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Anthropologie du Management et des Organisations

Vendredi 10 Février 2012
4:33
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Obama veut empêcher le versement de 450 millions de dollars de primes aux salariés d'AIG

 Albert
Lundi 16 Mars 2009

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Alors que la compagnie américaine à fait 93 milliards de dollars pertes suite à des investissements hasardeux en bourse, l'Amérique apprend que que l'assureur sauvé de la faillite en septembre par le Trésor allait verser cette année 450 millions de dollars de primes à des salariés employés dans ses activités financières. La nouvelle a suscité la fureur.

Selon le « Wall Street Journal », l'assureur versera ces primes aux cadres de la filiale londonienne AIG Financial Products - les activités jugées responsables de la déconfiture de l'ex-leader mondial de l'assurance.

Le président Obama intervient et demande l'annulation de cette prime jugée scandaleuse.

Edward Liddy, le président de la compagnie, qui sera auditionné mercredi par la Chambre des représentants reconnait que le versement de ces primes est « de mauvais goût et difficile à défendre »; ce dernier s'est dit contraint par des raisons légales.

L'administration semble d'autant plus en colère qu'elle se heurte à cet obstacle juridique. « Nous sommes un pays où la loi prévaut. Il y a des contrats. Le gouvernement ne peut pas les annuler », a noté Summers, même si Geithner prend « toutes les dispositions légales possibles pour limiter ces bonus ». « Nous sommes les premiers en colère », a, pour sa part, ajouté Christina Romer, l'un des principaux conseillers économiques du président Barack Obama, ajoutant : « AIG représente un problème. Un problème dont nous avons hérité et que nous gérons du mieux que nous pouvons. »

Qu'en pensez vous ?
 Isabelle24
Dimanche 22 Mars 2009

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En apprenant cette nouvelle, comment ne pas être en colère ? Même si AIG se justifie en faisant valoir une obligation légale, cela fait mal au cœur. Pour moi, lorsqu’une entreprise accorde une prime à ses salariés, cela signifie forcément qu’ils ont fait du bon travail et qu’ils ont participé au développement de l’entreprise. Or ici ce n’est pas le cas, c’est même l’inverse ! Je me demande comment ces gens ont pu accepter cet argent sans se sentir mal. A leur place, je ne pourrais pas me regarder dans une glace !
Heureusement, la Chambre des représentants a voté une loi pour récupérer une grande partie des primes versées au sein de l’entreprise, grâce à une forte taxation. Et cela ne concerne pas seulement AIG. Le texte qui a été adopté par 328 voix contre 93, prévoit de taxer à 90% les primes de certains responsables d’entreprises qui ont reçu une aide fédérale.
J’espère que cette loi pourra bel et bien être appliquée et que l’argent récupéré pourra être utilisé à des fins meilleures.

Isabelle B.
 CélineB
Mardi 24 Mars 2009

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Les États-Unis ne sont pas les seuls concernés par ces abus. On retrouve aujourd'hui les mêmes types de scandales dans notre Hexagone. Récemment, la Société Générale souhaitant éviter un nouveau tollé a préféré renoncer à son plan de primes d'incitation réservées à ses quatre principaux dirigeants. Sans la pression du Chef de l'état et de l'opinion publique, la dite Banque aurait à coup sûr versées ces primes et ce, en dépit de l'aide de relance reçue de l'État. Et les scandales continuent puisqu'aujourd'hui même nous apprenons que le PDG de Valéo, Thierry Morin quitte la société avec en poche un magnifique parachute doré de 3,2 millions d'euros. Devons nous rappeler aux lecteurs que cette même société a récemment annoncé la suppression de 1600 emplois ?
Cependant, il est important de ne pas tomber dans le lynchage généralisé. Il est bien trop facile de rejeter la faute sur un seul dirigeant. Il faut mettre un terme à ses abus et la législation pourrait être une des solutions. La question suscite toujours le débat parmi nos politiciens...
 CécileR
Mardi 14 Avril 2009

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En tant que citoyenne lambda, la question des bonus versés aux hauts cadres des grandes entreprises aidées par les états (par le biais des plans de relance) suscite chez moi des réactions aussi diverses que contradictoires...

Tout d'abord, et comme beaucoup de monde, je trouve tout à fait anormal que ces hauts cadres bénéficient de telles primes alors que leur entreprise est au bord du gouffre et que cet argent semble venir tout droit des fonds publics.
Ensuite, j'essaie de me mettre à la place de ces hauts cadres. Si j'ai effectué mon job du mieux possible, et que je me vois retirer une prime pour laquelle j'ai travaillé dur toute l'année, je trouve cela très très difficile à accepter...
Enfin, en termes pur de management, comment est-il possible, pour un dirigeant, de remotiver ses troupes sans la fameuse carotte que représentent ses primes?

Distribuer ces primes est devenu un acte tel, que même certains dirigeants d'entreprises non aidées par l'Etat y renoncent d'eux même par peur de trop vives réactions, dans la presse ainsi qu'au sein de l'entreprise. Il m'est même arrivé de penser que les vives réactions d'Obama et de Sarkozy à ce sujet étaient fondées sur la bienséance et le respect de l'opinion publique par peur de ne pas froisser l'électorat...

Il m'est très difficile (et je suppose donc que ça doit être le cas pour d'autres personnes également) de me fixer une opinion sur ce sujet tant l'image que les médiats transmettent est défavorable à la distribution de ces primes. En effet, je n'ai toujours rencontré aucun témoignage de dirigeant expliquant les raisons de la distribution de ces primes.

Comment donc se forger un point de vu relativement objectif en dépassant les réactions naturellement 'primaires' que suscitent la distribution de ces primes?



Dimanche 19 Avril 2009

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Dans un contexte international perturbé, je pense qu'il est naturel que l'on souhaite stoper ses primes dans les entreprises en forte difficultés.
La logique nous dit tout simplement 'pourquoi verser des primes aux cadres et dirigeants alors que la perénité même de l'entreprise est remise en question?'

Pour ma part, cela me choc cela v'a s'en dire, car même si les cadres et dirigeants ont mérités cette prime, je ne peux m'empéché de penser à toutes les personnes qui composent une organisation et qui ont peur de perdre leur travail... Derrière le travailleur lambda il y a une famille,des crédits, des rêves. C'est un peu cliché mais c'est pourtant la réalité.
Donc j'affirme que ces faits sont pour moi révoltants.

Mais le point que je souaite également soulever et qui est pour moi lourd de sens c'est le poid de la loi dans ce type d'affaire. On se rend bien compte qu'il n'y a plus d'adéquation entre les besoins des entreprises et notre système juridique. Je pense que l'on doit se remettre en question et se poser les bonnes questions. Nous devons cesser de raisonner à court terme, si nous en sommes à de telle extrémité c'est bien que le système n'est pas viable à long terme...

Je n'ai pas de réponses ou recettes, je ne fais qu'un constat personnel. Mais le monde n'est pas manichéen et l'homme aime tellement classifier et juger que je ne sais pas s'il sera capable de réagir rapidement à toutes ces problématiques.
 lokos
Lundi 20 Avril 2009

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Ce qu'il y a d'extraordinaire avec les crises, c'est qu'elles mettent immédiatement en exergue les défauts d'un système en annihilant ses performances et soulignant ses faiblesses. Comme un miroir au reflet éclatant, elles renvoient à la face du monde son image brouillée, aveuglante. C'est alors que la difficulté, parfois même assimilée à de l'adversité, exige de réagir, d'organiser la riposte. C'est que partant du principe universel du 'tout ce qui ne tue pas rend plus fort', l'humanité ne s'avouera vaincue que lorsqu'elle aura disparue. Et pourtant, il n'y a pas d'adversité autre que l'humanité elle même. Désigner un coupable qui n'existe pas, c'est assurément de la lâcheté. Ne réagir que lorsqu'on en est assigné, c'est assurément de l'égoïsme. Voilà donc les fondements de ces crises, et de celle de 2009 plus particulièrement. La lâcheté et l'égoïsme de l'homme.

Parler de AIG revient dès lors à parler de Lehmann Brothers, de la Société Générale, de Général Motors ou de centaines de milliers d'entreprises à travers le monde. Quoiqu'il advienne, le versement du moindre euro de prime récompensant une perte est par essence abérant. Alors, que ces entreprises versent une prime provenant d'argent publique (donc solidaire), est assimilable tout bonnement à un crime contre l'humanité. Par ces comportements, nous avons là la cartésienne du comment transformer la solidarité en égoïsme responsable.

Je lis ci avant des commentaires incitant à la prudence. Il faudrait se demander comment se forger un point de vue 'objectif', en dépassant les réactions 'primaires'? Se mettre à la place de ces hauts dirigeants, qui malheureusement ne peuvent aller à l'encontre de la loi et renoncer à distribuer ces primes. J'aurai du ajouter un troisième adjectif à l'homme. Outre la lâcheté et l'égoïsme, il est donc également hypocrite... Peut on croire sans utopie en l'homomorphisme de la société humaine?

En tant que futur jeune manager, formé pour cela, contaminé par le virus du 'business performance' que l'on m'a enseigné sans relâche, de la mondialisation, de la diversité en entreprise, du management participatif en open space etc etc... je regrette que mon enseignement BAC+5 n'est jamais intégré la RSE. Une pédagogie se voulant moderne, mais qui 'oublie' le développement durable dans ses enseignements, qui devraient pourtant en être noyés.

Mais c'est toutefois la force de l'homme que de savoir se regarder parfois dans son miroir, de savoir déployer dans ces instants critiques une solidarité sans frontière pour organiser une révolte contre lui même, et mettre en œuvre sa capacité à changer. L'être humain est irrationnel, et c'est la somme de ces irrationalités qui donne naissance à une émotion forte sublimante.

En 2010, la société moderne sera durable ou ne sera plus pour longtemps. Les abus d'un capitalisme primaire seront condamnés, et le profit à tout prix en aura un. La recherche d'un épanouissement personnel remplacera la recherche d'une richesse virtuelle. Les marchés financiers renoueront avec la finance, qui est la pour financer et non spéculer aveuglément. La société du tout égoïste, illustrée par l'usage inconsidéré de la voiture, sera reconstruite autour de valeurs communes visant à valoriser l'intérêt collectif. On ne dira plus en rigolant 'un passager d'un vol Paris -New York émet autant de CO² qu'un citoyen lambda Français pendant une année complète'. On ne coupera plus 1 arbre par seconde en Amazonie, sans en replanter. La liste serait longue...mais en 2010, la révolution durable est en marche, l'humanisme est de retour. (ou pas)
Lundi 20 Avril 2009

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On peut être amenés à se poser bien des questions à la lecture de cet article, et je m’interroge plus particulièrement quant au versement de primes sans rapport avec le résultat du groupe en premier lieu, bien sûr.

Chacun s’accorde, j'imagine, à considérer cette situation comme « de mauvais goût et difficile à défendre » y compris Edward Liddy, le président de la compagnie en cause.

Toutefois, Partant du constat que ces primes sont juridiquement légales et par conséquent inattaquables puisque garanties par contrat, il me semble intéressant de noter que Barack Obama les dénonce alors même que son statut de Président des USA lui confère le rôle de gardien de la constitution et des lois américaines.

Guy Tarenbois
 DustinAlkire
Dimanche 3 Mai 2009

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J’ai également du mal à comprendre pourquoi AIG a pu justifier ces primes impensables en moment de crise. Bien que ces primes soient annoncées bien avant le mois de septembre l’année dernière, je les trouve insupportables, surtout car ces fonds devaient être utilisés pour avancer l’activité de l’entreprise en forme de >. De plus, AIG avait reçu un prêt de $85 milliards de la Federal Reserve auparavant.

Etant Américain, je suis dégoûté par ce comportement non éthique de la part d’AIG. Le manque de responsabilité sociale et le taux de crimes (fraudes, pyramid schemes, etc) en entreprise augmente et demande de plus en plus de transparence et de mesures de sécurité afin de protéger les droits des consommateurs. Ces crimes imposent une présence obligatoire des lois et organisations, tels SEC et Sarbanes-Oxley qui ont, pour but, d’éliminer ces cas.

Dustin ALKIRE

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