compétitivité - Pour un écosystème de la croissance "</a>. Aujourd'hui, force est de constater qu'elles ont pratiquement toutes disparues.        <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>7. Le cas Maryflo : la fin d'un paradigme</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/1154458-1486432.jpg" alt="3.16 Le coût du travail est-il un handicap pour la compétitivité des entreprises françaises ?" title="3.16 Le coût du travail est-il un handicap pour la compétitivité des entreprises françaises ?" />
     </div>
     <div>
      Une entreprise, il y a quelques années, a défrayé la chronique : l'entreprise <a class="link" href="http://video.google.com/videosearch?q=l'entreprise%20Maryflo&rls=com.microsoft:fr:IE-SearchBox&oe=UTF-8&sourceid=ie7&rlz=1I7GGLJ_fr&um=1&ie=UTF-8&sa=N&hl=fr&tab=wv#emb=0&hl=fr&q=Maryflo&view=3">Maryflo</a>. Elle illustre hélas trop bien  l'analyse que nous développons. Dans un cours extrait, intitulé " La Guerre des tranchées " (voir extrait ci-après) , on y voit des dirigeants confrontés à une baisse de rentabilité qui tentent coûte que coûte d'augmenter les cadences de travail pour dégager suffisamment de valeur ajoutée pour financer les charges d'exploitation.        <br />
              <br />
       Leur stratégie se réduit à un simple exercice mathématique. Pour payer leurs charges, ils doivent fabriquer x chemises. Cette conception mécaniste et binaire les emmènent à fixer des objectifs impossibles à leurs salariés en exerçant sur eux une terrible pression. Le directeur de production s'irrite de voir que les cadences de production ne leur permettent de réaliser les prévisions quantitatives abstraites qu'il a fixées.        <br />
              <br />
       Le personnel subit dans un premier temps avec passivité et résignation ces injonctions jusqu'à que la révolte éclate et s'exprime à travers une grève illimitée demandant la démission du directeur technique. La pression exercée par celui-ci a été perçue comme tellement violente qu'il l'accuse de harcèlement.        <br />
              <br />
       Après une telle mutinerie, les dirigeants de l'entreprise devront déposer le bilan. Mais cette situation n'est pas, en vérité, le résultat de la grève du personnel ni même finalement de l'attitude du manager. Cette entreprise était en réalité depuis longtemps condamnée car elle était positionnée sur une formule stratégique dépassée.        <br />
              <br />
       D'une certaine façon, on retrouve presque les mêmes symptômes dans le secteur automobile où l'actualité a mis à jour des situations de travail très anxiogènes qui se sont conclues parfois, par des suicides. Les salariés des entreprises sous-traitantes, qui sont aujourd'hui confrontés à des licenciements, évoquent parallèlement à ces périodes de tension le manque d'investissements des dirigeants de l'entreprise, trop occupés à générer du cash flow pour garder leurs actionnaires constitués de plus en plus, y compris dans les PME industrielles, de holdings dont les préoccupations financières apparaissaient largement plus importantes que les projets de développement industriels (Ex : <a class="link" href="http://www.groupe-chimiotechnic.fr/eurodec/">Eurodec</a> ).       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>8. La névrose managériale </b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/1154458-1486433.jpg" alt="3.16 Le coût du travail est-il un handicap pour la compétitivité des entreprises françaises ?" title="3.16 Le coût du travail est-il un handicap pour la compétitivité des entreprises françaises ?" />
     </div>
     <div>
      Le film montre la lente agonie d'un paradigme. On y voit des acteurs et surtout des managers s'acharner à maintenir un système à l'évidence à bout de souffle. Tout se passe comme s'ils ne percevaient pas qu'ils étaient dans un monde en train de s'effondrer. Tous leurs efforts visent, au contraire, à conserver, coûte que coûte, l'ancien modèle sans s'apercevoir qu'il est en phase d'obsolescence. Cet aveuglement pathétique les pousse à demander l'impossible à leurs salariés ; ce qui est évidemment vécu comme une violence : comment, en effet fabriquer 42 chemises à l'heure alors que ce chiffre, même s'il est justifié sur le plan strictement comptable, est du point de vue du réel, totalement inatteignable, avec en plus des moyens de production qui ont aussi fait leur temps.        <br />
              <br />
       D'un point de vue clinique, cette négation du réel est intéressante à mettre en évidence. <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Harold_Searles">Harold Searles</a>, dans son livre <a class="link" href="http://www.amazon.fr/LEffort-pour-rendre-lautre-fou/dp/2070427633">" L'effort pour rendre l'autre fou "</a> met bien en évidence que ce qui rend fou c'est la négation du réel et la production d'injonctions contradictoires. Demander aux salariées de faire 42 chemises à l'heure est, effectivement, un bon calcul d'un point de vue exclusivement comptable mais, il est impossible à réaliser dans la réalité. Le film montre bien le regard incrédule des ouvrières face à ce type de demandes folles et irréelles. Mais elles n'ont pas le pouvoir et elles doivent subir celui de leurs dirigeants, jusqu'au  point de rupture.        <br />
              <br />
       Le concept de névrose managériale est bien utile ici pour qualifier le comportement schizoïde des managers. Il apparaît clairement qu'ils restent " accrochés " à des conceptions passées qui ont eues leur succès en leur temps mais qui ne leur permettent plus aujourd'hui de prendre les bonnes décisions.        <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>9. Les stratégies du succès</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/1154458-1486434.jpg" alt="3.16 Le coût du travail est-il un handicap pour la compétitivité des entreprises françaises ?" title="3.16 Le coût du travail est-il un handicap pour la compétitivité des entreprises françaises ?" />
     </div>
     <div>
      La théorie est certainement plus facile à énoncer qu'à mettre en oeuvre. Elle constitue, cependant, une source d'inspiration pour l'Action. Pendant des décennies, la valeur ajoutée du travail se limitait à sa seule dimension musculaire. On a aisément pu la remplacer par des machines.        <br />
              <br />
       Aujourd'hui, nous sommes entrés dans l'économie de la connaissance, la valeur ajoutée du travail devient indissociable de la question de la mobilisation de l'intelligence collective. La création de richesse dépend alors davantage des ressources cognitives des acteurs.       <br />
              <br />
       Si on observe les entreprises en croissance, on s'aperçoit que leur succès dépend en grande partie de leurs capacités à mobiliser cette ressource pour innover. Citons pour exemple <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Facebook">Facebook</a>, <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Apple">Apple</a>, <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Microsoft">Microsoft</a>, <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/ASUSTeK_Computer">Asus</a>, etc.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Conclusion provisoire : nous avons besoin de ressources pour financer les besoins sociaux croissants</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/1154458-1497236.jpg" alt="3.16 Le coût du travail est-il un handicap pour la compétitivité des entreprises françaises ?" title="3.16 Le coût du travail est-il un handicap pour la compétitivité des entreprises françaises ?" />
     </div>
     <div>
      Ces considérations économiques ne suffisent évidemment pas à clore le débat sur cette question des cotisations sociales. Il est nécessaire d'intégrer également la question démographique actuelle. Celle-ci se caractérise par un allongement de la durée moyenne de la vie de 3 mois chaque année (84 ans en moyenne par citoyen) et la réduction de la population active par rapport aux inactifs (4 sur 10 en 2015 au lieu de 7 sur 10), malgré un taux natalité jugé comme plutôt positif par les démographes.        <br />
              <br />
       <b>Cet accroissement de la durée de la vie va générer des besoins sociaux plus importants</b>. Il est donc essentiel d'augmenter les sources de financements de la protection sociale. Cette préoccupation fait l'objet aujourd'hui d'interrogations sérieuses. Certains estimant qu'il faut augmenter les cotisations sociales, sans d'ailleurs se préoccuper des moyens, d'autres considérant que nous avons atteint un summum et qu'il faut se tourner vers une augmentation de la <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Taxe_sur_la_valeur_ajout%C3%A9e">TVA</a> en réduisant les cotisations sociales. Cette hypothèse est encore à l'étude. Elle présente l'avantage de taxer de façon égale les produits importés comme ceux qui sont en fabriqués en France. Cette solution rendrait moins compétitifs les produits importés mais elle risquerait de provoquer une augmentation des prix  si les entreprises ne jouaient pas le jeu de la diminution relative de leurs charges, en échange de cette mesure.        <br />
              <br />
       D'autres, enfin, considèrent qu'il faut taxer davantage le capital pour financer la protection sociale, considérant que celui-ci a tendance à s'enrichir sans tenir compte des besoins sociaux, pourtant considéré comme un facteur clé de la production de la plus value. Il est vrai que la valeur ajoutée, résultat complexe de la productivité du travail et du capital a, semble-t- il, ces dernières années davantage profité aux rentiers qu'à ceux qui produisent la richesse. Quelques chiffres le confirment :        <br />
       - En 30 ans, la part des salaires dans la valeur ajoutée globale de la nation est passé de 67,5% à 57,7% (Capital Hors Série Décembre 2008)       <br />
       - La <a class="link" href="http://brises.org/notion.php/Productivite-travail/croissance-economique/revenus/prix/efficacite-travail/notId/31/notBranch/31/">productivité du travail</a> s'est accrue de 41% en 10 ans. <a class="link" href="http://www.insee.fr/fr/indicateurs/cnat_annu/base_2000/biens_services/xls/t_2201.xls">(La VA produite dans les entreprises est passée de 1229 Milliards d'Euros en 1999 à 1695 milliards d'Euros en 2007</a> alors que <a class="link" href="http://www.insee.fr/fr/ffc/figure/NATSOS04203.xls">les revenus des ménages durant la même période n'ont augmenté que de 18%</a>       <br />
              <br />
       Face à de tels enjeux, un des risques majeurs est de voir s'effondrer notre système de protection sociale, un des meilleurs du monde.  En dehors des choix que la société civile sera amenée à faire à ce propos,  l'orientation des stratégies économiques que les entreprises feront restent évidemment déterminantes.        <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Bibliographie</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/1154458-1496107.jpg" alt="3.16 Le coût du travail est-il un handicap pour la compétitivité des entreprises françaises ?" title="3.16 Le coût du travail est-il un handicap pour la compétitivité des entreprises françaises ?" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">Articles et études :</span>       <br />
       <a class="link" href="http://iegd.institut.online.fr/ART05-B-ADSc-Travail-valeur-fr.htm">Bucki, J. Pesqueux, Y.  : " Approche systémique des relations entre culture, maîtrise, liberté et convergence des buts " - Economies et Sociétés, Série Sciences de gestion, SG n°19, octobre 1993,  pp.137-167</a>       <br />
       <a class="link" href="http://www.unige.ch/ses/ecopo/schmitt/ecopo11.pdf">Mankiw, Externalités - chapitre 10</a>       <br />
       <a class="link" href="http://www.editions-organisation.com/Chapitres/9782708120006/Chap1_Coase.pdf">R. Coase, L'entreprise, le marché et le droit, Editions d'Organisation</a>       <br />
       <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Co%C3%BBt_du_travail">Evolution du coût du travail en Europe </a>       <br />
       <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Comp%C3%A9titivit%C3%A9_%C3%A9conomique">La Compétitivité selon Wikipédia</a>       <br />
       <a class="link" href="http://www.imd.ch/research/publications/wcy/wcy_book.cfm">La compétitivité française selon l'IMD</a>       <br />
       <a class="link" href="http://brises.org/notion.php/Cout-du-travail/salaire/cotisations-sociales/demande-de-travail/chomage/notId/42/notBranch/42/">La définition du coût du travail selon les économistes académiques</a>       <br />
       <a class="link" href="http://www.insee.fr/fr/themes/document.asp?ref_id=ip1214">L'étude de l'Insee sur le coût du travail</a>       <br />
       <a class="link" href="http://www.cjd.net/Default.aspx?tabid=1203">Le point de vue du CJD sur le coût du travail</a>       <br />
       <a class="link" href="http://www.minefe.gouv.fr/directions_services/sircom/emploi/conf071023/cout_travail.pdf">Le graphe 22 de l'étude du Ministère du Travail met en évidence que la productivité des pays d'Europe du Nord est supérieure à celle de la France</a>       <br />
       <a class="link" href="http://www.lemonde.fr/societe/infographie/2007/11/29/pourquoi-le-cout-du-travail-francais-est-l-un-des-plus-eleves-d-europe_983752_3224.html">Pourquoi le coût du travail français est un des plus élévés d'Europe - Article du Monde du 29 Novemvre 2007</a>       <br />
       <a class="link" href="http://www.humanite.fr/2008-06-06_Politique_Chantage-a-l-emploi-un-outil-de-gestion">L'humanité</a>       <br />
       <a class="link" href="http://www.lexpansion.com/economie/actualite-economique/le-cout-du-travail-a-diminue-depuis-30-ans-estime-l-insee_168316.html?xtor=EPR-77">L'Expansion</a>       <br />
       <a class="link" href="http://images.google.fr/imgres?imgurl=http://www.monsieurledirecteur.com/images/M.gif&imgrefurl=http://www.monsieurledirecteur.com/bibliographie/&usg=__v9oK5iRRojw1-Kgv5VnjGUdUA54=&h=35&w=47&sz=2&hl=fr&start=19&sig2=r1AZuGp8_p46siHvbhmmDQ&um=1&tbnid=GFTKb1DEEY2ScM:&tbnh=35&tbnw=47&ei=SQFZSYD7KsSg_gaEzoTDDw&prev=/images%3Fq%3Dnevrose%2Bmanageriale%26um%3D1%26hl%3Dfr%26sa%3DN">La déviance managériale</a>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Le point de vue des syndicats :</span>       <br />
       <a class="link" href="http://www.medef.nc/index.php?option=com_docman&task=doc_download&gid=413&Itemid=69">Medef</a>.       <br />
       <a class="link" href="http://www.cgpme.org/social.php?social_id=192">CGPME</a>       <br />
       <a class="link" href="http://www.cftc.fr/ewb_pages/a/actualite-5889.php">CFTC : Le coût du travail n'est pas un frein à la croissance</a>       <br />
       <a class="link" href="http://discours.vie-publique.fr/notices/073000140.html">CFDT (François Chérèque)</a>       <br />
       <a class="link" href="http://www.cadres-plus.net/bdd_fichiers/415-03.pdf">CFDT (Didier Balsan)</a>       <br />
       <a class="link" href="http://www.humanite.fr/1997-10-06_Articles_-Chomage-le-cout-du-travail-n-est-pas-en-cause">CFDT - IRES</a>       <br />
       <a class="link" href="http://www.ftm-cgt.fr/spip.php?article162">CGT</a>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le Cas Maryflo</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <object type="application/x-shockwave-flash" id="" data="http://www.4tempsdumanagement.com/v/a0fb72f833bd64263634846a0c9ee26f81b7c350" width="608" height="372">
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     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Vidéos sur ECO DICO</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/1154458-1496366.jpg" alt="3.16 Le coût du travail est-il un handicap pour la compétitivité des entreprises françaises ?" title="3.16 Le coût du travail est-il un handicap pour la compétitivité des entreprises françaises ?" />
     </div>
     <div>
      <a class="link" href="http://www.ecodico.bnpparibas.com/la-competitivite/">L'économiste Sylvain Bellefontaine présente clairement les deux formules de compétitivité (BNP Paribas-Ecodico)</a>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.ecodico.bnpparibas.com/le-partage-de-la-valeur-ajoutee/">Le partage de la Valeur Ajoutée par Jean-Loïc Guieze (BNP - Paribas - Ecodico)</a>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.ecodico.bnpparibas.com/les-avantages-comparatifs/">Les avantages comparatifs des pays par l'économiste Sylvain Bellefontaine (BNP Paribas - Ecodico)</a>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.ecodico.bnpparibas.com/le-capital-humain/">Le Capital Humain selon l'économiste Valerie Perracino (BNP - Paribas - Ecodico)</a>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.ecodico.bnpparibas.com/la-croissance-economique/">La croissance économique par Philippe d'Arvesinet (BNP-Paribas - Ecodico)</a>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://ecodico.bnpparibas.com/la-loi-de-l-offre-et-de-la-demande/">La Loi de l'offre et de la demande par François Faure (BNP - Paribas - Ecodico)</a>       <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <CENTER>

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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
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       _uacct = "UA-2159480-1";       <br />
       urchinTracker();       <br />
       </script>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Les 4 Temps du Management : Une lettre au service du développement de la Compétence Managériale</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/imagette/1154458-1486431.jpg</photo:imgsrc>
   <link>http://www.4tempsdumanagement.com/3-16-Le-cout-du-travail-est-il-un-handicap-pour-la-competitivite-des-entreprises-francaises_a535.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:www.4tempsdumanagement.com,2012:rss-1118877</guid>
   <title>3.15 La bataille du Vin : Mondialisation et points d'inflexions stratégiques</title>
   <pubDate>Sat, 22 Nov 2008 18:19:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Alexandre Asselineau </dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Le Temps de la Strategie]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div><b>1. La filière Vin : un des fleurons de l'économie française à l'épreuve de la mondialisation</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/1118877-1430940.jpg" alt="3.15 La bataille du Vin : Mondialisation et points d'inflexions stratégiques" title="3.15 La bataille du Vin : Mondialisation et points d'inflexions stratégiques" />
     </div>
     <div>
      Le secteur viticole occupe, déjà depuis très longtemps, une place de choix dans l'économie française :       <br />
       - La part de CA réalisée représente en 2007 près de 18 milliards d'Euros.       <br />
       - Le solde de la balance commerciale des vins affiche un excédent de 6 milliards d'Euros.        <br />
       - La France avec 51,7 millions d'hectolitre en 2006 est le premier producteur de vin en volume.       <br />
       - La filière rassemble 46 100 exploitations qui occupent environs près de 131 603 salariés.        <br />
       - Les viticulteurs jouent un rôle de valorisation du patrimoine touristique et de maintien du tissu rural.       <br />
              <br />
       Cependant, malgré ces bons résultats, la France perd des parts de marché à l'exportation. Les observateurs y retrouveront une certaine similitude avec le scénario qui s'est développé dans le secteur textile et électronique, notamment pour certains segments du marché.        <br />
              <br />
       Comme tous les secteurs, la filière viticole est confrontée à deux points d'inflexions stratégiques :       <br />
       - d'une part la baisse de la consommation nationale.       <br />
       - d'autre part la concurrence accrue des producteurs des " nouveaux vins ".       <br />
              <br />
       Face à une telle métamorphose de l'environnement, il devient " qu'il faut une nouvelle politique pour donner un nouvel élan au secteur " <a class="link" href="http://www.conseil-economique-et-social.fr/rapport/notsyn/synthese2.asp?sy=SY074110">(Bastian : 1-6)</a>.        <br />
              <br />
       Pour bien comprendre les enjeux de cette filière, il faut signaler qu'il existe 3 segments de marché :       <br />
       1. Les vins haut de gamme qui ne connaissent pas la crise (Les ventes de <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Vin_de_Champagne">Champagne</a> et les <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Vignoble_de_Bourgogne">Bourgognes</a> par exemple voient leurs ventes progresser)       <br />
       2. Les vins de milieux de gamme dits vins de pays et <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_vins_AOC_fran%C3%A7ais">AOC</a> qui rencontrent aujourd'hui la concurrence des nouveaux vins offrant des avantages concurrentiels de plus en plus reconnus par les consommateurs :        <br />
               - Etiquettes plus simples à lire, mettant en évidence le cépage plutôt que le terroir.        <br />
               - Qualité du vin plus stable et moins imprévisibles que les vins de pays et les <a class="link" href="http://www.vins-aoc.com/">AOC</a>.       <br />
               - Rapport qualité/prix réellement intéressant.       <br />
       3. Enfin, les vins dits de table qui se battent sur les prix et qui subissent de plein fouet la concurrence des vins fabriqués par les nouveaux industriels du vin, dont les coûts de production sont bien inférieurs, grâce notamment à leurs outils de production plus industriels.        <br />
              <br />
       L'actualité récente à montré que les producteurs qui étaient dans cette catégorie étaient surexposés et dans la souffrance (Les <a class="link" href="http://www.vins-languedoc-roussillon.fr/fr/cadre-fr.html">vins du Languedoc Roussillon</a> par exemple), tandis que les producteurs de la 2° catégorie étaient aussi inquiets devant cette érosion.        <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>2. Les solutions, préconisées par l'OCM (Organisation Communautaire des Marchés), ne semblent, en effet, pas faire l'unanimité</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/1118877-1431186.jpg" alt="3.15 La bataille du Vin : Mondialisation et points d'inflexions stratégiques" title="3.15 La bataille du Vin : Mondialisation et points d'inflexions stratégiques" />
     </div>
     <div>
      Celles-ci proposent, en effet, pour faire remonter les prix, de diminuer le volume de l'offre et finance jusqu'en 2012 l'arrachage des ceps. Si cette solution pourrait convenir à des exploitants en âge de partir à la retraite, elle paraît réellement insuffisante pour assurer de façon durable l'avenir de la filière.        <br />
       Il faudrait plutôt, comme le propose le professeur <a class="link" href="http://www.viadeo.com/fr/profile/alexandre.asselineau">Alexandre Asselineau</a> mettre tous ses efforts dans l'innovation marketing et commerciale.        <br />
              <br />
       Dans ce numéro, vous trouverez 2 articles qui explorent cette problématique et proposent des solutions qui se rejoignent.        <br />
              <br />
       Le premier article <a class="link" href="http://com.revues.org/index297.html">" Les vins de l'hémisphère Sud et la mondialisation de la planète viticole "</a> est rédigé par <a class="link" href="http://www.ades.cnrs.fr/spip.php?article415">Jean-Claude Hinnewinkel</a> et <a class="link" href="http://www.ades.cnrs.fr/spip.php?article110">Hélène Velasco-Graciet</a>. Après avoir fait une description des enjeux concurrentiels de la filière, ces deux auteurs s'interrogent sur la crise des (certains) <a class="link" href="http://www.bordeaux.com/">vins de Bordeaux</a>. L'hypothèse que cette crise serait liée à la surproduction et au changement des habitudes de consommation ne les satisfait pas. Sans nous donner de solutions définitives, ils nous invitent quand même, discrètement, à nous pencher sur la dimension marketing du produit et sur une meilleure organisation de la filière.        <br />
              <br />
       Le second article, intitulé <a class="link" href="http://valeurinnovation.files.wordpress.com/2008/12/asselineau-burgondeo.pdf">" Innovations stratégiques et vins de Bourgogne : Le cas d'une jeune société de négoce "</a> est rédigé par Alexandre Asselineau, professeur en management stratégique à l'<a class="link" href="http://www.esc-clermont.fr/">ESC Clermont</a>,. Dans cette contribution il nous présente une courageuse démarche d'innovation mise en place dans le secteur très traditionnel des <a class="link" href="http://www.vins-bourgogne.fr/">vins de Bourgogne</a>.        <br />
              <br />
       Si le problème des vins à bas coût est aujourd'hui, hélas, résolu (mais à quel prix...), celui des vins du  milieu de gamme mérite qu'on s'y penche plus sérieusement car c'est là où l'érosion est la plus forte et en même c'est de sa résolution que dépend le rétablissement et la survie d'une filière qui contribue encore à la promotion du prestige de la France.        <br />
              <br />
       Qu'elle que soit la filière étudiée, la voie de l'innovation apparaît comme une constante. Elle passe par la mobilisation de l'intelligence de tous. Mais celle-ci sera-t-elle vraiment possible sans une transformation radicale des rapports de pouvoir dans l'organisation ?        <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>3. Les vins de l'hémisphère Sud et la mondialisation de la planète viticole</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/1118877-1431175.jpg" alt="3.15 La bataille du Vin : Mondialisation et points d'inflexions stratégiques" title="3.15 La bataille du Vin : Mondialisation et points d'inflexions stratégiques" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">Résumé :</span>       <br />
       À la fin de l’année 2004, suivant les prévisions de <a class="link" href="http://www.oiv.org/">l’Organisation Internationale des Vins</a>, les vignobles de l’hémisphère sud comptabilisaient 814 000 ha de vignes soit un peu plus de 10 % du vignoble mondial. Sur la période 1986-90, la moyenne était de 637 000 ha, ce qui représentait alors 7 % du total mondial. Ainsi présentée, la menace mise en avant par les professionnels européens paraît quelque peu exagérée. Pourtant l’analyse des données régulièrement fournies par l'<a class="link" href="http://www.oiv.org/fr/accueil/index.php">OIV</a> permet de souligner combien ces <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Vin#Vins_du_.C2.AB_nouveau_monde_.C2.BB">vins dits du " Nouveau Monde "</a> sont des concurrents dangereux, même pour des vignobles prestigieux comme <a class="link" href="http://www.bordeaux.fr/ebx/portals/ebx.portal?_nfpb=true&_pageLabel=pgSomRub11&classofcontent=sommaire&id=341">Bordeaux</a> et ce sur leurs marchés traditionnels comme le Royaume-Uni. Mais surtout nous verrons que ces mêmes vins remettent en cause bien des certitudes dans ces mêmes vignobles prestigieux et patrimoniaux.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Plan de l'article (11 pages) :</span>       <br />
       1. Des concurrents efficaces pour la citadelle européenne.       <br />
       2. Vins du nouveau monde et crise d'identité des <a class="link" href="http://www.terroirs-france.com/vin/bordeaux.html">vins de Bordeaux</a>.       <br />
       3. La crise viticole et les pays producteurs du Nouveau Monde.       <br />
       4. Vins du Nouveau Monde et solutions proposées.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Présentation des auteurs :</span>       <br />
       <a class="link" href="http://halshs.archives-ouvertes.fr/view_by_stamp.php?&halsid=m20ae5dvlb4n566r2f8jv1adv2&label=ADES&langue=fr&action_todo=browse_byAuthorLab&submit=1&which_author=jean-claude_hinnewinkel">Jean-Claude Hinnewinkel  est Professeur, Institut de géographie Louis-Papy, Université Michel de Montaigne-Bordeaux 3</a>.       <br />
       <a class="link" href="http://halshs.archives-ouvertes.fr/view_by_stamp.php?&halsid=n05lsgb516t4hk164puneg0uc1&label=ADES&langue=fr&action_todo=browse_byAuthorLab&submit=1&which_author=h%C3%A9l%C3%A8ne_velasco-graciet">Hélène Velasco-Graciet est Maître de conférence, Institut de géographie Louis-Papy, Université Michel de Montaigne-Bordeaux 3</a>.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Sources :</span>       <br />
       <a class="link" href="http://com.revues.org/pdf/1165">Cahiers d'Outre-Mer, 231-232, Vignobles de l'hémisphère Sud, 2005</a>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://com.revues.org/document297.html">Pour lire l'article, cliquez ici ou télécharger le fichier joint en bas de l'article</a>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>4. Innovations stratégiques et vins de Bourgogne : Le cas d'une jeune société de négoce</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/1118877-1431179.jpg" alt="3.15 La bataille du Vin : Mondialisation et points d'inflexions stratégiques" title="3.15 La bataille du Vin : Mondialisation et points d'inflexions stratégiques" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">Résumé :</span>       <br />
       Partant de la littérature traitant des innovations stratégiques, nous nous intéressons à la mise en oeuvre de telles démarches dans des secteurs d’activités dits " traditionnels ". Nous choisissons de nous intéresser à l’étude des <a class="link" href="http://www.vins-fr.com/bourgogne/">vins de Bourgogne</a> qui, caractérisés par une longue histoire et une culture forte, doivent dorénavant affronter les profonds bouleversements du marché mondial du vin. Or, alors même qu’une réflexion d’envergure semble s’imposer à tous les acteurs de la filière, les quelques innovations qui émergent sont presque exclusivement de nature incrémentale, peu susceptibles de répondre aux nouveaux enjeux du secteur. Nous présentons cependant le cas d’une société de négoce qui est à ce jour l’une des rares à fonder son développement sur une réflexion en termes d’innovations stratégiques. Les entretiens semi-directifs menés permettent à la fois de présenter la logique stratégique adoptée par cette société, de confirmer certains aspects mis en avant par la littérature et de mettre en relief le poids de la tradition sur le comportement des acteurs.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Plan de l'article (17 pages) :</span>       <br />
       Introduction.       <br />
       1 Innovations stratégiques : contexte et mise en oeuvre.       <br />
       1.1 Cadre d’analyse.        <br />
       1.1.1 La contestation de " l’orthodoxie sectorielle " .       <br />
       1.1.2 La logique de l’innovation stratégique.       <br />
       1.2 Quelle mise en oeuvre ?        <br />
       1.2.1 Le nécessaire état d’esprit de l’entrepreneur.       <br />
       1.2.2 Quelques règles de " bonne pratique " mises en évidence.       <br />
       2 Les <a class="link" href="http://www.bourgogne-vins.com/">vins de Bourgogne</a> : contexte et enjeux.       <br />
       2.1 Une activité en pleine mutation.        <br />
       2.1.1 Les <a class="link" href="http://www.1000bourgognes.com/">vins de Bourgogne</a> : " une des sociétés les plus stables du monde ".        <br />
       2.1.2 La nécessité d’un renouveau stratégique.       <br />
       2.2 Quelles innovations pour la<a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Vignoble_de_Bourgogne"> Bourgogne viticole</a> ?        <br />
       3 L’étude du cas <a class="link" href="http://www.burgoneo.com/">" Burgonéo "</a>.       <br />
       3.1 Présentation du cas.       <br />
       3.2 Analyse et commentaires.       <br />
       Conclusion.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Présentation de l'auteur :</span>       <br />
       <a class="link" href="http://www.esc-clermont.fr/fr_htm/profs_recherche/cvpopup.php?userc=assa">Alexandre Asselineau </a> est professeur en management stratégique au groupe ESC, Directeur de la Formation Continue. Il est par ailleurs docteur en Sciences Economiques. En tant que chercheur, il s'intéresse particulièrement de la problématique de l'innovation en entreprise.        <br />
                 <br />
       <span style="font-style:italic">Sources :</span>       <br />
       <a class="link" href="http://www.esc-clermont.fr/fr_htm/recherche/faculte_recherche.htm">Centre de Recherche du Groupe ESC Clermont</a>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.esc-clermont.fr/fr_htm/recherche/cahiers/Cahier%20%20Asselineau%2004-08.pdf">Pour lire l'article cliquez ici ou téléchargez le fichier ci-jointen bas de l'article</a>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>5. Bibliographie et documents complémentaires</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/1118877-1431168.jpg" alt="3.15 La bataille du Vin : Mondialisation et points d'inflexions stratégiques" title="3.15 La bataille du Vin : Mondialisation et points d'inflexions stratégiques" />
     </div>
     <div>
      Parmi les nombreuses études que nous avons consultées, ces travaux en particuliers nous paraissent très complémentaires pour éclairer le lecteur :        <br />
       <a class="link" href="http://www.conseil-economique-et-social.fr/ces_dat2/2-3based/base.htm">Le rapport de J.P Bastian pour le Conseil Economique et Social sur le thème : La vigne, Le vin : Atout pour la France</a>.       <br />
       <a class="link" href="http://www.onivins.fr/pdfs/1176.pdf">Facteurs de compétitivité sur le marché mondial du vin par les chercheurs de Vinifhlor</a>.       <br />
       <a class="link" href="http://www.amazon.fr/Mondovino-Saga-Vin-Coffret-DVD/dp/B000GAL3ZU">Le film " Mondovino " (de Jonathan Nossiter) : La Saga du Vin en 4 DVD</a>.       <br />
       <a class="link" href="http://com.revues.org/document1165.html">Un article sur le film de Jean-Claude hinnewinckel</a>.       <br />
       <a class="link" href="http://www.michel-edouard-leclerc.com/blog/m.e.l/archives/2006/07/les_viticulteur.php">Un article de Michel Edouard Leclerc : " Les viticulteurs en colère : Non la crise n'est pas inéluctable ! "</a>.       <br />
       <a class="link" href="http://www.ecommercemag.fr/xml/Article-A-La-Une/249/Vin-en-ligne-un-marche-estime-a-100-millions-d-euros-en-France/">Le E-Commerce : une alternative ?</a>.       <br />
       <a class="link" href="http://www.vignobletiquette.com/info/men__info.htm">Dictionnaire des vins : guide du savoir de la vigne et des vins</a>.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La colère des viticulteurs du Languedoc Roussillon</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <div><object width="425" height="344"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/k1tFAkjbreTsWVFHwB&colors=foreground:0033CC;special:D4D1C7;&related=1&canvas=medium"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowScriptAccess" value="always"></param><embed src="http://www.dailymotion.com/swf/k1tFAkjbreTsWVFHwB&colors=foreground:0033CC;special:D4D1C7;&related=1&canvas=medium" type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="344" allowFullScreen="true" allowScriptAccess="always"></embed></object><br />     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les caractéristiques spécifiques des vins de bordeaux sont des avantages concurrentiels </b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <div><object width="420" height="322"><param name="movie" value="http://d.yimg.com/static.video.yahoo.com/yep/YV_YEP.swf?ver=2.2.30" /><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="AllowScriptAccess" VALUE="always" /><param name="bgcolor" value="#000000" /><param name="flashVars" value="id=7299275&vid=2326642&lang=en-us&intl=us&thumbUrl=http%3A//us.i1.yimg.com/us.yimg.com/p/i/bcst/videosearch/2639/61890416.jpeg&embed=1" /><embed src="http://d.yimg.com/static.video.yahoo.com/yep/YV_YEP.swf?ver=2.2.30" type="application/x-shockwave-flash" width="420" height="322" allowFullScreen="true" AllowScriptAccess="always" bgcolor="#000000" flashVars="id=7299275&vid=2326642&lang=en-us&intl=us&thumbUrl=http%3A//us.i1.yimg.com/us.yimg.com/p/i/bcst/videosearch/2639/61890416.jpeg&embed=1" ></embed></object><br /><a href="http://video.yahoo.com/watch/2326642/7299275"></div>     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>De l'histoire du Vin au marketing </b></div>
     <div>
      Cette contribution est particulièrement intéressante pour comprendre le handicap technique des petits producteurs qui fabriquent des  vins provenant d'une catégorie de plants orientés sur le rendement. Or c'est précisément avec des plants ayant un bas rendement que l'on peut produire des vins avec  un tanin particulier, qui serait une source de différenciation qui leur permettrait de remonter les prix.        <br />
              <br />
       Il est donc essentiel d'accompagner les mesures d'arrachage, préconisées par l'Europe, de conseils en stratégie et de financements pour faciliter le redéveloppement de certaines exploitations, sous peine de voir en France se développer une production de type industrielle comme celle développée dans les pays du Nouveau Monde. On assisterait alors à une homogéneisation de l'offre qui contribuerait à terme à diminuer les prix notamment sur les vins dits de moyens gamme. S'en finit de la viticulture en France...       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.ens-lyon.fr/asso/groupe-seminaires/seminaires/rschaeffer/rschaeffer_350.rm">Une conférence de Richard Shaeffer, physicien au CEA</a> (Cette conférence se lit avec Realplayer)       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un commentaire intéressant d'Yvon Minvielle, directeur du Club Stratégie (Vinexpo 2007)</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <div><object width="420" height="322"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/k3w9TP3o5Qy6bDgsGH&colors=background:FAEBEB;foreground:0033CC;special:E8E6DF;&related=1&canvas=medium"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowScriptAccess" value="always"></param><embed src="http://www.dailymotion.com/swf/k3w9TP3o5Qy6bDgsGH&colors=background:FAEBEB;foreground:0033CC;special:E8E6DF;&related=1&canvas=medium" type="application/x-shockwave-flash" width="420" height="322" allowFullScreen="true" allowScriptAccess="always"></embed></object><br /><b><a href="http://www.dailymotion.com/video/x2c3ev_de-vinexpo-2007-aux-chantiers-du-pr_politics">     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      
<CENTER>

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</CENTER>



     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <script src="http://www.google-analytics.com/urchin.js" type="text/javascript">       <br />
       </script>       <br />
       <script type="text/javascript">       <br />
       _uacct = "UA-2159480-1";       <br />
       urchinTracker();       <br />
       </script>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Les 4 Temps du Management : Une lettre au service du développement de la Compétence Managériale</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/imagette/1118877-1430940.jpg</photo:imgsrc>
   <link>http://www.4tempsdumanagement.com/3-15-La-bataille-du-Vin-Mondialisation-et-points-d-inflexions-strategiques_a511.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:www.4tempsdumanagement.com,2012:rss-1055476</guid>
   <title>3.14.A Approche systèmique de la Qualité de Service aux clients (Etude de cas)</title>
   <pubDate>Wed, 01 Oct 2008 11:02:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>JC Casalegno</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Le Temps de la Strategie]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div><b>1.  Rien ne va plus à l’hôtel IBIS : Ce cas n'est hélas pas une fiction...</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/1055476-1334301.jpg" alt="3.14.A Approche systèmique de la Qualité de Service aux clients (Etude de cas)" title="3.14.A Approche systèmique de la Qualité de Service aux clients (Etude de cas)" />
     </div>
     <div>
      Nous sommes le 31 Décembre 2007. Il est 23 h. Monsieur et Madame Dubois, négociants en gros de produits alimentaires tropicaux arrivent, après un long voyage de 15 h en Afrique à l'hôtel <a class="link" href="http://www.ibishotel.com/fr/hotel-1413-ibis-orly-aeroport/location.shtml">IBIS près d'Orly Sud</a> pour prendre un repos avant de repartir le lendemain vers leur domicile qui se trouve dans une province assez éloignée de la capitale.        <br />
              <br />
       Devant l'entrée une file d'attente d'une dizaine de personnes piétine devant un comptoir. Aie ! La réception va être longue. En effet ça avance plutôt lentement. Visiblement le personnel est en nombre insuffisant. Il n'y a que 2 réceptionnistes seulement alors que les voyageurs arrivent en flux nombreux. Il y a un car de polonais qui a dû débarquer et cela fait beaucoup de brouhaha dans la salle. Au bout de 15 minutes ça n'a pas beaucoup avancé. Le temps semble très long à cause de la fatigue liée à l'heure tardive et au décalage horaire.        <br />
              <br />
       Enfin Monsieur et Madame Dubois arrivent devant la réceptionniste..... Elle a la tête plongée devant son ordinateur marmonnant quelques formules comptables qu'elle peine visiblement à appliquer. Elle n'en finit pas de faire ses opérations. Le temps est encore plus long quand on a la curieuse impression de ne pas exister. Ce premier contact avec l’entreprise aurait dû être un bon moment. En fait c’est surtout un grand moment de solitude. Ils ont l’impression de déranger et cela est assez désagréable quand on a le statut de client. On a en général quelques attentes...       <br />
              <br />
       Monsieur et Madame Dubois restent silencieux, espérant que la culpabilité pourrait réveiller leur interlocutrice de cette hypnose procédurale dans laquelle elle a été placée, mais malgré les minutes qui passent, elle ne semble pas avoir pris conscience de leur présence. Pourtant c'est son métier, non ? Est-elle devenue schizophrène ? Imagine-t-elle un seul instant que d'attendre si longtemps quand on est si fatigué relève presque de la torture ?        <br />
              <br />
       Après s'être faite aider par sa collègue, car elle semble débuter dans ce poste, elle lève enfin la tête et semble découvrir leur " modeste existence " :       <br />
       - Votre nom ?        <br />
       - Heu... j'ai un numéro de réservation....        <br />
       - Non, dit elle brutalement, votre nom ? C'est tout ce dont j'ai besoin pour retrouver votre réservation !        <br />
       - Dubois !       <br />
       - Oui voila ça y est ! Vous avez réservé n'est-ce pas !        <br />
       - Oui ! Donnez-moi votre numéro de carte bleue !        <br />
       - Mais je l'ai déjà donnée au téléphone ...       <br />
       - On ne le garde pas, redonnez-le moi ! Voilà vous êtes enregistrée... c'est la chambre 135....!       <br />
       En montant dans la chambre, Monsieur et Madame Dubois croisent un africain qui semble lui aussi mécontent. Ils échangent quelques propos déprimés sur la qualité de service de cet hôtel mais lui semble plus indulgent. Il y a beaucoup de clients et le personnel est peu nombreux.        <br />
              <br />
       Salle de restaurant : Après avoir subi un certain rationnement alimentaire dû à la gestion " impitoyable " des compagnies low-cost, Monsieur et Madame Dubois aimeraient se restaurer. Le restaurant est ouvert jusqu'à 23h. Ouf il reste encore 10 minutes pour se présenter !         <br />
              <br />
       L'établissement a fait le choix de l'exotisme en transformant la salle en espace mexicain. Ce sera évidemment le style gastronomique qui sera imposé aux clients.        <br />
              <br />
       Temps d'attente..... 10 minutes... enfin une serveuse, curieusement habillée ou déshabillée, le lecteur choisira, leur propose une table. Ok on y va ! Rester plantés au milieu de la salle n'est pas non plus très confortable. On a l'impression que tout le monde nous regarde...       <br />
              <br />
       Un vieux monsieur est assis à une table à côté. Il a l'air transi....! Il faut dire qu’il est en plein courant d’air !        <br />
              <br />
       Le choix de Monsieur et Madame Dubois se porte sur un menu à 19, 50 Euros avec buffet hors-d'œuvres à volonté. Ils vont se servir... Ils sont confrontés à une abondance de hors-d'œuvres qui semblent plus avariés que variés. Céleri en rémoulade... " Très remoulée " ; pâtes en salades marquées par une certaine vétusté ; pommes de terre à nouveau remoulée... quasiment cuites par les assaisonnements ; fonds d'artichauts plutôt oxydés, chou rouge cuit dégoulinant de jus.... Point n'est besoin de continuer la description plus que douteuse de l'apparence des aliments qui sont présentés.        <br />
              <br />
       Timidement chacun se sert avec une sorte de réserve qui relève plus de la tentative de protection microbienne en milieu biologiquement hostile que de la véritable appétence qu'on peut ressentir au moment d'un repas.        <br />
              <br />
       Puis la viande leur est servie. Ils demandent que leur viande soit servie " très cuite ". Evidemment, elle est très saignante. Ils avaient pourtant insisté auprès de la serveuse en sachant combien cela coûte à certains cuisiniers d'accepter une telle conception culinaire. Lorsque la serveuse ramène l'assiette dans la cuisine, on entend encore dans la salle de grands cris de protestation du cuisinier à propos d’une telle demande. Dans ces cas là, il vaut mieux se faire tout petit… Et manger en silence pour ne pas se faire remarquer davantage.        <br />
              <br />
       Pendant ce temps, le vieux Monsieur a demandé à changer de table car celle-ci  est décidément trop exposée. Le courant d'air froid a eu raison de sa résistance pourtant admirable. Monsieur et Madame Dubois demandent à la serveuse s'il est possible d'en faire autant. Elle leur dit qu'elle doit demander l’autorisation. Une personne traverse alors la salle en courant pour aller fermer (évidemment très bruyamment) la porte d'un couloir qui était restée visiblement ouverte, malgré le froid.        <br />
              <br />
       Pour le paiement de l'addition, Monsieur et Madame Dubois doivent se présenter à une caisse entièrement désertée à cette heure tardive. Au bout de 8 minutes une personne arrive (8 minutes d’attente peut paraître une éternité quand on est fatigué par un long voyage " low cost "…) ; elle passe derrière le comptoir et commence un interrogatoire serré sur ce qui a été consommé, en particulier à propos des desserts, ce qui est d'autant plus étonnant puisqu'ils sont compris dans le menu.        <br />
       - Mais pourquoi demandez-vous autant d'informations alors que tout est marqué sur la feuille de commandes ?       <br />
       - C'est pour gagner du temps sur ma gestion de stock. Comme ça, nous savons au jour le jour ce qu'il nous reste en stock et ce qu'il faut commander. (Traduction pour le lecteur : c’est toi le client qui doit faire une partie de mon travail. Il est tard ? je veux rentrer chez moi plus tôt… On comprend !)       <br />
              <br />
       Une fois remontés, un peu désappointés par un tel accueil, dans leur chambre, ils constatent une odeur caractéristique. C'est une chambre de fumeur alors que c'est une chambre non fumeur qu’ils avaient demandée. Ouf, ils s’endorment épuisés de fatigue.        <br />
              <br />
       7h du matin! Allons déjeuner... Là encore une longue file d'attente devant le présentoir et peu de choix.... Il faut bien suivre le sens giratoire pour ne pas passer devant les autres. Aie ! il n'y plus d'eau pour faire le café car évidemment, il faut le faire soi-même (C’est la rançon de la " Servuction "). Ah j'oubliai aussi plus de serviettes ! Mais ça n’empêche pas de commencer à déjeuner... au bout de 20 minutes tous ces incidents sont réglés mais le petit déjeuner est presque terminé.        <br />
              <br />
       C’est le moment de payer .... Un peu d’attente mais ça se passe plutôt bien.... ils montent dans leur voiture... et à la sortie du parking, le système de gestion de la barrière demande de mettre le ticket d'entrée qui aurait dû être payé à la réception pour permettre la sortie du Parking. Evidemment l’hôtesse ne les a pas prévenus…!       <br />
              <br />
       Ils retournent vers la réception. Chouette ! il y a un système de paiement automatique. Mais il faut de la monnaie. Evidemment Monsieur Dubois n'en possède pas. Il est indiqué : " En cas de paiement par CB s'adresser à la réception ". Retour à la case départ . Malheureusement, il est près de 8h et beaucoup de clients sont stationnés là pour payer. Une file d'attente comparable à celle de la veille est en train de se constituer. Ils en prennent encore pour 25 minutes d'attente seulement et avec les excuses de la réceptionnaire qui leur avoue qu'elle aurait dû leur demander de régler cela avant de partir, mais elle est nouvelle et n’a pas encore tous les réflexes d’une hôtesse expérimentée.        <br />
              <br />
       Mais Monsieur et Madame Dubois doivent rester Zen comme l'indique une petite affiche qui se trouvait dans la chambre d'hôtel promettant que toute demande serait traitée en moins de 15 minutes. (" Contrat satisfaction 15 mn : Le temps maximum pour vous apporter une solution si un petit problème dont nous pourrions être responsables se présentait à vous ". " 24h/24 : Nous sommes là de jour comme de nuit pour que votre satisfaction soit complète ").       <br />
              <br />
       Il est 8h 30... Ouf ils parviennent enfin à quitter l'hôtel ! Quel joyeux réveillon !!!       <br />
              <br />
       Nous sommes d'autant plus désappointés qu'une affiche à la porte d'entrée rappelle de façon prometteuse les perspectives de service offertes :        <br />
              <br />
       ' L'esprit du groupe X c'est l'art de conjuguer les savoir-faire, de jouer de la tradition et de la modernité avec générosité et rigueur, imagination et humanisme, pour atteindre une forme d'excellence.        <br />
              <br />
       Nos salariés sont les dépositaires d'un patrimoine culturel unique : " le savoir recevoir ", une prévenance constante, le souci du détail. Ils connaissent les rites et usages qui transforment la vie en art de vivre et le plus simple des services en moment privilégié. C'est un métier, un art : c'est leur talent.        <br />
              <br />
       " Créer le meilleur pour le partager, la joie d'offrir, la volonté de renouer avec l'essentiel, la convivialité, pour inventer des espaces de plaisir, font de notre groupe un parfum de France partout dans le monde. "       <br />
              <br />
       1°) A votre avis comment pourriez-vous définir les problèmes ou symptômes présentés par cette organisation ?        <br />
       2°) Que faut-il mettre en place pour que le fonctionnement de cet hôtel soit à la hauteur de sa promesse de service ?       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>2. L'originalité de l'approche systémique</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/1055476-1334489.jpg" alt="3.14.A Approche systèmique de la Qualité de Service aux clients (Etude de cas)" title="3.14.A Approche systèmique de la Qualité de Service aux clients (Etude de cas)" />
     </div>
     <div>
      Ce cas aurait pu être classé dans la rubrique qui concerne le niveau 2 du <b>management</b> selon la typologie d'<a class="link" href="http://www.wikiberal.org/wiki/Octave_G%C3%A9linier">Octave Gélinier</a>, c'est-à-dire la dimension organisationnelle. Nous l'avons placé en niveau 3 car il renvoie à l'absence d'une stratégie de service.        <br />
              <br />
       L'approche système ne s'intéresse pas aux détails des symptômes, contrairement à la logique analytique classique. Elle considère ces derniers comme l'expression d'un déséquilibre général. Dans ce cas, il semble que nous soyons confrontés à défaillance à tous les niveaux du <b>management</b>.        <br />
              <br />
       Au niveau 1 :       <br />
              <br />
       Le temps d'attente à l'accueil est trop long.       <br />
       Les aliments ne sont pas frais.        <br />
       L'attitude du personnel n'est pas centré sur le client.       <br />
       Le système de servuction n'est pas lisible.       <br />
              <br />
       Au niveau 2 :        <br />
              <br />
       Les salariés n'ont pas une conscience très développée de leur rôle.       <br />
       Le personnel semble évalué surtout sur des critères de gestion.        <br />
       La compétence des collaborateurs semble peu optimisée.       <br />
              <br />
       Au niveau 3 :        <br />
       Il y a une promesse de service qui est formulée mais celle-ci n'est pas déclinée au niveau opérationnel.        <br />
              <br />
       Au niveau 4 :        <br />
       Le comportement des acteurs manifeste que l'Esprit Client n'est pas structurant.       <br />
              <br />
       <a class="link"  href="http://www.4tempsdumanagement.com/3-14-B-La-qualite-de-service-aux-clients-est-le-resultat-d-un-systeme-Reserve-a-nos-abonnes-avec-un-cours-gratuit_a457.html">Découvrez à travers la solution de ce cas, l'efficacité de la démarche systémique en Management</a> (Réservé exclusivement à nos abonnés payants)       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Bibliographie </b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/1055476-1363102.jpg" alt="3.14.A Approche systèmique de la Qualité de Service aux clients (Etude de cas)" title="3.14.A Approche systèmique de la Qualité de Service aux clients (Etude de cas)" />
     </div>
     <div>
      <a class="link" href="http://www.amazon.fr/Manager-services-qualite-principe-unificateur/dp/2717811826/ref=sr_1_1?ie=UTF8&s=books&qid=1263919547&sr=1-1">C. Baudry (1986), Manager les services, Economica, 203 p</a>.       <br />
       <a class="link" href="http://livre.fnac.com/a288739/James-Teboul-Le-temps-des-services">J. Teboul (1999), Le Temps des Services, Editions d'Organisation, 312 p</a>       <br />
       <a class="link" href="http://www.eyrolles.com/Entreprise/Livre/les-avantages-competitifs-de-l-entreprise-orientee-clients-9782840011309">R. Whiteley, D.Hessan (1997), L'entreprise orientée clients, Maxima, 384 p</a>       <br />
       <a class="link" href="http://www.maxima.fr/index-fiche-218-La-dynamique-du-client-une-revolution-des-services.html">G. Mulliez (1994), La dynamique du Client, Maxima, 336 p</a>       <br />
       <a class="link" href="http://www.eyrolles.com/Entreprise/Livre/marketing-des-services-9782891054683">G. Toocquer, M. Langlois (1992), Marketing des Services, Dunod, 188 p</a>       <br />
       <a class="link" href="http://www.amazon.fr/qualit%C3%A9-service-Jacques-Horovitz/dp/2729601961">J. Horovitz ( 1987), La Qualité de Service, Interéditions, 178 p</a>       <br />
       <a class="link" href="http://www.amazon.fr/cinquante-regles-service-z%C3%A9ro-defaut/dp/2876910454/ref=sr_1_1?ie=UTF8&s=books&qid=1263920380&sr=1-1">J. Horovitz (1989), Les cinquante règles du service "Zéro Défaut", First, 111 p</a>.       <br />
       <a class="link" href="http://www.decitre.fr/livres/Pour-satisfaire-nos-clients.aspx/9782901323778">D. Noyé (1990),Pour satisfaire les clients, Insep Editions, 175 p</a>.       <br />
       <a class="link" href="http://www.amazon.fr/chacun-propre-entreprise-performante-lentreprise/dp/2857900341">R. Gagné (1988), A chacun sa propre entreprise performante, Publi-Union, 340 p</a>       <br />
       <a class="link" href="http://www.priceminister.com/offer/buy/471497/Burke-Mike-A-Chacun-Son-Style-Entreprise-Livre.html">M. Burke (1987), A chacun son style d'entreprise, Interéditions, 205 p</a>.       <br />
       <a class="link" href="http://www.decitre.fr/livres/Entreprises-de-services.aspx/9782708113732">C. Dumoulin, J.P Flipo (1991), Entreprises de services, 7 facteurs de réussite, Editions d'Organisation, 215 p</a>.       <br />
       <a class="link" href="http://www.decitre.fr/livres/LE-MARKETING-DES-SERVICES.aspx/9782708121478">B. Bréchigac- Roubaud (1998), Le Marketing des Services, Editions d'Organisation, 249 p</a>.       <br />
       <a class="link" href="http://www.decitre.fr/livres/SERVUCTION.aspx/9782704211272">P. Eiglier, E. Langeard (1987), Servuction, Mac Graw Hill, 202 p</a>.       <br />
       <a class="link" href="http://www.decitre.fr/livres/Maitriser-les-processus-de-l-entreprise.aspx/9782212541601">M. Cattan, N. Idrissi, P. Knockaert, Maîtriser les processus de l'entreprise, Editions d'Organisation,        <br />
       332 p</a>.       <br />
       <a class="link" href="http://www.decitre.fr/livres/La-valeur-client-et-ses-implications-bancaires.aspx/9782863254332">M. Lafitte (2005), La valeur client et ses implications bancaires, Revue Banque Edition, 127 p</a>.       <br />
       <a class="link" href="http://www.decitre.fr/livres/Les-theories-de-la-valeur.aspx/9782717826302">C. Mouchot (1994), Les Théories de la Valeur, Economica, 112 p</a>.       <br />
       <a class="link" href="http://www.amazon.fr/Service-compris-Philippe-Bloch/dp/2709604809">P. Bloch, R. Hababou, D. Xardel (1986), Service Compris, Expansion Hachette, 313 p</a>.       <br />
       <a class="link" href="http://www.decitre.fr/livres/Service-gagnant.aspx/9782754003117">R. Hababou ( 2007), Service Gagnant, First, 366 p</a>.       <br />
       <a class="link" href="http://www.decitre.fr/livres/La-qualite-de-service.aspx/9782124750788">L. Hermel, G. Louyat ( 2005), La qualité de service, AFNOR, 159 p ***</a>.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">Les 4 Temps du Management : Une lettre au service du développement de la Compétence Managériale</div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/imagette/1055476-1334301.jpg</photo:imgsrc>
   <link>http://www.4tempsdumanagement.com/3-14-A-Approche-systemique-de-la-Qualite-de-Service-aux-clients-Etude-de-cas_a446.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:www.4tempsdumanagement.com,2012:rss-982050</guid>
   <title>3.13 Guerre des prix ou différenciation par la Valeur Client :  Il faut choisir ! par Ralph Hababou</title>
   <pubDate>Fri, 13 Jun 2008 08:04:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Ralph Hababou, auteur du livre Service Gagnant</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Le Temps de la Strategie]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   La réflexion de Ralph Hababou, auteur de " Service Gagnant " sur les deux principales formules stratégiques du développement d'entreprise est abordée d'une façon dialectique et non " idéologique ". Il nous propose de le faire par segment et de combiner si besoin sans les exclure les deux formules. C'est un bel exemple de la logique du contradictoire que Stéphane Lupasco nous exhortait depuis déjà longtemps à adopter pour naviguer dans un monde complexe.     <div><b>1. Avec quelle formule stratégique, pouvez-vous le mieux réussir ?  </b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/982050-1225549.jpg" alt="3.13 Guerre des prix ou différenciation par la Valeur Client :  Il faut choisir ! par Ralph Hababou" title="3.13 Guerre des prix ou différenciation par la Valeur Client :  Il faut choisir ! par Ralph Hababou" />
     </div>
     <div>
      Commençons par une devinette : lorsqu'un ours et un crocodile se battent, lequel des deux a le plus de chances de l’emporter ? Certains penseront que c’est l’ours qui est réputé plus fort et plus musclé que le crocodile. D’autres, au contraire, estimeront qu’un crocodile est plus malin et que la puissance de ses mâchoires lui permet de triompher de bien des prédateurs.       <br />
              <br />
       En fait, il n’y a pas de bonne réponse. C’est ni l’un, ni l’autre ! Tout dépend de la nature du terrain sur lequel ils se battent : si c'est sur la terre ferme, il y a des chances que l'ours soit le plus fort. En revanche, si le crocodile a le talent et la bonne idée d'amener l'ours dans le marigot, c'est le crocodile qui va l'emporter à coup sûr.       <br />
              <br />
       La vraie question est donc : sur quel terrain voulez-vous vous battre ? Il y aura toujours des clients qui seront motivés uniquement par le prix, et qui, pour certains produits et services, préféreront toujours le moins cher. Inutile de perdre votre temps à tenter de les faire venir sur le terrain du service si c’est celui que vous avez choisi. En revanche, pour tous les autres clients disposés à payer plus cher pour obtenir quelque chose en plus, êtes-vous prêts à les séduire, à vous adapter aux 9 tendances décrites dans le chapitre précédent et à les faire venir sur le terrain sur lequel vous savez pertinemment que vous êtes le plus fort et le meilleur ?       <br />
              <br />
       Le pire choix, c’est justement de ne pas choisir son camp. Inutile de les citer mais nous les connaissons tous ceux qui tentent de faire du service mais ne s’en donnent pas les moyens et sont les champions de l’à-peu-près. De même, ne gaspillez pas votre énergie à essayer d’aller sur le terrain du prix si vous n’êtes pas certain d’avoir la structure et la capacité d’être durablement le moins cher.        <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>2.  Il faut choisir son camp entre mieux ou moins cher  </b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/982050-1225550.jpg" alt="3.13 Guerre des prix ou différenciation par la Valeur Client :  Il faut choisir ! par Ralph Hababou" title="3.13 Guerre des prix ou différenciation par la Valeur Client :  Il faut choisir ! par Ralph Hababou" />
     </div>
     <div>
      D’un côté, on ne vend plus un produit mais un service et la satisfaction d’un besoin ; de l’autre, le client achète un prix et pour le reste, accepte de se débrouiller. Le plus dur, à l’avenir, sera pour les entreprises qui ne se sont pas encore clairement positionnées et qui n’ont pas choisi leur camp. Celles qui veulent faire du service, mais y vont contraintes et forcées sans véritable stratégie ni moyens : du coup, elles se font distancer par les meilleurs. Celles qui baissent leurs prix au détriment de la qualité du produit, sans vraiment être de plain-pied dans une structure et un état d’esprit <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Low_cost">" low-cost "</a> et qui trouvent sur les chemins des concurrents meilleurs qu’eux car structurellement moins chers. Mieux ou moins cher : il faut choisir.       <br />
              <br />
       J’ai souvent été interrogé à l’occasion d’interventions publiques par des personnes qui me posaient franchement la question de l’intérêt de se décarcasser pour un meilleur service alors que les entreprises qui ne proposent que des prix semblent avoir la préférence du client. C’est ce qu’on entend souvent : " Le service, c'est bien, mais ça coûte cher.  Quand on interroge nos clients, ils disent tous apprécier la qualité du service ; pourtant quand on les interroge sur leurs critères de choix, ils évoquent tous le prix ! ".       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>3. Les inconvénients de la compétitivité Prix </b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/982050-1225551.jpg" alt="3.13 Guerre des prix ou différenciation par la Valeur Client :  Il faut choisir ! par Ralph Hababou" title="3.13 Guerre des prix ou différenciation par la Valeur Client :  Il faut choisir ! par Ralph Hababou" />
     </div>
     <div>
      Il y a pourtant plusieurs inconvénients à avoir comme seule stratégie le prix. Tout d’abord, pour réussir dans un marché où les compétiteurs utilisent comme arme le prix, il ne sert à rien d’être le plus intelligent, le plus compétent ni le plus innovant : il suffit d’être le plus riche pour tenir le coup avec des marges réduites et de patienter le temps que les concurrents disparaissent. Comme le dit le dicton populaire : " Quand les gros maigrissent, les maigres meurent ". C'est une guerre sans noblesse qui vise la disparition des concurrents. Une guerre terrible, sans pitié, qui tous les jours fait des milliers de victimes à travers le monde, et qui n’épargne aucune entreprise quelle que soit sa taille, son secteur d’activité ou sa notoriété.        <br />
              <br />
       C’est ce que l’on constate souvent par exemple lorsque de grandes compagnies aériennes nationales sont attaquées par des compagnies à bas prix. En effet, c’est le contribuable qui finance des billets d’avion à perte, le temps d’asphyxier et d’acculer au dépôt de bilan des concurrents tels qu’<a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Air_Lib">Air Liberté</a> qui n’a pas pu résister face à la force de frappe d’<a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Air_France">Air France</a>, à l’époque propriété de l’Etat.       <br />
              <br />
       Un second inconvénient majeur à une stratégie orientée uniquement sur le prix : c'est la stratégie la plus simple et la plus rapide du monde à copier. Il suffit d’1/4 de seconde à n’importe qui pour baisser ses prix et vendre encore moins cher. C'est donc une stratégie limitée dans le temps, le gagnant d'hier peut en devenir le perdant d'aujourd'hui en quelques instants. Et le prix attire des curieux tandis que le service fidélise des clients.       <br />
              <br />
       Une dernière remarque : dans ces entreprises-là, le facteur humain est réduit au minimum. Dans un <a class="link" href="http://www.hotelformule1.com/fr/home/index.shtml">hôtel Formule 1</a> où la nuit coûte 29€, c'est le Distributeur Automatique de Chambres, placé à l'entrée de l'hôtel, qui s'occupe de l'accueil et le terminal carte bancaire est souvent le seul à vous dire au revoir. De la même façon, dans <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Hard-discount">les magasins de hard discount</a>, la caissière fait souvent office de directeur et de vigile. En même temps qu’elle encaisse, elle commence à enregistrer les articles du client suivant. Pas besoin de chaise, elle travaille mieux debout ! On ne peut donc pas lui en vouloir si avec de telles conditions de travail, le sourire est souvent optionnel. Il n’y a personne pour ouvrir les cartons posés sur des palettes, le client doit lui-même arracher les emballages. Au moins, cela a l’avantage d’être cohérent avec la promesse : du prix, toujours du prix et rien d’autre. Mais quelle est la fidélité des clients chasseurs de prix bas ?        <br />
              <br />
       " Lorsque l’on recrute des clients à 1€ avec de telles offres, on possède ensuite des clients qui valent 1€, c’est-à-dire infidèles ". Je me souviens de la formule astucieuse de ce chef de rayon d’un hypermarché <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Groupe_Carrefour">Carrefour</a> qui parlait ainsi des abonnés au téléphone portable à l’époque où ils étaient vendus 1€ avec des contrats qui liaient le malheureux abonné pendant des années.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>4. Le pire : ne pas choisir </b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/982050-1225552.jpg" alt="3.13 Guerre des prix ou différenciation par la Valeur Client :  Il faut choisir ! par Ralph Hababou" title="3.13 Guerre des prix ou différenciation par la Valeur Client :  Il faut choisir ! par Ralph Hababou" />
     </div>
     <div>
      Dans les périodes difficiles sur le plan économique, les extrêmes triomphent : le prix le moins cher ou la différenciation par le service. Quant à ceux qui ne savent plus apporter de valeur ajoutée réelle, ils balisent le terrain pour l’arrivée imminente d’un compétiteur low-cost. Le pire : les entreprises tièdes, celles qui n’ont pas choisi leur camp, celles qui refusent d’évoluer et de se remettre en cause, celles enfin qui continuent à admirer leur avenir dans un rétroviseur.        <br />
              <br />
       Encore un symbole fort ! Lorsqu’en 2006 <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/International_Business_Machines">IBM</a> délocalise pour la première fois le siège d'une de ses divisions générales en dehors des Etats-Unis, c’est pour transférer la direction de son service achats de New York à Shenzhen en Chine. L’objectif annoncé par la multinationale ? Trouver de nouveaux partenaires locaux. En effet, l’Asie représente déjà 30% des 40 milliards de dollars dépensés par an en approvisionnement. Pour permettre à <a class="link" href="http://www.ibm.com/fr/fr/">IBM</a> de se concentrer sur les serveurs d'entreprises et les solutions de services plus rémunératrices, la division PC a déjà été vendu au chinois <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Lenovo">Lenovo</a> en 2005.       <br />
              <br />
       Dans une très pertinente chronique intitulée : "Améliorer la prestation rapporte plus que de réduire les coûts ou d’augmenter les prix " parue dans le <a class="link" href="http://www.neorestauration.com/">magazine Néo-Restauration</a> en février 2006, <a class="link" href="http://www.thierrypoupardservices.com/?language=fr">Thierry Poupard</a>, consultant,  décrit ce qui se passe généralement pour une entreprise de restauration lorsque la qualité des produits et du service baisse : " Ce qui était solide l’est moins, ce qui était gratuit devient payant, ce qui était rapide devient plus lent, ce qui était impeccable laisse à désirer, ce qui était agréable devient moins attirant. Résultat, la satisfaction du consommateur décline, sa fréquence de visite diminue et les ventes baissent. Comme il y a moins de clients, on redonne un tour de vis ou bien on augmente les prix pour maintenir le chiffre d’affaires et la rentabilité à flot. Ce qui provoque une nouvelle chute de la satisfaction et ainsi de suite dans une spirale qui englue inexorablement l’entreprise ".       <br />
              <br />
       Pour Maurice de Talansier : " On ne peut plus être dans le middle et le moyen. Soit on est dans le luxe, le service à la carte, soit on est dans le low-cost. Mais on ne peut plus être tiède ni en entreprise, ni même en politique. Etre tiède, c’est la pire des positions. Le low-cost fait évoluer à la fois le basique et le luxe : c’est le moyen de gamme qu’elle affaiblit ".       <br />
              <br />
       Même raisonnement chez <a class="link" href="http://www.avis.fr/">Avis</a> : " A très court terme, il y aura certains loueurs qui seront capables de proposer des services, d’autres loueurs qui seront capables de faire des prix bas voire très bas mais il n’y aura plus ce ventre mou où on fait les deux. Celui qui n’a pas de positionnement sera mal. Il n’y a pas d’alternative pour Avis, on est taillés en termes d’enjeux et d’histoire pour le service. Nous allons devoir créer une vraie différenciation durable par rapport au service. Rien n’est gagné mais <a class="link" href="http://www.avis.com/car-rental/avisHome/home.ac">Avis</a> est constituée de personnes attachées à la marque et au service. On se sent bien armé pour la suite ".       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>5. BMW : un exemple de différenciation réussie </b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/982050-1225553.jpg" alt="3.13 Guerre des prix ou différenciation par la Valeur Client :  Il faut choisir ! par Ralph Hababou" title="3.13 Guerre des prix ou différenciation par la Valeur Client :  Il faut choisir ! par Ralph Hababou" />
     </div>
     <div>
      L’anecdote suivante à propos des performances commerciales aussi exceptionnelles qu’inattendues de la <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Mini_(BMW)">Mini</a>, lancée par <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/BMW">BMW</a> en 2001, vendue à 200 000 exemplaires en 2005 et dont le succès a rapidement dépassé les capacités de l’usine d’<a class="link" href="http://www.cahiers-oxford.com/">Oxford</a> en Grande-Bretagne est tout à fait révélatrice. Comme le raconte un article du <a class="link" href="http://www.leparisien.fr/economie/actualites-informations-videos-economie?var=tracking&xts=40086&xtor=SEC-7-GOO-[Economie]-[Economie-syn]-{ifContent:C}{ifSearch:S}-[{keyword}]&xtdt=21067683">Parisien Economie</a> (20 mars 2006) : " <a class="link" href="http://www.strategies.fr/guides-annuaires/nominations/r54379W/didier-maitret-president-de-rover-france.html">Didier Maitret</a>, le patron de la filiale française se souvient qu’il avait indiqué aux dirigeants du groupe que le tarif prévu lui semblait un peu excessif. " Tu n’as rien compris, s’entendit-il alors répondre, nous allons encore l’augmenter ! C’est aussi comme cela que l’on construit une marque de luxe». Il faut dire que les équipes de <a class="link" href="http://www.bmw.fr/fr/fr/">BMW</a> avaient étudié en détail le positionnement des marques comme <a class="link" href="http://www.gucci.com/fr/index2.asp">Gucci</a> ou <a class="link" href="http://www.louisvuitton.com/fr/flash/index.jsp?direct1=home_entry_fr">Vuitton</a> pour s’inspirer de leur savoir-faire. " Un succès n’est pas seulement fondé sur un bon produit, souligne Didier Maitret, il faut aussi une aura. Mini en a une, c’est pour cela qu’elle peut être vendue en moyenne à 24000 euros, le prix de voitures deux catégories au-dessus. C’est la première petite très haut de gamme " ".       <br />
              <br />
       En lançant une <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Mini_(BMW)#Seconde_Mini_par_BMW">nouvelle Mini restylée fin 2006</a> et après avoir réinvesti 300 millions d’euros pour agrandir l’usine anglaise, la marque <a class="link" href="http://en.wikipedia.org/wiki/BMW">BMW</a> souhaite renouveler le succès en déclinant le produit : au-delà du cabriolet et du coupé déjà existants, un break est prévu en 2008. Une des raisons de son succès réside dans <b>le plaisir de conduire et le sentiment de différenciation</b>. Comme l’explique <a class="link" href="http://www.whoswho.fr/biographie-emmanuel-bret_445613.html">Emmanuel Bret</a>, directeur de la marque en France, à <a class="link" href="http://www.challenges.fr/index.php">Challenges</a> (30 novembre 2006) : " Avec les couleurs, les tissus, les cuirs, les jantes en aluminium, le toit, les rétroviseurs, la finitions intérieure, le client personnalise sa voiture. Il dispose de 100 000 configurations différentes ".       <br />
              <br />
       De nombreux autres constructeurs s’apprêtent à lancer l’équivalent d’une Mini en espérant réitérer la bonne affaire faite par <a class="link" href="http://www.bmw.com/">BMW</a> avec cette petite voiture génératrice de grosses marges. <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Audi">Audi</a> annonce une prochaine <a class="link" href="http://audi.a1.free.fr/">A1</a>, <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Alfa_Romeo">Alfa Roméo</a> prévoit une riposte à dominante sportive et <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Fiat">Fiat</a> compte beaucoup sur la réédition de sa petite 500 et ses déclinaisons branchées et plus luxueuses.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>6. L'allemagne : un pays qui sait exporter de la Valeur Client </b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/982050-1225560.jpg" alt="3.13 Guerre des prix ou différenciation par la Valeur Client :  Il faut choisir ! par Ralph Hababou" title="3.13 Guerre des prix ou différenciation par la Valeur Client :  Il faut choisir ! par Ralph Hababou" />
     </div>
     <div>
      Les produits allemands ont-ils la réputation d’être bon marché ? Pas spécialement ! De qualité ? Oui, tout à fait ! Sont-ils de meilleurs vendeurs que nous ? Probablement. C’est peut être toutes ces raisons qui justifient le fait qu’en cette fin de 2006, ce pays réunifié se paye le luxe de dégager un excédent commercial colossal de 158 milliards d’euros, selon l’économiste <a class="link" href="http://www.elie-cohen.eu/rubrique.php3?id_rubrique=1">Elie Cohen</a>, membre du <a class="link" href="http://www.cae.gouv.fr/">Conseil d’Analyse Economique</a>, et garde son titre de champion européen des exportations. Pendant ce temps-là, la France se traîne avec un déficit de 30 milliards. De son côté, <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Marc_Touati">Marc Touati</a> de <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Natixis">Natixis</a> souligne que les ventes de la France ont atteint un plafond de 350 milliards d'euros à comparer aux presque 800 milliards d'euros d'exportations allemandes. Avant 2002 et l’avènement de l’euro, nous étions les premiers à mettre de tels succès sur le compte du <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Marc_(monnaie)">mark</a> et de la politique monétaire de nos voisins. Aujourd’hui, cette interprétation ne vaut plus puisque nous avons désormais la même monnaie. L’explication est donc à chercher ailleurs, dans la capacité de ce pays à bien vendre et au prix fort des produits que les clients ont simplement envie d’acheter.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>7. Pour lutter contre la stratégie prix, il faut mettre en avant la Valeur Client</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/982050-1225561.jpg" alt="3.13 Guerre des prix ou différenciation par la Valeur Client :  Il faut choisir ! par Ralph Hababou" title="3.13 Guerre des prix ou différenciation par la Valeur Client :  Il faut choisir ! par Ralph Hababou" />
     </div>
     <div>
      Comme d’autres secteurs, la téléphonie mobile n’échappe pas au phénomène low cost. <a class="link" href="http://fr.linkedin.com/pub/jean-christophe-de-launay/6/3ba/904">Jean-Christophe de Launay</a> nous apprend comment s’y prend <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/SFR">SFR</a> pour lutter : " Il est vrai que les opérateurs low cost bénéficient d’un fort écho sur le marché et répandent un certain brouhaha. Par rapport à ça, notre logique est de défendre le premium valeur de <a class="link" href="http://www.sfr.fr/mobile-adsl/?sfrcpid=t1_marque_sfr_goog&s_kwcid=TC">SFR</a>. Nous sommes une marque premium et nous le revendiquons en nous appuyant sur un certain nombre de preuves concrètes : une marque statutaire, des services en plus et une valeur d’usage très forte au cœur de l’offre. La même heure que je paye 15€ chez un low cost, je la payerais 25€ si je suis chez <a class="link" href="http://www.sfr.com/groupe/profil.html">SFR</a>, <b>mais j’ai une valeur d’usage avec des numéros illimités</b> (dans certains cas, ces numéros peuvent représenter 2 à 3 heures de communication par mois) : c’est bien une approche premium du forfait " une heure " en face d’une approche low cost où je mets le " une heure " le plus dépouillé qui soit. Il y a un service client ouvert 7 jours/7 et qui répond en moyenne en 45 secondes avec des taux de décrochés exceptionnels pour privilégier la satisfaction client, ce qui en fait objectivement le meilleur service client de France. On accède à de nombreux services à valeur ajoutée tels que le réseau <a class="link" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/3G">3G</a>, la visiophonie, la capacité d’accéder au portail Vodafone live avec tous les services disponibles, des services de répondeur premium qui permettent de faire du filtrage ou de la double écoute. Tous ces services auxquels on n’accède pas lorsque l’on est chez un low cost. <b>Notre réponse au low cost passe donc par la valorisation de la marque et des services inclus.</b>       <br />
              <br />
       On ne peut pas nier le fait qu’il y a des gens qui sont en recherche pure et dure d’un marché low cost pour minimiser leur facture, et il faut aussi répondre à leurs attentes. On les adresse par des forfaits bloqués qui sont moins coûteux, par exemple.        <br />
              <br />
       On segmente fortement l’offre en fonction des différents types de population, de leurs attentes, de leurs caractéristiques et de l’usage qu’elles ont de la téléphonie mobile pour construire les offres en réponse à leurs besoins. Mais fondamentalement, le point de départ reste le client. Ce ne sont pas des segments de valeur basés sur la facture et l’usage mais une segmentation attitudinale, basée sur l’attitude vis-à-vis de la téléphonie mobile. Autant l’usage, il peut bouger assez facilement au fil du temps, autant l’attitude et la perception de la téléphonie mobile sont beaucoup plus stables dans le temps. Il y a les enthousiastes, les pragmatiques, etc. une typologie qui nous permet de savoir quelle attitude les clients ont, qu’est-ce qu’ils en attendent, s’ils sont détachés ou non par rapport à la téléphonie mobile, comment ils approchent les technologies, l’usage qu’ils vont en avoir de manière à construire des offres adaptées à ces types de comportement ".       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>9. Il est difficile de concilier les deux stratégies </b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/982050-1225562.jpg" alt="3.13 Guerre des prix ou différenciation par la Valeur Client :  Il faut choisir ! par Ralph Hababou" title="3.13 Guerre des prix ou différenciation par la Valeur Client :  Il faut choisir ! par Ralph Hababou" />
     </div>
     <div>
      <a class="link" href="http://www.dmsfrance.com/content.aspx?param=YXJ0aWNsZT1DT1JQX1dITw==0">François Léauté de DMS</a> a une vision différente : " A première vue, on peut penser qu’il s’agit d’un système binaire : soit on privilégie le low cost et les prix bas, soit on privilégie le service, la valeur ajoutée et la qualité. Voilà, mais on s’aperçoit que comme toujours, il y en a qui veulent essayer de faire le grand écart et qui se disent : " Est-ce que je peux pas essayer d’avoir quand même une certaine qualité de service dans le low cost ? ". C’est par exemple Easyjet qui essaye d’avoir des hôtesses souriantes, c’est la patronne du resto du coin qui n’a pas d’étoiles mais qui se fend en 15000 pour accueillir ses convives dans les meilleures conditions. C’est vrai qu’il y a des gens qui sur le secteur du low cost tentent d’insuffler du service. En revanche, je ne vois pas le transfert s’effectuer dans le sens inverse, c'est-à-dire des positionnements haut de gamme qui baissent leurs prix " ".       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Conclusion</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/982050-1225567.jpg" alt="3.13 Guerre des prix ou différenciation par la Valeur Client :  Il faut choisir ! par Ralph Hababou" title="3.13 Guerre des prix ou différenciation par la Valeur Client :  Il faut choisir ! par Ralph Hababou" />
     </div>
     <div>
      Irait-on se battre avec un canif contre des ennemis qui disposent de l’arme nucléaire ? Quelles sont nos chances de gagner face à des compétiteurs asiatiques qui ont des prix de revient sans commune mesure avec les nôtres ? Infimes. Pourtant, lorsque les spécialistes du textile nous expliquent que le prix de revient d’un jean fabriqué en Chine coûte moins cher que la seule fermeture éclair du jean français, ne s’agit-il pas de la même chose ?        <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Présentation de l'auteur</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/982050-1225581.jpg" alt="3.13 Guerre des prix ou différenciation par la Valeur Client :  Il faut choisir ! par Ralph Hababou" title="3.13 Guerre des prix ou différenciation par la Valeur Client :  Il faut choisir ! par Ralph Hababou" />
     </div>
     <div>
      <a class="link" href="http://www.generationw.fr/Biographie%20RH%202009.pdf">Ralph Hababou</a> est co-auteur d'un best seller <a class="link" href="http://www.amazon.fr/Service-compris-Philippe-Bloch/dp/2501012720/ref=sr_1_3?ie=UTF8&s=books&qid=1264062708&sr=1-3">" Service Compris "</a> A travers ses interventions, il milite pour que les entreprises françaises développent des stratégies de différenciation fondées sur la Valeur Client. Il développe  dans cet article des idées qui nous sont chères.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Le texte présenté ici est reproduit grâce à l'aimable autorisation des éditions First.</span>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Bibliographie </b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.4tempsdumanagement.com/photo/art/default/982050-1225583.jpg" alt="3.13 Guerre des prix ou différenciation par la Valeur Client :  Il faut choisir ! par Ralph Hababou" title="3.13 Guerre des prix ou différenciation par la Valeur Client :  Il faut choisir ! par Ralph Hababou" />
     </div>
     <div>
      <a class="link" href="http://www.amazon.fr/Service-gagnant-Ralph-Hababou/dp/2754003118/ref=sr_1_1?ie=UTF8&s=books&qid=1264062708&sr=1-1">R. Hababou, Service Gagnant, 2007, Editions First, 366 p</a>.       <br />
       <a class="link" href="http://www.amazon.fr/Temps-services-approche-nouvelle-management/dp/2708122320/ref=sr_1_1?ie=UTF8&s=books&qid=1264062792&sr=1-1">J. Teboul, Le Temps des Services, 1999, Editions d'Organisation,311 p</a>.       <br />
       <a class="link" href="http://www.eyrolles.com/Entreprise/Livre/les-avantages-competitifs-de-l-entreprise-orientee-clients-9782840011309">R.Whiteley, D. Hessan, Les avantages compétitifs de l'entreprise orientée Clients, 1997, Editions Maxima, 384 p</a>.       <br />
       <a class="link" href="http://www.eyrolles.com/Entreprise/Livre/marketing-des-services-9782891054683">G. Tocquer, M.Langlois, Marketing des services, 1998, Editions Dunod, 188 p</a>.       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.journaldunet.com/management/0705/0705185-chat-hababou-services-client.shtml">Une autre interview de Ralph Hababou</a>.       <br />
       <a class="link" href="http://www.pbrhconseil.com">Consulter le site de pbrhconseil.com</a>.        <br />
       <a class="link" href="http://www.Servicegagnant.eu">Consulter le blog " Service Gagnant "</a>.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Service Gagnant : Le secret des entreprises gagnantes : Une interview de Ralph Hababou</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <div><object width="320" height="240"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/x3vjlx&v3=1&related=1"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowScriptAccess" value="always"></param><embed src="http://www.dailymotion.com/swf/x3vjlx&v3=1&related=1" type="application/x-shockwave-flash" width="320" height="240" allowFullScreen="true" allowScriptAccess="always"></embed></object><br /><b><a href="http://www.dailymotion.com/video/x3vjlx_interview-de-ralph-hababou-service_business">Interview de Ralph Hababou &quot;Service Gagnant&quot;</a></b><br />     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <CENTER>

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     <br style="clear:both;"/>
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