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Actualités économiques : Ce qui fait débat aujourd'hui
Les prix, ça suffit !
Samedi 1 Mars 2008
C dans l'air, émission présentée par Yves Calvi
mardi 26 février 2008
Durée : 1h08
Invités :
Philippe Dessertine
Professeur de finance à l’université Paris-X-Nanterre.
Marie-Jeanne Husset
Directrice de la rédaction du mensuel 60 millions de consommateurs.
Jean-René Buisson
Président de l’Association Nationale des Industries Alimentaires (ANIA).
mardi 26 février 2008
Durée : 1h08
Invités :
Philippe Dessertine
Professeur de finance à l’université Paris-X-Nanterre.
Marie-Jeanne Husset
Directrice de la rédaction du mensuel 60 millions de consommateurs.
Jean-René Buisson
Président de l’Association Nationale des Industries Alimentaires (ANIA).
Résumé :
C’est une liste noire qui fait grand bruit. Publiée par le mensuel 60 millions de consommateurs dans son édition du 26 février, elle fait état de hausses spectaculaires des prix de produits alimentaires entre novembre et janvier. Une flambée due à l’augmentation des cours des matières premières mais pas seulement. Le gouvernement parle d’"abus" et lance son enquête.
Yaourts, lait UHT, pâtes, beurre, céréales, biscottes, fromages, riz et autres jambons ont vu leurs prix s’envoler de 5 % à 48 % entre novembre 2007 et janvier 2008, selon une enquête de l’Institut national de la consommation pour le mensuel 60 millions de consommateurs. Sur 1 055 références de produits laitiers et céréaliers comparées, près de la moitié ont augmenté, dont 200 de plus de 10 %. Et moins de 60 ont vu leurs prix baisser "de quelques pour cent".
Des chiffres qui viennent confirmer le ressenti des consommateurs depuis des mois ainsi que la tendance enregistrée par l’INSEE, qui révélait, le 21 février 2008, un record d’inflation depuis mai 1992 : en 2007, les prix à la consommation en France ayant augmenté de 2,8 %.
En cause, l’envolée des cours des matières premières induite par le développement des biocarburants, la demande chinoise et les spéculations des marchés. Mais les industriels et distributeurs sont aussi accusés d’avoir profité de cette hausse des cours pour "faire leur beurre". Les deux corporations se rejettent d’ailleurs la responsabilité de ces augmentations depuis des mois. Alors, qui tire réellement profit de cette flambée ?
Pointant du doigt la responsabilité des industries et des distributeurs dans ces "abus", François Fillon a annoncé, lundi 25 février, à l’issue d’une réunion interministérielle convoquée dans l’urgence, une série de mesures dont une "opération coup de poing" conduite dès le lendemain par les services du ministère de l’Economie. L’objectif : les distributeurs.
Par ailleurs, le Premier ministre a fait part de la création d’une "Haute autorité de la concurrence avec des pouvoirs accrus" pour "renforcer la concurrence". Enfin, il a annoncé sa décision de lancer une opération de "vérification de l’évolution réelle des prix des produits alimentaires", dont les résultats devraient être connus avant le 10 mars.
Une mobilisation du gouvernement sur les prix à la consommation qui parvient au moment où la grande distribution négocie ses contrats annuels avec ses fournisseurs, et ce, alors que Michel-Edouard Leclerc prédit une poursuite de l’augmentation de 4 % chaque mois au cours du premier trimestre 2008.
C’est une liste noire qui fait grand bruit. Publiée par le mensuel 60 millions de consommateurs dans son édition du 26 février, elle fait état de hausses spectaculaires des prix de produits alimentaires entre novembre et janvier. Une flambée due à l’augmentation des cours des matières premières mais pas seulement. Le gouvernement parle d’"abus" et lance son enquête.
Yaourts, lait UHT, pâtes, beurre, céréales, biscottes, fromages, riz et autres jambons ont vu leurs prix s’envoler de 5 % à 48 % entre novembre 2007 et janvier 2008, selon une enquête de l’Institut national de la consommation pour le mensuel 60 millions de consommateurs. Sur 1 055 références de produits laitiers et céréaliers comparées, près de la moitié ont augmenté, dont 200 de plus de 10 %. Et moins de 60 ont vu leurs prix baisser "de quelques pour cent".
Des chiffres qui viennent confirmer le ressenti des consommateurs depuis des mois ainsi que la tendance enregistrée par l’INSEE, qui révélait, le 21 février 2008, un record d’inflation depuis mai 1992 : en 2007, les prix à la consommation en France ayant augmenté de 2,8 %.
En cause, l’envolée des cours des matières premières induite par le développement des biocarburants, la demande chinoise et les spéculations des marchés. Mais les industriels et distributeurs sont aussi accusés d’avoir profité de cette hausse des cours pour "faire leur beurre". Les deux corporations se rejettent d’ailleurs la responsabilité de ces augmentations depuis des mois. Alors, qui tire réellement profit de cette flambée ?
Pointant du doigt la responsabilité des industries et des distributeurs dans ces "abus", François Fillon a annoncé, lundi 25 février, à l’issue d’une réunion interministérielle convoquée dans l’urgence, une série de mesures dont une "opération coup de poing" conduite dès le lendemain par les services du ministère de l’Economie. L’objectif : les distributeurs.
Par ailleurs, le Premier ministre a fait part de la création d’une "Haute autorité de la concurrence avec des pouvoirs accrus" pour "renforcer la concurrence". Enfin, il a annoncé sa décision de lancer une opération de "vérification de l’évolution réelle des prix des produits alimentaires", dont les résultats devraient être connus avant le 10 mars.
Une mobilisation du gouvernement sur les prix à la consommation qui parvient au moment où la grande distribution négocie ses contrats annuels avec ses fournisseurs, et ce, alors que Michel-Edouard Leclerc prédit une poursuite de l’augmentation de 4 % chaque mois au cours du premier trimestre 2008.
http://www.france5.fr/c-dans-l-air/index-fr.php?page=resume&id_article=2482&date=2008-02-26
JC Casalegno
Rédigé par JC Casalegno le Samedi 1 Mars 2008 à 14:04