Une lettre au service du développement de la compétence managérialeMardi 07 Octobre 2008
21:32
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| Maturité | Compétence | Motivation
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|---|---|---|
| M1 | C 1 | Mo1
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| M2 | C2 | Mo2
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| M3 | C3 | Mo3
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| M4 | C4 | Mo4
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La question posée par l'Ecole du Management Situationnel est la suivante: Comment faire évoluer un sujet en maturité faible (M1) à un niveau de maturité forte (M4).
[Le schéma ci-joint réservé à nos abonnés résume bien cette perspective.]url:Nous réservons à nos abonnés payants un guide méthodologique pratique pour initier cette réflexion sur la cohérence de leur rôle et de leur action.
8. Les 4 processus clés de l'Empowerment
Le management situationnel propose 4 processus pour manager les collaborateurs.
- Le processus Directif qui consiste à donner des directives précises sur des tâches à éxécuter sur un temps court avec des contrôles fréquents. Ce processus convient bien pour les collaborateurs à maturité faible.
- Le processus Persuasif qui restera encore assez Directif sur le fond mais plus relationnel sur la forme.
- Le processus Participatif vise à faire partager l'analyse des problèmes et la recherche de solutions. On est là dans un espace non directif.
- Le processus Délégatif qui accorde une grande autonomie d'action au collaborateur dans le temps et dans l'espace. Cela n'est possible qu'avec un collaborateur très autonome.
Le développement de l'autonomie dans l'action est aussi un des buts recherché.
On pourra ainsi identifier 4 niveaux d'autonomie qui sont en lien avec les 4 niveaux de compétence et de motivation décrits précédemment:
[la description détaillée des 4 processus pour nos abonnés payants]url:Le schéma ci-joint réservé à nos abonnés résume bien cette perspective.
- Le processus Directif qui consiste à donner des directives précises sur des tâches à éxécuter sur un temps court avec des contrôles fréquents. Ce processus convient bien pour les collaborateurs à maturité faible.
- Le processus Persuasif qui restera encore assez Directif sur le fond mais plus relationnel sur la forme.
- Le processus Participatif vise à faire partager l'analyse des problèmes et la recherche de solutions. On est là dans un espace non directif.
- Le processus Délégatif qui accorde une grande autonomie d'action au collaborateur dans le temps et dans l'espace. Cela n'est possible qu'avec un collaborateur très autonome.
Le développement de l'autonomie dans l'action est aussi un des buts recherché.
On pourra ainsi identifier 4 niveaux d'autonomie qui sont en lien avec les 4 niveaux de compétence et de motivation décrits précédemment:
| Directif | Persuasif | Participatif | Délégatif
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|---|---|---|---|
| M1 | C1 | Mo1 | A1
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| M2 | C2 | Mo2 | A2
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| M3 | C3 | Mo3 | A3
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| M4 | C4 | Mo4 | A4
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[la description détaillée des 4 processus pour nos abonnés payants]url:Le schéma ci-joint réservé à nos abonnés résume bien cette perspective.
9. On a peut - être les collaborateurs que l'on mérite ?
C'est Christian Lemoine, fondateur du CRECI qui avait coutume de dire qu'au départ "on hérite des collaborateurs et qu'ensuite on les mérite". Il voulait dire par là, que sur la durée, le manager avait une responsabilité dans le développement professionnel de ces collaborateurs.
Dans un monde qui change, la dimension pédagogique est de plus en plus importante. Elle ne peut être l'exclusivité des formateurs. C'est une fonction qui doit devenir de plus en plus distribuée. Par ailleurs la connaissance s'enrichit à la partageant. (On attribue à Socrate cette sentence ? )
Cette volonté de faire grandir ceux qui nous entourent chaque jour au et par le travail, ne relève pas seulement de l'échange des savoirs. C'est aussi un processus maïeutique qui consiste à utiliser son pouvoir pour faire naître les autres à eux mêmes. Ce "souçi de l'Autre" n'était pas possible dans la relation hiérarchique classique. Elle apporte une dimension "transcendante" à l'exercice du pouvoir. C'est sans doute ce qui la rend si passionnante.
Mais cette conception est souvent difficile à mettre en oeuvre car elle prend du temps et entre en conflit avec d'autres priorités plus immédiates. On retrouve là encore, les éternels coûts cachés des formules de compétitivité prix. En effet dans ce type d'univers, il est difficile d'investir sur le partage de la connaissance car la pression du temps présent est toujours une contrainte forte.
Dans un monde qui change, la dimension pédagogique est de plus en plus importante. Elle ne peut être l'exclusivité des formateurs. C'est une fonction qui doit devenir de plus en plus distribuée. Par ailleurs la connaissance s'enrichit à la partageant. (On attribue à Socrate cette sentence ? )
Cette volonté de faire grandir ceux qui nous entourent chaque jour au et par le travail, ne relève pas seulement de l'échange des savoirs. C'est aussi un processus maïeutique qui consiste à utiliser son pouvoir pour faire naître les autres à eux mêmes. Ce "souçi de l'Autre" n'était pas possible dans la relation hiérarchique classique. Elle apporte une dimension "transcendante" à l'exercice du pouvoir. C'est sans doute ce qui la rend si passionnante.
Mais cette conception est souvent difficile à mettre en oeuvre car elle prend du temps et entre en conflit avec d'autres priorités plus immédiates. On retrouve là encore, les éternels coûts cachés des formules de compétitivité prix. En effet dans ce type d'univers, il est difficile d'investir sur le partage de la connaissance car la pression du temps présent est toujours une contrainte forte.
10. Les limites de la démarche d'Empowerment
Cette approche a suscité l'enthousiasme chez beaucoup de managers. Néamoins plusieurs éléments méritent d'être signalés:
1°) C'est une démarche qui repose essentiellement sur la qualité de la relation managériale. Elle ne semble pas prendre en compte la dimension systémique. La délégation ne peut relever seulement des "permissions" données par le manager. C'est aussi une dynamique qui repose sur la clarification des rôles des uns et des autres. Il y a donc une dimension organisationnelle qui n'est jamais évoquée par les tenants du Management Situationnel.
2°) La dynamique de compétences et de motivation n'est pas indépendante des pratiques de GRH de l'entreprise. Cette observation rejoint celle que nous venons de faire sur l'impact de la cohérence organisationnelle sur les comportements professionnels. Le développement de la compétence et de la motivation ne relèvent pas en effet seulement des managers mais de la cohérence du système de gestion des ressources humaines au niveau de la formation professionnelle continue, des rémunérations et des possibilités de promotion.
3°) La relation est envisagée comme s'il n'y avait pas de limite dans la puissance potentielle du collaborateur. Cette conception "naîve" participe de la quête de toute puissance encouragée par le management managinaire dont nous reparlons dans le niveau 4 de ce même numéro.
4°) Cette approche n'est possible que si les managers concernés acceptent de sortir de certains archaïsmes. La pulsion de dominance a quand même la vie dure.
C'est dans l'ensemble une excellente méthode qui devrait faire partie de toute formation au management mais ne la sacralisons pas en pensant que tout dépend des seuls individus.
1°) C'est une démarche qui repose essentiellement sur la qualité de la relation managériale. Elle ne semble pas prendre en compte la dimension systémique. La délégation ne peut relever seulement des "permissions" données par le manager. C'est aussi une dynamique qui repose sur la clarification des rôles des uns et des autres. Il y a donc une dimension organisationnelle qui n'est jamais évoquée par les tenants du Management Situationnel.
2°) La dynamique de compétences et de motivation n'est pas indépendante des pratiques de GRH de l'entreprise. Cette observation rejoint celle que nous venons de faire sur l'impact de la cohérence organisationnelle sur les comportements professionnels. Le développement de la compétence et de la motivation ne relèvent pas en effet seulement des managers mais de la cohérence du système de gestion des ressources humaines au niveau de la formation professionnelle continue, des rémunérations et des possibilités de promotion.
3°) La relation est envisagée comme s'il n'y avait pas de limite dans la puissance potentielle du collaborateur. Cette conception "naîve" participe de la quête de toute puissance encouragée par le management managinaire dont nous reparlons dans le niveau 4 de ce même numéro.
4°) Cette approche n'est possible que si les managers concernés acceptent de sortir de certains archaïsmes. La pulsion de dominance a quand même la vie dure.
C'est dans l'ensemble une excellente méthode qui devrait faire partie de toute formation au management mais ne la sacralisons pas en pensant que tout dépend des seuls individus.
11. Identifiez votre style de délégation préférentiel
L'originalité du management situationnel passe par l'identification de ses préférences managériales. Chacun a une manière particulière d'occuper la fonction d'autorité. Celle - ci définit ce qu'on appelle le style de management de départ.
Celui - çi est le résultat de son histoire personnelle. En effet nous reproduisons la plupart du temps des modèles auxquels nous nous sommes identifiés ou des contre-modèles que nous avons construits par rapport à des personnes qui nous sont apparus comme particulièrement défaillantes.
Cette construction "imaginaire" est rarement consciente. On peut la mettre en évidence en observant les comportements managériaux les plus fréquemment actés. Tout l'art du management situationnel consistera à synchroniser son style avec le niveau de maturité présenté par le collaborateur.
De façon schématique, on pourra synthétiser ces propos dans le tableau suivant:
Réservé à nos abonnés: Le test d'Hersay et Blanchard du style de délégation avec la description détaillée des 4 processus clés du management situationnel
Celui - çi est le résultat de son histoire personnelle. En effet nous reproduisons la plupart du temps des modèles auxquels nous nous sommes identifiés ou des contre-modèles que nous avons construits par rapport à des personnes qui nous sont apparus comme particulièrement défaillantes.
Cette construction "imaginaire" est rarement consciente. On peut la mettre en évidence en observant les comportements managériaux les plus fréquemment actés. Tout l'art du management situationnel consistera à synchroniser son style avec le niveau de maturité présenté par le collaborateur.
De façon schématique, on pourra synthétiser ces propos dans le tableau suivant:
| Style | S1 Directif | S2 Persuasif | S3 Participatif | S4 Délégatif
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|---|---|---|---|---|
| Etat du Moi | Parent Normatif | Parent Nourricier | Parente Nouricier - Adulte | Adulte
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| Niveau de Maturité | Maturité faible | Maturité émergente | Maturité réelle | Maturité élevée
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| Niveau d'Autonomie | Autonomie faible | Autonomie émergente | Autonomie réelle | Autonomie élevée
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| Process managériaux | Donner des directives limitées à des tâches avec un suivi trés fréquents | Adopter une attitude de persuasion avec un contrôle fréquent | Partager l'analyse des problèmes et des solutions | Occupez vous de ce projet et tenez moi au courant
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Réservé à nos abonnés: Le test d'Hersay et Blanchard du style de délégation avec la description détaillée des 4 processus clés du management situationnel
Bibliographie
Un article dans la revue L'entreprise
Michel Bussières, Jean-Pierre Gauthier et Stéphanie Savel (2003), Déléguer au quotidien, Editions d'Organisation, 186 p
Tissier D., Verne E. (1997), Management situationnel, Les voies de l'autonomie et de la délégation, INSEP,141 p
Michel Bussières, Jean-Pierre Gauthier et Stéphanie Savel (2003), Déléguer au quotidien, Editions d'Organisation, 186 p
Tissier D., Verne E. (1997), Management situationnel, Les voies de l'autonomie et de la délégation, INSEP,141 p
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