Les métaphores :
L'utilisation des
métaphores peut-être très utile pour éclairer
un concept un peu abstrait. Pour décrire par exemple l'état de tension engendré par une absence de management dans une organisation,
Meryem Le Saget, auteur du livre
" Le manager intuitif ", utilise
la métaphore de la " noix de coco " pour qualifier cette situation de tension. Elle fait allusion à la dureté de la noix de coco lorsqu'elle a séché au soleil. Lorsque les salariés sont trop sous tension ou pris dans un management trop individualisé, cela peut générer des conflits car chaque acteur est arque bouté sur ses objectifs sans tenir compte des objectifs des autres. Le psychologue
Erikson considérait même que
la métaphore avait non seulement un pouvoir pédagogique mais aussi thérapeutique.
La pratique de
la métaphore peut s'inspirer du système
Vako de la PNL. On peut en effet évoquer des images en insistant sur leur dimension visuelle, auditive, kinesthésique ou olfactive. Un proverbe chinois attribué à Confucius résume cet aspect : " Une image vaut mille mots ".
i[Les anecdotes :]
On peut aussi illustrer le discours
d'anecdotes ou d'exemples soit vécues à partir de son expérience, soit tirées de l'actualité. Dans ce registre ce qui compte c'est d'offrir à l'auditeur un double message :
conceptuel pour le cerveau gauche et imagé pour le cerveau droit.
Simplicité des mots employés :
Il est important également
d'éviter le jargon technique, réservé à une tribu d'initiés. On a tout intérêt à s'appuyer
sur des réalités connues par les participants.
Dale Carnegie (1990:136) donne l'exemple suivant pour parler du processus de réfrigération. Il explique qu'il est inutile de rentrer dans une description trop précise. Il vaut mieux s'appuyer sur les détails de la vie quotidienne connue par tous; par exemple: " vous avez tous où se trouve le freezer dans votre réfrigérateur ? Vous savez également qu'il s'y forme du givre. Tous les jours, la couche de glace, devient plus épaisse et il vous faut dégivrer pour maintenir le réfrigérateur en bon état de marche. Le givre sur le freezer est comme une couverture sur un lit (métaphore), ou comme un panneau isolant dans votre maison : plus la couche est épaisse et plus le freezer peine pour chasser l'air chaud du réfrigérateur et maintenir le froid ".
Aristote résume très bien cette orientation en disant " Pensez en homme cultivé mais parlez en homme simple ".
Se concentrer sur la personne qui semble avoir le plus de mal à comprendre :
Pour que tout le monde vous comprenne une des solutions consiste
aussi à se concentrer sur la personne qui parait avoir le plus de mal à suivre l'exposé. Si son visage s'éclaire, c'est tout le groupe qui vous aura compris.
Le " Nous " :
Une autre technique consiste aussi à utiliser le
" nous ". " Nous connaissons tous cela, mais ... "
Le regard :
Le
regard a lui aussi son importance. Les membres d'un groupe ont besoin chacun d'être reconnu individuellement. Selon les personnes le regard sera plus ou moins prolongé. Il peut-être furtif pour ne pas gêner l'auditeur et trop le distinguer des autres membres du groupe.
La proximité physique :
La
proximité plus ou moins grande de l'orateur aura elle aussi son intérêt. A un moment où a un autre, le public appréciera ce rapprochement qui crée une sorte de complicité.
Giscard d'Estaing est un orateur brillant.
Quand il sent son public fatigué, il fait
une plaisanterie ou raconte
une anecdote qui déclenche des émotions et permet de rétablir l'attention.
La gestuelle :
La
gestuelle a aussi son importance. Les gestes et les mimiques permettent de donner de l'intensité à une idée. La
théâtralité de l'expression peut augmenter la puissance du discours.
Un orateur
en mouvement retient également mieux l'attention, notamment pour
les exposés un peu longs.
Mais ces techniques n'ont que peu d'intérêt si
derrière votre discours il y peu de conviction. Il est donc essentiel
de mettre de l'énergie et du cœur dans les propos qu'on tient. La confiance des auditeurs n'est jamais gagnée, il faut la mériter.