Connectez-vous S'inscrire

Le Management au service de l'Intelligence Collective de l'Action

Anthropologie du Management et des Organisations

Mercredi 23 Mai 2012
6:24

User-agent: Mediapartners-Google Disallow:
Histoires et Metaphores

Les hérissons de Schopenhauer

Trouver la bonne distance


Les 4 Temps du Management
Un été, une famille de hérissons, vint s’installer dans la forêt, il faisait beau, chaud, et toute la journée les hérissons s’amusaient sous les arbres. Ils batifolaient dans les champs, aux abords de la forêt, jouaient à cache-cache entre les fleurs, attrapaient des mouches pour se nourrir, et la nuit, ils s’endormaient sur la mousse, tout près des terriers.

Un jour, ils virent tomber une feuille d’un arbre : c’était l’automne. Ils jouèrent à courir derrière les feuilles, qui tombaient de plus en plus nombreuses, et comme les nuits étaient un peu fraîches, ils dormaient sous les feuilles mortes.

Or, il se mit à faire de plus en plus froid, dans la rivière, parfois, on trouvait des glaçons.
La neige avait recouvert les feuilles, les hérissons grelottaient toute la journée et la nuit, tant ils avaient froid, ils ne pouvaient fermer l’œil.

Aussi, un soir, ils décidèrent de se serrer les uns contre les autres pour se réchauffer, mais s’enfuirent aussitôt aux quatre coins de la forêt, avec leurs piquants, ils s’étaient blessés le nez et les pattes.
Timidement, ils se rapprochèrent, mais encore une fois, ils se piquèrent le museau, et chaque fois qu’ils couraient les uns vers les autres, c’était la même chose.

Pourtant, il fallait trouver absolument comment se rapprocher : les oiseaux les uns contre les autres se tenaient chaud, les lapins, les taupes, tous les animaux aussi.

Alors, tout doucement, petit à petit, soir après soir, pour avoir chaud, mais pour ne pas se blesser, ils s’approchèrent les uns des autres, ils abaissèrent leurs piquants, et avec mille précautions, ils trouvèrent enfin la bonne distance.

Et le vent qui soufflait, ne leur faisait plus mal, ils pouvaient dormir, bien au chaud, tous ensemble…..

Cette fable sous le titre " les porcs épics " est racontée par le philosophe allemand SCHOPENHAUER (1788-1860)

Source " bateauivre.culture "





Lu 3166 fois
Notez



Commentaires articles

1.Posté par Laure N le 21/04/2011 13:57
Suggestion sur les métaphores : Serge Tisseron – Vérités et mensonges de nos émotions – 2005 – Albin Michel – chapitre : Echanger nos émotions p.203 à 205.

Un extrait de ce texte:
"La métaphore est cette figure de la langue par laquelle une idée abstraite prend soudain une forme concrète à travers la formulation d’une courte mise en scène. […] Ces images partagées font plus que permettre de ressentir ensemble. Elles constituent une manière de « faire ensemble ». Il ne s’agit pas d’une action physique, mais d’une action à la fois mentale et affective. Le « faire ensemble » de l’image échangée est un chemin accompli à deux et, à ce titre, il renforce le sentiment de l’intersubjectivité et du partage émotionnel.Mais il existe une seconde raison pour laquelle les métaphores jouent un rôle important par rapport aux émotions. C’est que, indépendamment de son contenu, toute métaphore est une sorte de « condensé » de tous les moyens dont nous disposons pour faire face à un traumatisme. Ces moyens sont au nombre de trois. Dans un premier temps, l’expérience se manifeste sous la forme de sensations diffuses et d’images sensori-motrices et viscérales.
Dans un deuxième temps, elle se précise sous la forme d’images visuelles.
Enfin, dans un troisième temps, la pensée logique et la réflexion traduisent ces données dans un compte rendu verbal. Quand la métaphore intervient, c’est alors dans un quatrième temps, pour refaire le chemin inverse, mais sans rien perdre de ce qui a été acquis entre-temps. La métaphore verbale utilise en effet le langage, mais c’est pour tenter de se rapprocher au plus près des images sensori-motrices par lesquelles l’expérience s’est d’abord fait connaître à la conscience.

Nous voyons que les métaphores verbales tirent leur effet thérapeutique de ce qu’elles peuvent faire le lien de deux façons complémentaires. Elles font d’abord lien entre les personnes en constituant des formes de création partagée. Et d’un autre côté, elles font lien, en chacun d’entre nous, entre les expériences sensorielles, les images et les mots. Cette approche de la métaphore apporte beaucoup à la compréhension de la gestion des traumatismes. […]. ces personnes ont besoin d’utiliser des sortes de médiateurs émotionnels qui s’interposent entre leurs traumatismes et eux. Les métaphores en constituent justement un. Elles leur permettent de s’en donner des images suffisamment proches pour en remettre le souvenir sur le métier, et en même temps assez éloignées pour ne mobiliser qu’une partie seulement des émotions qu’elles y ont éprouvées. Par rapport aux traumatismes, l’important n’est peut-être pas tant de se souvenir, comme le pensait Feud, ni même d’éprouver enfin la catastrophe ancienne comme le prônait Ferenczi. Ce pourrait bien être de s’en donner une image. Non pas une image réaliste – nous serions alors dans le domaine de la reconstitution -, mais une métaphore partagée."

2.Posté par Zico KIAXX le 17/02/2012 20:01
Kiaxx
C'est une belle histoire qui me fait penser
à une facette de la vie dans l'entreprise.
Lorsque le dirigeant désir faire grandir sont entreprise,
et le bien-être de ses collaborateurs,
mais par manque de tact ou de d'habilité à communiquer
dans l'excellence,
blesse ses collaborateurs, leur fait mal (sans s'en rendre compte parfois).

Lorsqu'il en prend conscience, choisit la bonne distance,
il cesse de faire mal à ses collaborateurs,
et réchauffe toute l'entreprise...
Kiaxx,

www.VideoManagementDeGenie.com

Nouveau commentaire :
Facebook Twitter
B i u  QUOTE  URL

Editorial | Le Temps de l'Action | Le Temps des Equipes et des Projets | Le Temps de la Strategie | Le Temps des Valeurs | Histoires et Metaphores