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Management : Les 4 Temps du Management
Les 4 TEMPS du MANAGEMENT
Il est temps de réinventer le management

Le Temps de l'Action

1.24 Comment résister à la pression du quotidien



1. La violence des nouvelles organisations dites néo-libérales

Les individus sont placés dans des organisations, dites néolibérales, qui ne sont plus contenantes du fait des transformations permanentes auxquelles elles sont confrontées (Enriquez, 2007). Le développement des structures matricielles complexes, la réduction des lignes hiérarchiques, la généralisation du management de projet, la pression des clients ne protègent plus les acteurs mais au contraire les exposent à " une violence des échanges ordinaires " plus importante que par le passé (Valiorgue, 2009).

Cette intensité du travail n'est plus régulée, comme c'était le cas dans le passé, par la clarté de l'organisation et l'activité des managers. Les acteurs de première ligne doivent absorber par eux-mêmes, une grande partie de ces régulations, qui étaient auparavant prises en charge par l'organisation et la ligne managériale.

Par ailleurs, les collectifs s'étant aujourd'hui affaiblis, la gestion de la complexité et du stress relève de plus en plus des seules capacités de résistance des individus. Or, ceux-ci n'ont pas été préparés à cette situation. Peut-être pourrait-on même dire le contraire. Les apprentissages cognitifs et culturels ont largement valorisé certains comportements, susceptibles de constituer aujourd'hui, un véritable handicap. Face à cette complexité, il est nécessaire, aujourd'hui, d'être poly-chronique alors que ce sont les modes de concentration mono-chroniques qui ont été valorisés dans l'éducation. Sur le plan de la relation à l'autorité, le respect des règles a été largement privilégié, alors qu'il s'agit aujourd'hui de faire preuve d'une certaine autonomie dans l'action et d'une certaine créativité.

Les individus sont donc confrontés à de nombreuses injonctions contradictoires pour lesquelles, ils ne sont absolument par préparés. Faire plusieurs choses, tout en faisant de la qualité, innover tout en suivant des procédures rigoureuses, se soumettre à l'autorité tout en faisant preuve d'une grande autonomie dans certaines activités. A ces injonctions contradictoires, qui suscitent des paradoxes intrapsychiques évidents, se superpose la nécessité d'atteindre des objectifs ambitieux avec des moyens calculés ; quand ils ne sont pas irréalistes parce conçus à partir d'un modèle d'analyse obsolète (Ex: Maryflo)..

De façon générale, on peut conclure que les organisations néolibérales et les modes de management mis en place, non seulement ne jouent plus leur rôle de médiation, mais au contraire résonnent comme une caisse d'amplification qui exacerbe la souffrance des individus (Muller, 2009).

Le propos dans cet article ne sera pas d'explorer les aspects " noirs " des organisations néolibérales mais de proposer quelques pistes d'action, susceptibles de contribuer au développement de la solidité de la personne.

Nous nous inspirons pour cela des méthodes de Paul Wilson présentées dans son ouvrage " Le grand livre du calme au travail ". Parmi les nombreuses méthodes ou pistes de travail qu'il recommande, nous en avons sélectionnées 3, qui complètent celles que nous avons déjà présentées dans la méthode Templus :
1° Quelle est notre éthique du travail ?
2° Pratiquez la technique du planning créatif.
3° Les techniques d'autosuggestion.

2. L'identification de ses valeurs clés : un acte de santé psychique

L'éthique constitue la colonne vertébrale du psychisme d'une personne. Comme nous l'avons montré à plusieurs reprises, elle repose sur les idéaux) de la personne, ses valeurs clés. Toute la difficulté pour un individu est de vivre des situations qui soient en cohérence avec ses propres valeurs. La souffrance apparaît quand celui-ci est confronté, pendant trop longtemps, à un système de contraintes peu compatibles avec ses idéaux. Les individus n'ont pas toujours conscience de cette souffrance. Celle-ci s'exprime alors sous des formes détournées. Les premiers symptômes sont souvent discrets. Ils se manifestent sous forme de fatigue et ou de perte progressive d'Estime de soi.

Même si la satisfaction de nos intérêts égocentriques peut constituer pour un temps une source de valorisation, l'Estime de soi dépend largement de la valeur que les autres nous accordent. Cette affirmation est aisément vérifiable quand un individu perd son travail ou part à la retraite. Dans ces deux situations il est confronté à la perte d’une source de reconnaissance qui ne sera pas sans douleur.

Du point de vue de l'Idéal du Moi, l'Estime de soi est donc difficilement séparable du " Bien commun ". Tant que j'ai conscience que mon travail me permet, de façon directe ou indirecte, de contribuer, même modestement, au " Bien commun ", je suis dans une dynamique de reconnaissance qui me garantit le sentiment d'appartenir à la communauté des hommes.

Cependant de trop nombreux individus sont confrontés à une conception utilitaire du travail. Dans ce cas, celui-ci se réduit au seul développement de l'Avoir, ce qui n'est pas très satisfaisant du point de vue de l'Idéal du Moi. Le travail ne peut donc se résumer au seul principe de réalité " gagner sa vie ". C'est aussi un lieu où l'imaginaire créateur a besoin de se déployer.

Pour l'équilibre psychique des personnes, le travail doit donc avoir un sens qui doit aussi contribuer au développement de l'Etre. L'Action est indissociable du Sens. C'est pourquoi il est important pour chacun de déterminer ce qu'il " désire " professionnellement accomplir.

Quelques questions à se poser

Voici quelques questions à se poser, qui devraient permettre de clarifier et de conscientiser les valeurs clés qui sous-tendent nos actions professionnelles. Il est conseillé de répondre par écrit à ces questions.

- " Quelle est l'utilité sociale de mon travail " ? " A quoi sert-il pour la société ? "
- " Quelles sont les activités de l'entreprise dont je peux être fier ? "
- " Qu'est-ce qui me rend heureux dans mon travail en ce moment ? "
- " Quelle est mon ambition professionnelle pour moi cette année ? "
- " Qu'est-ce qui serait pour moi une victoire ? "
- " Quels sont les comportements que je dois mettre en oeuvre dans mon travail pour être à la hauteur de mes ambitions ? "
- " A quoi ne devrais-je pas renoncer pour garder l'estime de moi-même ? "
- " Qu'est-ce qui serait inadmissible à mes yeux ? "
- " Quelles sont les valeurs que je dois mettre en acte pour réussir ces souhaits ? "
- " Quels sont les premiers changements que je mettrai en oeuvre après cette réflexion ? "

Ce questionnement n'est pas anodin car il concerne l'Idéal du Moi. Si le sujet se trouve dans l'impossibilité d'y répondre, cela nous indique qu'il se trouve " encastré " dans une conception schizoïde du travail qui peut conduire à l'anomie (perte d'identité) et à la dépression.). Il est évidemment dans ce cas urgent d'agir.
 


3. La technique du planning créatif

Paul Wilson nous rappelle à juste titre que le temps de la planification séquentielle linéaire est fini. A quoi sert-il de structurer un plan d'actions de façon trop précise dans la mesure où les contextes où nous évoluons sont constamment en déconstruction ?. Aujourd'hui, nous sommes plus dans des pratiques de navigation que de pilotage.

La technique du planning créatif est un processus très simple qu'on peut faire en marchant au cours d'une promenade ou assis détendu sur un fauteuil. On peut aussi la pratiquer dans le train ou dans des situations répétitives qui mobilisent peu d'énergie. Quelque soit la formule choisie, ce qui importe c'est d'être en état de " vide fertile ". Cette technique n'aura aucun effet si on la pratique en état de stress.

Une fois l'état de détente obtenu, il suffit de se projeter dans l'avenir et de s'imaginer ce qui se passera à ce moment. Par rapport à notre entreprise, à nous-mêmes où en serons-nous ? Il est important à ce stade d'entrer dans une vision la plus réaliste possible. La vision doit être aussi intensément expérimentée que celle que nous ressentirions dans un rêve. Dans un rêve, ce que nous voyons nous paraît réel.

Pour parvenir à ce degré de conscience, on peut s'appuyer sur le système VAKO de la PNL qui nous invite à faire appel à nos différents sens pour augmenter la qualité de la vision. (Visuel) Que verrions-nous ? (Auditif) Qu'entendrions-nous ? (Kinesthésique) Qu'éprouverions-nous ? (Olfactif) que ressentirions-nous ? Ce qui compte ici, c'est de déterminer ce que nous voulons accomplir vraiment !

Une fois cette vision obtenue, on pourra la dessiner ou l'écrire sur une feuille de papier. Il sera intéressant également de repérer dans quel horizon temporel, celle-ci s'inscrit : 6 mois, 1 an, 2 ans, etc.

La deuxième étape de l'exercice consistera à identifier les actions que nous devons mettre en oeuvre pour atteindre le résultat visualisé. En partant de l'avenir vers le présent, on pourra tenter de répondre à la question " Comment en sommes-nous arrivés là ?. En partant du présent vers l'avenir on pourra se poser la question " De quelle façon allons-nous arriver à ce but ?. On fera ainsi le va et vient entre le futur et le présent et inversement. Le passage à la feuille blanche s'avère là aussi nécessaire.

Au cours de l'exercice, qui peut s'étaler sur une période de quelques jours à quelques mois, la vision, peu à peu, se clarifie et se stabilise. Il est important à un moment ou à un autre de répondre à la question : " Par quoi allons-nous commencer pour réussir ce projet ? "

On peut résumer le processus de la manière suivante :
1° Mettez-vous en état de vide fertile.
2° Imaginez-vous ou votre entreprise à un moment précis de l'avenir.
3° Demandez-vous ce que vous feriez un an ou 6 mois avant.
4° Ecrivez les détails sur une feuille de papier.
5° Pensez à une autre période de votre choix, plus près du moment présent.
6° Ecrivez à nouveau les détails sur une feuille de papier.
7° Continuez à faire l'exercice jusqu'à ce que vous arriviez à aujourd'hui.
8° Relisez vos notes et faites une feuille de route avec une planification détaillée.
 


4. Les techniques d'autosuggestion

Dans un univers violent, la violence se retourne souvent contre les acteurs eux-mêmes. Cela se traduit, alors, par un discours intrapsychique relevant de l'automutilation. Les pulsions agressives ne parvenant pas à s'actualiser, celles-ci se retournent contre le sujet sous forme de " processus d'auto-dévalorisation inconscients ".

Les individus n'ont d'ailleurs pas toujours conscience de ce travail souterrain d'auto-persécution ; ils n'en perçoivent souvent que les effets " physiques ". L'individu ressent un manque d'énergie et un manque d'enthousiasme qui le rend plus fragile face à l'adversité.

Les techniques " verbales d'auto-suggestion " :
La première étape d'une démarche " écologique " consistera à prendre conscience des discours sadiques que nous nous pouvons avoir à notre égard. Chaque fois que nous nous surprenons à nous dévaloriser exagérément nous pouvons par exemple déposer 1 Euros dans une tirelire et se payer un cadeau quand nous avons atteints 100 Euros.

Le deuxième étape consistera à se reprogrammer en répétant une phrase clé qui sera une véritable antidote des injonctions négatives que nous aurons le plus souvent surprises dans notre esprit. Par exemple, si nous constatons que nous sommes sous l'influence d'un " Fait plaisir ", l'antidote pourra être : " Tu as le droit de penser à toi " ou Tout simplement " Tu as des droits ". Le lecteur pourra aisément vérifier ce type d'injonctions en faisant également le test présenté dans la lettre 3

Une fois l'injonction " paralysante " ou " déprimante " bien identifiée, la phase de reconstruction pourra s'opérer. Il faudra alors choisir une phrase à prononcer ou à écrire qui doit être acceptée par notre inconscient. C'est pourquoi celle-ci ne relève pas du hasard. Il ne s'agit pas d'une répétition, mécanique comme on a trop tendance à vouloir réduire, par exemple, la méthode Couet. Les mots que nous choisissons dans ce cas, devront véritablement plaire à notre inconscient. On peut le vérifier en cherchant à observer leur résonance dans notre conscience quand on les prononce. Ils doivent être absolument associés à une réelle conviction. Eric Berne conseille de faire cette cure sur 21 jours pour que la suggestion puisse s'imprégner. Le principe est simple : " Nous sommes ce que nous pensons ". Nous favorisons l'impact des évènements en fonction de ce que nous pensons de nous mêmes.

Les techniques d'auto-suggestion ne relèvent pas d'un processus magique. Elles s'appuient sur des capacités déjà présentes que nous mobilisons peu, par ignorance. Avec un peu d'attention, on augmente le degré de conscience, ce qui permet d'influencer des niveaux de conscience psychique qui, habituellement, non seulement nous échappent mais aussi nous dominent.

Les système d'auto-suggestion varient selon les sujets. Certains seront plus à l'aise avec des canaux spécifiques comme la voix intérieure (se parler soi-même), les images ou les sons. L'utilisation d'une musique par exemple peut aussi constituer un excellent support de suggestion. Il s'agira dans ce cas de choisir une musique qui suscitera des émotions positives pouvant contribuer à sa propre consolidation. Pour que l'effet de suggestion ait lieu, il importe de procéder dans la durée, sous la forme, par exemple, d'une cure de 21 jours.

Les techniques visuelles d'auto-suggestion :
D'autres préfèrent faire appel à des techniques de visualisation. La première étape consiste à se mettre dans un état de relaxation dit " état alpha ". Cet état est très facile à obtenir. Il est entièrement naturel. C'est celui que nous ressentons lorsque nous éprouvons le besoin de dormir. Pour le retrouver, il suffit de s'allonger et de se détendre ou tout simplement de rester assis les yeux fermés en écoutant sa respiration jusqu'à ce que le calme s'installe.

La méthode de visualisation comprend deux étapes bien distinctes :
1° La désensibilisation : Une fois relaxé, donc, on peut penser à la situation anxiogène qui nous préoccupe : cela peut-être une intervention publique, une négociation, etc. Lorsqu'on visualise bien la situation, l'exercice peut amener à se détendre jusqu'à ce que la situation soit vécue au niveau de l'imaginaire comme sans danger. Il faut souvent plusieurs séances pour y parvenir.
2° Le conditionnement positif : Une fois, la phase de désensibilisation effectuée, on peut " travailler " la situation en se représentant le comportement souhaité. Il faut sans doute, là aussi, plusieurs séances pour construire cette représentation.

Voir le bon coté des choses :
Chacun d'entre nous a tendance à dramatiser et à voir le verre à moitié vide plutôt qu'à moitié plein. Apprendre à relativiser les émotions négatives est un exercice salutaire pour cultiver une conscience positive. Le jeu consiste à trouver les cotés positifs d'une situation plutôt que de se concentrer exclusivement sur les aspects négatifs. On peut aussi se projeter dans le temps et se demander comment dans 20 ans par exemple, verrions-nous cette même situation.
 


Bibliographie et Sitographie



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Commentaires articles

1.Posté par Troffigué ALEXANDRE le 28/11/2014 19:45 | Alerter
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Cet article est centré sur l’individu dans sa dimension psychologique. Intéressant soit-il, La psychologie traite l’individu dans son fonctionnement. Coupler la problématique psychologique avec celle sociologique prend tout son sens. Il est intéressant de s’interroger sur les causes réelles des situations de souffrances psychologiques au travail pour pouvoir mieux les gérer au quotidien dans une logique de groupe d’abord, puis de manière individuelle.

Constatons que le stress, la dépression et le burnout (pour ne citer qu’eux) sont en constante évolution dans le milieu du travail : le cas de France Télécom n’est qu’un des exemples.
Sont traités en priorité, les accidents du travail : coupures, brulures, chocs, collisions, … mais la dimension psychologique est trop souvent inabordée dans les débats autour de la maitrise des risques.

Premièrement, ayons conscience que les entreprises ont les moyens d’évaluer les risques psychosociaux (programme SST, cadre législatif, évaluation des risques professionnels) mais n’ont pas les moyens de la traiter en interne ; le marketing est il plus important ? à vous du juger.
Quand les entreprises souhaitent maitriser ces risques, ce n’est que par peur autocentrée qu’ils engendrent des couts financiers, non dans l’amélioration significative des conditions de travail.

D’autre part, La société mondialisée que nous connaissons accroit ce constat. Pourquoi ? Nous formons des managers/Leaders élitistes qui n’ont, pour la majorité d’entre eux, jamais été confrontée à la réalité du terrain. Ce sont des travailleurs formés à diriger. Là est le deuxième point des troubles psychosociaux dans le monde du travail : ce double effet de pression économique constante et d’absence de connaissance terrain ne peux qu’engendrer un management hiérarchique et autoritaire. Le management est la première source de stress, évidemment. Eux même manager, sont soumis à des pressions professionnelles mais ont été formés à les gérer, il réitèrent le modèle sur ce qui les a permis de se développer : les normes, les procédures, les règles, la vision produit.

De plus, les idéaux collectifs ont été perdus par le développement capitaliste de nos nations. L’individu est centré sur lui même, le manager l’est aussi et sa profonde admiration du pouvoir et de l’importance sociale qu’il croit occuper ne peut qu’engendrer un management injuste.

Quand vous cherchez les chiffres des personnes touchés par ce type de risques, peu d’article de presse en parle. Par contre, d’innombrables articles traitent du coût financier de ces problématiques pour la société : une sorte de dette qui renforce le sentiment de culpabilité de la victime.

De fait, centrons nous sur des analyses justes, croisons les idées, soyons interdisciplinaires pour comprendre réellement les enjeux, les problématiques, et les solution adéquates pour donner de l’importance à la santé et sécurité au travail.

En résulte, la problématique de l’exubérance du stress au travail n’est que le fruit d’un management inadapté, de la personnalité des managers et de la société qui les a formatés sur des idéaux d’individualité et de domination.
Là n’est pas le fait d’étudier « qu’est-ce qu’un bon manager ? » car il n’existe pas, mais relancer le débat sur la place du manager au sein de l’organisation. De nouveaux fondements organisationnels comme le modèle « d’entreprise libérée », par exemple… on peut ici alors apercevoir la réponse à « comment résister à la pression au quotidien ». Adaptons le management, apprenons aux jeunes la gestion de l’Homme dans sa complexité mais surtout dans sa richesse. Résister au stress au quotidien est donc tout simplement, être heureux dans un environnement collectif…

Résister au stress est donc une résulte du groupe, comprenant l’ensemble des acteurs du travail : de la base opérationnelle au directeur général en passant par le manager. Une recherche d’équité, de justice et d’empathie sera alors un facteur clé de réussite pour l’entreprise.

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